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 Prostitution : volonté abolitioniste de la ministre des Droits des femmes

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MessageSujet: Prostitution : volonté abolitioniste de la ministre des Droits des femmes   Sam 30 Juin - 19:17

Prostitution : volonté abolitioniste de la ministre des Droits des femmes... et un rapport critique de la loi norvégienne
Anna Benjamin | lemonde.fr | lundi 25 juin 2012

lundi 25 juin 2012


Un rapport critique la loi sur la pénalisation de la prostitution en Norvège
Anna Benjamin | lemonde.fr | lundi 25 juin 2012
Najat Vallaud-Belkacem veut faire « disparaître » la prostitution
| lagazettedescommunes.com | lundi 25 juin 2012


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Un rapport critique la loi sur la pénalisation de la prostitution en Norvège
Anna Benjamin | lemonde.fr | lundi 25 juin 2012








Le centre officiel d’aide aux prostituées d’Oslo, le Pro Sentret, a publié vendredi 22 juin un rapport qui souligne une détérioration de la situation des travailleuses du sexe dans la capitale norvégienne. Selon ce rapport, intitulé "Les Liaisons dangereuses" (PDF), empêcher le commerce de la prostitution en ciblant la demande n’a pas d’effets bénéfiques.
En Norvège, la loi de 2009 sur la prostitution punit les clients, qui encourent jusqu’à six mois de prison et une amende. Inspirée de la réglementation de la Suède voisine, la philosophie de cette loi est de reconnaître que les femmes sont victimes d’un trafic. La vente de services sexuels est licite, mais leur achat ne l’est pas.

Selon le Pro Sentret, la loi norvégienne favorise la violence des clients envers les prostituées, le commerce du sexe se déplaçant vers la clandestinité. Elles seraient ainsi 59 %, sur les 123 interrogées originaires de 16 pays, à avoir été victimes de violence au cours des trois dernières années à Oslo, contre 52 % en 2008 - un échantillon non représentatif statistiquement mais qui tend à montrer que la situation ne s’est pas améliorée. "La violence contre les femmes dans la prostitution est brutale et fréquente", a déclaré Ulla Bjorndahl, du Pro Sentret.

DAVANTAGE DE VIOLENCE ET MOINS D’AIDE

De nombreuses prostituées ont indiqué que cette nouvelle loi avait fait fuir une grande partie de leurs clients fiables, tandis que les clients les plus violents ne se sont pas laissés décourager. Toujours selon ce rapport, elles seraient moins enclines à demander de l’aide, se sentant perçues comme des criminelles. Anniken Hauglie, élue du parti conservateur norvégien, souhaite donc que cette loi soit abrogée : "La réalité est que la loi a rendu plus difficile la situation des femmes dans la prostitution." Dans un pays de 4,8 millions d’habitants, les associations norvégiennes estiment entre 2 000 et 3 000 le nombre de prostituées, dont un tiers travaillent dans la rue.

Ce constat ne surprend pas le Syndicat du travail sexuel (Strass) français, pour qui "la pénalisation a des effets catastrophiques", explique Morgane Merteuil, secrétaire générale de ce syndicat. "Elle favorise la stigmatisation, la précarisation et les contaminations par le sida, ajoute-t-elle. Cette loi a déplacé la prostitution à l’extérieur des centres-villes et l’a éloignée de la rue, mais cela se passe de plus en plus sur Internet, dans les bars et les salons de massage."

DES BILANS CONTRADICTOIRES

Des études contradictoires soulignent, tour à tour, les aspects positifs et négatifs de la criminalisation de la prostitution. La Suède, premier pays européen à avoir interdit l’achat d’un "service sexuel" en 1999, avant la Finlande, l’Ecosse et la Norvège, en est l’exemple.

Lire le post de blog : "Pénaliser les clients des prostituées, ou l’influence du modèle suédois"

Un rapport publié en mars 2011 par Susanne Dodillet et Petra Östergren (PDF) souligne lui aussi que la pénalisation des clients favorise la stigmatisation des travailleuses du sexe. Si les chercheuses suédoises reconnaissent que la prostitution de rue a diminué d’un tiers, elles l’imputent directement à une tendance mondiale causée par la généralisation de l’utilisation des téléphones et d’Internet ces dernières années. Dans certaines villes, la diminution du nombre de clients dans la rue augmenterait leur pouvoir de négociation.

