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 Mai 68 : 40ème anniversaire

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Chien Guevara
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MessageSujet: Mai 68 : 40ème anniversaire   Sam 2 Fév - 1:16

Vu des nouvelles barricades

Le 19 janvier à Lyon. (AFP)

SDF, OGM, reconduites aux frontières… paroles des hérauts de ces nouvelles luttes, qui ne se prétendent pas pour autant héritiers de Mai.

Ils se griment en clowns pour rire aux nez des puissants du G8. Ils tissent leur toile de contre-infos sur le fil du hacktivisme. Ils grimpent sur le toit du Medef pour s’élever contre le détricotage de la culture. Ils multiplient les happenings anti-conso pour railler la société du spectacle du «gagnez plus pour acheter plus». Ils raillent la Françafrique pour mieux esquisser les contours d’une relation Nord-Sud égalitaire. Ils ? Nouveaux contestataires, néo-désobéisseurs, défricheurs d’un altermonde. Frondeurs. Révoltés. Lucides. Passeurs d’idées d’un collectif à l’autre, de réseaux mouvants à des stratégies éphémères, de logiques impressionnistes à des luttes avant-gardistes. Ils ont le souffle des héritiers de 68 sans s’en revendiquer. Exemples…

Travail

«Plus ancrés dans le réel»
Cathy, Génération précaire
«On a des affinités collectives avec 68. Mais il y a plus de souplesse dans nos collectifs, plus de fluidité, plus de dérision aussi. On est moins utopistes, moins idéalistes, moins dupes, plus ancrés dans le réel. On sait que la résistance ne passe pas par les partis politiques ou les syndicats. Mais on est tout aussi radical et subversif que la génération 68. Parler des stagiaires dans la société, c’est s’interroger sur l’utilisation du servage dans notre système, qui dévore une main d’œuvre docile, sans droits, sans parole, sans visage. C’est refuser d’être un fantôme. On n’invente rien, on emprunte à d’autres formes de résistances, comme le théâtre de rue, l’anarchisme écolo des Anglais de Reclaim the Streets. Surtout, on croise nos idées avec d’autres. On se coltine les CRS lors des flash mobs, ces rassemblements éclairs dans des lieux symboliques, sans lancer de pavé, avec le sourire. On a lancé Jeudi noir sur les occupations festives de logement vide. On initie Germinal, un collectif écolo qui consiste à planter des graines dans les murs des villes. On a conscience de l’impuissance, mais on le fait quand même. J’ai 34 ans et je me dis que c’est ça ou mettre une ceinture d’explosif et se faire sauter par rapport à la violence que renvoie la société actuelle.»

INTERNET

«Le pouvoir à tous»
Frédéric Couchet, Association pour la promotion et la recherche en informatique libre
«Mai 68 entendait mettre l’imagination au pouvoir. Comme le mouvement du libre dans l’informatique et, plus généralement, le contrôle du savoir. Contre une économie de la rente et du monopole qui fige l’innovation, le logiciel libre pour lequel nous militons à l’April (Association pour la promotion et la recherche en informatique libre) entend libérer le savoir et abolir les barrières technologiques et juridiques dans lesquelles certains essaient de le cantonner. La barrière entre producteur et consommateur disparaît, puisque chacun dispose du logiciel mais aussi de sa recette de fabrication, avec la possibilité d’y apporter sa touche personnelle.
Dans l’open source, le pouvoir appartient à tous, et plus seulement à quelques-uns. Le logiciel libre démocratise le savoir en évitant son appropriation exclusive par des multinationales. Le monde du libre induit aussi un changement culturel très profond dans la manière de travailler. A un modèle hiérarchique et fermé opérant en vase clos, le logiciel libre substitue un modèle communautaire, fondé sur la coopération et le partage. Ce n’est pas un hasard si le boom du logiciel libre est allé de pair avec la démocratisation d’Internet. La fantastique croissance de ce réseau mondial a permis une diffusion archi-simplifiée du savoir. On le voit avec un site comme l’encyclopédie libre Wikipedia, qui a permis à des gens issus de la planète entière de travailler ensemble. C’est l’utopie soixante-huitarde du libre devenue en partie une réalité.»

