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 Les OGM

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Les OGM : pour ou contre ?
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Clode
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MessageSujet: Re: Les OGM   Sam 24 Nov - 21:12

Christian Vélot
http://sciencescitoyennes.org/


ATTENTION, le serveur a du mal à tenir la charge de consultation. Merci d’être patient et de ne pas hésiter à recharger la page en cas de message d’erreur.

Christian Vélot est Enseignant-Chercheur en Génétique Moléculaire à l’Université Paris-Sud. Depuis 2002, il est responsable d’une équipe de recherche à l’Institut de Génétique et Microbiologie (Institut mixte CNRS-Université) sur le Centre Scientifique d’Orsay. Parallèlement à son activité d’enseignement et de recherche, il anime sur son temps personnel de nombreuses conférences à destination du grand public sur le thème des OGM. Ses conférences didactiques, dont l’une a notamment servi de document de travail à l’intergroupe OGM du Grenelle de l’Environnement, ont permis à de nombreux citoyens d’avoir accès à une connaissance de la réalité des OGM et ont contribué à la prise de conscience raisonnée des risques qu’ils portent. Il est souvent intervenu en tant que témoin dans les procès de faucheurs volontaires. Christian Vélot fait partie de ces lanceurs d’alerte qui oeuvrent pour faire valoir la réalité de certains risques et engager des débats démocratiques, là où l’obscurité et l’opacité sont de règle. Ses prises de position lui valent aujourd’hui, de la part de la direction de son Institut, de nombreuses pressions matérielles, depuis la confiscation de la totalité de ses crédits pour 2008, la privation d’étudiants stagiaires, la menace d’un déménagement manu militari, jusqu’à l’annonce de l’exclusion de son équipe de l’Institut à partir de fin 2009. Nous, signataires de cette pétition, demandons que toutes les conditions soient rassemblées pour que Christian Vélot, avec son équipe, puisse poursuivre ses activités de recherche indépendante, ce qui implique notamment que la totalité de ses crédits lui soient restitués et qu’il puisse rester dans ses locaux au moins jusqu’à la fin de son actuel contrat (fin 2009). Au-delà du cas de Christian Vélot, nous appelons également à une très grande vigilance face aux atteintes à la liberté d’expression des chercheurs, et demandons un véritable statut juridique des lanceurs d’alerte, dans le cadre d’une loi de protection de l’alerte et de l’expertise, dont le principe a été acté par le Grenelle de l’Environnement.

Cette pétition sera remise aux instances de l’Université Paris-Sud, à la Direction du Département des Sciences de la Vie du CNRS, ainsi qu’à Valérie Pécresse, Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, Jean-Louis Borloo, Ministre de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement Durables, et Nathalie Kosciusko-Morizet, Secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement durables, chargée de l’Ecologie.

Consultez le comité de soutien (en cours d’élaboration) de Christian Vélot
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MessageSujet: Re: Les OGM   Lun 26 Nov - 23:23

Merci Clode
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Clode
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MessageSujet: Re: Les OGM   Dim 9 Déc - 13:26

OGM : la Confédération paysanne trompée

Communiqué de presse - 6 déc 2007

« Nous avons été trompés lors du Grenelle de l’Environnement » estime la Confédération paysanne, syndicat « fer de lance » de la lutte contre les OGM.

Le Ministère de l’Ecologie avait annoncé la mise en œuvre de la clause de sauvegarde en même temps qu’un arrêté de suspension pour le maïs Mon 810.

A la lecture de l’arrêté ministériel paru ce matin au JO, il apparaît bien, aujourd’hui, que ce soit bien le ministère de l’Agriculture qui ait eu le dernier mot dans le bras de fer interministériel qui semble s’être tenu jusqu’au week-end dernier et au delà.

Stupéfaits de cette décision qui consiste à geler les semences en hiver, nous sommes très choqués que le ministre de l’Agriculture ait cédé à la pression des lobbies agro-industriels mettant en cause la pérennité des exploitations agricoles et la survie des paysans.

On aurait pu attendre au moins du ministre de l’Agriculture qu’il protège et défende les systèmes agricoles de qualité.

Si toutes les propositions issues du Grenelle de l’Environnement subissent le même sort que le traitement de ce premier dossier, l’intérêt de cette consultation ne pèsera pas bien lourd dans l’histoire !

Le Président de la République n’avait-il pas annoncé qu’il faisait du ministère de l’Ecologie le plus important de son gouvernement ?