En juillet 2010, un rapport du ministère de la justice suédois a conclu, lui, au succès des lois suédoise et norvégienne. La criminalisation des clients auraient eu un effet dissuasif, diminuant de moitié la prostitution de rue dans les deux pays.

Lire : "Le modèle suédois" (lien abonnés)

Anna Benjamin


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Najat Vallaud-Belkacem veut faire « disparaître » la prostitution
| lagazettedescommunes.com | lundi 25 juin 2012


La ministre des Droits des femmes Najat Vallaud-Belkacem relance dans le Journal du Dimanche le débat sur le statut pénal de la prostitution qui selon elle doit "disparaître", appelant le gouvernement à "se donner les moyens" de l’abolir.



« La question n’est pas de savoir si nous voulons abolir la prostitution – la réponse est oui – mais de nous donner les moyens de le faire », déclare la ministre. « Mon objectif, comme celui du PS, c’est de voir la prostitution disparaître. »

Actuellement, recourir à une personne prostituée n’est pas un délit. Depuis 2003, la loi punit le racolage passif, c’est-à-dire celui exercé par la personne prostituée sur la voie publique, de deux mois d’emprisonnement et de 3 750 euros d’amende.

Ce texte est peu appliqué et ne prévoit rien contre les clients. D’après une récente enquête du Mouvement du Nid, un homme sur huit a déjà eu recours à une prestation sexuelle tarifée.

Durant la campagne, François Hollande avait dit son intention de supprimer ce délit de racolage passif qui « conduit à repousser la prostitution dans des zones peu accessibles pour les associations ».
Quant à la pénalisation des clients, « la réflexion doit être ouverte », avait-il ajouté.

En 2010, la France comptait au moins 18 000 à 20 000 prostitué(e)s de rue, les autres formes de prostitution (escort, internet, salons de massage, etc.) n’étant pas chiffrées, selon la Fondation Scelles, association pro-abolition.
D’après un rapport parlementaire d’avril 2011, il s’agit pour 80 % de femmes et pour 80 % de personnes étrangères.

Un chantier de long terme - « Je ne suis pas naïve, je sais que ce sera un chantier de long terme », reconnaît Najat Vallaud-Belkacem.

L’abolitionnisme divise les associations et se heurte à l’opposition des prostitué(e)s indépendants, qui jugent que cela mettrait en danger leur subsistance et leur sécurité en les poussant vers plus de clandestinité.

Corinne, porte-parole des indépendantes du Bois de Boulogne, défend « le droit à disposer de son corps » et estime que ces prostituées, qui grâce à leur activité « ont un niveau de vie certain », ne sont « pas prêtes à l’abandonner pour accepter un revenu minimum ».
« Se recycler à 40 ans ou 50 ans passés, quand on a quasi aucun CV, c’est difficile. »

Pour Ernestine Ronai, vice-présidente de l’Amicale du Nid, association pro-abolition, « c’est un chantier pour lequel il faut des moyens législatifs et financiers ». Cela passe notamment, selon elle, par la pénalisation des clients, la lutte contre le proxénétisme, plus de moyens pour accompagner une reconversion des prostituées.

Selon Guy Geoffroy, le député (UMP) à l’origine d’une résolution parlementaire de 2011 préconisant de pénaliser les clients, « neuf personnes prostituées sur dix sont victimes de la traite des êtres humains ».

Rappelant le vote de la résolution, Mme Vallaud-Belkacem assure dans le JDD que le ministre de l’Intérieur Manuel Valls et elle « ne resteront pas inactifs sur cette question », et annonce « une conférence de consensus ».

La Suède seul pays abolitionniste en Europe - La pénalisation des clients sur le modèle de ce qui se pratique en Suède depuis 1999, avait également été défendue l’an passé par Roselyne Bachelot, alors ministre de la Santé, pour qui « il n’existe pas de prostitution libre, choisie ou consentie ».
La Suède est pour l’heure le seul pays abolitionniste en Europe.




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