Immigration

«En rupture avec les partis»
Frédéric Touchard, RESF
«Je n’ai pas l’âme d’un militant. Très jeune, j’ai senti que jamais je ne serais encarté. Vers 20 ans, j’ai participé à des manifestations contre la centrale nucléaire de Creys-Malville, pour le Larzac. C’est à peu près tout. Comme documentariste, à 46 ans, j’ai fait un film sur ma fille et ses rapports avec une famille guinéenne. Un autre sur Sangatte après la fermeture. Mes films ne sont pas réellement militants. J’essaie de faire réfléchir les gens plutôt que de donner mon point de vue.
Quand le gouvernement a commencé à mettre des enfants en centre de rétention, je me suis dit qu’on touchait là à quelque chose de primordial. Après ça, il n’y a plus de limites. Rapidement, on m’a demandé de parrainer une famille. C’était une Ivoirienne, seule avec deux enfants. Assez miraculeusement, elle a obtenu ses papiers. Depuis septembre, j’en parraine une autre. Des Guinéens. Bien sûr, c’est un engagement a minima. Des amis parlent d’"engagement de mère de famille apolitique". RESF n’engendrera pas la révolution. On ne propose pas de projet de société global, on se bat sur des objectifs précis. C’est typique de ces nouveaux engagements, très segmentés. Comme en mai 1968, on est en rupture avec le système des partis.»

Développement

«On construit par le bas»
Gus Massiah, Centre de recherche et d’informations pour le développement
«Comme association de solidarité internationale, le Centre de recherche et d’informations pour le développement est une petite poussière dans un mouvement altermondialiste, qui prolonge et renouvelle Mai 1968. Car on intègre et on tente de faire évoluer trois dimensions. Les luttes sociales et ouvrières contre les discriminations et les inégalités ; le mouvement de la décolonisation pour l’émancipation des peuples ; la quête pour la démocratie, les libertés et l’égalité. Et même l’environnement, que 68 avait pressenti. La nouveauté, c’est qu’on tente de tisser un maillage avec des mouvements issus du Sud. En refusant le caritatif, la subordination et la domination. On porte un bouleversement radical parce qu’on travaille différemment. Dans l’espace : local, national, international. On ne peut pas parler migrations, dette, pauvreté, agriculture, transports ou villes, corruption, sans penser via ses trois dimensions. Dans le temps : il y a urgence, comme en 68, peut-être plus, mais ce n’est pas l’humanitaire qui s’attaquera aux causes structurelles du mal-développement. On est aussi impatients, aussi exigeants qu’en 68. Mais on veut proposer des alternatives crédibles, et on pense que c’est possible. Et que ce n’est pas en régulant, seul, le marché mondial des capitaux que l’on aura un accès aux droits pour tous. Avec les autres ONG de solidarité internationales, on construit, par le bas, un mouvement profond, pas de surface. On agglutine, on agglomère, on agite les idées et les actions concrètes.»

ECONOMIE

«Nous donner des limites»
Paul Ariès, objecteur de croissance
«Nicolas Sarkozy clame sa haine de 68, jugé responsable de l’effondrement des valeurs et des institutions. Mais y aurait-il encore un sens particulier pour les souffleurs de révolte que nous sommes à s’en prétendre les héritiers ? Mai 68 ne parle plus à mes étudiants : du moins pas davantage que 1936, 1848 ou 1793, pas plus que le MLF. Nous sommes davantage les petits enfants de 68 que ses héritiers puisque nous devons nous mettre sur la pointe des pieds pour tenter de nous hisser à la hauteur de la critique soixante-huitarde du productivisme. Comme si la société née depuis 68 était devenue sourde à la critique de toute cette génération. Comme si nous pouvions nous complaire à n’être plus que des forçats du travail et de la consommation.
D’autres slogans soixante-huitards auraient aujourd’hui plus de difficultés à convaincre ou même à nous faire rêver. A la certitude de pouvoir changer la vie (sous les pavés, la plage) a succédé l’angoisse de la génération à 1 000 euros de ne même plus parvenir à se faire son trou (sur les pavés, les SDF)… A l’idéal d’une jouissance sans entraves a succédé la dure réalité qui nous rappelle ce qu’il advient si nous nous prenons pour des dieux, si nous perdons la capacité à nous donner des limites (conduites à risque, toxicomanie, réchauffement planétaire, épuisement des ressources, etc.). Mais n’est-ce pas parce que nous sommes des enfants rebelles à ce 68 que nous sommes justement ses héritiers ?»

