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 Euthanasie, suicide assisté : pour ou contre ?

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A propos du débat actuel sur l'euthanasie, de laquelle de ces 3 opinions vous sentez vous le plus proche?
 Il faut légaliser l'euthanasie, c'est à dire faire voter une loi qui autorise la pratique de l'euthanasie
 Il faut dépénaliser la pratique de l'euthanasie c'est à dire mettre fin aux poursuites judiciaires contre les médecins ou les proches des malades qui pratiquent l'euthanasie
 Iil est urgent d'ouvrir un vrai débat
 Cette histoire est terrible mais il ne faut pas changer la loi
 Je ne sais pas
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Chien Guevara
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MessageSujet: Euthanasie, suicide assisté : pour ou contre ?   Lun 14 Avr - 0:20

Suicide, euthanasie, laisser mourir: des mots qui cristallisent le débat
Suicide, euthanasie, laisser mourir: le débat relancé par la mort de Chantal Sébire se cristallise autour de quelques mots, qui recouvrent une question de fond selon que la priorité est donnée au respect de la vie ou à la liberté de l'individu.



... LA SUITE DE L'ARTICLE DE LANCEMENT DU DEBAT, ICI :
http://www.e-monsite.com/forget/rubrique-1109137.html
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Chien Guevara
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MessageSujet: Re: Euthanasie, suicide assisté : pour ou contre ?   Lun 14 Avr - 20:51

Ceux qui veulent «avoir le choix»



Les locaux de Dignitas, en Suisse, où le suicide assisté n’est pas poursuivi. (photo Reuters)



Depuis le décès de Chantal Sébire, d’autres cas se font connaître. Comme Clara Blanc, 31 ans, atteinte d'une maladie dégénérative et qui espère "trouver une issue".

Al’autre bout du téléphone, on entend : «Ça y est, ça commence…» On vient d’appeler à l’ADMD, l’Association pour le droit de mourir dans la dignité, à propos du cri d’alarme lancé hier par Clara Blanc, 31 ans, atteinte d’une maladie dégénérative et qui espère «trouver une issue».Depuis Chantal Sébire, atteinte d’une tumeur incurable, morte le 19 mars par absorption de barbituriques, après avoir clamé publiquement son droit à mourir, d’autres cas se font connaître. Une jurisprudence Sébire ?


«Gouffre». L’association qui compte 44 000 adhérents (deux fois plus qu’il y a cinq ans) est de plus en plus sollicitée. Pas pour accompagner les personnes qui souhaitent choisir le moment de leur mort, mais pour les aider à rendre publique leur histoire particulière. «On nous demande une aide à la médiatisation : chez un éditeur, un journal. Nous répondons qu’il s’agit là d’une démarche personnelle», explique Philippe Lohéac, membre de l’ADMD.
Clara Blanc vit près de Montpellier. Son beau visage fait la une du Midi Libre d’hier où elle explique qu’elle veut qu’on lui«laisse le libre arbitre de (sa) mort». «Elle avait déjà fait des démarches. Mais elles ont été relancées par l’histoire de Chantal Sébire», rapporte la journaliste qui a recueilli son témoignage. A 25 ans, explique-t-elle, Clara Blanc apprend qu’elle souffre d’une maladie génétique rare, le syndrome d’Ehlers Danlos, liée à une anomalie du tissu conjonctif. «Le professeur m’a dit : "Vous avez 25 ans, votre vie s’arrête là. Vous n’aurez pas d’enfant, Vous n’avez pas d’avenir"», raconte la jeune femme. Cette maladie touche ses articulations. Ce sont des douleurs chroniques soignées par des antalgiques. «Petit à petit on va vers la paralysie. A force de ne plus bouger, on perd des muscles. Là-dessus, il y a des atteintes cardiaques, ophtalmiques, les vaisseaux plus fragiles… Il paraît que dans cinq ans, je serai en fauteuil électrique.» Clara Blanc a dû interrompre ses études d’infirmière. Elle est tombée en dépression, «le gouffre». Et a connu«la galère financière». Elle confie au Midi Libre : «C’est très difficile de dépendre de la société quand on souffre de quelque chose qui ne se voit pas.» Clara Blanc n’est pas en condition physique pour travailler et vit avec l’allocation adulte handicapé, 620 euros par mois. Elle vit chez son compagnon.
«A un moment, je pense que je serai alitée, complètement dépendante, je me chierai dessus, il faudra me donner la becquée, je ne pourrai pas lire, ni regarder la télé, tellement assommée par les antalgiques que je ne pourrai pas soutenir une conversation. Quel est le sens de tout ça ?», s’interroge-t-elle.«Ce n’est pas moi, d’être un légume.»Clara Blanc dit qu’elle ne sait quand, ni comment elle voudrait mourir. Pas maintenant, assurément. Mais elle ne sait pas «jusqu’où (elle) pourrai (t) aller, ce qu’elle pourrait (t) encaisser».

Lettre. La jeune femme a pris des renseignements auprès de l’association Dignitas, en Suisse, où le suicide assisté n’est pas poursuivi. «Il me faudrait 6 000 euros pour un suicide assisté, un geste réfléchi qu’il faut justifier, expliquer. Je ne les ai pas, explique-t-elle. Mais je sais que, comme Chantal Sébire, je trouverai une issue. Cette peur de ne pas avoir le choix a arrêté de me hanter l’esprit.» Clara Blanc vient d’adresser une lettre à Nicolas Sarkozy et à Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, dans laquelle est écrit : «Il y a, selon moi, une étape où la vie n’est plus la vie, mais une agonie irréversible» et déplore qu’en France il soit impossible de partir dans la dignité«de façon officielle et légale». Elle appelle à un référendum sur la question.
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Chien Guevara
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MessageSujet: Re: Euthanasie, suicide assisté : pour ou contre ?   Ven 18 Avr - 0:32

La fameuse lettre de Clara Blanc au Président : http://www.france-info.com/IMG/pdf/presse_eutha.pdf



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hirondelle
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MessageSujet: Re: Euthanasie, suicide assisté : pour ou contre ?   Sam 19 Avr - 10:30





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MessageSujet: Re: Euthanasie, suicide assisté : pour ou contre ?   Ven 2 Mai - 23:49

La mission sur la fin de vie avance à petits pas


Euthanasie. L’évaluation de la loi Leonetti devrait aboutir à un statu quo.

Ce sont des moments rares, comme ce mercredi dans une petite salle de l’Assemblée nationale où se déroulent les auditions de la mission d’évaluation sur la loi dite Leonetti sur la fin de vie, créée au lendemain de la mort de Chantal Sébire.

