Discussions dans la niche

Pour les amis, fidèles à mon site
 
AccueilPortailFAQRechercherS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 les mineurs d'Amplats rejettent avec force un licenciement massif

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
pierrot
Révolutionnaire
Révolutionnaire


Nombre de messages : 2886
Age : 66
Date d'inscription : 30/11/2008

MessageSujet: les mineurs d'Amplats rejettent avec force un licenciement massif   Sam 6 Oct - 19:50

6 octobre 2012
Nouvel Obs

study

Afrique du Sud: les mineurs d'Amplats rejettent avec force un licenciement massif

RUSTENBURG (Afrique du Sud) (AFP) - Des centaines de mineurs sud-africains du site de Rustenburg (nord) d'Amplats, numéro un mondial du platine, ont tenu samedi un rassemblement pacifique pour protester contre le licenciement massif de 12.000 personnes, mais brandi la menace d'un recours à la violence.
"C'est le début de la guerre", a ainsi lancé l'un des responsables syndicaux des mineurs, Gaddhafi Mdoda, sous les acclamations.
Regroupés dans un stade de Rustenburg, les mineurs ont été encouragés par leurs leaders à rejeter le licenciement prononcé par Anglo American Platinum (Amplats) et continuer les protestations jusqu'à l'obtention d'une augmentation salariale.
"Si Anglo Americain n'est pas prêt à négocier, ils doivent faire leurs bagages et partir", a déclaré M. Mdoda à l'AFP.
Les mineurs de différents puits d'extraction s'étaient rendus au stade sous escorte policière, scandant des slogans, tandis qu'un hélicoptère survolait la zone.
Les mineurs ont également observé un moment de silence à la mémoire d'un de leurs collègues, tué jeudi dans des affrontements avec la police, près d'une colline où se déroulaient quotidiennement des manifestations.
Amplats, filiale d'Anglo American qui emploie 28.000 personnes à Rustenburg et y produit près d'un quart du platine mondial, a mis vendredi à exécution sa menace de licencier tous les mineurs en grève sauvage, depuis le 12 septembre, qui refuseraient de comparaître devant un conseil de discipline.
Plusieurs d'entre eux, totalement déterminés à obtenir les substantielles augmentations de salaire qu'ils réclament depuis le début de leur mouvement, menaçaient de recourir à la violence pour forcer l'exploitant de la mine à les réembaucher.
"S'ils ne veulent pas nous parler, beaucoup de choses vont brûler à partir d'aujourd'hui", a lancé à l'AFP Hendrick Mpondo, 27 ans. "S'ils disent qu'ils nous licencient, nous allons nous battre contre eux. Il y a déjà des gars qui projettent de brûler la fonderie".
En dépit de ces menaces, les mineurs se sont dispersés dans le calme, à l'issue du rassemblement de dimanche. Ils ont néanmoins promis de poursuivre leurs protestations.
La majorité d'entre eux n'était pas armée, à l'inverse d'autres manifestations où des bâtons et d'autres formes d'armes avaient été brandies.
Vendredi soir, trois véhicules ont été incendiés juste à côté du puits de Thembelani, l'un des site d'Amplats.
Par ailleurs, un dirigeant local du syndicat national des mines (NUM) a été abattu chez lui vendredi soir dans la ville de Marikana, à quelques kilomètres de là.
Marikana, un site exploité par Lonmin, a été le théâtre en août et septembre du plus violent conflit social en Afrique du Sud depuis la chute de l'apartheid en 1994 : 46 personnes au total y ont trouvé la mort, dont 34 mineurs en grève sauvage abattus par la police le 16 août.
Depuis le début des conflits sociaux dans les mines, les grévistes expriment une vive défiance envers le NUM, accusé d'être trop proche du pouvoir et du patronat.
"Le NUM est choqué par ce nouvel assassinat de l'un de ses dirigeants à Marikana", a déploré le syndicat majoritaire dans un communiqué: "Ceci se produit après la mort d'un autre syndiqué du NUM le week-end dernier, et après une attaque contre un autre de nos dirigeants locaux qui a pu s'échapper, mais dont la femme a été tuée".
Ces incidents, rapportés par le NUM, n'ont pas fait l'objet de communiqués de police. Ils porteraient à au moins sept le nombre de personnes tuées en marge du conflit social d'Amplats en une semaine.
Près de 100.000 personnes, mineurs de plusieurs secteurs, mais également transporteurs routiers, sont en grève actuellement en Afrique du Sud pour réclamer des hausses de salaires.
Le président Jacob Zuma, assez peu présent depuis le début de la crise, a répété cette semaine que ces conflits sociaux à répétition étaient dangereux pour l'économie, et risquaient de faire fuir les investisseurs.
"Nous ne devrions pas chercher à nous montrer nous-mêmes comme une nation perpétuellement en train de se battre", a-t-il lancé jeudi devant des chefs d'entreprise.
Les investisseurs redoutent une paralysie totale du secteur minier, poumon économique du pays, qui contribue à presque 20% du PIB sud-africain.
"Le gouvernement ne fait rien", constatait vendredi Peter Attard Montalto, analyste stratégique à la banque japonaise Nomura, affirmant que les grèves avaient déjà coûté entre 0,2 et 0,3% de croissance au troisième trimestre.


http://tempsreel.nouvelobs.com/topnews/20121006.AFP1241/afrique-du-sud-les-mineurs-d-amplats-rejettent-avec-force-un-licenciement-massif.html
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
les mineurs d'Amplats rejettent avec force un licenciement massif
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» pebble, jambe de force et scenic avec trappe ?????
» Pavillon de la force navale- vlag van de zeemacht
» recherche modèle de contrat (avec dérogation scolaire)
» un cosy avec la ceinture qui passe sous l'assise
» Quel cosy avec une Scénic? Aidez-moi !

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Discussions dans la niche :: L'actu du jour :: Actualité, médias, scoops, ...-
Sauter vers: