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 Biberons toxiques

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Clode
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MessageSujet: Biberons toxiques   Sam 19 Nov - 11:35


Biberons toxiques : celle par qui le scandale a éclaté



Publié le 18-11-11 à 11:29 Modifié à 21:34 par Guillaume Malaurie



15 réactions






Suzanne de Bégon avait inventé un biberon jetable révolutionnaire. Mais elle s'est heurtée à l'affaire de l'oxyde d'éthylène. Depuis dix ans, elle accuse.


Photo montage

C'est à l'aéroport de Pau, ville où elle habite aujourd'hui, que Suzanne de Bégon reçoit. Direction la cafétéria. Là, elle ouvre sa lourde valise à roulettes. Et elle déplie sa vie : ses archives, des tétines, des
nourettes (mini-biberons à usage unique), et surtout son biberon
magique à soufflets. Ce Bibéon jetable et repliable qu'elle a inventé,
breveté et qui était promis à un succès colossal. "Vous vous rendez
compte que l'on prévoyait d'en écouler d'abord 50 millions puis le
double chaque année. A tel point qu'en 2002, on me surnommait Mme Bib !"

L'association avec Blédina tourne au cauchemar

A 53 ans, Suzanne de Bégon, ancienne de Sup de Co Marseille et ex-ingénieur commercial chez IBM, a la rage. Car son association commerciale avec la marque Blédina, qui devait assurer sa fortune, a tourné au cauchemar. De procédures en procès, elle a tout perdu. Au point de devoir abandonner sa propriété cossue près de Rambouillet pour un 25 m2 à Pau avec ses trois enfants.

Si elle n'a jamais lâché l'affaire, c'est que, selon elle, c'est bien le scandale de l'oxyde d'éthylène qui est à l'origine de son différend avec Blédina. "Leur cahier des charges prévoyait de faire
stériliser mon Bibéon avec ce produit, je me suis renseignée..." Et le
retour est inquiétant : ce gaz éminemment toxique est soumis à une
réglementation drastique et surtout ne peut être utilisé pour des produits en contact avec la nourriture.

A l'époque, Blédina reconnaît le bien-fondé de la critique et admet qu'un biberon "ne fait pas partie des
dispositifs médicaux" que l'on peut traiter avec le gaz d'éthylène.
Mieux : l'industriel donne son accord pour adopter une méthode alternative. "En apparence tout était réglé, mais c'est à partir de cette date que les exigences de l'industriel ont fait avorter le projet et ruiné l'association qui liait ma société, Stérilab, à la leur".

"Je ne cherchais pas à me venger, je demandais la vérité"

A partir de là, Suzanne de Bégon entre en croisade : "Je me suis donné pour but de bannir l'utilisation illégale de l'oxyde d'éthylène dans le traitement des tétines. Je ne cherchais pas à me venger. Je demandais la vérité." De 2000 à 2009, elle fait donc réaliser, à ses frais, trois analyses portant sur les résidus de gaz dans les tétines commercialisées par Blédina en maternité.

La première, qui date du 15 février 2000, indique un taux résiduel d'oxyde d'éthylène de 0,098 ppm (partie par million). Le deuxième,
en date du 12 septembre 2003, signale 0,1 ppm. Le troisième enfin, du
26 janvier 2009, révèle un taux nettement plus fort : 4,9 ppm.
L'industriel contre-attaque en produisant d'autres mesures, d'autres
résultats...

La croisée des tétines ne baisse pas les bras. Trois livres au lance-flammes paraissent successivement dont "Contamination des bébés" et "Maman Blédina ! pourquoi tu m'empoisonnes ?", puis elle ouvre un site internet de combat,
merci-bibeon.fr, qui continue à taper à toute volée sur les
"empoisonneurs". Elle en fait trop. Du coup, c'est elle qui se retrouve
au tribunal. Condamnée d'abord pour faillite frauduleuse, faux et usage de faux et maintenant pour diffamation...

L'affaire commence à être prise au sérieux

De guerre lasse, Suzanne adresse une lettre le 13 février 2009 au siège de l'Organisation mondiale de la
Santé, à Genève. On lui répond le 31 mars, mais c'est pour lui dire que
l'OMS n'a... pas autorité en la matière. Mêmes déboires en France avec
la direction générale de la Santé, où on lui répond le 7 avril que cette affaire "ne relève pas de ses services". Pourtant cette fois, le courrier est transmis à la Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF) et à la direction de l'Agence française de Sécurité sanitaire des Produits de Santé (Afssaps).

L'affaire commence enfin à être prise au sérieux, au point d'entraîner en 2009 une réunion de plusieurs responsables de la santé en France. Des consignes seraient alors données, sans qu'on en connaisse le détail. Mais lorsque Suzanne de Bégon reçoit enfin, le 18 janvier 2010, une lettre du chef de service de la régulation et de la sécurité de la DGCCRF lui confirmant noir sur blanc l'interdiction formelle de l'oxyde d'éthylène pour le traitement des biberons, elle respire. Mal. Avec une énorme boule dans la gorge : dix ans pour que l'esprit et la lettre de la loi ne fassent qu'un, c'est long.