Jean Leonetti écoute. Député UMP, il a beaucoup appris sur le sujet et préside avec beaucoup de finesse sa mission. Depuis près de quatre ans, il travaille avec quelques autres députés, dont le socialiste Gaëtan Gorce, sur la fin de vie. Il n’a plus peur d’émettre des doutes. Et là, il s’interroge à voix haute : «Certains évoquent un contrôle a priori d’actes d’euthanasie. D’autres, un contrôle a posteriori par le juge». Puis : «Dans l’histoire de Chantal Sébire, imaginons qu’il y ait eu une sorte de comité d’experts qui auraient eu à décider si la demande de madame Sébire était possible. Supposons que le comité ait refusé. Que se serait-il passé ? A nouveau, les médias et l’opinion auraient dit que la loi est en retard, et qu’il faut un nouvel aménagement.»Que faire ? Changer encore la loi ? «Créer un observatoire des fins de vie ? Serait-ce utile ? Possible?»
«Réelle souffrance». Paradoxalement, le professeur Alain Grimfeld, nouveau président du Comité consultatif national d’éthique, paraît en décalage. Peu au fait de ces sujets, c’est la première fois qu’il s’exprime sur ces questions. «Les progrès médicaux imposent le développement d’une nouvelle solidarité. On ne peut pas tout résoudre en mettant un expert derrière chaque situation de fin de vie…» explique-t-il. Certes, mais l’euthanasie active ? Alain Grimfeld défend une position en retrait par rapport aux derniers avis du Comité, se montrant rétif à tout changement. «La loi actuelle offre toute liberté d’agir. Mais elle est mal connue. Là doivent porter nos efforts.» Puis : «Prendre une décision a priori d’euthanasie, ce ne serait pas simplement une erreur mais une faute, car les progrès médicaux évoluent si vite que l’on ne sait jamais ce qui peut survenir demain… Le point faible réside dans l’absence de culture citoyenne sur la fin de vie.»
Vient le tour de Régis Aubry, président du Comité de suivi du développement des soins palliatifs. L’homme n’aime pas les grandes déclarations. «Avant de penser aux réponses, essayons de comprendre. D’abord, dit-il, toute demande d’euthanasie est légitime, elle traduit une réelle souffrance.» Et il donne des exemples. «Comment accompagner les personnes en état végétatif chronique ? Elles n’ont plus de conscience. Souvent, leurs proches se sont battus pour qu’on les réanime. Ensuite, ces mêmes proches vont demander l’arrêt. Que faire ? La loi nous permet d’arrêter l’alimentation et l’hydratation. Est-ce possible ?» Il répond : «Oui. D ans certaines situations, il n’est pas déraisonnable d’arrêter, mais pas n’importe comment.»
Et il cite cette histoire qui a défrayé la chronique. L’histoire de ce jeune homme qui après trois tentatives de suicide s’est retrouvé dans un coma définitif. Au bout de plusieurs années, ses parents ont demandé l’arrêt de l’alimentation et de l’hydratation. «L’équipe médicale ne connaissait rien aux pratiques. Elle a tout arrêté, puis s’en est allée. Le jeune a été pris de convulsions, c’est devenu l’horreur pour les parents. Il y avait pourtant tous les moyens cliniques pour arrêter les convulsions. Arrêter les soins, cela ne veut pas dire ne pas accompagner.»
Transgresser. Autre histoire. «Nous sommes confrontés de plus en plus à des maladies chroniques et dégénératives. La personne se voit diminuer. Impression terrible. Certaines nous disent : "Si je pouvais, je me suiciderais". S’agit -il de donner la mort ? Avec la sédation, on peut diminuer le niveau de vigilance, puis de conscience. Après ? Une fois, une femme voulait à tout prix mourir. En accord avec elle, nous l’avons mise dans un état proche du coma. Quatre jours après, on a diminué les doses. A son réveil, elle ne voulait plus mourir.» Il se tait : «Dans d’autres histoires, la demande de mort continue.» Silence : «Il faut accepter de ne pas tout savoir. Et parfois, transgresser. Cela ne me choque pas - mais cela doit être l’aboutissement d’une démarche - et cela ne me choquerait pas d’être ensuite convoqué par un juge.» «Le temps de l’agonie est devenu quelque chose d’insupportable dans notre société», dira Marie-Frédérique Bacqué, psychologue. «Il faut se préoccuper du mourant, mais aussi des survivants. La mort donnée est une mort violente pour les proches. Non pas sur le moment, mais après : il faut vivre avec.»
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Chien Guevara
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MessageSujet: Re: Euthanasie, suicide assisté : pour ou contre ?   Jeu 26 Juin - 1:43

Chantal Sébire: une enquête est ouverte pour «provocation au suicide»


Trois mois après le décès de cette femme qui demandait l'euthanasie, le parquet de Dijon a ouvert une enquête préliminaire pour déterminer les circonstances de sa mort.

Le parquet de Dijon a ouvert le 20 juin une enquête préliminaire pour «provocation au suicide», dans l'affaire du décès de Chantal Sébire, une mère de famille de 52 ans atteinte d’une tumeur incurable et qui demandait l’euthanasie. Elle avait été retrouvée morte à son domicile de Plombières (Côte-d’Or) le 19 mars, après avoir absorbé une «dose mortelle» de barbiturique, accréditant la thèse d’un suicide.

La première phase de l’enquête, «qui consistait à porter officiellement à la connaissance de la famille le résultat de l’autopsie et des analyses biologiques», est à ce jour terminée, a souligné le procureur de la République, Jean-Pierre Alacchi.

Fin mai, le magistrat avait expliqué qu’«à l’issue de cette première phase, il réexaminerait les éléments de l’enquête pour apprécier l’opportunité d’ouvrir une enquête préliminaire pour rechercher les conditions dans lesquelles Chantal Sébire a pu se procurer le produit qu’elle a utilisé pour mettre fin à ses jours».
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hirondelle
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MessageSujet: Re: Euthanasie, suicide assisté : pour ou contre ?   Dim 29 Juin - 12:02

quand arretera t'on d'entendre parler de cette affaire ... No
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MessageSujet: Re: Euthanasie, suicide assisté : pour ou contre ?   Dim 29 Juin - 18:40

oui, laissez-la reposer en paix, pauvre femme ... Crying or Very sad

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MessageSujet: Re: Euthanasie, suicide assisté : pour ou contre ?   Lun 30 Juin - 0:48

Embarassed .......................
En débattre, c'est sans doute le meilleur moyen pour que ça ne se reproduise plus, non ?
Fermer les yeux une fois de plus ne fera que reporter le débat sur le prochain "cas" !
Je ne pense pas que ce soit la solution, le silence !! Twisted Evil
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MessageSujet: Re: Euthanasie, suicide assisté : pour ou contre ?   Lun 30 Juin - 1:10

Chien Guevara a écrit:
Chantal Sébire: une enquête est ouverte pour «provocation au suicide»

Trois mois après le décès de cette femme qui demandait l'euthanasie, le parquet de Dijon a ouvert une enquête préliminaire pour déterminer les circonstances de sa mort..

