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 Les Syndicats

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Clode
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MessageSujet: Les Syndicats   Dim 6 Jan - 11:39

2008, l'an I du dialogue social

Virage historique
Fin 2007, le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, a montré la voie en proposant lui-même d'ouvrir de nouvelles pistes de négociation sur les régimes spéciaux à la veille des grèves de novembre. Loin d'être un simple épiphénomène, ce virage historique est une vraie tendance. Aujourd'hui, face au patronat, les syndicats négocient sur des sujets très sensibles, comme le contrat de travail. Laurence Parisot, présidente du Medef, se réjouit : «C'est un changement énorme de leur part d'accepter de discuter des modalités de séparation à l'amiable.» Jean-Dominique Simonpoli, ancien de la CGT et directeur du club de réflexion sociale Dialogues, le reconnaît : «il y a dix ans, voire cinq, on ne pouvait pas parler de ces sujets : la séparation de gré à gré, le contrat de projet [proposé par le Medef. NDLR]. En2004, la commission de Virville avait proposé en vain le contrat de mission. Le contrat de projet dont on parle aujourd'hui, c'est la même chose.»
Du côté de l'exécutif, le changement est tout aussi spectaculaire.

Par son omniprésence, Nicolas Sarkozy cherche à montrer que sous son règne, jamais la démocratie sociale n'aura atteint un tel niveau. C'est lui qui, au téléphone, a réglé avec Bernard Thibault la fin des grèves contre les régimes spéciaux. C'est lui qui a présidé, le 19 décembre, la conférence sociale fixant l'agenda de 2008. Ce jour-là, le patron de la CGT s'en est réjoui : «C'est la première fois que, enfin d'année, le chef de l'Etat se concerte avec les organisations syndicales sur le plan de réformes pour l'année à venir.» Même si la loi du 31 janvier exige une phase de concertation pour tout projet gouvernemental de transformation sociale, elle ne requiert pas la présence du président...


http://www.challenges.fr/france/20080103.CHAP1022930/2008_lan_i_du_dialogue_social.html
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Chien Guevara
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MessageSujet: Re: Les Syndicats   Dim 6 Jan - 17:26

Et qui c'est qui va nous défendre, désormais ?
Tout celà ne me dit rien de bon qui vaille...
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Clode
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MessageSujet: Re: Les Syndicats   Lun 7 Jan - 16:09

Chien Guevara a écrit:
Et qui c'est qui va nous défendre, désormais ?
Tout celà ne me dit rien de bon qui vaille...

Personnellement je ne me reconnais plus dans aucun syndicat.
C'est con! pour un élu étiquette CGT!

Je reste syndiqué. Ce n'est pas le moment d'accentuer la désyndicalisation. ça fait le bonheur du patronat! scratch

Mais je ne rate pas l'occasion d'en mettre une couche aux syndicats qui vont, tous, vers la droite.
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guigui
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MessageSujet: Re: Les Syndicats   Lun 28 Jan - 23:12

Imaginez j'ai été obligé d'aller faire du zouk sur le sire de la FIDL parce que ça fait 2 mois que j'ai envoyé la lettre pour me syndiquer, j'attend toujours ma carte, et ils s'etonnent que je rale en plus. Un de mes camarades avez fait une deposition sur leur forum depuis le 13 decembre sans aucune reponse, j'ai aussi été ralé. Mais pour qui nous prennent-ils ?
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Clode
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MessageSujet: Re: Les Syndicats   Jeu 7 Fév - 20:27

CFDT contre AC ! : le syndicalisme responsable a trouvé ses coupables


http://www.ac.eu.org/spip.php?article1829

La CFDT dirige l’UNEDIC avec le MEDEF.
L’UNEDIC gère l’assurance chômage et décide donc de l’emploi des cotisations chômage et du sort de millions de chômeurs et précaires, en fixant les conditions d’indemnisation du chômage et de certaines formes de précarité (intérim, temps partiel, intermittence …), mais aussi en intervenant directement dans le contrôle de la recherche d’emploi ou dans la prise en charge de formations.

Cet état de fait et ses conséquences sur la vie de millions de précaires, qui voient leur droit à l’indemnisation réduit à une peau de chagrin ou au néant amène le réseau AC !, mais aussi d’autres précaires, à manifester pendant toute la durée de la négociation de la convention UNEDIC de l’hiver 2005- 2006, à proximité du siège de la Confédération (Belleville) .
En bref, des salariés, en emploi ou non, défendent leurs intérêts directement menacés par cette convention. Pour la CFDT, ce qui est la définition même du syndicalisme est inacceptable et ne doit pas se reproduire.

Presque deux ans après les faits, plusieurs plaintes du syndicat aboutissent, après nombre d’interrogatoires, à six mises en examen, pour quatre précaires du réseau AC ! . Quatre d’entre elles signifiées en octobre pour « injures publiques ». Deux autres, signifiées ce mois-ci cette fois pour « violences sans ITT avec préméditation et menaces ».
Notons que la police et le Ministère Public se sont montrés pour l’instant moins répressifs que la CFDT puisque celle-ci avait déposé au moins six autres chefs d’inculpation.
Qu’y a-t-il dans le dossier ?

D’abord des dizaines de photos prises par le service d’ordre : elles montrent l’inacceptable pour la CFDT, des chômeurs et des précaires qui manifestent parce qu’on va une nouvelle fois réduire leurs droits.
Ensuite, des dizaines de pages provenant de sites internet, dont celui d’AC ! et de ceux d’autres collectifs de précaires : elle prouvent le scandale qui fait sortir de ses gonds la direction confédérale : il existe dans ce pays des salariés et des chômeurs de tous statuts qui s’organisent collectivement hors des syndicats qui n’ont pas voulu d’eux.
Ces collectifs appellent à manifester et à agir quand le gouvernement et les gestionnaires de l’assurance chômage veulent diminuer leur revenu et ne se contentent pas de cotiser en silence.

Enfin des témoignages : ceux-ci n’émanent pas des représentants de la CFDT à l’UNEDIC, ceux là n’ont jamais voulu nous voir même de loin et encore moins nous recevoir. Ces témoignages émanent tous, sans exception de salariés du service d’ordre du syndicat, déployé avec la police devant son siège, pendant tous les rassemblements.