Dernière édition par Clode le Dim 20 Nov - 13:35, édité 1 fois
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pierrot
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MessageSujet: Re: Biberons toxiques   Dim 20 Nov - 11:38


Les produits chimiques... What a Face ...comme tout ce qui doit rapporter de l'argent.
La santé passe après.


study

[…]

L'objectif du règlement Reach est donc de soumettre aux mêmes procédures les substances existantes et les substances nouvelles. Les entreprises productrices ou importatrices disposeront alors d'un délai de onze ans pour procéder à l'enregistrement officiel des différentes substances qu'elles commercialisent. L’inventaire global ne devrait donc pas être achevé avant 2017, mais les substances les plus dangereuses devront avoir été répertoriées dans les trois ans à venir.

L'Union européenne évalue à près de 50 milliards d'euros, sur trente ans, le gain en terme de réduction des dépenses de santé liées aux allergies, cancers, maladies de la peau ou respiratoires. Il est en effet difficile de connaître aujourd'hui les effets sur la santé et l'environnement des molécules chimiques présentes pourtant dans bon nombre de produits de consommation courante et soupçonnées de provoquer des allergies, cancers ou infertilités.

La production mondiale de produits chimiques a explosé, passant d'un million de tonnes en 1930 à 400 millions aujourd'hui. Or, on connaît l'impact toxicologique d'à peine 3.000 substances sur les 100.000 commercialisées en Europe. Il s'agit essentiellement de celles dont la production a débuté après l'application de la directive européenne 67/548/CEE, qui contraint industriels et importateurs à fournir des données toxicologiques sur les produits qu'ils s'apprêtent à commercialiser.


Source : http://www.minefe.gouv.fr/directions_services/cedef/synthese/reach/synthese.htm

Sans épiloguer sur le règlement Reach, cet extrait montre bien la méconnaissance des produits chimiques et les risques qu'ils peuvent engendrer...
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Chien Guevara
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MessageSujet: Re: Biberons toxiques   Mar 22 Nov - 2:14

La stérilisation chimique ne peut être que toxique. Rien ne vaut pour les biberons et tétines, la bonne vieille méthode de l'ébullition.

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pierrot
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MessageSujet: Re: Biberons toxiques   Mar 22 Nov - 13:06

Et rien ne vaut l'allaitement maternel !

Il y a peu de temps, une grande marque de lait pour bébés
avait dû retirer des lots de boîtes contenant " quelque chose qui ressemblait " à ... de la limaille de fer !
Ben voyons, çà y ressemblait tellement qu'un aimant attirait ce " quelque chose "...


Tiens, pour être moins agacé, une petite citation
d'un étudiant en médecine qui devait expliquer les avantages du lait maternel
sur le lait en boîte :


" Plus nourrissant, inaccessible au chat et présenté dans un emballage plus attrayant "


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Chien Guevara
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MessageSujet: Re: Biberons toxiques   Mer 23 Nov - 2:24

L'allaitement maternel n'est, hélas, pas toujours possible pour tout le monde, mais il est clair que ça fleure bon le meilleur des breuvages pour un nouveau ...nez !

J'aime beaucoup ta citation de l'étudiant, Pierrot ... I love you

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pierrot
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MessageSujet: Re: Biberons toxiques   Mar 29 Nov - 11:48


Biberons stérilisés à l'oxyde d'éthylène : "ce n'est que la partie émergée de l'iceberg"


sciencesetavenir.fr
28-11-2011

study

Suite à la publication d'un dossier du Nouvel Observateur dénonçant l'utilisation de "biberons toxiques", les tétines stérilisées à l'oxyde d'éthylène vont être retirées des maternités. Cependant , pour Olivier Toma, du Comité pour le développement durable en santé, cette affaire "n'est que la partie émergée de l’iceberg".


Dans son édition du 17 novembre, le Nouvel Observateur dénonçait la stérilisation de tétines et de biberons avec un produit normalement interdit pour les produits alimentaires, l'oxyde d'éthylène, un gaz cancérogène. Le lendemain, le ministère de la Santé annonçait le retrait des lors incriminés et "le déploiement progressif de solutions alternatives" dans les maternités et hôpitaux. Cependant, pour Olivier Toma, président du C2ds, cette affaire "n'est que la partie émergée de l’iceberg".

Le Comité pour le développement durable en santé (C2ds) est une association à but non lucratif regroupant des professionnels de santé. Il a déjà fait campagne pour des produits médicaux sans phtalates.