Source/auteur :
http://www.confederationpaysanne.fr
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MessageSujet: Re: Les OGM   Dim 9 Déc - 22:45

Je me demande si ça va continuer longtemps... l'autre soir sur france2, l'émission sur l'écologie, pour la première fois à une heure de grande écoute, ils ont montré clairement les points négatifs des ogm, et pas que ça, de grave actuellement. J'espère que l'information permettra la prise de conscience nécessaire.
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Chien Guevara
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MessageSujet: Re: Les OGM   Lun 10 Déc - 0:50

Avec le gouvernement actuel, qui a pu croire que l'écologie passerait avant les interêts financiers ? What a Face
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MessageSujet: Re: Les OGM   Jeu 24 Jan - 0:31

Un article intéressant ...

OGM: les études et le débat éludés

«Pourquoi cherche-t-on tant à développer les OGM? Est-ce vraiment une nouvelle révolution verte ou de la poudre aux yeux ?» Après l'activation de la clause de sauvegarde, Pierre Rainelli, économiste et ancien directeur de recherche à l’INRA, critique, études à l'appui, la course à la productivité du «complexe agro-industriel» français. Il est l’auteur de L’agriculture de demain, gagnants et perdants de la mondialisation (2007, Le Felin).

Pierre Rainelli. «On vient de le voir, le débat sur les OGM reste dominé par les peurs et les réactions épidermiques. D’un côté, la peur de toucher au génome, de toucher à la vie. Les craintes pour la sécurité alimentaire ou la dissémination. De l’autre côté, la peur de rater le train de la productivité, et de décrocher économiquement. J’ai écouté attentivement José Bové, et je constate qu’il n’aborde plus, ou très peu, le problème de la sécurité alimentaire, mais qu’il met en avant les problèmes environementaux. On a désormais plus d’éléments sur les conséquences d’une dissémination – notamment pour l’agriculture biologique d’avoir des gênes qui touchent les produits bio. Mais les questions centrales sont souvent éludées. Pourquoi finalement cherche-t-on tant à développer les OGM? Est-ce que c’est un vrai progrès économique? Est-ce vraiment une nouvelle révolution verte ou de la poudre aux yeux ?»


« Les OGM sont d’abord l’affaire des pays riches. Plus de la moitié des plantes génétiquement modifiées se trouvent aux Etats-Unis. Devant l’Argentine et le Brésil. Une étude faite aux Etats-Unis, en 2006, pour le compte du ministère de l’Agriculture américain a révélé que l’introduction des OGM avait eu des conséquences mitigées pour les agriculteurs. Les producteurs de soja, seuls, y ont trouvé un gain de productivité. Concernant les pays en développement, les résultats positifs des premières années, semblent s’estomper les années suivantes. Une étude sur 481 paysans chinois menée en 2006 par l’université américaine Cornell en partenariat avec l’académie des sciences chinoise montre que l’utilisation du gêne Bt (qui contient un bacille toxique pour certains insectes) dans la culture du coton s’est avérée efficace les trois premières années. Les exploitants ont utilisé 70 % de pesticides en moins que leurs homologues conventionnels, et ils ont eu un revenu supérieur de 36 %. Par la suite, les utilisateurs de semences Bt ont dû mettre autant de pesticides que les autres. Compte tenu du coût trois fois plus élevé des semences, leurs revenus ont finalement baissé de 8 % par rapport aux exploitants non Bt. Ces conclusions – sur des études limitées dans le temps - concernent les OGM de première génération, auxquelles vont peut être remédier les semenciers.

Par leur filiation chiraquienne, les agriculteurs ont été habitués à être entendu. Et il ne fait guère de doute qu’ils s’estiment trahis aujourd’hui par l’activation de la clause de sauvegarde. Pour eux l’urgence, c’est la productivité. Pourtant avec 22.000 hectares de champs de maïs OGM, on peut estimer à quelques centaines seulement les agriculteurs concernés. Mais c’est qu’au delà de ces derniers, les semenciers, les organisations agricoles, le secteur coopératif sont impliqués dans les OGM – en amont et en aval. On pourrait parler d’un complexe agro-industriel comme du complexe militaro-industriel… L’achat des semences et des produits phytosanitaires place, en outre, les producteurs en état de dépendance.