Ces témoignages, au-delà de leur contenu fantaisiste et injurieux, disent surtout la conception que se fait la CFDT de ses rapports « normaux » et « responsables » avec les précaires. Des rapports de violence et d’exclusion. Il s’agit non seulement de nous ôter tout pouvoir de décision sur des politiques qui nous concernent, mais aussi de nous interdire au besoin physiquement, l’accès au syndicat.
La CFDT avec ces plaintes a franchi un nouveau pas, finalement inévitable.

Quand on participe, à l’UNEDIC ou ailleurs, à la destruction des droits sociaux existants, quand on renonce au conflit avec le MEDEF, un autre conflit est inévitable : celui qui naît de la révolte de ceux dont les vies sont brisées par les réformes. Et la CFDT n’a pas en cette affaire d’autre options que le gouvernement ou le MEDEF : il faut bien tenter de briser par la répression d’Etat ceux qu’on ne réussit pas à endormir ou à désespérer. Et la répression, comme les réformes, on les teste d’abord sur ceux qui sont perçus comme les plus fragiles. D’ailleurs d’autres précaires, de Jolie Môme et d’HNS Info sont eux aussi mis en examen depuis cet automne, pour une intervention collective à une exposition publique au siège de la CFDT en 2005 (pétition sur le site de Jolie môme.

C’est devant les caméras, que François Chérèque a été conspué aux cris de « Trahison » et de « Jaune » et activement prié de quitter une manifestation de dizaines de milliers de salariés, en novembre dernier.

C’est en silence que la CFDT espère créer une jurisprudence en faisant condamner quatre précaires qui, parmi d’autres, ont exprimé leur colère et demandé des comptes à la Confédération.

La CFDT a choisi d’en finir avec « ceux qui ne savent pas terminer une lutte ».
Exigez la relaxe des précaires d’AC !
Signez cet appel, faites le circuler.

Pour signer la pétition en ligne, il faut remplir le formulaire ci-dessous, en indiquant une adresse e-mail valide : un mail de confirmation vous sera envoyé.
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MessageSujet: Re: Les Syndicats   Jeu 7 Fév - 21:39

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Clode
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MessageSujet: Re: Les Syndicats   Sam 9 Fév - 22:37

Elections à la SNCF , déroute de la CFDT, bon en avant de SUD

Voila voilou, globalement le CGT recule légèrement mais reste le plus gros syndicat à la SNCF, sans discussion.


SUD
progresse spectaculairement,

FO
progresse moyennement (LO ?)

La CFDT
s’écroule spectaculairement

Nous avons donc là des indices démontrant une avancée de la radicalité et un recul des tendances les plus de droite.

On pouvait se demander au lendemain du mouvement des cheminots si il y
avait intériorisation de la défaite parmi les travailleurs, si la
reprise avait résulté d’une progression des idées de droite, si
l’attitude de SUD avait été perçue comme "jusqu’au boutiste" , nous
avons donc un premier indice assez spectaculaire.

La CFDT, dans le personnel d’exécution est laminée brutalement



Conclusion
Ceux (syndicats)qui ont voulu combrattre pour présever les regimes spéciaux ont progressés. Ceux qui ont négociés pour les bradér ont chuté.
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MessageSujet: Re: Les Syndicats   Mar 18 Mar - 18:28

Est-ce que vous avez entendu parler du nouveau code du travail, qu'ils sont entrain de rédiger, simplification disent-ils, autant que le traité, pensé et écrit par les technocrates, avocats du medef, et medef...
Je ne comprends pas que les syndicats soient dupes. Je sais qu'ils sont en minorités et très peu populaires, mais ils devraient dénoncer haut et fort cette supercherie, plutôt que de dire eux aussi, il faut se moderniser. Bel euphémisme de l'adaptation et la résignation aux inégalités.

La modernisation serait qu'on devienne intelligents, et qu'on refuse ces soumissions au système.
Vous avez vu que l'allemengne a faillit la grève générale, et le chaos économiques! Les médias se sont bien tenus de nous en informer... des fois que ça nous donne des idées!

Moi j'attends les 40 ans d'un certain anniversaire...
bounce
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Chien Guevara
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MessageSujet: Re: Les Syndicats   Mar 18 Mar - 20:40

Le nouveau code du travail : http://www.e-monsite.com/forget/rubrique-1103137.html

(ça serait pas en mai ces 40 ans là que tu attends ? )Wink
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MessageSujet: Re: Les Syndicats   Mer 19 Mar - 0:10

Bonsoir ChienG, bonsoir à tous,

Merci, il suffit de demander, tu as toujours l'article qu'il faut!!!!

J'ai regardé vite fait les liens, ce soir c'est tard, mais filoche était l'autre jour avec mermet... on a de quoi s'inquiéter
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MessageSujet: Re: Les Syndicats   Mer 19 Mar - 9:29

Chien Guevara a écrit:
Le nouveau code du travail : http://www.e-monsite.com/forget/rubrique-1103137.html

(ça serait pas en mai ces 40 ans là que tu attends ? )Wink

Ah! J'avais oublié de te répondre à ta dernière question,... biensûr, le mois où l'on fait ce qu'il nous plaît!!! bounce
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MessageSujet: Re: Les Syndicats   Jeu 20 Mar - 12:57

Je crois savoir que les enseignants ont l'intention de redescendre dans la rue en mai, pour la suppression des plus de 10 000 postes de la rentrée 2008/2009.

Le 18 mars n'a pas l'air d'avoir suffi!!!
Le ministère donne 24% de grévistes et les syndicats 55%

Mais que ça pète!
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guigui
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MessageSujet: Re: Les Syndicats   Jeu 20 Mar - 20:55

le 17 mai exactement , d'aprés l'appel de la FSU. Le 29 Mars manif c'estpour les retraites aussi, ça vous concerne et moi aussi ça ! Very Happy Very Happy
http://www.unsen.cgt.fr/
Aujourd'hui avait lieu normalement une greve nationale aussi mais je n'ai pas eu plus de nouvelles.
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MessageSujet: Re: Les Syndicats   Sam 22 Mar - 22:43

guigui a écrit:
le 17 mai exactement , d'aprés l'appel de la FSU. Le 29 Mars manif c'estpour les retraites aussi, ça vous concerne et moi aussi ça ! Very Happy Very Happy
http://www.unsen.cgt.fr/
Aujourd'hui avait lieu normalement une greve nationale aussi mais je n'ai pas eu plus de nouvelles.

Bonsoir à tous,

Merci Guigui de ton info, je vais la diffuser...

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Clode
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MessageSujet: Re: Les Syndicats   Mar 25 Mar - 9:48

Les syndicats cherchent à renflouer leur tiroir-caisse


La 8e séance de négociation sur la représentativité des organisations syndicales a abordé la question de leur financement.


Les partenaires sociaux se sont réunis jeudi pour la 8e séance de négociation sur la représentativité et le financement des syndicats. Ce dernier point a été au centre des débats après que le camp patronal a envoyé aux syndicats, la veille, des propositions dans un nouveau projet d’accord.

Paradoxalement, c’est la caisse noire révélée à l’automne dernier au sein de l’UIMM, une organisation patronale, qui a précipité le thème du financement des syndicats. Après une alerte de Tracfin, la cellule de Bercy contre la délinquance financière, l’ex-président de l’UIMM, Denis Gautier Sauvagnac, a reconnu avoir retiré en liquide plus de vingt-six millions d’euros des comptes de l’organisation. Des sommes qui ont échappé aux cotisations sociales et qui provenaient d’une gigantesque cagnotte, de l’ordre de 600 millions d’euros, constituée par les entreprises de la métallurgie.

Ces prélèvements auraient servi à « fluidifier les relations sociales », avait indiqué Denis Gautier Sauvagnac. Comprendre : elles auraient fini dans les caisses de syndicats. Pourtant, rien n’indique pour l’instant qu’elles n’ont pas eu d’autres usages. Il reste que lors de la conférence sociale de l’Elysée, Nicolas Sarkozy a appelé à la création d’une loi sur le financement des organisations syndicales, afin de les obliger à la transparence sur leurs comptes.

Le projet d’accord envoyé mercredi aux syndicats stipule que les cotisations provenant de leurs adhérents doivent représenter « l’essentiel de leur financements ». Car elles constituent « la seule véritable garantie d’indépendance », souligne-t-il. Jeudi, les partenaires sociaux ont donc débattu du seuil minimal exigé des cotisations et à quelle échéance l’imposer. En matière de financement, c’est d’abord là que le bât blesse.

En mai 2006, le rapport Haddas-Lebel avait déjà identifié les maux dont souffre le syndicalisme en France. Et en premier lieu, la faiblesse du taux de syndicalisation qui est d’à peine plus de 8%. Soit deux fois moins qu’il y a vingt-cinq ans.

Les cotisations n’ont donc qu’un faible poids dans le budget des syndicats. Pour pouvoir exister, ils recourent à d’autres sources de financement: aides de l’Etat et des entreprises et avantages fiscaux. Quant aux financements publics accordés en contrepartie de l’accomplissement de missions d’intérêt général, ils ne prennent que faiblement en compte le critère de l’audience et sont assez largement forfaitaires, avait épinglé le rapport.

L’enjeu principal est donc : « comment développe-t-on le syndicalisme en France », indiquait Bernard Valet, secrétaire national de la CFE-CGC sur notre site.

En France, relève-t-on à la CFDT, « contrairement à d’autres pays où la syndicalisation est plus élevée, l’adhérent ne bénéficie pas d’avantages particuliers ». Au sein de la centrale de François Chérèque, il existe déjà une caisse, la CNAS, qui offre à ses adhérents des prestations telles qu’une défense juridique gratuite en cas de conflit avec l’employeur, une assurance professionnelle dans certaines branches et une indemnisation en cas de grève. Mais pour attirer des nouveaux venus, il s’agirait d’imaginer de nouveaux services : formation professionnelle, aide à la transition...

La CFDT voudrait en outre étendre l’incitation fiscale. Les adhérents imposables bénéficient actuellement d’un crédit d’impôt, équivalent à 66% de la cotisation. La CFDT souhaite que même les personnes non-imposables soit incitées fiscalement.

Enfin, les syndicats voudraient un financement au titre de la négociation collective et des missions d’intérêt général. L’argument est le suivant : lorsqu’au niveau de l’entreprise, de la branche ou au niveau interprofessionnel, la négociation apporte aux salariés un supplément de droit, le travail des syndicats est financé par les cotisations des adhérents. Mais il profite à tous.

De même, le syndicalisme assure des missions dans de multiples instances : Conseil économique et social, 1% logement, prud’hommes… « Ces missions participent au renforcement de la démocratie », fait valoir la CFDT. Selon elle, ces activités ne doivent pas être financées par les seules cotisations.


rapport Haddas-Lebel
http://lesrapports.ladocumentationfrancaise.fr/BRP/064000364/0000.pdf

taux de syndicalisation
http://www.travail-solidarite.gouv.fr/IMG/pdf/2004.10-44.2.pdf

comment développe-t-on le syndicalisme en France
http://www.lexpansion.com/economie/actualite-economique/la-question-est-comment-developpe-t-on-le-syndicalisme-en-france_141007.html
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MessageSujet: Re: Les Syndicats   Dim 13 Avr - 21:32


Quand je lis sur le dernier " dossier du canard enchainé " n°2149 " Le président Fric-FRIME"en page 13 :



"A Bercy il (Sarko) s'encanaille avec quelques syndicalistes" " Il tisse des liens, par exemple, avec Frédéric Humbrecht, le patron de la puissante fédération énergie de la CGT, à l'occasion de la réforme du statut d'EDF. Il (Sarko) lui donne son n° de portable et les deux hommes en viennent vite à se tutoyer.
C'est à cette période que Sarko se rend compte qu'il gagnerait à s'afficher dans les usines avec des ouvriers, des vrais. Il en fera un axe important de sa campagne présidentielle pour séduire " La France qui se lève tôt" et la convraincre à mêler ses voix à celles des patrons, qui adorent eux lever des fonds".
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MessageSujet: Re: Les Syndicats   Jeu 1 Mai - 9:59


Quand la CGT dit qu'elle est aux cotés des lycéens c'est toujours à la condition qu'il n'aillent pas se ralier aux ouvriers.

....ça risquerais de partir comme en 68!