N'obtenant pas le droit d'être euthanasiée à sa demande, cette femme s'est procuré des barbituriques qu'elle a absorbés en grande quantité, provoquant sa mort. Voilà ce qui s'appelle un suicide. C'est très clair, non ?

Je ne comprends pas pourquoi une enquête est diligentée afin de prouver ce suicide. ça ne la ramènera pas à la vie qu'elle abhorrait, vu son état !

Le débat porte plutôt sur le droit de se faire euthanasié quand on est dans un état tel, que l'on a plus envie de vivre, que la vie est devenue un calvaire (voir le cas représentatif de Vincent Imbert par exemple). Chantal Sebire savait très bien que son cas était également désespéré.

Les animaux en fin de vie, on les aide à partir.
Les humains, atteints, souhaitent la même chose, une aide pour le départ sans retour.

Or, les personnes sollicitées pour cet acte, charitable en soi, sont les personnes qui consacrent leur vie professionnelle, au maintien de la vie ...

J'avoue que je n'aimerais pas faire partie des décideurs ...
Si j'étais le malade atteint, incurable, j'aimerais sans doute, cette aide ...
Si j'étais le médecin désigné pour aider au départ définitif, je me demanderais : ai-je le droit de vie et de mort ?

Et la suite ... est-ce une porte ouverte aux excès ...
Que ce débat est compliqué et douloureux ...........

TdL

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Chien Guevara
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MessageSujet: Re: Euthanasie, suicide assisté : pour ou contre ?   Lun 30 Juin - 1:31

Tdl a dit : "Le débat porte plutôt sur le droit de se faire euthanasié..."

Merci d'enfin lancer le débat !! Je vous en rappelle la base ...
http://forget.e-monsite.com/rubrique,l-euthanasie,1109137.html
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MessageSujet: Re: Euthanasie, suicide assisté : pour ou contre ?   Jeu 10 Juil - 0:34

Euthanasie : le Vatican s'élève contre une décision de justice


La
Cour d'appel de Milan a autorisé à interrompre l'alimentation d'une
femme plongée dans le coma depuis 1992. L'Eglise s'élève contre cette
décision qui justifie, selon elle, "de fait, un acte d'euthanasie".





(c) Reuters

Alors que la justice
italienne a autorisé mercredi 9 juillet l'arrêt de l'alimentation d'une
femme dans le coma depuis 16 ans, le Vatican a exprimé sa vive
opposition, estimant que cette décision justifiait "de fait un acte
d'euthanasie".
Cet avis judiciaire doit "faire l'objet d'un appel devant une
juridiction supérieure" qui aura la possibilité "de se prononcer avec
plus de sérénité et moins d'émotivité", a affirmé à l'agence Ansa Mgr
Rino Fisichella, président de l'Académie Pontificale pour la Vie.
La Cour d'appel de Milan a autorisé mercredi le père d'Eluana Englaro à
interrompre "l'hydratation et l'alimentation forcées" qui maintiennent
en vie sa fille, plongée dans le coma depuis un accident survenu le 18
janvier 1992.

L'alimentation est "obligatoire"

La doctrine du Vatican dans des cas semblables est que l'alimentation des patients dans un "état végétatif" est "obligatoire".
"L'administration de nourriture et d'eau, même par des voies
artificielles, est en règle générale un moyen ordinaire et proportionné
au maintien de la vie", avait notamment écrit en 2007 la Congrégation
pour la Doctrine de la foi.
La Congrégation faisait référence au cas de Terri Schiavo, une
Américaine plongée dans le coma durant 15 ans et morte en mars 2005,
deux semaines après avoir été privée d'alimentation artificielle à la
demande de son mari, une requête acceptée par la justice américaine.

La jeune femme "aurait préféré mourir"

Eluana Englaro est hospitalisée dans un hôpital de Lecco (nord) dans un
coma jugé irréversible par les médecins. Son père réclame depuis 1999
le droit de suspendre le traitement.
La Cour d'appel a retenu qu'il était prouvé que "l'état végétatif
permanent était irréversible" et que la jeune femme "aurait préféré
mourir qu'être maintenue en vie de manière artificielle" si elle avait
pu s'exprimer, considérant ainsi que la décision prise par la Cour
était "inévitable".
Le cas d'Eluana Englaro, née en 1972, rappelle celui de Piergiorgio
Welby, un Italien atteint de dystrophie musculaire et qui réclamait le
droit de mourir avant qu'un médecin ne le débranche de son respirateur
artificiel en décembre 2006.
Le cas de Piergiorgio Welby avait provoqué une immense émotion en
Italie mais il avait également mis en lumière le vide juridique
existant dans la péninsule pour refuser un traitement médical, un droit
pourtant reconnu par la Constitution italienne.

Un débat compliqué en Italie

Un juge a ainsi refusé en février 2007 d'ordonner le débranchement du
respirateur d'un autre malade atteint de dystrophie musculaire comme
Piergiorgio Welby.
Giovanni Nuvoli, 53 ans, cloué au lit depuis des années dans un hôpital
public, avait réclamé "comme pour Welby" au tribunal de Sassari
(nord-ouest de la Sardaigne) la possibilité d'interrompre le
traitement. Cette demande lui a été refusée, la justice indiquant qu'il
était "impossible d'ordonner à un médecin, même indirectement,
d'accomplir un acte que sa conscience lui interdit".
Le débat en Italie est encore plus compliqué en raison de l'influence
de l'Eglise catholique qui a refusé des obsèques religieuses à
Piergiorgio Welby au motif que sa volonté de mourir "affirmée
publiquement et de façon répétée (...) contrastait avec la doctrine de
l'Eglise".
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MessageSujet: Re: Euthanasie, suicide assisté : pour ou contre ?   Jeu 10 Juil - 23:53

Euthanasie: comment ça marche aux Pays-Bas, en Belgique et en Suisse




Patrice Deré Jud AFP/Infographie/Archives ¦ Les législations sur l'euthanasie en Europe en mars 2008, alors que l'affaire Chantal Sébire relance le débat en France


En Europe, seuls les Pays-Bas et la Belgique ont formellement légalisé
l'euthanasie, sous de strictes conditions. La Suisse, pour sa part,
interdit l'euthanasie active, mais autorise le suicide assisté. Quelles
conséquences ont entraîné ces législations? 20minutes.fr fait le point.