Peut être qu’au lieu de voir son avenir sur les marchés internationaux, de chercher à concurrencer l’Argentine ou les Etats Unis, l’agriculture française pourrait chercher un nouveau souffle dans les produits bio. Il faut trouver des raisonnements plus économiques et plus prospectifs.»
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MessageSujet: Re: Les OGM   Jeu 24 Jan - 13:14

Je suis dans une zone rurale, malheureusement les agriculteurs qui défendent le bio, qui sont contre les OGM sont une poignée, et sont pris pour des extrémistes, arriérés,...
Les 2 AMAP du coin débordent d'adhérants, la demande est très forte, pourtant les paysans refusent des méthodes naturelles au nom du progrés.
En plein sud, 40° à l'ombre l'été, les arrosages de maïs, des golfes proffusent, pendant que les tomates périclitent fautes d'une irrigation saine, les élus du coin sont les copains d'estrosi, devidjean, lelouche... ici, presque 80% d'umpistes, alors les gens qui sont dans la défense de l'environement se font même parfois fracasser les voitures la nuit, et pas par des jeunes de cités, ici, il n'y a pas de cité!!! Bientôt plus d'abeilles, plus de cigales.....
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Chien Guevara
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MessageSujet: Re: Les OGM   Ven 25 Jan - 0:49

plus de papillons ? .............Crying or Very sad
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MessageSujet: Re: Les OGM   Lun 28 Jan - 23:47

l’Humanité des débats. OGM
Faut-il avoir peur des OGM ? Table ronde


Table ronde avec :
Louis-Marie Houdebine, directeur de recherche à l’INRA, expert à l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments,
Marcel Mazoyer, ancien directeur de recherche à l’INRA, professeur émérite à l’Institut national d’agronomie,
Jacques Testart, biologiste, directeur de recherche honoraire de l’INSERM, président de la Fondation Sciences citoyennes (*).