En 68 Ségui avait interdit aux étudiants d'aller dans les usines. avec comme prétexte la sécurité de l'outil de travail. Il prenait les étudiants, à cette époque, comme des vandales, casseurs. En réalité il était contre l'unité des étudiants et travailleurs.
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MessageSujet: Re: Les Syndicats   Ven 2 Mai - 19:13

En tous cas, moi, le 15, j'irais manifester avec les lycéens cheers
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MessageSujet: Re: Les Syndicats   Dim 4 Mai - 10:43

Chien Guevara a écrit:
En tous cas, moi, le 15, j'irais manifester avec les lycéens cheers


En tout cas au 1er mai, malgré le mauvais temps il y avait du monde à la manif . Plus que les autres années, à Nantes (ville du muguet).
Il y a aussi la date du 22 mai à retenir.
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Chien Guevara
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MessageSujet: Re: Les Syndicats   Lun 5 Mai - 0:44

Ouais, 22 mai pour les retraites ; mais bon, je préfère avec les lycéens !! Laughing
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MessageSujet: Hier j'étais avec les "Contis" devant le tribunal   Jeu 14 Jan - 12:16

Ils témoignent au procès des « Conti » pour défendre la liberté

Témoins des faits ou du contexte, ces neuf personnalités politiques, syndicales ou associatives vont témoigner aujourd’hui au procès en appel des salariés de Continental pour dénoncer la criminalisation du mouvement social.



Jean-Pierre Dubois, président de la Ligue des droits de l’homme  :
« Au départ de cette affaire, il y a une violence sociale énorme. Alors que les salariés de Conti avaient accepté de très gros sacrifices pour obtenir le maintien de l’emploi, peu de temps après, l’entreprise a décidé de fermer l’établissement et de plonger des centaines de familles dans la misère. C’est extrêmement choquant et d’une violence considérable. À l’aune de cette violence sociale, ce qui s’est passé à la sous-préfecture de Compiègne le 21 avril dernier paraît peu de chose. D’autant que, neuf mois après, l’État n’a pas été capable de chiffrer de manière sérieuse les prétendues dégradations. Ce qui est curieux. Ensuite, on a isolé six ouvriers qui ont été désignés, aussi incroyable que ça puisse paraître, par le patron lui-même. Le chef du service du personnel a désigné six personnes sur la vidéo de TF1 simplement parce que c’étaient des militants syndicaux. C’est une criminalisation du mouvement social, une atteinte à la liberté syndicale. C’est pour cela que la LDH entend témoigner en leur faveur. »
Jean-Michel Petit, secrétaire général de la fédération nationale des industries chimiques CGT  :
« Beaucoup d’entreprises ont profité de la crise économique pour restructurer et casser l’emploi. Les salariés qui ont mené des actions radicales ont exprimé une exaspération face à l’injustice qu’ils ont subie. L’objectif de la lutte n’est pas, au départ, d’en arriver là. Mais quand tout le monde reste muet, les actions extrêmes apparaissent comme le seul moyen de se faire entendre. Elles ne méritent pas d’être sanctionnées. Or, une déferlante de répression, mise en place par les pouvoirs publics et le patronat, s’est abattue sur les salariés dans le seul but de criminaliser l’action syndicale et d’empêcher les militants de se défendre. Je me demande aujourd’hui s’il n’existe pas une justice à deux vitesses. Le groupe Total est relaxé “au bénéfice du doute” alors que l’explosion de l’usine AZF a coûté la vie à 30 personnes et causé des millions d’euros de dégâts à Toulouse. Les “Conti” ont agi en état de légitime défense. Ils doivent aussi, au bénéfice du doute, obtenir la relaxe. »
Christian Mahieux, secrétaire national de l’union syndicale Solidaires  :
« J’étais le 1er septembre à Compiègne lorsque les condamnations ont été prononcées. La solidarité qui s’exprime depuis montre la prise de conscience que c’est toute la classe ouvrière qui est visée. Que représentent quelques dossiers éparpillés dans une préfecture à côté de la vie brisée de milliers de personnes  ? Ce ne sont pas nos six camarades qui sont coupables, mais les patrons de Continental qui, durant des années, ont empoché les “aides pour l’emploi”, puis viré 1 120 travailleurs sans même respecter le peu de procédure obligatoire. Ce procès a une dimension interprofessionnelle et nationale. Militants de l’USTKE emprisonnés en Kanaky, syndicalistes CGT et SUD d’ERDF licenciés, délégués syndicaux harcelés dans de nombreuses boîtes, il y a bien sûr un contexte général. Qui s’appelle la lutte de classes et que le patronat mène activement. »
Marie-George Buffet, secrétaire nationale du Parti communiste français  :
« Je veux redire ici ma totale solidarité avec les “Conti”. On parle de violence dans ce procès. Mais la violence n’est pas du côté de ceux qui luttent pour défendre leur emploi. La violence est du côté du capitalisme, de ceux brisent les vies et délocalisent. Elle est du côté du gouvernement qui, d’un côté, disait que les salariés de Conti avaient “raison”, et, de l’autre, soutenait par en dessous la direction de Continental. Le PCF demande la relaxe pour ces salariés. Il est grand temps de progresser vers une véritable citoyenneté dans l’entreprise qui permette aux salariés de faire des propositions quand survient un problème d’emploi mais aussi d’intervenir sur tout ce qui fait leur vie au travail, la vie de l’entreprise, sa stratégie, sa gestion. Pour ces raisons, les communistes ont déposé deux propositions de loi, l’une visant à interdire les licenciements boursiers, l’autre donnant des droits nouveaux aux salariés pour orienter les choix des entreprises et sur l’utilisation de l’argent. Le combat des “Conti” montre l’urgence d’ouvrir une nouvelle ère de la démocratie au travail. »
Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts  :