Environnement

«On détricote le système»
Thierry Baffou, faucheur volontaire
«Etre dans la filiation de 68, c’est être en rupture par rapport au modèle dominant, aux conventions. C’est être en résistance et se battre pour les générations futures, pour laisser à nos enfants une autre planète que celle qu’on nous vend aujourd’hui. Depuis dix ans, on est passés par toutes les étapes de la désobéissance civile sur les OGM, une lutte désintéressée, collective, à visage découvert, dans lesquelles on assume nos actions non-violentes. Recours juridiques, pétitions, manifs, fauchages, grèves de la faim : notre révolte tient du cas d’école. On peut nous traiter d’obscurantistes en lutte contre le "progrès" scientifique, mais toute science n’est pas forcément signe de progrès. Oui aux essais confinés, non à la culture en pleins champs. Vive le principe de précaution qui, si on l’avait suivi, n’aurait pas engendré des scandales comme le sang contaminé ou l’amiante. On a un avis éclairé, sans être persuadés de détenir la vérité : on n’a rien d’illuminés, on est déterminés. A travers la lutte contre l’agriculture génétiquement modifiée, on enfonce un coin dans la mondialisation qui privatise les biens publics mondiaux, dans le brevetage du vivant qui confisque la biodiversité. On détricote le système. Etre faucheur, c’est dire qu’on ne veut pas la mainmise des multinationales, c’est dénoncer la privatisation de la planète et la culture du profit pour le bénéfice de lobbies.»

LOGEMENT

«Un terreau de révolte»
Augustin Legrand, Don Quichotte
«Les héritiers de 68 ? Dans le cas des Don Quichotte, notre action est différente. On part de quelque chose de très précis, le logement, avec une démarche légaliste : on dénonce la violation d’un droit fondamental, inscrit dans la Constitution, mais violé depuis quarante ans. Je ne connais pas très bien les événements de Mai 68, mais ce qui m’étonne, c’est le flou sur l’héritage de cette lutte, la dichotomie entre les souvenirs, l’image "grand public" et la réalité des acquis sociaux et politiques. Le militantisme des femmes, par exemple, est passé sous silence. Il y a une méconnaissance, un prisme entre la réalité et ce qu’on a voulu retenir, qui permet aujourd’hui à des hommes politiques de faire des raccourcis, de mettre en avant l’image de hippies dans la rue plutôt que de parler des avancées sociales.
Aujourd’hui, la victoire des luttes est liée à la fragmentation de ce que l’on exprime. Il faut être très légitime, militer contre des choses précises, pour ensuite tirer la ficelle et parler d’autres problèmes : les banlieues, les handicapés, l’environnement… Il existe un terreau fertile pour une révolte : les gens sont hyper mal, il règne un cynisme incroyable, on chie sur les droits de l’homme, mais je sens une démobilisation. Au canal Saint-Martin, on était 300 à se battre alors que 4 à 5 millions de personnes sont touchées par le mal-logement.»