Comment jugez-vous la décision prise par la France de suspendre le maïs OGM Monsanto, le seul cultivé aujourd’hui dans notre pays ?
Jacques Testart. S’il n’y avait pas eu le mouvement des faucheurs et José Bové, on ne parlerait pas des OGM. On ferait comme les Américains, on en mangerait sans se poser de questions. C’est bien grâce au rapport de forces que cette décision a été prise. Car, en réalité, le comité de préfiguration de la haute autorité sur les OGM, qui devait éclairer le choix du politique sur le maïs Monsanto, ne nous apprend rien de nouveau. Nous sommes nombreux à mettre en avant, et depuis longtemps, les problèmes que posent les OGM, sans avoir d’écoute de la part de nos collègues scientifiques. À ma connaissance, c’est la première fois que des politiques, comme le président de l’Assemblée nationale Bernard Accoyer, s’insurgent contre une décision venant d’une commission scientifique, en la taxant de pseudo-scientifique. Jamais je n’ai entendu dire cela lorsqu’a été publié, par exemple, le rapport de l’Académie des sciences, il y a trois ans, sur les OGM, qui est pourtant d’une nullité crasse. Il aura donc fallu toute cette agitation pour enfin prendre en compte des évidences : par exemple, le fait que le pollen du maïs peut être transporté sur cent kilomètres. Ce qui veut dire que mettre des distances de sécurité entre les champs OGM et non-OGM est absurde. Il en va de même pour les tests. Pour les produits potentiellement toxiques, deux ans d’études sont nécessaires, sur trois espèces animales différentes. Pour les OGM, les tests sont limités à trois mois sur une seule espèce. Pourquoi a-t-il fallu autant de temps pour constater ces manques ?
Louis-Marie Houdebine. Mais on n’a pas du tout attendu telle ou telle commission pour faire de la biosécurité. Depuis trente ans, il existe une commission de génie génétique. J’y siège depuis vingt ans. La commission de génie biomoléculaire a existé pendant plus de vingt ans. Et l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA) existe depuis six ans. J’y suis depuis sa création. On y juge tous les projets, en se préoccupant de l’innocuité des produits. Or, l’AFSSA refuse déjà un projet sur deux. De même, la commission de génie biomoléculaire n’accepte pas n’importe quoi. Ce qui veut dire que le principe de précaution est respecté. Au fond, je pense que l’activation par la France de la clause de sauvegarde sur le maïs Monsanto était décidée à l’avance. Car le comité de préfiguration ne parle pas d’effets négatifs nouveaux. C’est une décision politique.
Marcel Mazoyer. Sur les OGM, chacun sait bien que l’on parle de risques possibles mais non avérés. Avec l’activation de la clause de sauvegarde sur le MON 810, c’est la première fois que des risques non avérés sont pris en compte. Les OGM sont des objets nouveaux mal identifiés. Les étudier pendant trois mois, on voit bien que ce n’est pas assez. L’innocuité d’un aliment ou d’un médicament nécessite une vingtaine d’années de recherche. Certains médicaments étudiés pendant dix ans se sont révélés affreusement nocifs vingt ou vingt-cinq ans après.
Jacques Testart. D’autant que les OGM concernent tout le monde et tout l’environnement. Il n’est pas justifié de faire courir des risques encore inconnus à la population et à la biodiversité. Il faut faire des tests qui doivent être proportionnels aux dangers encourus.
Louis-Marie Houdebine. Mais le maïs n’est pas une plante toxique ! Et quand bien même, nous le testons. Avec des molécules que l’on recrée et qui ont les mêmes propriétés que celles que l’on veut étudier. Ces molécules sont vérifiées avant d’être données aux souris. Les processus sont bien connus.
Jacques Testart. La seule chose que tout cela montre, c’est que les scientifiques habilités à prendre des décisions sur les OGM n’ont en réalité aucun doute sur leur innocuité.
Louis-Marie Houdebine. Mais pourquoi devrait-on refuser ce qui n’est pas assez précis pour nous ? Déjà, on refuse de nombreux projets d’OGM parce qu’ils sont mauvais. Quand Monsanto - qui n’est pas tout seul à faire des OGM rappelons-le - veut en commercialiser, il confie les tests à des laboratoires habilités. Ces laboratoires donnent leurs résultats et Monsanto nous les communique. Ce que je veux dire, c’est que quand un OGM arrive à la commission pour être commercialisé, il a déjà une longue histoire. En gros, pour 500 projets, un seul arrive à ce stade.
Jacques Testart. Mais qui paye les boîtes qui font ces tests ? Monsanto ou une autre multinationale ! On ne peut pas parler de « laboratoires habilités » : ils ne sont reconnus par personne !
Marcel Mazoyer. Les tests d’innocuité nutritionnelle en trois mois sur une espèce, ce n’est pas assez. La crainte me paraît fondée. Ces tests sont faits par des laboratoires privés payés par Monsanto. Comment croire à la véracité et à la transparence de ces tests ? Dans ces conditions, il est normal que la plupart des gens soient sceptiques. Ces laboratoires privés ne sont pas soumis à des contrôles draconiens. Même un spécialiste comme vous, M. Houdebine, vous ne savez pas comment définir ces labos…
Louis-Marie Houdebine. Et pourtant, les toxicologues nous disent : on peut avoir confiance dans les tests à trois mois. Car la plupart des effets que l’on peut observer à six mois ont déjà été vus à trois mois. Que va-t-on démontrer de plus si on allonge les tests ?
Certains scientifiques de la haute autorité sur les OGM ont reproché au président de cette structure, le sénateur Jean-François Legrand, d’avoir transformé leurs « interrogations » sur le maïs Monsanto en « doutes sérieux ». Mais n’est-ce pas le rôle du politique d’interpréter ce que les scientifiques mettent en avant ?
Louis-Marie Houdebine. Je ne connais aucun scientifique qui remettrait en cause cela. Le dernier mot revient au politique, cela va de soi, mais déformer les conclusions des scientifiques pour s’en servir, non. Allons droit au but : il semble qu’il y ait eu un marchandage entre Nicolas Sarkozy et les écologistes, sur le mode : « Vous nous laissez faire ce qu’on veut avec le nucléaire et on vous donne un os à ronger avec les OGM. » Tout montre que la décision était prise d’avance. On ne peut pas supporter des méthodes pareilles.
Au moment où la France décide de suspendre son maïs OGM, l’Allemagne, elle, les autorise de nouveau. Comment expliquer ces contradictions au niveau européen ?
Jacques Testart. Cela s’explique par les différences de rapports de forces entre les citoyens, les puissances technologiques et le poids des politiques. En ce moment, le rapport de forces semble plutôt favorable aux anti-OGM. On aura sans doute une année sans OGM, en France, en 2008. Mais l’année prochaine, l’offensive des pro-OGM sera bien armée. Les 45 millions d’euros de complément pour les biotechnologies, annoncés par Valérie Pécresse en même temps que l’application de la clause de sauvegarde sur le MON 810, vont bien servir à quelque chose…