En Belgique
Depuis l'entrée en vigueur en 2002 d'une loi autorisant sous conditions
l'euthanasie, le nombre de décès déclarés de ce type a lentement
augmenté dans le pays mais reste très marginal.

Selon ce texte, le patient doit être majeur, «capable et conscient»,
formuler sa demande de façon «volontaire, réfléchie et répétée», et
être libre de toute contrainte. Il doit en outre se trouver «dans une
situation médicale sans issue et faire état d'une souffrance physique
ou psychique constante et insupportable qui ne peut être apaisée et qui
résulte d'une affection accidentelle ou pathologique grave et
incurable».

Selon Jacqueline Herremans, présidente de l'Association belge pour le
droit de mourir dans la dignité, 495 déclarations d'euthanasie ont été
déposées en Belgique en 2007, soit moins de 0,5% du total des décès. En
2006, de telles déclarations avaient été faites pour 429 cas, après 393
cas en 2005, 349 en 2004, 235 en 2003 et 24 en 2002.

En Suisse
Le pays interdit l'euthanasie active, mais autorise l'assistance au
suicide, c'est-à-dire la mise à disposition d'une potion létale au
patient, sauf si le mobile en est égoïste.

Mais selon la radio RSR,
c'est l'euthanasie passive (renoncement aux traitements médicamenteux,
l'interruption de l'alimentation ou de l'hydratation artificielle ou
l'administration d'opiacées ou de sédatifs à haute dose) qui est très
répandue en Suisse.

Aux Pays-Bas
Ils ont été les premiers, en Europe, à avoir légalisé l’euthanasie,
avec une loi adoptée en 2001. Comme en Belgique, une substance létale
peut être légalement administré par un médecin, en cas de maladie
incurable ou de souffrance intolérable, à des patients l’ayant demandé
en toute conscience.

Près de 1.900 personnes ont été euthanasiées en 2006, soit 1,4 % des morts recensées, précise Libération.fr.
Problème, selon le quotidien, dans 20 % des cas, l’euthanasie n’est pas
déclarée, à cause d’un processus bureaucratique trop lourd. Le nombre
d’euthanasies, par ailleurs, va en baissant. En revanche, les sédations
palliatives ont augmenté de 11% entre 2001 et 2005. Ces soins, qui ne
nécessitent pas d’autorisation spéciale, consistent à plonger le
patient dans un profond sommeil et à ne plus l’alimenter, pour laisser
la maladie l’emporter. Plus de 9 600 cas de sédation palliative ont
ainsi été déclarés en 2005, soit 7 % de toutes les morts.
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MessageSujet: Re: Euthanasie, suicide assisté : pour ou contre ?   Mer 20 Aoû - 1:37

Rémy Salvat, jeune handicapé, s'est suicidé



Un jeune homme, lourdement handicapé, s’est suicidé dimanche à Valmondois
(Val-d’Oise) après avoir reçu une réponse négative de Nicolas Sarkozy à
un courrier où il demandait une législation sur le "suicide assisté",
un drame qui pose à nouveau la question de l’euthanasie.

Rémy Salvat, atteint d’une maladie mitochondriale (pathologie dégénérative
rare) depuis l’âge de six ans, s’est donné la mort avec des médicaments.

"Ces derniers mois, il ne pouvait plus marcher, son bras lui faisait
aussi de plus en plus mal", a expliqué sa mère, Régine Salvat.

En mai dernier, le jeune homme avait écrit au président de la République.

"Comme Vincent Humbert (tétraplégique de 22 ans que sa mère a aidé
à mourir en 2003, ndlr), je demande à ce moment qu’on me permette de
mourir pour me libérer de mes souffrances", avait écrit Rémy Salvat
dans sa lettre.
"Je sais qu’en France, il n’y a pas de loi qui permette aux
équipes médicales de pratiquer l’euthanasie. Cela m’empêche de vivre en
paix (…) Il faut que la loi change !", avait-il ajouté.

"Le problème est que vous, Monsieur Nicolas Sarkozy, vous ne voulez
pas en entendre parler. Moi, Rémy Salvat, je vous demande de laisser de
côté votre avis personnel et d’arrêter d’être sourd. Vous le pouvez si
vous êtes le Président de tous les Français", concluait-il.

Le 6 août, le jeune homme a reçu une réponse du chef de l’Etat.
"Pour des raisons philosophiques personnelles, je crois qu’il ne nous
appartient pas, que nous n’avons pas le droit, d’interrompre
volontairement la vie", a expliqué le président, ajoutant : "Mais je ne
veux pas fuir mes responsabilités (…) Je voudrais que soit privilégié
le dialogue au chevet du malade, entre lui-même, le médecin et la
famille, en toute humanité afin que soit trouvée la solution la plus
adaptée à chaque situation".

"Rémy attendait la réponse à sa lettre", a insisté sa mère au
lendemain de son geste fatal. "Il suivait les affaires de droit au
suicide assisté comme l’affaire Chantal Sébire", cette femme atteinte
d’une tumeur incurable au visage qui a été retrouvée morte chez elle en
mars.

"Il voulait que les lois changent, il voulait avoir le droit de partir", a-t-elle ajouté.

En 1999, Régine Salvat avait tenté de "mettre fin aux souffrances de
Rémy". Elle avait échoué et été mise en examen pour tentative de
meurtre. Un non-lieu avait été prononcé.

Rémy Salvat avait participé en octobre au tournage d’un documentaire pour France 2 qui n’a pas encore été diffusé.

Selon sa mère, il lui demandait, le moment venu, de l’aider à mourir.

"Il savait", explique-t-elle, "que pour une maman c’est quelque
chose de très dur, qu’une maman est là pour donner la vie, pas pour la
retirer".

Dans la nuit de samedi à dimanche, le jeune homme a avalé des
médicaments. Ses parents l’ont retrouvé dans sa chambre en tenue
d’Aïkido. "Il aimait ce sport, c’était une philosophie de vie", se
souvient sa mère.

"Dans l’enregistrement sonore de quelques minutes qu’il a laissé, il
nous demande de poursuivre son action pour qu’il y a un vrai débat
public sur le droit à l’euthanasie et au suicide assisté, pour que
d’autres ne vivent pas cela", a expliqué Régine Salvat. Il y déclare à
l’adresse de Nicolas Sarkozy : "vous ne m’avez pas laissé le choix".

"Une autopsie a été demandée pour recherche des causes de la mort",
a déclaré le parquet de Pontoise. Le père de Rémy, Jean-Pierre Salvat a
indiqué que "la cérémonie religieuse est maintenue" précisant que les
gendarmes étaient partis avec le corps de son fils.