Famille

«Désirs subversifs»
Martine Gross, Association des parents gays et lesbiens
«Le mouvement homosexuel se situe dans le prolongement de Mai 68, avec sa remise en cause globale des institutions de la société, donc de la famille : "L’homosexuel n’aura pas de patrie tant que ne seront pas abolies la cellule familiale ni la société patriarcale", disait-on à l’époque. «Familles, je vous hais, foyers clos, portes refermées, possessions jalouses du bonheur», avait écrit André Gide.
On est loin des revendications homoparentales de l’APGL (Association des parents gays et lesbiens). Les thèses subversives "révolutionnaires" ont peu à peu laissé la place à une tendance "réformiste" de lutte contre les discriminations. Et en l’espace d’une vingtaine d’années, les mentalités ont évolué. Elles touchent les homosexuels eux-mêmes, qui ne ressentent plus de honte ni la nécessité de se cacher et de renoncer à fonder une famille.
Le modèle traditionnel de la famille n’est plus l’unique modèle : divorce par consentement mutuel, familles recomposées, adoption et progrès des techniques de procréation médicalement assistée (PMA) ont multiplié les types de familles. Et aujourd’hui, c’est l’enfant qui fait la famille plutôt que le mariage. L’enfant est plus que jamais l’avenir de l’individu. Il n’y avait pas de raison que les homosexuels échappent au désir d’enfant. Techniques de PMA, adoption ou filiation reliant un enfant à des parents de même sexe, on peut parler de désirs subversifs. Révolutionnaires ?»
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hirondelle
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MessageSujet: Re: Mai 68 : 40ème anniversaire   Sam 2 Fév - 12:19

j'étais trop jeune pour m'en souvenir ............







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Chien Guevara
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MessageSujet: Re: Mai 68 : 40ème anniversaire   Sam 2 Fév - 20:00

Moi aussi, j'étais trop jeune ; mais là, on a l'age idéal pour faire mai 2008, non ? Laughing
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guigui
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MessageSujet: Re: Mai 68 : 40ème anniversaire   Dim 3 Fév - 1:42

j'étais pas né encore, mais j'ai l'age pour participer a mai 2008 non quand meme ? Very Happy
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Chien Guevara
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MessageSujet: Re: Mai 68 : 40ème anniversaire   Dim 3 Fév - 1:48

No prob !! Je compte sur toi pour rameuter chez les étudiants ; Clode rameutera dans le privé et moi chez les fonctionnaires !! Et ...
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hirondelle
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MessageSujet: Re: Mai 68 : 40ème anniversaire   Dim 3 Fév - 12:23

hasta siempre commandante lol!



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MessageSujet: Re: Mai 68 : 40ème anniversaire   Dim 3 Fév - 12:24

il y en a un qui a oublié qu'il était derrière les barricades en mai 68

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MessageSujet: Re: Mai 68 : 40ème anniversaire   Dim 3 Fév - 12:37

ah ça si ils m'ecoutent comme ils m'ecoutent en ce moment par rapport au bac pro et a la LRU (je sais pas si vous avez vu les reformes qu'on va se prendre sur la gueulle) je crois qu'on va pas aller trés loin....

je trouve aussi ce truc sur ce site http://conseilrevolutionnaire.societeg.com/index_fichiers/revolution.htm , mais je sais pas trop si c''est a croire ou pas:

Citation :
AVIS À TOUS LES TRAVAILLEURS,
TOUS LES ÉTUDIANTS, AVIS À TOUS LES RÉVOLTÉS
DU SYSTÊME !!!

Rendez-vous le 8 Mai 2008 à 13h30 devant l'Arc de triomphe à Paris pour une manifestation contre le système capitaliste qui règne en France et en Europe
actuellement. La manifestation commencera devant l'Arc de triomphe et continuera jusqu'à la place de la Bastille où des meetings organisé par les partis de gauche et autres organisations de gauche auront lieu.

Tous les partis politiques à gauche du PS sont prié de se joindre à la manifestation ainsi que tous les syndicats. Tous les travailleurs concernés ainsi que les étudiants sont priés de quitter leurs lieus de travail ainsi que leurs collèges, leurs universités : Bref, le pays doit être paralysé et une grève générale dans tous les branches professionnelles doit être maintenu.