Marcel Mazoyer. Si on considère que l’innocuité écologique et nutritionnelle des OGM est évaluée dans des conditions désastreuses et que des contaminations écologiques peuvent avoir lieu, il faut alors maintenir ces cultures en milieu fermé pendant un certain temps. Je n’ai aucune objection philosophique ou religieuse contre les OGM.
Mais quelle peut être leur utilité ?
Marcel Mazoyer. Jusqu’à maintenant, les bénéfices techniques ne vont pas très loin. Personne ne peut dire qu’utiliser les OGM peut augmenter la croissance de 10 %. Et puis on peut le faire de tellement d’autres manières. Maintenant, si on le fait, il faut procéder de manière écologique et sanitaire indiscutable. Ce n’est pas le cas aujourd’hui. Si les études menées étaient réellement publiques, sous le contrôle de comités scientifiques, politiques et éthiques, on pourrait l’accepter. Mais ces conditions sont loin d’être réunies. Dans un domaine aussi controversé et peu connu, seule la recherche publique devrait être habilitée et financée. Dans ce contexte, il vaut mieux opter non pas pour les brevets mais pour ce qu’on appelle le certificat d’obtention végétal. Des COV qui n’interdisent pas à l’agriculteur de multiplier sa propre semence indéfiniment s’il le veut, contrairement au brevet. C’est le privilège du cultivateur. Quant au privilège de l’obtenteur, c’est le droit d’utiliser cette variété pour l’améliorer. On peut craindre une privatisation du génome excluant la paysannerie de la reproduction de ses propres semences. On peut s’inquiéter en effet que tous les génomes de la planète soient la propriété d’une douzaine de firmes multinationales. De même, pourquoi choisir de modifier le maïs ou le soja, plus grande culture du monde, au bénéfice de l’industrie agroalimentaire et de Monsanto, qui est par ailleurs en train de détruire l’Amazonie. Il faudrait au contraire commencer par les plantes orphelines d’Afrique, d’Asie et d’ailleurs, sur lesquelles personne n’a travaillé, et pour cause : les paysans pauvres ne représentent pas un marché intéressant. Si la recherche est au service de ceux qui ont déjà la plus grande capacité d’investissement, qui ont la possibilité de défricher les régions les plus fertiles du monde, au détriment de la biodiversité et en se basant sur les plus bas salaires du monde, dans ce cas, il faut leur interdire de faire des manipulations génétiques. Cette course au rendement est en train de faire crever les paysans qui sont moins compétitifs sur la planète. Et, de fait, aujourd’hui, les OGM sont faits par des riches, pour des riches.
Louis-Marie Houdebine. Il faut arrêter de croire que nous les scientifiques sommes obsédés par la recherche sur les OGM. Il s’agit d’un sujet de recherche parmi d’autres.
Jacques Testart. Le certificat d’obtention végétal pour une variété amène à l’inscrire sur un catalogue. Mais la même inscription est obligatoire y compris quand il n’y a pas de revendications de propriété. Par exemple, les gens qui cultivent des variétés anciennes, ne peuvent pas les commercialiser ni les diffuser, si ces variétés ne sont pas inscrites au catalogue. Or ces paysans qui se passionnent pour ces variétés rustiques propices à la culture bio ne peuvent pas remplir les cadres réglementaires, lesquels obligent à faire des tests complexes et à payer une redevance annuelle. Du coup, les seules variétés qui sont autorisées sont celles que l’industrie va répandre, en dehors même des OGM.
Marcel Mazoyer. Les COV européens n’étaient pas faits au départ pour empêcher les agriculteurs de cultiver. Le catalogue avait pour but d’éviter qu’on leur vende de manière non vérifiée des semences non conformes. Mais aujourd’hui, beaucoup de paysans refusent d’acheter des semences trop chères et qui ont perdu certaines qualités. Ces semences sélectionnées et produites pour être en conformité avec l’agriculture intensive ne leur conviennent pas. Ils préfèrent leurs semences, même si celles-ci ne produisent pas 10 tonnes de rendement à l’hectare. Des semences qui n’ont pas besoin d’engrais ou de pesticides grâce à une biodiversité suffisante pour résister. Cette autre agriculture essaie de se protéger des excès de ce que l’on tente de promouvoir depuis cinquante ans.
Louis-Marie Houdebine. Quand un OGM est produit, la recherche peut s’en servir autant qu’elle le veut. Quand Monsanto vend ses souches de maïs à des compétiteurs pour qu’ils les développent, ils se font de l’argent. Et alors ? Ça marche très bien. Et les agriculteurs s’y retrouvent avec ces semences.
Il existe un seuil de tolérance de 0,9 % concernant la « contamination » de cultures par les OGM. Ce seuil est-il pertinent selon vous ?
Jacques Testart. C’est un seuil arbitraire et non scientifique. Le seuil de détection est de l’ordre de 0,1 %. Mais pour que ce soit plus rentable, on autorise une certaine pollution de l’ensemble de l’agriculture.
Louis-Marie Houdebine. Toute semence ou toute récolte peut être contaminée à 1,2 ou 4 % par l’agriculture voisine sans que personne ne remette en cause la pureté de la variété. Je ne vois vraiment pas de problème à ce que des récoltes soient contaminées par un OGM plutôt que par n’importe quelle autre semence.
Le 5 février, le projet de loi sur les OGM doit être discuté au Sénat. Un texte qui prévoit que les cultivateurs d’OGM seront tenus de souscrire une « garantie inancière » en cas de préjudice causé par leur culture…
Jacques Testart. L’idée de cette garantie financière ne date pas d’hier, elle a déjà été lancée par la conférence des citoyens organisée par le Parlement en 1998. Plus généralement, on peut s’interroger sur la place qui sera donnée à la société civile par rapport aux scientifiques dans les futures instances d’évaluation, comme la haute autorité sur les OGM ? Aura-t-on vraiment des outils d’évaluation ou seulement des outils au service des industriels ? Les scientifiques ne doivent pas être les seuls à décider. Ce que je vois, c’est que le gouvernement vient d’allouer 45 millions d’euros aux biotechnologies. C’est exactement l’inverse de ce que le Grenelle de l’environnement avait décidé, c’est-à-dire soutenir les progrès de l’agriculture biologique. Pour laquelle il y a beaucoup à faire.
Louis-Marie Houdebine. Il ne faut pas se tromper sur les motivations des chercheurs. La plupart se fichent de savoir s’il y a des OGM dans les champs ou non. À titre personnel, je participe en tant qu’expert à des commissions parce que j’estime que c’est un devoir citoyen. Parce que je ne veux pas qu’on prenne des décisions sur la base d’informations fausses, tronquées, qui sont là pour tromper les gens.
(*) Louis-Marie Houdebine est l’auteur de OGM, le vrai et le faux (Éditions Le Pommier, 2003) .
Marcel Mazoyer est l’auteur de l’Histoire des agricultures du monde. Du néolithique à la crise (Éditions du Seuil, « Points Histoire », 2002) .
Jacques Testart est l’auteur, avec Yves Chupeau, de OGM, quels risques ? (Éditions Prométhée, 2007).
Propos recueillis par Ixchel Delaporte et Alexandre Fache Photographies Francine Bajande
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MessageSujet: Re: Les OGM   Mar 1 Avr - 23:32

