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 Le futur stockage des déchets les plus radioactifs se prépare en lorraine

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MessageSujet: Le futur stockage des déchets les plus radioactifs se prépare en lorraine    Dim 22 Juil - 18:06

Le futur stockage des déchets les plus radioactifs se prépare en lorraine
Déchets nucléaires : de La Hague à la Meuse
http://www.republicain-lorrain.fr/actualite/2012/07/22/dechets-nucleaires-de-la-hague-a-la-meuse
Dès 2025, les déchets les plus radioactifs seront stockés dans le sous-sol meusien, près de Bure. Avant le débat public, l’Andra a invité les médias régionaux à aller voir ces colis vitrifiés, majoritairement entreposés à La Hague.


Sous les pieds de Caroline Jourdain et Catherine Argant, cadres à l’usine Areva de La Hague, les puits où sont entreposés les déchets radioactifs de haute activité à vie longue, destinés à terme à venir finir leur cycle dans le sous-sol meusien. Photo Alexandre MARCHI

Ils sont là, dans un immense hall de 600 m², haut d’environ seize mètres. Vitrifiés, dans des tubes circulaires en acier inoxydable réfractaire, hauts de 1,31 m.

De notre envoyé spécial à La Hague
Le tout soigneusement empilé par tranches de neuf, dans des puits ventilés assurant leur refroidissement lent et progressif. Plus personne ne peut accéder à la pièce. Trop dangereux. « Si vous restiez à côté, la dose létale serait rapidement atteinte », prévient en toute simplicité Caroline Jourdain, directrice des programmes et clients de l’usine Areva de La Hague.

Cet immense site ultra-sécurisé, en bordure de mer à la pointe du Cotentin (Basse-Normandie), est spécialisé dans le retraitement des combustibles nucléaires usés. Il parvient à en recycler 96 %. Reste 4 % de déchets dont les fameux HAVL (Haute activité à vie longue), qu’il a la lourde responsabilité d’entreposer. Deux chiffres suffisent à résumer leur dangerosité. Ils ne représentent à ce jour que 0,2 % du volume total des déchets radioactifs français. Mais concentrent à eux seuls 96 % de la radioactivité totale. Autant dire que le géant du nucléaire se cantonne juste à faire visiter le hall de manutention par lequel les fûts ont été plongés dans la pièce inférieure. « S ous mes pieds se trouvent six ans de production française de déchets radioactifs. Mis côte à côte, le tout tient sur la surface d’un terrain de handball », poursuit l’ingénieure, les chaussures de sécurité posées sur un des bouchons numérotés. Le mètre cinquante de plancher en béton suffit à la protéger de tout rayonnement. Dosimètre à l’appui.

Des halls de ce type, situés au bout d’un dédale de couloirs, escaliers, ascenseurs ou sas de sécurité en tout genre, l’usine de La Hague en compte trois. L’un d’eux est en cours d’extension. « Sans l’ajout de ces 4 200 places, nous aurions été saturés à partir de 2013 ou 2014. Nous réalisons chaque année 600 colis vitrifiés », détaille Catherine Argant, directrice de la communication. Aucun n’a vocation à rester sur place. « Ils sont dans une situation sûre et stable. Il n’y a aucune urgence à les en sortir. Mais il s’agit d’un entreposage intermédiaire », poursuit la responsable. À plusieurs reprises, elle fait un distinguo entre entreposage et stockage. Le second terme est strictement réservé à la Lorraine dont le sous-sol, sauf revirement politique, accueillera définitivement ces mêmes déchets. Certains sont pourtant déjà à La Hague depuis trente ans. Une peccadille dans l’espace-temps nucléaire. Il faut en effet compter des millions d’années avant que ces colis ne deviennent inoffensifs.

Objectif 2025
En attendant, ils seront donc enfouis à 500 m sous terre, sur un site de 15 km² creusé aux confins de la Meuse et de la Haute-Marne, près de Bure. Si le calendrier (lire ci-contre) est respecté, les premiers conteneurs MAVL (Moyenne activité à vie longue) devraient arriver en 2025. Les HAVL attendront 2060. « L’argile ne peut les accueillir qu’à une température inférieure à 90° C, soit environ 70 ans après leur vitrification », rappelle Fabrice Boissier, directeur de la maîtrise des risques à l’Andra (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs). « Là où des bâtiments en surface ne donnent des garanties de sécurité que sur des centaines d’années, la géologie en offre sur des millions d’années. À Bure, nous avons trouvé une couche d’argile stable et non faillée, dont les caractéristiques sont intéressantes en termes de confinement », se justifie le responsable pour expliquer le choix du site meusien et haut-marnais, de toute manière le seul à être étudié sur l’ensemble du territoire. Ce qui laisse peu de place au suspense, à l’approche du débat public programmé pour le premier semestre 2013.

Philippe MARQUE.

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