Sciences et avenir.fr: Que pensez de la polémique actuelle sur les biberons et les tétines stérilisés à l'oxyde d'éthylène utilisés dans les maternités?
Olivier Toma: C’est proprement surréaliste, les autorités sont au courant de la situation depuis plusieurs années. Le C2DS a écrit au Ministère de la Santé et à l’Afssaps pour les avertir et demander des consignes, nos lettres sont restées sans réponses. Aujourd’hui la polémique touche certaines maternités qui distribuent des biberons, tétines ou téterelles stérilisés à l’oxyde d’éthylène. Mais il faut bien comprendre que ces produits ont une autorisation de mise sur le marché (AMM), ils sont validés par l’Etat, c’est donc à lui de prendre ses responsabilités.

Qu’attendez-vous concrètement des autorités?
Qu’on nous dise si ces produits représentent un danger réel. Si c’est non, très bien, on en prend acte. Si c’est oui, alors il est intolérable qu'ils conservent leurs AMM. Ceci dit, la toxicité de l’oxyde d’éthylène est avérée, ce n’est pas pour rien qu’il a été retiré de l’industrie agroalimentaire. L’épisode des biberons ne représentent d’ailleurs que la partie émergée de l’iceberg.


C’est-à-dire?
Et bien, beaucoup de dispositifs médicaux, cathéters, tubulures, prothèses, sont stérilisés à l’oxyde d’éthylène. La plupart du temps les personnes qui les utilisent n'en sont pas conscientes et pourtant elles encourent le plus de risques. Imaginez une infirmière en bloc opératoire qui passe sa journée à ouvrir des instruments et des kits contenant de l’oxyde d’éthylène, elle est sous le coup d’une multi-exposition régulière. Que risque-t-elle ? Personne ne le sait vraiment puisqu’on est incapable de savoir combien de ces dispositifs circulent dans les hôpitaux. Aucun recensement n’a été effectué de manière systématique.


Que faut-il faire alors?
D’abord améliorer l’étiquetage des produits, placer clairement des avertissements sur les emballages individuels et non plus sur le carton que reçoit le magasinier et qu’il déballe lui-même. Ces étiquettes doivent être lues et comprises par les utilisateurs : tous les professionnels de santé devraient donc recevoir une formation à la toxicologie.

Pour les matériels traités à l’oxyde d’éthylène, il existe d’autres méthodes de stérilisation techniquement applicables à la plupart d’entre eux. Dans les rares cas où cela n’est pas possible, il est impératif de mettre à disposition des utilisateurs des consignes de sécurité claires.


Après les épisodes du bisphénol A et de l’oxyde d’éthylène, élargir la réflexion sur la thématique de la toxicité des produits de santé semble aussi nécessaire?
Evidemment, en commençant par se poser les bonnes questions. Je m’explique: une tétine à usage unique dans un emballage individuel, est-il nécessaire qu’elle soit stérile ? Un bébé au sein n’est pas dans un environnement stérile et tout se passe bien. Je comprends qu’on veuille limiter au maximum les risques mais ne substituons pas un problème hypothétique par un danger bien réel.

Aujourd'hui, seules les crises ou les scandales font réagir les autorités. Pourtant de nombreuses autres substances toxiques circulent dans les hôpitaux et officines. Je parle là des phtalates qui entrent dans la composition de nombreux dispositifs médicaux quotidiennement utilisés ou encore des parabens présents dans des centaines de médicaments. Ces composés, classés cancérogènes, mutagènes et reprotoxiques doivent être retirés. Nous plaidons pour la création d’un indice de substitution afin de savoir quelle molécule remplace telle ou telle substance toxique et de s’assurer qu’elle est bien elle-même inoffensive.


On parle d’impact sanitaire mais aussi environnemental?
Pour chaque dispositif, ou médicament, il est important de prendre en compte son cycle de vie, de la conception au recyclage. Et de raisonner en terme de développement durable, en évaluant ses impacts sanitaires et, bien sûr, environnementaux. L’histoire des tétines illustre aussi cet aspect environnemental, si on doit les retirer : que faire des stocks ? On ne peut pas les jeter puisque c’est dangereux et les distributeurs n’ont pas prévu de circuit de récupération ni de recyclage. Là aussi, l’Etat doit fournir des réponses.




Propos recueillis par Joël Ignasse
Sciences et avenir.fr

http://www.sciencesetavenir.fr/sante/20111127.OBS5425/biberons-sterilises-a-l-oxyde-d-ethylene-ce-n-est-que-la-partie-emergee-de-l-iceberg.html
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Chien Guevara
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MessageSujet: Re: Biberons toxiques   Ven 2 Déc - 1:42

CiTATION : "les jeter c'est dangereux" ... scratch Faut pas exagérer quand même ! L'alarmisme exagéré fait perdre en crédibilité. Pour les biberons et les tétines, je suis d'accord, c'est scandaleux.

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MessageSujet: Re: Biberons toxiques   Aujourd'hui à 19:41

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