OGM: «Les députés ruraux sont soumis à de fortes pressions»

Maïs transgénique. (Reuters)

François Grosdidier, député UMP de la Moselle, appelle ses collègues à refuser le projet de loi sur les OGM, dont l'examen débute aujourd'hui et qui, selon lui, a été amendé au Sénat pour aboutir à une "mise en culture rapide et massive des OGM en France".

Les députés commencent cet après-midi l'examen du projet de loi sur les OGM. Un texte rédigé dans la foulée du Grenelle de l'Environnement, puis amendé et adopté par les sénateurs le 8 février, et qui est aujourd'hui très controversé. Hier, le député UMP de la Moselle, François Grosdidier, a invité l'Assemblée nationale à un texte «manifestement amendé sous l'influence de groupes voulant une mise en culture rapide et massive des OGM en France». Dans une lettre ouverte à ses collègues, il insiste sur «les doutes scientifiques et les enjeux éthiques» qui entourent les OGM et revendique la «liberté de vote». Entretien.

Dans votre courrier, vous évoquez « l'activisme forcené de la FNSEA », le principal syndicat agricole et du lobby pro-OGM pour détricoter le projet de loi. Pouvez vous donner des exemples?

Il s'agit notamment de démarches individuelles faites auprès des députés ruraux, qui constituent la majorité des députés de la majorité, par les branches départementales de la FNSEA avec plus ou moins, disons, de véhémence. Certains de mes collègues, dont je tairai le nom, se sont entendus dire que leur permanence risquait d'être mise à sac. Le lobby semencier a remarquablement utilisé la base de la FNSEA pour ce travail; puis il a agi via la commission des Affaires économiques du Sénat et de l'Assemblée.

Comment réagissent les députés?

Mes collègues sont grandement intoxiqués. D'un côté, on leur affirme que les opposants au texte rejettent la recherche, les OGM-médicaments ou résistant aux conditiosn extrêmes. C'est totalement faux, bien sûr. Je pourrais même être favorable aux OGM dans l'alimentation animale si on arrivait à prouver leur innocuité ou le caractère réversible de leur utilisation. Or ce n'est pas le cas, comme on l'a vu avec le maïs Mon810.