Jean-Luc Romero, président de l’Association pour le droit de mourir
dans la dignité (ADMD), a salué la mémoire de Rémy Salvat et affirmé
que "si nous avions une loi comme celles en vigueur en Hollande ou en
Belgique, nous aurions 10.000 demandes d’aide par an".
"Nous avons absolument besoin d’une loi de liberté qui respecte les droits de chacun", a t-il dit.
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MessageSujet: Re: Euthanasie, suicide assisté : pour ou contre ?   Ven 10 Oct - 17:49

«On ne saurait poursuivre pour complicité au suicide»


Mission Leonetti. Lors des auditions, Badinter a insisté sur ce point du droit français.

Qui savait que l’aide au suicide est autorisée en France ? En tout
cas, ce n’est ni un délit ni un crime, et cela ne peut pas être l’objet
de poursuites. Alors que l’on n’en finit pas de débattre depuis des
années sur la fin de vie, sur l’euthanasie active ou passive, on avait
oublié cette donnée juridique de base. Oublié ou refoulé ? Ces derniers
jours, en tout cas, ce fut comme un bouleversement, presqu’une
révélation, lors des auditions de la mission Leonetti «sur l’évaluation de la loi relative aux droits des malades et à la fin de vie».

Le point départ fut, il y a deux semaines, l’audition de l’ex-garde
des Sceaux Robert Badinter, qui s’est montré d’une grande clarté. «Le droit à la vie est le premier des droits de tout être humain et je ne saurais m’en départir», a-t-il d’abord murmuré. Puis, entrant dans le vif de la problématique : «La
liberté de se suicider ? Chacun est libre de disposer de son corps et
de sa vie. Le suicide, depuis la Révolution française, n’est ni un
crime ni un délit. On ne saurait poursuivre pour complicité au suicide.
Il y a, certes, dans le droit pénal, un délit, instauré en 1988, celui
de la provocation au suicide. Qu’est-ce que cela veut dire ? La
provocation au suicide, je la comprends mal, sauf pour les mineurs ou
les personnes fragiles, ou les malades mentaux.»

En réponse à une question sur le cas suisse où des associations
aident médicalement au suicide, l’ex-président du Conseil
constitutionnel a réfléchi à voix haute : «L’être humain est fragile,
l’angoisse de mort peut varier. Il y a une tentation de mort qui est
inhérente à la condition humaine. Est-ce que l’existence d’un service
médical qui permettrait d’aider les gens à se suicider serait une
provocation, et donc susceptible de poursuites ? Je ne sais, j’ai peur
que cela soit quand même une incitation.»


Bases. Les rares observateurs de la mission sont restés
décontenancés. Mais les propos de Badinter avaient mis un peu de
clarté, en rappelant les bases oubliées du droit pénal français. Mardi
est venu Jean-Marie Huet, directeur des affaires criminelles et des
grâces. L’homme est posé, pour ne pas dire prudent. D’abord, ce haut
magistrat a rappelé une évidence : il y a peu d’histoires de fin de vie
qui débouchent sur une action judiciaire.
«Depuis 1995, nous avons recensé 28 affaires. Il y a donc peu
d’intrusion du judiciaire dans des affaires de fin de vie. La
quasi-totalité se termine par des peines de sursis. Ce sont des
affaires variées, certaines relevant finalement d’assassinat, d’autres
plus délicates à saisir. Les ouvertures d’information se font soit sous
le qualificatif d’homicide volontaire, ou d’empoisonnement, voire de
non-assistance à personne en danger, ou enfin de provocation au suicide
comme dans le dossier en cours sur la mort de Chantal Sébire.»


Commence, alors, ce dialogue saisissant entre ce haut fonctionnaire
et le président de la mission, Jean Leonetti. Ce dernier veut revenir
sur les propos de Badinter, et donc sur le fait que le suicide n’étant
ni un délit ni un crime, il ne peut y avoir ni complicité ni incitation. «Comment établir une distinction entre assistance au suicide et provocation au suicide ?» demande Jean Leonetti. Huet : «Dans
certains cas, il y a une démarche active de l’entourage, de proches, ou
d’associations, qui peuvent être qualifiés d’incitation au suicide.»

«Mais, interroge Leonetti, dans le cas d’une personne qui a
exprimé clairement son souhait ? Que dire d’un médecin ou d’un proche
qui lui fournirait un produit létal ?»
Le magistrat hésite, cherche ses mots. Au final, il est clair : «La
mise à disposition de médicaments, réalisés de façon neutre, ne me
semble pas pouvoir être considérée comme une provocation au suicide, et
il serait difficile d’envisager des poursuites.»


«Etroite». Pourtant, ce fut le cas, comme avec Vincent
Humbert (1) où le docteur Chaussoy a été poursuivi avant de bénéficier
d’un non-lieu. «Dans cette affaire, remarque Leonetti, les
magistrats ont mis en avant la situation exceptionnelle pour expliquer
le non-lieu. Ils n’ont pas argumenté sur le fait que l’aide au suicide
n’est pas poursuivable.»
Réponse : «Peut-être les magistrats
n’ont-ils pas trop voulu s’engager dans cette voie.» Ajoutant :
«Comment s’assurer pleinement que la personne souhaite clairement se
suicider ? Les interrogations sont souvent là.»


Le droit pénal français reste, pour autant, clair : l’aide au suicide, fut-elle médicale, n’est pas un délit. «En
France, a même expliqué, hier matin, le doyen Bernard Beignier, la
porte de l’assistance au suicide n’est pas fermée, mais elle est
étroite. Je ne veux pas qu’elle devienne un portique.»
Ce qu’a confirmé, après, la garde des Sceaux : «C’est exact, mais il n’y pas de droit au suicide. La frontière est parfois délicate entre aide au suicide et provocation.»


(1) Paraplégique après un accident, il réclamait de mourir. Mais ne pouvait se suicider.
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MessageSujet: Re: Euthanasie, suicide assisté : pour ou contre ?   Mar 4 Nov - 2:05

Rassemblement au Trocadéro pour le droit de mourir dans la dignité

Plusieurs
centaines de personnes ont participé au lancement de la première
"Journée mondiale pour le droit de mourir dans la dignité".

(Reuters)

Plusieurs centaines de personnes,
venues de France et de l'étranger, ont participé dimanche 2 novembre à
un "rassemblement militant" pour le lancement de la première "Journée
mondiale pour le droit de mourir dans la dignité", sur le parvis du
Trocadéro à Paris, a constaté un journaliste de l'AFP.
"Plus de 700 personnes" selon les organisateurs, 400 selon la préfecture de police, ont participé au rassemblement.