« Continental, c’est un mensonge, une hypocrisie et un scandale. Le mensonge, c’est d’expliquer aux salariés qu’il suffisait de travailler plus en gagnant pareil pour sauver leur emploi. Pourtant, ce n’est pas en rognant toujours plus sur les salaires et les conditions de travail que l’on développe une stratégie industrielle efficace et pérenne. L’hypocrisie, c’est celle des pouvoirs publics et des décideurs économiques, qui ne veulent pas voir l’urgence du passage d’une industrie de production de biens de consommation non durables et polluants à une industrie respectueuse des personnes et de l’environnement. Le scandale a évidemment été les conditions d’annonce de la fermeture de l’usine et la façon dont ont été traités les salariés. Comment ne pas comprendre l’émotion et la colère qui a explosé, quand on se souvient de la stratégie de blocage et d’humiliation menée par la direction de Continental  ? Plus qu’un geste de solidarité, il faut engager au plus vite un plan de reconversion écologique du secteur automobile en partenariat avec les syndicats et les salariés. »
Olivier Besancenot, porte-parole du Nouveau Parti anticapitaliste  :
« La condamnation à des peines de trois à cinq mois de prison avec sursis de six des “Conti” pour avoir participé, avec leurs collègues, à la manifestation à la sous-préfecture de Compiègne contre la fermeture du site et la suppression de 1 120 emplois, est un véritable scandale. Pire, ils risquent aujourd’hui de voir leurs peines aggravées et d’être condamnés à verser de fortes sommes d’argent. C’est le retour de la “loi anticasseurs” qui instituait une responsabilité individuelle pour des actions et manifestations collectives. Condamnés pour avoir défendu leurs emplois  ! Un cynisme de la justice et du gouvernement insupportable quand les mêmes font preuve d’une mansuétude sans limite à l’égard des évadés fiscaux ou réservent leur clémence à Total, responsable de 31 morts, 2 500 blessés et 2 milliards d’euros de dégâts matériels à AZF Toulouse  ! La défense des “Conti” est l’affaire de tous. Par solidarité, bien sûr, mais aussi pour répondre aux gestes d’intimidation du gouvernement et du patronat qui voudraient dissuader les travailleurs, les jeunes, les immigrés de relever la tête et de lutter pour leurs droits. »
Nathalie Arthaud, porte-parole de Lutte ouvrière  :
« La condamnation des six travailleurs de Continental est une décision anti-ouvrière, antisyndicale. C’est une infamie que Lutte ouvrière dénonce. Au procès, la procureure de la République a reconnu qu’elle était incapable de reprocher un acte de dégradation précis à l’un quelconque des salariés. Ils ont été condamnés au nom d’une “responsabilité collective” qui n’existe pas dans la loi  ! En fait, la justice et le gouvernement reprochent aux salariés de s’être défendus, de s’être battus pour ne pas être jetés comme des moins que rien. En les condamnant, le gouvernement menace tous ceux qui ne veulent pas subir. Il voudrait qu’on accepte de perdre son emploi, qu’on se laisse faire les poches sans rien dire  ! Eh bien, non  ! Nous revendiquons le droit pour les travailleurs de se défendre. Le droit pour les travailleurs de ne pas se laisser pousser dans la misère. Et face à ce procès pour l’exemple, nous demandons la relaxe pour les six de Continental  ! »
Benoît Hamon, porte-parole du Parti socialiste  :
« Rappelons que le procès en appel des six “Conti” s’ouvre dans un contexte économique et social désastreux. La dégradation des conditions de vie et de travail des salariés, aggravée par la crise, a eu comme conséquences une augmentation considérable du stress et une détérioration des relations sociales dans les entreprises. À travers ce procès, on assiste également à la tentative de réintroduire dans le droit français la notion de responsabilité collective. À ce titre, les débats autour de l’abrogation par la gauche de la “loi anticasseurs” en 1981 sont éclairants. Ils nous montrent à quel point la volonté d’édicter une responsabilité pénale collective au nom de la seule présence à une manifestation a ouvert à l’époque la voie à de nombreux abus. Des responsables politiques ou syndicaux ont parfois été emprisonnés sans même que l’on ait la preuve de leur présence aux manifestations incriminées. Cette notion entre en contradiction avec l’un des fondements de notre droit pénal français, rappelé par la Cour de cassation, dans un grand arrêt de principe de février 1956  : “Nul ne doit être passible de peine qu’à raison de fait personnel”. Le PS rappellera donc à l’occasion de son témoignage son attachement aux libertés individuelles et sa volonté que la justice préserve ce droit fondamental. Comme le soulignait Jaurès, il y a près de cent ans  : “La justice est inséparable de la liberté.” »
Jean-Luc Mélenchon, président du Parti de gauche  :
« Le procès des « Conti » concerne tous les citoyens. Le gouvernement entend réprimer pour l’exemple le mouvement social puisque six salariés, dont le délégué syndical CGT, sont poursuivis arbitrairement pour les dégâts causés lors d’une manifestation où participaient plus de 200 salariés. Une telle responsabilité collective pour l’exemple n’existe pas en République. Il n’existe pas non plus de grandes libertés politiques d’un côté, et de petites libertés syndicales d’un autre côté. La liberté est indivisible. Et quand le droit des « Conti » à s’exprimer et à manifester est nié, c’est la liberté de tous les citoyens qui est bafouée. Les peines de prison avec sursis qui sont requises contre les « Conti » sont faites pour intimider tous ceux qui, dans le pays, contestent la politique du gouvernement et l’autorité des actionnaires. D’autant que, dans le même temps, le gouvernement a accordé une amnistie pénale à des milliers de grands fraudeurs fiscaux, alors que le montant du préjudice pour l’Etat est 1 000 fois plus important que les dégâts pour lesquels sont poursuivis les « Conti ». »
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MessageSujet: Re: Les Syndicats   Jeu 14 Jan - 13:00