En outre, Bernard Acoyer, président de l'Assemblée nationale, ou Patrick Ollier, qui dirige la Commission des affaires économiques de l'Assemblée, assurent les députés que le projet de loi actuel respecte les principes de la directive européenne sur les OGM, principes exposés lors du Grenelle de l'Environnement puis repris par Nicolas Sarkozy et Jean-Louis Borloo. Or ces principes sont totalement battus en brèche par le texte amendé par les sénateurs qui n'a pour seul objectif qu'une mise en culture rapide et massive de céréales OGM en France, en s'exonérant du principe de précaution.

Exemples de modifications qui trahissent selon vous le projet de loi initial?

La Haute autorité, qui devait étre chargée de l'évaluation des OGM, est devenu un Haut conseil totalement verrouillé par le Sénat et dont l'indépendance des membres n'est plus assurée.Donc nous n'aurons pas la garantie d'une expertise scientifique indépendante.

Autre problème: le texte réduit le principe de responsabilité. Celle de l'agriculteur est limitée à l'impact éventuel sur la récolte du champ voisin alors que les scientifiques s'accordent à dire que la dissémination d'un OGM va bien au-delà de la dizaine de mètres.

Le texte ne prévoit aucune responsabilité globale de la filière. En cas de catastrophe sanitaire ou environnementale, ce sera donc à l'agriculteur esseulé de rembourser et comme il ne le pourra pas, les fonds publics seront mis à contribution. Les semenciers auront ainsi réussi à privatiser les avantages des OGM et à faire reposer leurs risques sur la collectivité ! Comme libéral, je ne peux accepter cela ! Enfin le texte ne garantit plus la liberté de cultiver ou de manger sans OGM puisq'il n'offre plus de protection contre les contamination de parcelles bio ou traditionnelles.

Comment expliquer ce revirement alors que le gouvernment s'était clairement engagé avec notamment les déclarations de Sarkozy à la fin du Grenelle évoquant les «doutes sur l'intérêt des OGM pesticides » ou le « contrôle de la dissémination " ?

Le gouvernement a été totalement battu en brèche au Sénat ! D'ailleurs le sénateur Legrand, qui présidait la Haute autorité provisoire sur les OGM, et était le plus proche des positions de Jean-Louis Borloo et de Nathalie Kosciusko-Morizet, a fini par baisser les bras et démissionner.

Au Sénat, c'est le lobby OGM qui a fait la loi et aujourd'hui à l'Assemblée, Patrick Ollier prend le relais. Le texte échappe complètement au gouvernement.

Vous êtes de droite, député UMP. Qu'est-ce qui vous a poussé à prendre ainsi position?

J'ai commencé à m'intéresser avec plutôt un a-priori favorable à ces biotechnologies, à la recherche en général.

Géographiquement, en Moselle, je suis proche du botaniste messin Jean-Marie Pelt, avec qui j'ai beaucoup discuté. Je n'ai absolument rien qui me rapproche de altermondialistes mais j'ai essayé, en honnête homme, de faire mon travail, de m'informer et de comprendre.

Et puis vous savez, j'ai été confronté, dans ma circonscription, au problème de l'amiante. J'ai des administrés qui en sont morts ou qui en souffrent. Je me suis beaucoup intéressé aux missions d'enquêtes parlementaires sur ce dossier. Et j'ai été effaré de voir que l'on connaissait les risques depuis des décennies. Je suis affolé de voir que de telles catastrophes sanitaires ne servent pas de leçon, que les lobbies peuvent encore mettre en oeuvre les mêmes techniques. C'est scandaleux et ça se répéte.
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Chien Guevara
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MessageSujet: Médiatisation "enfumeuse" !   Sam 12 Avr - 0:40

OGM: les Verts dénoncent une manipulation


Selon le parti écologiste, le pataquès autour de Nathalie Kosciusko-Morizet est un contrefeu qui a permis d'escamoter le débat sur le contenu du texte adopté par les députés.

Les Verts ont déploré hier à l'Assemblée que le débat public de mercredi avant le vote solennel sur la loi OGM "n’ait porté que" sur Nathalie Kosciusko-Morizet, "empêchant qu’il ne s'attache aux véritables dangers sanitaires, environnementaux et démocratiques de la loi OGM".

Pour les écologistes, "ce pataquès tombe à point nommé pour le gouvernement". "Quelle est la recette du contre-feu médiatique cuisiné à la sauce Sarkozy?", interrogent les Verts dans un communiqué.