Jour des morts

"Nous avons choisi cette date du 2 novembre parce que c'est le jour des
morts et que la mort n'appartient à personne, et pas spécialement à
l'Eglise", a lancé Jean-Luc Romero, président de l'Association pour le
droit de mourir dans la dignité (ADMD) et conseiller régional
d'Ile-de-France.
L'Alliance pour les droits de la vie (ADV) avait dénoncé jeudi comme
une "profanation" la décision de l'ADMD d'organiser dimanche, jour des
morts, cette journée pour la légalisation de l'euthanasie.
Ce rassemblement est venu conclure le 17e congrès mondial de la
"Fédération mondiale des sociétés pour le droit de mourir" qui regroupe
44 associations de 24 pays et qui s'est tenu à Paris jeudi et vendredi.

"Ultime liberté"

Les manifestants qui demandent que leur soit accordée "leur ultime
liberté", arboraient une écharpe bleue et blanche au logo de l'ADMD.
Parmi eux, le sénateur UMP Alain Fouché, ex-président du conseil
général de la Vienne, a annoncé qu'il allait déposer devant le Sénat
une proposition de loi sur l'aide à mourir. "L'opinon publique souhaite
que les textes changent", a-t-il assuré. Plusieurs personnalités sont
venues apporter leur soutien à la démarche des associations.
"Chacun a le droit de juger du moment où il ne se supporte plus sur la terre", a déclaré l'écrivain Benoîte Groult.

Jospin soeur et Stone sans Charden

"Le moment de la mort est peut-être le moment de la vie le plus
important car il sublime notre existence", a commenté Noëlle Châtelet,
comédienne et écrivain, soeur de l'ancien premier ministre Lionel
Jospin, et qui a raconté dans son livre "La Dernière Leçon" en 2004,
l'apprentissage difficile de la mort auprès de sa mère.
Le dessinateur humaniste Piem a souligné pour sa part que "parler de la
mort, c'est parler de la vie" et que "la douleur est inutile pour
l'achèvement de la vie". La chanteuse Stone (Stone et Charden) a
exprimé sa solidarité aux participants.
Quelque 34 manifestations - réunions publiques, distribution de tracts
etc - devaient également se dérouler dimanche dans de nombreuses villes
de province pour marquer cette journée mondiale selon l'ADMD qui
revendique près de 46.000 membres. (Avec AFP)
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MessageSujet: Re: Euthanasie, suicide assisté : pour ou contre ?   Mar 4 Nov - 2:22

... on ne laisse pas les animaux souffrir, alors pourquoi les humains ... ? Les laisser partir dans la dignité, plutôt que prolonger leur vie par un acharnement thérapeuthique dans l'espoir de ... Personnellement, je suis pour l'arrêt des souffrances morales et physiques. Que ce débat est douloureux et compliqué No

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TdL, féline et non cabot'in !
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MessageSujet: Re: Euthanasie, suicide assisté : pour ou contre ?   Mar 18 Nov - 20:09

ITALIE

La justice autorise l'euthanasie passive d'une femme dans le coma

La Cour de cassation italienne a rejeté un recours du parquet de la cour
d'appel de Milan et ainsi autorisé l'arrêt de l'alimentation
artificielle d'une femme plongée dans un coma végétatif depuis 26 ans.
Un cas qui suscite une vive polémique dans le pays.

La
Cour de cassation italienne a levé le dernier obstacle juridique à
l'arrêt de l'alimentation artificielle d'une femme dans le coma depuis
1992 (Reuters)

L'agence italienne
Ansa a annoncé, jeudi 13 novembre, que la Cour de cassation italienne a
levé le dernier obstacle juridique à l'arrêt de l'alimentation
artificielle d'une femme dans le coma depuis 1992, comme le réclamait
son père.
La plus haute juridiction a rejeté un recours du parquet de la cour
d'appel de Milan (nord) contre une décision de justice autorisant
l'arrêt d'alimentation d'Eluana Englaro, 37 ans, plongée dans un coma
végétatif après un accident de la route.
Le cas de la jeune femme est au centre d'une vive polémique en Italie
car l'Eglise catholique, très puissante, assimile l'arrêt de
l'alimentation artificielle à un meurtre. Elle a fait de ce cas un
symbole de sa lutte contre l'euthanasie.

Elle "aurait préféré mourir"

Le père d'Eluana réclame depuis des années que sa fille cesse d'être
maintenue en vie artificiellement, affirmant que telle aurait été sa
volonté.
Le 9 juillet, la cour d'appel de Milan (nord) avait retenu que "l'état
végétatif permanent était irréversible" et que la jeune femme "aurait
préféré mourir plutôt qu'être maintenue en vie de manière artificielle"
si elle avait pu s'exprimer. Le parquet avait fait appel de cette
décision devant la Cour de cassation.
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MessageSujet: Re: Euthanasie, suicide assisté : pour ou contre ?   Ven 28 Nov - 1:07

Euthanasie: «Il n'existe qu'un droit à la mort individuel»





DR ¦ Le
député Jean Leonetti publie un recueil de témoignages sur la fin de vie
intitulé «A la lumière du crépuscule», le 21 novembre 2008




On connaissait Jean Leonetti médecin, on le savait député UMP et auteur de la loi portant son nom sur les droits des patients en fin de vie.
Voilà qu'on le découvre écrivain, puisqu'il a publié le 21 novembre un
essai intitulé «A la lumière du crépuscule». Dans ce recueil de
témoignages sur la fin de vie, il répète sa position contre
l'euthanasie et déplore l'instrumentalisation des cas médiatisés. Parmi
ceux-ci, il évoque le «paradoxe» de Chantal Sébire,
dont il annonce qu'elle a refusé un traitement qui aurait pu la guérir.
Jean Leonetti est revenu sur son ouvrage pour 20minutes.fr

Qu'est-ce qui vous a motivé à écrire ce livre alors que vous dirigez la mission d'évaluation de votre loi sur la fin de vie?
J'ai voulu écrire un texte qui soit une pédagogie de la complexité et
de la diversité. Le grand public n'a eu connaissance que de cas
particuliers médiatisés qui ont suscité de l'émotion, mais qui ont été
présentés de façon simplifiée. J'ai voulu montrer que la réalité est
plus diverse. Que chaque vie est individuelle, et chaque mort aussi.

Vous dénoncez la médiatisation de cas particuliers, mais n'est-ce pas ce que vous faîtes dans votre ouvrage?
Si j'avais fait un spot télévisé, on aurait pu me faire ce reproche.
Là, il n'y a aucune image. Le vrai danger, c'est de vouloir tirer une
conclusion générale d'une émotion particulière, en l'occurrence je ne
fais que démontrer la diversité des émotions qui doit nourrir la
réflexion.