Tous les partis politiques suivants
sont priés d'organiser des meetings à la Place de la
Bastille, le 8 Mai 2008 à 18h00 :

- Ligue Communiste Révolutionnaire
- Lutte Ouvrière
- Parti Communiste Français
- Ainsi que tous les antilibéraux
du Parti Socialiste

Amenez vos drapeaux, vos camarades, et surtout votre rage !!!

D'autres manifestations seront organisés dans les autres grandes villes de France jusqu'à que le gouvernement tienne compte de notre message.

8 Mai 2008, désertez vos usines, vos écoles, vos universités.

Tous ensemble, uni contre la misère, soudé dans la lutte.
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hirondelle
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MessageSujet: Re: Mai 68 : 40ème anniversaire   Dim 3 Fév - 13:58

si ca pouvait être vrai ..........scratch
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guigui
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MessageSujet: Re: Mai 68 : 40ème anniversaire   Dim 3 Fév - 14:26

Oh oui si ça pouvait etre vrai.
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Clode
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MessageSujet: Re: Mai 68 : 40ème anniversaire   Dim 3 Fév - 16:04

Mettez documents et photos de mai 68.
(pour faire une expo d'anniversaire)


Merci

Je me souviens d'avoir aidé les " grands" (terminals) au lycée à faire les barricades
(pavés, bancs, voitures, bureaux, chaises, grilles, plaques de fontes,planches cloutées,matelas,pneus,etc.) et les cocktails molotov et lance-pierres ou plutôt
lance-boulons
( Le cocktail Molotov )

L'idée du cocktail Molotov est simple : Prenez une bouteille en verre, remplissez-la de quelque chose de inflammable (habituellement essence), poussez un chiffon
dans le goulot, allumez le chiffon sur le feu, et donnez-lui un jet en l'air.
Un feu se déclenche aussitôt. On dit du cocktail Molotov que c'est la grenade du pauvre....
ainsi que les bouteilles d'huile et graisse remplies de billes de roulements quei étaient lancées devant les CRS pour qu'ils se cassent la gueule en courant sur les billes lors des charges.




1968, sous l’impulsion des étudiants parisiens, la France s’agite soudainement pendant un mois. Lassés d’une société autoritaire et paternaliste, les jeunes dénoncent pêle-mêle le capitalisme, l’austérité morale gaulliste, les arrestations de leurs camarades, tout en prônant la libération sexuelle, plus de droits pour la femme, le tout avec parfois le Petit Livre rouge à la main. D’abord désemparés par ces « gauchistes » qui couvrent les murs parisiens de slogans libertaires, travailleurs et syndicats prennent le relais en moins de quinze jours. La France est paralysée et le régime menacé. Le pays connaît en quelque sorte son dernier épisode insurrectionnel.


Le monde de la jeunesse en pleine ébullition
Au sein des grandes démocraties occidentales, mais aussi de certains pays de l’Est, l’année 1968 coïncide avec une effervescence de la jeunesse et des mouvements de contestation. Aux Etats-Unis, le mouvement hippie fait parler de lui, les étudiants manifestent contre le Vietnam tandis que la lutte pour les droits civiques des noirs connaît des épisodes tragiques, notamment avec l’assassinat de Martin Luther King en avril 1968. L’Italie, l’Allemagne et dans une moindre mesure l’Angleterre connaissent des troubles étudiants parfois violents. Le Zengakuren (une ligue étudiante) lance également des mouvements très suivis au Japon. Grèce et Espagne connaissent des mouvements radicaux contre les régimes dictatoriaux en place. Enfin, la Tchécoslovaquie connaît le Printemps de Prague, qui termine dans la répression.

En France, les étudiants sont les premiers à manifester leur mécontentement au printemps 68 et ils le diffusent dans une bonne partie de l’opinion.