"Prenez d'abord une attitude machiste malheureusement très répandue : désignez une jeune femme convaincue de votre gouvernement pour appât. Harcelez-la discrètement pour qu'elle s'emporte publiquement au nom de ses idées".

Et les Verts d'ajouter "glissez le tout dans un journal de l'après-midi quitte à accuser ensuite les journalistes d'avoir menti. Laissez mijoter le tout. Ajoutez une pincée d’outrage gouvernemental... votre soupe de contre-feu médiatique (est) prête à servir!".

Pourtant, estiment les Verts, "le moment est grave". "Contre les engagements pris lors du Grenelle, contre l’avis de 70% des Français, le gouvernement a réussi nous faire ingurgiter les OGM sans qu’on parle beaucoup du fond de la loi elle-même!"

Pour eux, "la loi qui vient d’être votée autorise les OGM dans toute la production française jusqu'à 0,9% sans que les consommateurs en soient avertis".

Les Verts dénoncent "un projet social, juridique et judiciaire qui s'attaque aux libertés publiques les plus fondamentales", en allusion aux dispositions du texte contre les actions de fauchage volontaire.
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MessageSujet: Re: Les OGM   Sam 19 Avr - 1:03

Le Sénat expédie les OGM

Un débat escamoté, un seul amendement et c’est plié : le Sénat a adopté dans la nuit de mercredi à jeudi le projet de loi sur les OGM en à peine trois heures. Furibarde, l’opposition a quitté l’hémicycle, constatant qu’aucun de ses amendements ne serait retenu par le rapporteur UMP Jean Bizet, ni par le gouvernement. «Nous ne continuerons pas à participer à un débat fantoche», s’est indigné le socialiste Jean-Marc Pastor. Quant aux Verts, ils demandent «une commission d’enquête chargée d’évaluer la nature des relations entre les entreprises semencières et les parlementaires».

Délit. La plupart des articles ont été votés conformes à la version de l’Assemblée, et ils ne devraient plus bouger en seconde lecture au Palais Bourbon. Adoptés donc, l’organisation du Haut conseil sur les biotechnologies, la coexistence, la responsabilité de l’agriculteur en cas de préjudice économique, le registre public des cultures à la parcelle et le délit de fauchage (Libération du 11 avril). Mais un article ultrasensible reste sur le feu : le premier et son amendement Chassaigne, qui avait mis le feu dans la majorité à l’Assemblée. Celui-ci limitait les zones de cultures d’OGM, en préservant «les filières de production et commerciales qualifiées "sans OGM"».
Règle. Le Sénat l’a donc «complété» ainsi : «La définition du "sans OGM" se comprend nécessairement par référence à la définition communautaire.» Comme cette définition n’existe pas, c’est le gouvernement, sur avis du Haut conseil, qui sera chargé de le faire en attendant. Car aujourd’hui, la notion de sans OGM n’a pas de base légale : la seule règle qui existe concerne l’étiquetage et définit surtout le «avec OGM», à partir de 0,9 %. Pour Jean Bizet, «le sans OGM c’est donc en dessous 0,9 %». Pas si simple, rétorque le Vert Jacques Muller : «Le seuil de détection technique reproductible est de 0,1 %. C’est la seule réalité scientifique, technique et juridique. De ce seuil découlent les modalités de financement des victimes, les périmètres d’isolement.»
L’opposition craint que lors de son retour à l’Assemblée, l’article soit totalement réécrit par les députés. Le ministre de l’Ecologie, Jean-Louis Borloo, a assuré qu’il n’en serait rien. Dernier round courant mai, au Palais Bourbon.
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MessageSujet: Re: Les OGM   Lun 13 Oct - 6:12

"Nous, citoyens, demandons aux élus qui ont voté la loi pro OGM, en contradiction avec la proposition initiale du Grenelle de l'environnement, et avec la grande majorité des Français qui ne veulent pas d'OGM ni dans les champs, ni dans les assiettes, de publier les résultats des analyses de sang des animaux qui ont subi les tests, avant mise sur le marché, pour tous les OGM cultivés ou commercialisés dans l'alimentation des humains et des animaux en Europe et donc en France."

http://www.lapetition.com/sign1.cfm?numero=1919

Merci pour votre soutien.
Cordialement,
CRIIGEN
www.criigen.org
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MessageSujet: Re: Les OGM   Mar 14 Oct - 23:38

j'avais envis de voter pour mais bon vu que je suis contre ça l'aurait pas fait xD
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MessageSujet: Re: Les OGM   Mar 14 Oct - 23:58

scratch
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MessageSujet: Re: Les OGM   Aujourd'hui à 3:19

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