Pas très chaud le temps chez les "Conti". Mais la neige ne nous a pas empêchée de se réchauffer.
En bagarre de boulles de neige avec les robocops.





Olivier était là.




Marie-George était là . Il y avait même Robert (Hue)



Nathalie (Arthaud) était là.
Désolé, je n'ai pas réussi à faire une bonne photo d'elle. Trop de monde et de drapeaux devant mon objectif.


Xavier Mathieu ( l'un des conti condamnés) était là.




Bernard était ....


Il est où Bernard ?

N'auriez pas vu Bernard ? Pour ma photo !
Pas de Bernard !

THIBAULT , T' EST OU ?

Désolé, vous n'aurez pas de photo de Bernard !

Bon , je vais mettre ça pour compenser !




_________________________________________________________
à lire aussi
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/social/20100113.OBS3479/six_contis_de_clairoix_comparaissent_en_appel.html
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MessageSujet: Re: Les Syndicats   Ven 23 Avr - 11:15

Retraites : CGT et CFDT, un solide mariage de raison


[ 23/04/10]


DEREK
PERROTTE EST JOURNALISTE AU SERVICE ECONOMIE GÉNÉRALE DES « ECHOS ».


Les mariages de raison sont parfois les plus solides.
Deux ans après avoir scellé leur union sacrée en signant avec le
patronat la réforme de la représentativité syndicale, qui renforce leurs
poids et met en péril les autres syndicats, la CGT et la CFDT
traversent l'épreuve de la réforme des retraites en affichant déjà la
sagesse d'un vieux couple. Malgré des divergences de fond sur le
dossier, pas une pique, pas un mot de travers. Au contraire, chaque
réunion intersyndicale, comme celle de lundi, vient confirmer leur
volonté de maintenir un front uni face à l'exécutif, coûte que coûte et
malgré les vents contraires. C'est la grande différence avec la réforme
de 2003 : l'axe Thibault-Chérèque est désormais solide.

L'un et l'autre s'y sont de fait résolus, pour le
meilleur comme pour le pire, autour d'un constat commun : si leur union
vacille, c'est tout ce qu'il reste de l'intersyndicale, déjà mise à mal
par les bouderies de FO et les valses-hésitations de la CFTC et la CGC,
qui s'écroulera. Cela reviendrait à ouvrir un boulevard au gouvernement.
A ce stade, l'unité n'est pas une option pour eux. C'est une nécessité.

La CFDT a en outre payé trop cher son
soutien isolé à la réforme de 2003 pour reproduire l'erreur cette année.
Elle ne peut se permettre de se détacher trop tôt de la CGT, d'autant
qu'elle n'affinera ses positions précises que lors de son congrès, du 7
au 11 juin. Quitte, d'ici là, à laisser à la centrale cégétiste la main
dans l'organisation de la contestation et, ce faisant, peiner à faire
avancer ses propres idées, notamment sur la nécessité de rapprocher les
régimes du privé et du public.

Quant à
la CGT, elle sait, dans le rapport de force qui s'engage, que son seul
poids ne suffira pas pour faire infléchir le gouvernement. Il lui faut
au moins un autre allié de taille. Or, malgré une vraie proximité
d'analyse sur le dossier, cet allié ne saurait, contrairement à 2003,
être FO. Les relations entre la centrale de Jean-Claude Mailly et celle
de Bernard Thibault sont glaciales depuis la réforme de la
représentativité. En jouant cavalier seul depuis la rentrée, Force
ouvrière espérait renvoyer la CFDT et la CGT dos à dos. Au final, elle
contribue surtout à les amener à évoluer main dans la main.

Alors, bon an mal an, les leaders cégétistes et
cédétistes multiplient les compromis. C'est à la demande de la CFDT que
la CGT a renoncé à mobiliser avant les élections régionales de mars. Et
c'est aussi, en partie, pour ne pas braquer la CGT que la CFDT a refermé
la porte à une refonte des pensions des fonctionnaires puis affiné les
résolutions de son prochain congrès pour y défendre sans ambiguïté le
maintien de l'âge de départ à soixante ans, qui constitue le ciment de
leur union, et par extension de l'intersyndicale. La CGT réfrène ses
ardeurs contestataires, la CFDT durcit son réformisme : le mouvement,
palpable ces dernières années sur de nombreux dossiers, se confirme ici.

Bernard Thibault et François Chérèque
partagent aussi la même approche tactique. Le mépris avec lequel ils ont
tout deux balayé la proposition de Jean-Claude Mailly d'organiser une
journée de grève en témoigne. Leur priorité partagée est de s'appuyer
sur des mobilisations en mai, voire juin, pour limiter le poids pour les
salariés de la réforme que dévoilera l'exécutif mi-juin. Or, si le
climat est très tendu dans le secteur public, les deux leaders doutent
de la capacité réelle de mobilisation dans le privé. Dans ce contexte,
parler autant que possible d'une même voix est un passage obligé pour
espérer cristalliser des grognes sociales aujourd'hui très éparses
autour de la réforme des retraites. Un discours, le plus clair et
unitaire possible, est aussi indispensable pour se lancer dans la
bataille de l'opinion publique, sur laquelle le gouvernement concentre
ses efforts pour diffuser l'idée qu'un report de l'âge légal de départ
est inévitable pour sauver le régime des retraites.

L'unité entre la CFDT et la CGT, serait-elle surjouée
par tactique, a même de bonnes chances de passer l'été. Les arbitrages
gouvernementaux qui seront rendus en juin pourraient certes y enfoncer
un coin. Mais, en repoussant a priori le report de l'âge légal de départ
et en appelant à une réforme systémique qu'elle sait totalement exclue,
la CFDT s'est mise, à dessein, dans une position qui devrait l'amener à
rejeter la copie gouvernementale. A l'approche de l'été et en pleine
Coupe du monde de football, de nouvelles mobilisations seraient alors
vaines.

C'est pourquoi, déjà, les deux
organisations commencent à se projeter vers la rentrée de septembre. « On
peut mobiliser pendant l'examen du texte par les parlementaires et
l'emporter alors. C'est ce qui s'était passé avec le CPE
»,
souligne-t-on au sein de la CGT. François Chérèque, sur la même longueur
d'onde, a lui aussi souligné, vendredi, que, faute d'une réforme
« juste », « il pourra y avoir, pour une fois, une rentrée sociale
importante
». Une manière de rappeler à l'exécutif que l'axe
CGT-CFDT entend bien s'inscrire dans la durée. Ce n'est qu'une fois venu
ce match retour à la rentrée, et s'ils parviennent à pousser l'exécutif
à des vraies concessions pour sauver sa réforme, que chacun pourrait
alors être tenté de jouer sa propre carte.
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MessageSujet: Re: Les Syndicats   Sam 15 Jan - 16:15

Gilles
BRUNOT
Nantes, le 14 janvier 2011

Militant CGT du CHU de Nantes


Permanence CGT


3 rue Gaston Veil


44093 NANTES CEDEX 1









Bernard THIBAULT
Secrétaire Général de la CGT


MONTREUIL






Camarade,








Tout
d’abord je me présente. Je suis en retraite depuis le 1er juillet 2009
après avoir travaillé 37 ans au CHU de Nantes. J’ai
totalisé 34 ans de militantisme CGT et occupé diverses
responsabilités syndicales notamment comme secrétaire du syndicat du CHU
de Nantes, à l’Union Locale CGT de Nantes, à l’Union Départementale
CGT 44 et à la CE fédérale de la Santé. Pendant près de 20 ans j’ai
été administrateur du CHU de Nantes.


