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 l'impossible président......

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TdL
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Date d'inscription : 11/06/2007

MessageSujet: l'impossible président......   Mar 6 Mai - 8:36




Sarkozy ne veut rien céder, persuadé qu'il gagnera le bras de fer engagé avec l'opinion. Mais il a trop d'expérience de la politique pour ne pas donner des gages. Le Sarkozy première manière disparaît des écrans. Ses conseillers ont diminué ses apparitions médiatiques selon les règles du sevrage. Les Français ont trop vu ses lunettes, ses montres et ses cuisses nues dans un short de jogging. Les sondages le disent; ils veulent voir un président plein de pompe et de sacré. Il réapparaît le temps d'un voyage à Londres en habit et ruban rouge sur son plastron blanc. Carla Bruni-Sarkozy, aguerrie par vingt ans de podiums, défile sans faute devant la cour. "Il n'y aura plus jamais Pétra", glisse un conseiller. Voilà pour l'image perçue.

Mais dans la "soute" de l'Elysée, rien ne change vraiment. C'est le président qui dirige son parti, acquiesce aux nominations, joue les uns contre les autres. Recadre les conseillers trop bavards. L'un d'eux : "La tendresse n'est pas son fort." Recherchant la magie de sa campagne victorieuse, il a fait revenir un à un, autour de lui, les conseillers désavoués par Cécilia. Aux unes de Voici et de Point de vue, l'Elysée privilégie les grands titres. Interview de Carla Bruni-Sarkozy dans L'Express, suivie d'une tribune dans Le Monde. Au départ, elle avait choisi Libération. Pierre Charon, un des plus anciens conseillers de son mari, lui a fait remarquer : "Carla Bruni écrit dans Libération. Carla Bruni-Sarkozy écrit dans Le Monde." Bonne élève, elle a obtempéré.

"JE VEUX FAIRE DU POGNON"

L'opération "Sarkozy a changé" est sur les rails. Pour l'heure, les sondages, eux, ne bougent pas. Les municipales, le premier test électoral de son mandat, ont été une catastrophe. Le président reste encalminé dans la zone des 40% de bonnes opinions. Une misère. Ne sachant se remettre en question, il tempête contre son premier ministre, François Fillon, soupçonné de gérer sa popularité en petit rentier quand il a joué la sienne en flambeur. Son gouvernement, dont il était si fier, se révèle souvent inexpérimenté. "La prochaine fois, je les vire", menace-t-il à chaque "couac", sans que cela soit suivi d'effet. Une petite musique monte dans les rangs de la majorité excédée : "Sarkozy est un faux dur." Parfois, il aurait presque envie de tout planter là. Il rêve de ne faire qu'un seul mandat, de réformer la France et de partir. "Je ne ferai qu'un seul mandat", glisse-t-il à ses visiteurs qui n'en croient pas un mot. "Je veux faire du pognon", insiste-t-il en tâtant la poche poitrine de sa veste. Le retour du naturel? Pourtant, il a fait ce qu'on lui demandait. Il a "fait" président. S'est montré discret, a remisé ses gros chronographes Breitling au placard. A la place, il porte une Patek Philippe. Une montre suisse discrète comme le sont les vraies grosses fortunes des bords du Léman. Parfois, il la fait circuler entre ses invités qui partagent sa table de déjeuner, entre deux conversations sur les réformes et la politique étrangère. "Elle vaut quatre fois plus cher que l'autre!", s'amuse-t-il. Puis il reprend sa conversation en s'efforçant de ne pas interrompre ses hôtes comme il le faisait avant. Devant eux, il joue les fiers à bras, dit qu'il n'a dû renoncer à aucune réforme, au contraire de Giscard, de Mitterrand et de Chirac, ces modèles dont on voudrait qu'ils l'inspirent. Dédaigneux, il rappelle leurs échecs. Et, fanfaron, il lâche : "Je ne repeins pas la réalité en rose, mais finalement, gouverner, c'est plus facile que je croyais."

Philippe Ridet du Monde


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Clode
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MessageSujet: Re: l'impossible président......   Dim 15 Juin - 12:22






Ça ne pouvait pas plus mal commencer pour la présidence française de l’Union européenne. A deux semaines de prendre les rênes de l’Europe, la France doit faire face aux conséquences du probable non irlandais.

Nicolas Sarkozy avait de grandes ambitions pour ces six mois de présidence. Le Président souhaitait faire avancer l’Europe sur plusieurs grands dossiers: la défense, l’immigration, l’énergie et l’environnement.

Une présidence de l'Europe affaiblie

Mais le non irlandais (
pas encore officialisé) est passé par là: «La présidence sera obligée de se concentrer sur des sujets institutionnels et donc laisser de côté les sujets politiques», pronostique Fabio Liberti, chercheur à l’Institut de relations internationales et stratégiques.

Le député européen UMP Alain Lamassoure, interrogé par 20minutes.fr, veut quand même y croire. «Certes, le non irlandais va assombrir le climat européen, mais les sujets avancés par Sarkozy ne devraient pas être compromis. On peut travailler avec le Traité de Nice qui reste en vigueur».

Un revers personnel pour le chef de l’Etat?

Nicolas Sarkozy va aussi devoir affronter les critiques de la gauche qui ne manquera pas de l’accuser d’être en partie responsable de ce nouveau fiasco. Le Traité de Lisbonne en 2007, c’était son premier fait d’armes en tant que président.

Marie-Noëlle Lienemann, députée européenne PS, militante farouche du non, estime que «cette histoire de mini-Traité était un leurre, on voit bien qu’il génère les mêmes réactions que la Constitution», rejetée en France lors du référendum de mai 2005. Son collègue Benoit Hamon, interrogé par 20minutes.fr, estime que «Sarkozy ressemble beaucoup à ces dirigeants européens qui pensent que l'Europe peut se construire dans le dos des citoyens».

«Cela peut être perçu comme un revers personnel, mais bien à tort, tempère Jean-Louis Bourlanges, ancien député européen centriste. En proposant ce Traité, Sarkozy poursuivait deux objectifs: restaurer la place de la France dans l’UE et relancer l’Europe. Le premier objectif reste rempli.»

Le recours Merkel

Le Président français peut-il une nouvelle fois jouer le rôle de pompier de l’Europe? Alain Lamassoure estime que ce n’est pas son rôle: «La solution doit être proposée par le pays qui crée le problème. Ce sont les Français, responsables de la crise de 2005, qui ont poussé le traité de Lisbonne. La balle est dans le camp des Irlandais».

Pour Jean-Louis Bourlanges, «la France, qui avait voté non en 2005, est mal placée pour exercer des pressions sur l’Irlande». Nicolas Sarkozy semble ainsi s’appuyer sur l’Allemagne et l’autorité incontestée d’Angela Merkel. Les deux dirigeants ont annoncé qu’ils proposeraient une initiative commune pour répondre au problème irlandais.

«Angela Merkel a le sens de la hiérarchie. Elle ne cherchera pas à s’imposer médiatiquement à la place de Nicolas Sarkozy, mais elle devrait comme pour le Traité de Lisbonne jouer un rôle capital en coulisses», conclut Jean-Louis Bourlanges.


Dominique Faget AFP ¦ Nicolas Sarkozy entouré des dirigeants et ministres participant au sommet européen de Bruxelles, le 13 mars 2008

Vincent Glad




20Minutes.fr, éditions du 13/06/2008 - 16h34


Des tricheurs et des mauvais joueurs comme eux. Ils vont trouver une façon de passer à coté du vote des irlandais.


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