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 La CGT abat ses cartes pour le redressement productif

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MessageSujet: La CGT abat ses cartes pour le redressement productif   Ven 6 Juil - 7:12

La CGT abat ses cartes pour le redressement productif
http://www.humanite.fr/social-eco/la-cgt-abat-ses-cartes-pour-le-redressement-productif-500225
Alors que la liste noire des entreprises menacées s'allonge, la CGT dévoile ses propositions pour renverser la vapeur des fermetures de sites et de hausse du chômage.

L’hémorragie se poursuit dans l’industrie française et semble même s’accélérer, si l’on en juge par le document établi par la CGT: une liste noire d’une centaine d’entreprises où quelque 70.000 emplois sont actuellement menacés. Les modalités diffèrent : fermeture ou/et cession de site, restructuration, délocalisation, plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) ou plan de départs volontaires. La victime ne change pas : l’emploi.

L'industrie le plus souvent touchée

Grands groupes, fleurons du CAC 40 (comme PSA ou Sanofi) ou PME, les sites touchés relèvent le plus souvent de l’industrie. « Réunir les conditions du redressement productif », tel est l’intitulé de l’une des sept tables rondes prévues lors de la conférence sociale qui réunir, les 9 et 10 juillet, gouvernement, syndicats et patronat. Nul doute qu’elle attirera tous les regards. Après les Etats généraux de l’industrie organisés par Nicolas Sarkozy, et qui, par-delà la mise en scène, n’ont guère produit de résultats, le changement est fortement attendu de la nouvelle équipe au pouvoir dans ce domaine. Tout en alertant, avec cette liste noire, sur la gravité de la situation, la CGT, pour sa part, défend une série de propositions dont la prise en compte devrait permettre de renverser la vapeur.

Nouveaux pouvoirs aux salariés

Un premier volet concerne les nouveaux droits et pouvoirs à accorder aux salariés dans les entreprises, pour les armer face aux stratégies mortifères, axées sur la rentabilité financière, des groupes. Le syndicat préconise pour les élus du personnel « un droit suspensif sur les plans de licenciement et de restructuration ». Prenant en compte le fait qu’une grande partie des entreprises ont un statut de sous-traitant, la CGT pose la question des relations, aujourd’hui souvent très déséquilibrées, avec les donneurs d’ordre.

Pour y remédier, elle prône la création de comités interentreprises rassemblant les élus du personnel des donneurs d’ordre et des sous-traitants, pour leur donner le moyen d’intervenir sur les rapports entre les uns et les autres. Elle propose aussi d’instaurer une responsabilité pénale pour les donneurs d’ordre sur le respect par les sous-traitants des droits sociaux, normes de sécurité, de santé, d’hygiène et de condition de travail. Dans la même veine, la composition des conseils d’administration des groupes devrait être revue au profit des représentants des salariés, ceux-ci devant disposer du droit délibératif sur les choix majeurs à faire (stratégie, investissement, R&D, rémunération des dirigeants et actionnaires…).

Investissements productifs musclés

Second volet, l’accroissement de l’investissement productif, dont la faiblesse est le talon d’Achille de l’industrie française. La CGT avance les objectifs de 3% du PIB consacrés à la R et D (recherche et développement) d’ici à 2017, et d’une hausse d’1 point au moins chaque année du taux d’investissement. En contrepartie, les dividendes versés aux actionnaires –dont la part dans la valeur ajoutée a été multipliée par cinq ces dernières décennies, alors que celle des salaires et celle de l’investissement reculait ou stagnait- devraient être plafonnés (à 10% du taux de marge).

Pour faciliter cette relance de l’investissement, le syndicat plaide pour un changement des financements. En premier lieu en créant un pôle financier public, qui se consacrerait pour l’essentiel à fournir des crédits aux PME et aux collectivités territoriales. Mais aussi en établissant « un maximum d’exigences en ce qui concerne l’usage des fonds publics destinés aux entreprises » (une manne de 172 milliards d’euros). A cet effet, élus du personnel et élus locaux devraient participer à la définition des critères d’attribution. Afin de combattre la spéculation dont les entreprises sont l’objet, le syndicat réclame l’interdiction des montages financiers complexes visant à dédouaner les « investisseurs » de toute responsabilité, du type LBO.

Fiscalité et enjeu énergétique

La CGT met aussi sur la table une réforme de la fiscalité des entreprises, passant notamment par une modulation de l’impôt selon le comportement en matière d’emploi et d’investissement « de telle sorte que le taux d’imposition soit majoré pour les entreprises qui donnent priorité à la distribution de dividendes ».

La feuille de route cégétiste pour l’industrie n’ignore pas l’enjeu énergétique, afin de préserver les avantages de la France en la matière. Elle en appelle à « une vision à long terme pour réorganiser la filière nucléaire et réussir un mix énergétique efficace », juge que le secteur doit être « sous maîtrise publique », l’Etat devant « jouer tout son rôle, y compris du point de vue financier ». Enfin, pour que « le taux de change de l’euro ne pénalise pas les productions dans l’espace européen et en France », la centrale syndicale en appelle à « une révision des statuts de la Banque centrale européenne pour que la gestion du taux de change de l’euro ne soit pas confiée exclusivement à la BCE ». Autant de pistes pour le « redressement productif » qu’elle soumettra donc à la conférence sociale de la semaine prochaine.

A lire aussi:
Emploi: la liste noire des sites menacés s'allonge

Le secteur industriel est-il condamné en France?

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pierrot
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MessageSujet: Re: La CGT abat ses cartes pour le redressement productif   Ven 6 Juil - 12:28


Trop d'entreprises et d'industries ne comptent que sur les aides de l’État et les baisses de charges !
Par contre, celles qui investissent dans la recherche, le développement et l'outil de travail s'en sortent bien.

La conclusion semble évidente : la chasse à l'assistanat devrait concerner les industriels !

Les dividendes...
C'est bien joli mais quand une industrie doit verser à vie des dividendes,
ça grève le coût des produits et met en danger l'industrie.
Alors, oui, les petits actionnaires prennent des risques
et sont touchés quand une difficulté financière arrive.
En revanche, les gros actionnaires sont mieux informés
et sont soutenus.
On le voit dans le domaine automobile :
quand ça " coince ", vite ! on crée les Balladurettes " , les " Juppettes ", les primes à la casse !

La durée de versement de dividendes devrait être limitée !
Il est aberrant et ruineux que des dividendes continuent à être versés au-delà de 50 ans
dans des industries qui se contentent d'attendre le secours de l’État !

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