Je
rentre directement dans le vif du sujet. Le 12 janvier 2011, avec un
autre camarade du syndicat CGT du CHU de Nantes nous avons
été traduits devant le tribunal correctionnel de Nantes pour avoir
jeté des œufs dans les locaux de la direction générale du CHU et dégradé
la porte d’entrée. Comme tu le sais déjà, puisque le
syndicat t’a adressé en temps utile les informations nécessaires
ainsi qu’à Marie-Claude ROBIN – secrétaire de l’UD CGT 44 – le syndicat a
souhaité ta présence pour apporter ton
soutien.




Tu
as donc pu constater que seule la CGT a été inquiétée puisque que le
jour de l’action (le 29 juin 2009) pas moins de six
organisations syndicales appelaient les salariés du CHU (CGT, CFDT,
FO, SUD, CFTC et UNSA) à manifester devant le siège social de l’hôpital.
Aucune des cinq autres organisations n’a été citée à
comparaitre au tribunal correctionnel. C’est comme si elles
n’existaient pas… et pourtant elles aussi ont été très actives !




Cela ne nous étonne pas beaucoup car on sait très bien que la seule organisation qui empêche la direction de tourner « rond »
c’est la CGT.




Il
s’avère que le mercredi 12 janvier tu te trouvais à Nantes pour assister
au Congrès de la Fédération CGT de la Construction.
Comme je l’ai dit plus haut, le syndicat CGT du CHU t’a convié à
venir nous soutenir devant le Palais de justice avant que nous rentions
dans la salle d’audience. C’était l’affaire d’un quart
d’heure ou ½ heure pas plus.




Des camarades du syndicat ont même pris l’initiative d’adresser à l’entrée du Congrès (palais de congrès à Nantes – à deux
encablures du palais de justice) des tracts d’information. Tu n’as pas pu ne pas en prendre connaissance.




Tu
as décidé de ne pas te déplacer… tu avais sans doute de bonnes raisons !
Pourtant, ta présence ainsi que celle de l’UD
n’auraient pas empêché le déroulement des travaux du congrès puisque
le syndicat te conviait de 13H30 à 14H00 et que la reprise des travaux
du congrès était prévue à 14H30.




Alors,
il y a sûrement d’autres raisons… Tu peux comprendre que je suis amer
car après avoir milité 34 ans en tant qu’actif à la
CGT je pensais avoir un peu plus de considération de la part de la
Confédération que tu représentes. Loin de moi l’idée que l’activité
syndicale est l’affaire d’un seul homme, mais avec mes
camarades j’ai contribué à ce que le syndicat CGT du CHU de Nantes
soit dans les plus importants sinon le plus important en nombre de
syndiqués CGT du département de la Loire-Atlantique voire de
la Région des Pays de la Loire. La contribution financière dégagée
par les adhésions au CHU de Nantes n’est pas négligeable dans les
diverses structures de la CGT. Non ?




Non,
il y a des raisons non avouées qui ont fait que tu n’as pas voulu venir
au palais de justice. La CGT que tu représentes n’est
pas la CGT pour laquelle j’ai milité sans compter. Autant te le dire
tout de suite mais tu l’as sûrement perçu, cette CGT là je la trouve
(et peut-être pas le seul) un peu molle… pas assez
révolutionnaire. Ce n’est pas un vilain mot, bien au contraire. J’ai
connu l’époque (sans nostalgie) où la CGT était combative,
revendicative et à l’écoute des salariés. C’est cette CGT là qui
m’a fait adhérer en juin 1975. Et c’et aussi cet état d’esprit qui a
guidé mon parcours syndical.




La
répression syndicale, les brimades, les attaques tant personnelles que
professionnelles, les différents passages devant les
tribunaux (correctionnel et administratif) furent échelonnés tout au
long de mon activité professionnelle. Mais à chaque fois j’ai trouvé
les soutiens des différentes structures de la CGT et des
syndiqués. Ceux qui me connaissent pourront te le dire, je n’ai pas
changé dans ma conception du syndicalisme CGT. Et sans vouloir être
pompeux, certains salariés se sont syndiqués et pris des
responsabilités dans les différentes structures de l’organisation en
voyant ma façon d’être.




Avec
une telle attitude, je comprends mieux le désarroi et la colère des «
Molex », des « Continentals » (pour ne citer qu’eux)
qui se sont sentis sur le bord de la route. Ce n’est pas çà la CGT !
La CGT c’est une école de la vie, de fraternité et de solidarité. Quand
un militant CGT est considéré comme un voyou de la
part d’un employeur et traduit devant les tribunaux… c’est toute
l’organisation qui doit réagir et non pas le considérer aussi comme un
voyou !




Je
pourrais comprendre que si le jour du procès tu avais eu des impératifs
immuables tu ne sois pas venu (un(e) autre camarade de
la confédération aurait pu être présent(e)), mais en l’occurrence,
comme rappelé plus haut, ce jour là tu étais à Nantes, à 1 kilomètre du
palais de justice.




Tu
as osé dire à un journaliste (présent à ta conférence de presse le
matin-même du 12 janvier) que tu t’opposais à la
criminalisation de l’action syndicale mais que sur le procès
précisément tu n’avais pas d’élément. Faux ! Camarade, car tu as reçu
toutes les informations en temps nécessaire par mon syndicat… et
de plus, Marie-Claude ROBIN, secrétaire de l’UD, présente à tes
côtés pouvait « te renseigner ». D’ailleurs, elle aussi a brillé par son
absence.




Je te rassure quand même, vos absences n’ont pas nuit à notre défense !



Un
militant qui totalise 34 ans (carte syndicale d’actif) à la CGT en a vu
d’autre et ne quémande rien. La présence de camarades
de notre entourage y compris de l’interprofessionnelle nous a fait
chaud au cœur. C’est humain après tout. Si l’UD s’est fait plus que
petite sur sa présence, celle de Serge DOUSSIN (ex
secrétaire de l’UD) a été bien accueillie par l’ensemble des
camarades présents.


Ce
qui m’agace dans tout cela c’est le sentiment que peut avoir un jeune
militant qui voudrait s’investir pleinement dans le
syndicat. Quand il va réfléchir deux secondes sur ce qui vient de se
passer, il va se dire, à juste raison, que si le secrétaire général de
la CGT présent à Nantes le jour du procès de deux
militants de la CGT dont l’un totalise 34 ans de militantisme et
plus de 10 ans pour l’autre, ne vient pas les soutenir, qu’il lui faudra
plutôt peut-être revoir sa « copie ».





Ce
sont à tous ces jeunes et qui sont l’avenir de la CGT auxquels je pense.
Je pense aussi à tous ces salariés du CHU de Nantes
(plus de 400) qui se sont vus, du jour au lendemain, jetés à la rue
parce que le plan anti-social a été validé, en juin 2008, par le
député-maire socialiste Jean-Marc AYRAULT (président du
conseil d’administration du CHU de Nantes). C’est ce plan qui est à
l’origine de ce procès.




Ce
même socialiste qui tient désormais le conseil de surveillance du CHU
hors des murs de l’hôpital de peur de voir les réunions
perturbées par la CGT et les salariés dont les conditions de travail
se dégradent à une vitesse vertigineuse. La faute à qui ? Pire, ces
conseils se tiennent à la Préfecture sous présence
policière !




Ce
même député-maire que tu as accueilli lors du 49ème congrès de la CGT
qui s’est tenu à Nantes et où les militants CGT du CHU
ont été priés de ne pas le huer (?!). Au motif sans doute que la
salle du congrès a été louée à des prix défiants toute concurrence ! Et
ce même socialiste que tu as congratulé lors de la fête
des retraités (j’y étais) à l’automne dernier à Saint-Herblain et
qui se refuse toujours à recevoir la CGT du CHU pour que l’on puisse
traiter des vrais problèmes rencontrés par les salariés de
l’hôpital.




Ne
pas soutenir les militants de la CGT devant le tribunal correctionnel
est enfin de compte une constance chez toi. Je ne me
rappelle pas ta présence lors du procès du jeune militant qui, lors
des manifs sur les retraites a été condamné à sept semaines de prison
ferme pour avoir soi-disant lancé des canettes de bière
sur les forces de l’ordre à Saint-Nazaire.




Pendant
ce conflit, nombreux ont été les arrestations et les maltraitances
occasionnées sur les manifestants (beaucoup de la CGT).
Pourtant, la CGT a eu l’occasion de s’exprimer dans les médias
nationaux et toi notamment à l’émission de France 5 « C politique » chez
Demorand.




Lors
de cette émission que j’ai regardée attentivement… tu n’as pas eu un
seul mot pour condamner les agissements des CRS et des
Pouvoirs Publics à l’encontre des manifestants frappés, maltraités,
emprisonnés… et pourtant tu aurais pu trouver le temps, cela ne demande
pas trois heures. Ayant été dans toutes les manifs
contre la réforme des retraites et sur différents barrages filtrants
sur Nantes et son agglomération, je peux t’affirmer que le mutisme de
la confédération en général et de son secrétaire général
en particulier ne passe pas chez beaucoup de militants.




Alors,
en fin de compte quand on réfléchit bien, a-t-il fallu être naïf de
croire que des militants avec leur syndicat auraient pu
avoir la présence de la confédération ?




En
revanche, je remercie toutes celles et tous ceux (les anonymes) qui sont
venu(e)s manifester leur soutien en se trouvant un peu
de temps… par simple solidarité.




Je reste à ta disposition mais d’ores et déjà je t’informe que je rends cette lettre publique.




Salutations distinguées !



http://ouvalacgt.over-blog.com/article-chu-de-nantes-lettre-d-un-des-inculpes-a-bernard-thibault-65030499.html
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MessageSujet: Re: Les Syndicats   Sam 15 Jan - 16:21

Isri - Merckwiller Pechelbronn (Bas-Rhin) Une direction qui se croit tout permis


Suite à un arrêt de travail de 4 heures, vingt-six salariés de l'usine
ISRI à Merckwiller-Pechelbronn, dans le nord de l'Alsace, se sont vu
lourdement sanctionnés car le directeur de cette usine, qui
fabrique des sièges de camions pour les usines Mercedes, ne supporte pas
que des salariés osent protester contre les attaques du patron.

Le 15 décembre, à l'issue des négociations sur les coefficients et les
salaires, les délégués des syndicats CFDT et CFTC ont signé une
diminution des coefficients, accompagnée du gel de la prime
d'ancienneté et de sa diminution dans les années qui viennent.

Le 16, le délégué syndical CGT a informé le personnel du recul qui lui
était imposé. Des salariés ont décidé d'arrêter le travail et, à une
petite trentaine, ils ont tenté d'entraîner leurs camarades
dans les ateliers - l'usine compte à peu près 400 salariés. Aussitôt,
ils ont été jetés dehors par la direction et se sont alors mis devant un
camion pour l'empêcher de sortir. Blocage tout à fait
symbolique puisque, ce jour-là, le préfet du Bas-Rhin avait pris un
arrêté interdisant la circulation des camions à cause des chutes de
neige. Cela n'a pas empêché le patron de faire venir un
huissier pour constater l'entrave « à la liberté du travail ».

Accompagné de deux salariées le délégué syndical de la CGT a rencontré
le directeur, pour les négociations sur les salaires et les plannings.
Sur la promesse de discussions en janvier, les salariés
en grève ont décidé de lever le camp. Mais quelques jours plus tard, les
vingt-six travailleurs ayant fait grève ont reçu une convocation pour
le 29 décembre en vue d'une sanction, alors que l'usine
était fermée entre Noël et nouvel an et la majorité des travailleurs en
congés. Suite à ces convocations, 23 travailleurs ont écopé de
cinq jours de mise à pied, les deux salariées qui avaient
accompagné le délégué syndical sont licenciées et le délégué syndical de
la CGT est en mise à pied conservatoire en vue de son licenciement !

Des responsables de la CGT, avec une quarantaine de militants alertés,
sont allés à l'usine pour les soutenir le 29 décembre et protester
contre les agissements de voyou de la direction. Le 6 janvier
s'est tenu un Comité d'entreprise sur les licenciements : un seul
délégué a voté contre, les autres (CFDT et CFTC) se sont abstenus. Ce
patron de choc qui n'a rien à faire des lois et encore moins des
travailleurs utilise tous les moyens et en particulier la terreur pour
imposer sa dictature.

Mardi 11 janvier, à l'appel des syndicats CGT, CFDT et FO, 150 militants
de différentes usines du Bas-Rhin se sont rassemblés avec quelques
travailleurs de l'usine qui avaient débrayé le matin,
devant l'usine puis à l'intérieur, malgré la présence des gendarmes. À
la délégation de syndicalistes qu'il a reçus, le directeur a réaffirmé
les sanctions. Les manifestants lui ont alors promis de
revenir jusqu'à la levée de celles-ci.
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