Par vos prises de positions marquées contre l'euthanasie, ne craignez-vous pas d'être accusé de subjectivité?
Dans le cadre de la mission d'évaluation de la loi sur les droits des
patients en fin de vie, nous avons travaillé sans tabous. Nous avons
invité des députés de tous bords, et écouté les avis les plus divers.
Nous nous sommes même rendus en Belgique ou en Hollande, qui ont adopté
des législations radicales. J'en suis revenu conforté dans mon idée
qu'il ne faut pas dépénaliser l'euthanasie, puisqu'aux Pays Bas, par
exemple, la mise en place des soins palliatifs amène le pays à
s'interroger sur sa pratique de l'euthanasie.

Au sujet de Chantal Sébire, vous soulignez le «paradoxe de
demander la mort à la médecine après avoir refusé par peur de la mort
la chirurgie qui aurait pu la guérir», c'est un peu dur...

Non, ce n'est pas dur, j'ai simplement voulu souligner le fait que,
dans ce domaine, on peut vouloir une chose un jour et son contraire le
lendemain. Dans les situations de fin de vie, il n'est pas rare que
l'attitude change. C'est même souvent le cas dans les derniers
instants. Je veux montrer que, quand l'idée n'est pas établie, on ne
peut pas accéder à des demandes de mort.

Vous évoquez le «droit à la vie», mais si la mort fait partie de la vie, n'existe-t-il pas un «droit à la mort»?
Il existe deux types de droits en la matière. Le droit de liberté
permet de mettre fin à ses jours. Il n'existe qu'un droit à la mort
individuel. En revanche, le droit de créance, c'est à dire ce qu'on
peut réclamer à la société, ne concerne que le droit à la vie. Il
existe une jurisprudence européenne sur ce sujet avec l'affaire Pretty,
une Britannique atteinte d'une maladie neurologique qui avait demandé
que l'on autorise son mari à l'aider à se suicider, ne pouvant le faire
elle-même.
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MessageSujet: Re: Euthanasie, suicide assisté : pour ou contre ?   Jeu 11 Déc - 1:03

GRANDE-BRETAGNE

Un suicide assisté sera bien diffusé à la télévision

Malgré la polémique, le diffuseur britannique Sky a annoncé le maintien de la diffusion d'un documentaire sur le suicide assisté montrant une personne sur le point de se suicider.

Craig Ewert dans le documentaire Right To Die, diffusé sur Sky Real Lives (Sky TV)
La chaîne britannique Sky Real Lives a confirmé mercredi 10 décembre son
intention de diffuser le soir même "Right To Die ?" (Droit de Mourir
?), un documentaire consacré au suicide assisté où figure notamment les
images d'un homme se suicidant dans une clinique suisse.
Craig Ewert, 59 ans, citoyen américain vivant en Grande-Bretagne,
souffrait d'une maladie cérébrale dégénérative. Il est mort en 2006
dans une clinique de Zurich sous l'oeil des caméras du réalisateur
oscarisé John Zaritsky. Le documentaire montre notamment Craig Ewert
dire au revoir à sa femme avant de boire un liquide qui l'entraîne vers
la mort en moins d'une demi-heure.

"Voyeurisme macabre"


Au Royaume-Uni, plusieurs associations "pro-life", opposées à
l'euthanasie, ont dénoncé ce documentaire comme étant du "voyeurisme
macabre", selon les termes employés par Peter Saunders, membre de
l'organisation Care Not Killing (Des Soins, Pas la Mort).
Selon la chaîne, le documentaire est un aperçu "informatif, éducatif et
intelligent" sur la question du suicide assisté. Elle ajoute que la
clinique Dignitas où a eu lieu le suicide a déjà aidé plus de 100
citoyens britanniques à mourir depuis sa création en 1998 par Ludwig
Minelli, un avocat suisse. Les associations craignent que ce
documentaire ne soit perçu comme une incitation au suicide.
Sky Real Lives appartient au bouquet satellite BSkyB dont le principal
actionnaire n'est autre que le sulfureux magnat australien Rupert
Murdoch.
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MessageSujet: La mort d’Eluana au cœur du débat sur l’euthanasie   Ven 13 Fév - 18:32

La mort d’Eluana au cœur du débat sur l’euthanasie

Italie. Le Sénat voulait interdire l’arrêt de son alimentation forcée.

Après des années de bataille judiciaire et de conflit politique qui se sont transformés au cours des derniers jours en une mini-crise institutionnelle, un simple communiqué a mis un terme hier soir au cas d’Eluana Englaro, la jeune Italienne plongée dans un coma végétatif depuis dix-sept ans.
Dans la clinique d’Udine, où elle avait finalement été accueillie
vendredi pour cesser d’être alimentée et hydratée, Eluana Englaro est
décédée malgré les tentatives de Silvio Berlusconi de bloquer jusqu’au
bout ce qu’il avait qualifié de «crime». L’annonce de la mort
de la jeune femme, qui avait été victime d’un accident de la route en
1992, lorsqu’elle n’avait que 20 ans, a été annoncée dans la soirée au
Sénat alors que les parlementaires avaient été convoqués en urgence par le chef du gouvernement pour adopter une texte empêchant de laisser mourir Eluana. «Que le Seigneur l’accueille et pardonne à ceux qui l’ont conduit là», a commenté le cardinal Lozano Barragan, président du Conseil pontifical pour la santé, qui affirmait récemment : «Interrompre l’alimentation et l’hydratation équivaut à un abominable assassinat.»
Sous la pression du Vatican, l’affaire Eluana Englaro a profondément
divisé la péninsule et a pris ces derniers jours un tour très violent
après la décision de Berlusconi de défier le président de la République
et la magistrature et de recourir à des procédures d’urgence pour,
a-t-il soutenu, «ne pas avoir la responsabilité de sa mort». Et cela au moment où Giuseppe Englaro pensait être arrivé au bout de son calvaire et de celui de sa fille.
Recours. Alors que les médecins ont, dès 1993, jugé
qu’il n’y avait plus d’espoir, le père d’Eluana avait trouvé une
clinique pour assister la jeune femme dans ses derniers instants et
voulait croire que les innombrables recours en justice déposés par les
opposants au «droit de mourir» étaient surmontés. Ce n’est qu’en
novembre 2008, au terme de dix ans de procès, que la Cour de Cassation l’a autorisé à interrompre l’alimentation et l’hydratation
artificielles d’Eluana.
Giuseppe Englaro avait ensuite dû trouver une structure d’accueil
adéquate. La région de Lombardie, présidée par l’ultracatholique
Roberto Formigoni et où réside la famille Englaro, s’est opposée à
toute solution. Au bout du compte, c’est une clinique d’Udine, dans le
Frioul, qui a accepté d’accueillir vendredi Eluana. «Elle ne souffrira pas car Eluana est morte il y a dix-sept ans»,
a précisé Amato De Monte, l’anesthésiste de la clinique. Le décès
devait intervenir au bout d’une quinzaine de jours, selon les médecins.
C’est pour s’opposer à ce qu’elle considère comme un «crime d’euthanasie» que la droite berlusconienne s’est lancée dans une course contre la montre. Vendredi, le patron de la droite a fait approuver en urgence en Conseil des ministres un décret-loi stipulant que «dans l’attente de l’approbation d’une législation complète en matière de fin de vie, l’alimentation et l’hydratation ne peuvent en aucun cas être suspendues par ceux qui assistent les personnes qui ne sont pas en mesure de décider pour elles-mêmes». Mais le chef de l’Etat, Giorgio Napolitano (ex-communiste), a refusé de contresigner la mesure.
Berlusconi a alors tenté le passage en force en convoquant «sur le champ le Parlement pour faire adopter la loi en l’espace de deux ou trois jours».
Enjeux. Alors que les sondages indiquaient que
l’opinion était partagée, les enjeux de la polémique ont largement
dépassé le cas de la jeune femme. «Berlusconi a pris le cas Englaro comme prétexte pour tenter un coup de force»,
a estimé l’écrivain Umberto Eco. Hier, les dirigeants de la majorité
ont annoncé qu’ils entendaient poursuivre l’examen du texte car,
disent-ils, «Eluana n’est pas morte, elle a été tuée».
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hirondelle
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MessageSujet: Re: Euthanasie, suicide assisté : pour ou contre ?   Dim 15 Fév - 12:08