Plus de vingt ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’heure est donc à la contestation au cœur d’une jeunesse à la fois fruit du Baby boom et des Trente glorieuses. A l’heure de la pilule contraceptive, la morale traditionnelle est contestée, comme le montrent aussi bien les apologies de l’amour libre dans les rues en mai 68, que l’ambiance « détendue » de Woodstock un an plus tard. Le modèle capitaliste et la consommation de masse concentrent également les attaques : tandis que les beatniks fondent des communautés sans argent, l’extrême gauche française, des maoïstes aux situationnistes, fustige la consommation et les Mass Medias. D’ailleurs, une partie de la jeunesse « gauchiste » européenne, et notamment française, voit dans la Révolution Culturelle chinoise un formidable encouragement à prendre le pouvoir contre les « conservateurs » et « réactionnaires ».

De la crise universitaire à la crise sociale
Or, au sein des universités françaises, cette jeunesse est particulièrement active et avance sur un terrain favorable : au-delà d’une surcharge très problématique des universités, le système éducatif peine à se réformer et à dépasser son modèle traditionnel. Nanterre, symbole de la croissance de la population estudiantine (elle fut créée en 1964 pour désengorger la Sorbonne), devient le foyer de cette agitation gauchiste. En 1968, il s’y crée le « Mouvement du 22 mars », dont la revendication initiale était l’accès pour les étudiants aux bâtiments des étudiantes, mais qui prend des positions plus politiques après l’arrestation d’étudiants manifestant contre la guerre du Vietnam. Composé essentiellement d’anarchistes et mené par Cohn-Bendit, le mouvement occupe la salle du conseil de la faculté de lettres. Avec la multiplication des arrestations, le conflit tend vers un durcissement. Face à cette situation, l’académie décide de fermer la faculté de Nanterre le 2 mai 1968.

Le face-à-face avec les forces de l’ordre s’avère alors très tendu. Depuis le Moyen Âge, les forces de police ne pouvaient traditionnellement intervenir dans les universités. Or, cet interdit a déjà été rompu dans les mois précédents. L’évacuation de la faculté provoque le 3 mai des actions de solidarité à la Sorbonne. En quelques heures, les troubles gagnent le Quartier latin et tournent à l’émeute. Les forces de l’ordre sont sans concession : près de 600 personnes sont arrêtées.

A l’appel de l’UNEF et de la SNESup, la grève est décrétée dans les universités parisiennes et le mouvement fait tâche d’huile en province. Quelques jours plus tard, dans la nuit du 10 au 11 mai, les affrontements franchissent un nouveau cap : en une nuit, les barricades fleurissent tandis que l’on recense 1000 blessés.

La répression policière joue contre le régime : en signe de protestation, les syndicats ouvriers provoquent une grève générale le 13 mai. Celle-ci s’accompagne d’une manifestation imposante dans les rues parisiennes puis de l’occupation des usines.

Les syndicats ouvriers (CGT, CFDT) déclenchent une grève générale et appellent à rejoindre les étudiants qui manifestent depuis le début du mois. Une foule de 800 000 personnes (170 000 selon la police) envahit les rues de Paris aux cris de "10 ans, ça suffit !", en allusion au dixième anniversaire du retour au pouvoir de De Gaulle. Les manifestants dénoncent aussi la société de consommation et le chômage inhérent au régime capitaliste.
La crise a pris une tournure sociale, mais aussi politique : les grands noms de l’opposition, tels que Mendès-France ou Mitterrand, défilent en tête du cortège. Dans les jours qui suivent, les occupations d’entreprises se multiplient, paralysant le pays.

Résistant difficilement à une motion de censure déposée par le PCF et la FGDS (Fédération de la gauche démocrate et socialiste), le gouvernement Pompidou garde le soutien du général de Gaulle. Après avoir affirmé « la réforme oui, la chienlit, non ! » le 19 mai, celui-ci propose le 24 mai un référendum sur la participation et la réforme des universités, promettant de partir si le non l’emportait. Mais cette allocution n’a qu’un faible écho. Le pouvoir semble vaciller. De son côté, Pompidou engage des négociations dès le 25 mai. Deux jours plus tard, il signe avec le patronat et les syndicats les accords de Grenelle : le SMIG est augmenté de 25% et les salaires de près de 10%, la durée de travail est réduite pour certains métiers et le droit syndical renforcé. Mais la base ne cède pas et manifeste le soir même.

La fragile victoire du gaullisme
Après plus de dix jours de paralysie du pays, le mouvement risque pourtant l’essoufflement, d’autant plus qu’avec l’obtention des accords de Grenelle, il perd une part de légitimité aux yeux de la population. En effet, étudiants et ouvriers ont bénéficié du soutien indirect du reste des Français, ou tout du moins d’une certaine sympathie face à un pouvoir vieillissant et à une société verrouillée. Mais, après les accords syndicaux, la situation prend une tournure véritablement politique. La rue et l’opposition attendent que le général se retire.

Le 29 mai, De Gaulle disparaît soudainement, sans même prévenir son Premier ministre. Il s’est envolé en Allemagne, dans la base militaire française de Baden-Baden. Pendant qu’il s’entretient avec le général Massu, certainement pour s’assurer du soutien de l’armée, la France ressent avec angoisse la possibilité d’une vacance du pouvoir. Revenu, il prononce le lendemain vers 16 heures une allocution courte mais ferme : il dissout l’Assemblée nationale, mais il ne se retirera pas. Refusant de céder, il demande aux Français de lui exprimer leur soutien et leur attachement au régime. A 17h30, une grande manifestation débute à Paris, rivalisant de par son ampleur à celle du 13 mai.

Les législatives sont fixées au 23 et 30 juin. Poursuivant sur le registre du risque de chaos politique et de la menace communiste, De Gaulle débaptise son parti pour lui donner le nom « d’Union pour la défense de la République ». La sympathie de l’opinion pour les manifestants a tourné à la lassitude et à l’angoisse. Les Français expriment alors dans les urnes leur attachement au régime et à leur président : l’UDR sort renforcée et obtient une majorité écrasante. Les événements de Mai 68 sont terminés.

De fait, cette victoire de De Gaulle est de courte durée. Dès le 10 juillet, il remplace Pompidou à la tête du gouvernement par Couve de Murville, lui reprochant indirectement son efficacité lors des Accords de Grenelle. Soucieux de renforcer la légitimité de son pouvoir, De Gaulle propose l’année suivante une réforme sur le statut du Sénat et sur la régionalisation. Optant pour le référendum, il fait de ce scrutin un véritable plébiscite : si son projet est rejeté, il quittera la tête du pays. Le 27 avril 1969, le non l’emporte avec 52% des suffrages. De Gaulle assume alors ses engagements et se retire.


La Cinquième République garde longtemps en mémoire les événements de mai 68, perçus comme le catalyseur de mutations profondes de la société française. Si le pouvoir sort temporairement renforcé par les législatives de 1968, De Gaulle est amené à partir un an plus tard. Quant aux ouvriers, ils ont obtenu des résultats probants lors des accords de Grenelle. Les étudiants, à l’origine du mouvement, obtiennent une réforme de l'université. En réalité, leur action a fait sauter de nombreux verrous et entrer la France dans la voie de la modernisation. En effet, des idées et engagements émergent : lutte pour les droits des femmes, modification des valeurs morales, sociales et politiques dominantes. Une société nouvelle éclot. Parmi les changements qu’elle apportera dans les années suivantes, on retient par exemple la libéralisation puis le démantèlement de l’ORTF en 1974, la loi sur l’IVG en 1975, la libéralisation du régime, l’influence décroissante de l’Eglise chrétienne…
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MessageSujet: Re: Mai 68 : 40ème anniversaire   Dim 3 Fév - 19:28

guigui a écrit:
Oh oui si ça pouvait etre vrai.