ce que je ne comprend pas, est, comment peut on laisser une personnes dans un états végétatif pendant 17 ans. c'st affreux pour la famille
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MessageSujet: Re: Euthanasie, suicide assisté : pour ou contre ?   Dim 15 Fév - 12:48

hirondelle a écrit:
ce que je ne comprend pas, est, comment peut on laisser une personnes dans un état végétatif pendant 17 ans. c'st affreux pour la famille

Trois raisons principales :
1- le serment d' Hippocrate qui est plutôt un serment hypocrite.
L' acharnement thérapeutique qui est censé faire avancer la connaissance mais qui est souvent un moyen de montrer qu'on est plus fort que les autres !
Heureusement que quelques praticiens ont évolués.
2- la religion qui n'est bonne qu'à prétendre respecter la vie, dont les représentants n'ont jamais reculé devant des massacres mais qui jouent les vierges effarouchées quand il serait bon d' abréger des souffrances.
3- la loi qui ne le cède en rien à la religion et qui ne tolère pas d' être contredite.

Avec tout ça, les débats " pour ou contre l' euthanasie " et la souffrance des patients comme de leurs proches, c' est pas prêt d' être terminé.

Quand on pense que l' homme est l' origine de tout cela, ça n' augure rien de bon pour un espoir de changement...
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MessageSujet: Re: Euthanasie, suicide assisté : pour ou contre ?   Dim 15 Fév - 19:57

Le réveil des vieux posts : Rama, les fonctionnaires, l'euthanaise, ... cheers
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MessageSujet: Re: Euthanasie, suicide assisté : pour ou contre ?   Lun 28 Sep - 23:42

Trois Français sur quatre favorables à l'euthanasie, même clandestine

Selon un sondage, les Français sont favorables à ce que des
euthanasies soient pratiquées «même si elle ne sont pas autorisées par
la loi, lorsque des personnes atteintes d’une maladie incurable en
phase terminale le réclament».

Trois Français sur quatre se déclarent favorables à des euthanasies clandestines lorsque des personnes en phase terminale le réclament. C'est le resultat d'un sondage réalisé par l’institut BVA pour l’association pour le droit à mourir dans la dignité (ADMD), qui milite pour le droit à une assistance médicalisée pour mourir.
Le sondage, publié ce jeudi, a été réalisée par téléphone les 18 et
19 septembre auprès d’un échantillon de 1005 personnes de 15 ans et
plus, choisi selon la méthode des quotas.
74,7% des personnes interrogées (77,6% chez les hommes, 72% chez les femmes) se sont dites favorables à ce que des euthanasies soient
pratiquées «même si elle ne sont pas autorisées par la loi,
lorsque des personnes atteintes d’une maladie incurable en phase
terminale le réclament».


Pas de clivage droit gauche

Les chiffres vont de 63,2% chez les 15-24 ans à 85,1% chez les 35-49
ans, et de 44,5% chez les catholiques pratiquants réguliers à 81,1%
chez les sans religion. Les catholiques pratiquants occasionnels sont
favorables à l’euthanasie clandestine à 75,5%, et les catholiques non
pratiquants à 79,2%.
Il n’y a pas de très nette différence entre les personnes se disant
proches de la gauche (79,9% de favorables) et ceux proches de la droite (74,1%).
«Depuis plus de 20 ans, de manière constante, près de 86% des
Français se déclarent favorables à une loi de légalisation de
l’euthanasie»,
rappelle l’ADMD. L’association note que «le
gouvernement refuse d’en débattre et a même exclu, contre l’avis du
Conseil d’Etat, la question de la fin de vie de la future révision des
lois bioéthiques».

«Faudra-t-il donc que des médecins et des associations comme
l’ADMD bafouent la loi (…) pour que les pouvoirs publics prennent la
mesure du drame que vivent des dizaines de milliers de Françaises et de Français chaque année?»,
demande l’ADMD, qui tient à Lyon samedi sa 29ème assemblée générale, en présence de plusieurs élus de la région.

La Grande-Bretagne fait un pas

Ce sondage est publié alors qu'en Grande-Bretagne la justice vient
tout juste, ce mercredi, de clarifier la loi sur le suicide assisté, en
annonçant que les personnes aidant un parent à se donner la mort ne
seront probablement pas poursuivies à deux conditions: si ce geste est
motivé par la compassion et si le souhait du malade ne fait aucun doute.
Le suicide assisté y reste illégal, mais la nouvelle ligne de
conduite stipule qu’il n’est pas dans l’intérêt public d’inculper
quelqu’un dans le cas où le défunt avait émis un «souhait clair,
définitif et informé de commettre un suicide», souffrait d’une maladie
incurable ou en phase terminale et avait de sa propre initiative
demandé à être aidé.
La personne apportant son assistance doit être «entièrement motivée
par la compassion», être un parent ou un ami intime et son concours
doit se limiter à une «aide ou influence mineure».
A contrario, des poursuites sont plus probables si le défunt était
mineur, si sa capacité de jugement semblait diminuée, et s’il n’avait
pas clairement exprimé son souhait de mettre fin à ses jours et pouvait
avoir été soumis à des pressions.
Aujourd'hui en Europe, seuls les Pays-Bas et la Belgique ont autorisé l'euthanasie, sous certaines conditions.
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