Oui, en surfant,je suis aussi tombé sur ce site !! Pas sur que ce soit vrai, mais ça pourrait le devenir si les réformes se succèdnet encore ! cheers
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MessageSujet: Re: Mai 68 : 40ème anniversaire   Dim 3 Fév - 22:20

Mai 68 à Nantes
http://www.presseocean.fr/Souvenirs-souvenirs.../re/mai_68_nantes/actu_741-28887--------_GaleriePhoto.html

vidéo
http://www.dailymotion.com/video/x27m2w_mise-en-forme-68-01re_events

Vidéo violence des CRS SS
http://www.dailymotion.com/video/x45at7_reportage-les-crs-en-mai-68-12_politics
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MessageSujet: Re: Mai 68 : 40ème anniversaire   Lun 4 Fév - 0:04

Allez, pour l'expo photo ...
















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Clode
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MessageSujet: Re: Mai 68 : 40ème anniversaire   Lun 4 Fév - 18:41

Merci pour les photos !

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MessageSujet: Re: Mai 68 : 40ème anniversaire   Lun 4 Fév - 19:04











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Clode
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MessageSujet: Re: Mai 68 : 40ème anniversaire   Lun 4 Fév - 19:34

Merci pour les photos.
Les dernières ne m'intéressent pas beaucoup.
(Manif des gaullistes) Si Sarko avait 5 ans de plus il y serait en tête de cortège.
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Chien Guevara
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MessageSujet: Re: Mai 68 : 40ème anniversaire   Lun 4 Fév - 23:48

Clode a écrit:
Merci pour les photos.
Les dernières ne m'intéressent pas beaucoup.
(Manif des gaullistes) Si Sarko avait 5 ans de plus il y serait en tête de cortège.

En effet, c'est ce qu'il fit pas bien longtemps après !!

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Chien Guevara
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MessageSujet: Re: Mai 68 : 40ème anniversaire   Lun 4 Fév - 23:49

Clode a écrit:
Merci pour les photos !


Y'en a une qui se passe à Nantes !! T'as trouvé laquelle ?
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MessageSujet: Re: Mai 68 : 40ème anniversaire   Mar 5 Fév - 9:46

journal du val de marne ..... comme je suis de vitry sur seine ........

n° du 24 mai 1968
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MessageSujet: Re: Mai 68 : 40ème anniversaire   Mar 5 Fév - 19:53

Chien Guevara a écrit:
Clode a écrit:
Merci pour les photos !


Y'en a une qui se passe à Nantes !! T'as trouvé laquelle ?
Facile!
Celle avec les tracteux et camion bizarre.
Place au peuple.
(Je ne l'avais pas celle là. Merci)

Cette photo à été prise, ce qui est la place du commerce aujourd'hui:



Place royale aujourd'hui



Dernière édition par le Mar 5 Fév - 20:33, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Mai 68 : 40ème anniversaire   Mar 5 Fév - 20:14

J'en ai de Nantes

Sud aviation: vote pour la grève




1er juin place Royale à Nantes Manif des gaulistes




Les paysans devant le château des Ducs de Bretagne.





Sur la fontaine de place Royale à Nantes ,mai 68 étudiants




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Chien Guevara
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MessageSujet: Re: Mai 68 : 40ème anniversaire   Jeu 14 Fév - 0:54

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MessageSujet: Re: Mai 68 : 40ème anniversaire   Sam 16 Fév - 9:18

Chien Guevara a écrit:

Ben M.... alors!
C'est moi!
En 68 j'avais des peace and love sur ma veste et maintenant j'ai une Mercedes.
qu'est-ce qu'on s'enbourgeoise sans s'en rendre compte!
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MessageSujet: Re: Mai 68 : 40ème anniversaire   Sam 16 Fév - 19:17

mai 1968 .......... ce que je m'en rappelle, est que nous avons quittés l'école en mai au lieu de finir fin juin ........ j'étais en CE2 à l'époque et dans une école de fille ........ nous avions le jeudi comme jour de repos et nous allions à l'école le samedi toute la journée ; le samedi après midi étant consacré à la couture.
que de souvenirs !!!!!!!! flower
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MessageSujet: Re: Mai 68 : 40ème anniversaire   Aujourd'hui à 0:48

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