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 Grands Bandits Watch:contre la dictature de la Phynance

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MessageSujet: Grands Bandits Watch:contre la dictature de la Phynance   Mar 15 Nov - 15:52

Ci-dessous, un article du journal Le Monde montrant la prise de pouvoir de la Goldman Sachs en Europe. Mario Draghi vient d'être nommé à la tête de la Banque Centrale Européenne, Mario Monti à la tête du gouvernement italien et Lucas Papadémos à la tête du gouvernement grec.

Pour compléter cette lecture, vous pouvez lire aussi : http://www.lemonde.fr/crise-financiere/article/2011/10/31/la-grece-dossier-noir-de-l-ancien-vrp-du-hors-bilan-chez-goldman-sachs_1596412_1581613.html et http://www.humanite.fr/monde/goldman-sachs-et-la-grece-une-histoire-de-vampire-483600

Et afin de bien saisir ce que représente la Goldman Sachs en termes de grand banditisme et de nuisances, cet article IMPORTANT issu d'une véritable investigation (dans une traduction française ici) : http://www.french-revolution.fr/2011/05/23/goldman-sachs-la-grande-machine-a-bulles-americaine/

Tout ceci afin de bien considérer ce qui est en train de se passer : il ne s'agit pas seulement d'enrichissement éhonté de quelques financiers, mais d'une prise de pouvoir dictatoriale organisée afin de mettre à bas les Etats et d'asservir les peuples d'Europe.



Goldman Sachs, le trait d'union entre Mario Draghi, Mario Monti et Lucas Papadémos
LEMONDE.FR | 14.11.11 | 18h57 • Mis à jour le 14.11.11 | 19h16

Londres, correspondant - Qu'ont en commun Mario Draghi , Mario Monti et Lucas Papadémos ? Le nouveau président de la Banque centrale européenne, le président désigné du conseil italien et le nouveau premier ministre grec appartiennent à des degrés divers au "gouvernement Sachs" européen. La banque d'affaires américaine a en effet tissé en Europe un réseau d'influence unique sédimenté depuis des lustres grâce à un maillage serré, souterrain comme public.
A tout concours, il faut une hiérarchie. Le premier prix revient bien sûr à Mario Draghi, vice-président de Goldman Sachs pour l'Europe entre 2002 et 2005. Nommé associé, il est chargé des "entreprises et pays souverains". A ce titre, l'une des missions est de vendre le produit financier "swap" permettant de dissimuler une partie de la dette souveraine, qui a permis de maquiller les comptes grecs. Vient ensuite Mario Monti, conseiller international depuis 2005. Arrive en troisième position Lucas Papadémos, qui vient d'être nommé premier ministre de la Grèce, qui fut gouverneur de la Banque centrale hellénique entre 1994 et 2002, qui a participé à ce titre à l'opération de trucage des comptes perpétré par GS. Le gestionnaire de la dette grecque est d'ailleurs un certain Petros Christodoulos, un ex-trader de la firme.

Deux autres poids lourds tiennent le haut du pavé dans la défenestration de l'euro, Otmar Issing, ex-président de la Bundesbank et Jim O'Neill, l'inventeur du concept des BRICS, l'acronyme désignant les marchés émergents à fort potentiel de croissance (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud).
Ex-président de Goldman Sachs International dont il est resté l'un des administrateurs, l'Irlandais Peter Sutherland a joué un rôle-clé dans le sauvetage de l'Irlande. Enfin, Paul Deighton, qui a passé 22 ans chez Goldman Sachs, est directeur général du comité organisateur des Jeux olympiques de Londres en 2012. La lanterne rouge car chacun sait que le sport comme l'amitié est hors concours.
Pourtant, au-delà des apparences, le réseau d'influence qui a fait sa puissance avant ou pendant la tourmente politique financière de 2008 a perdu de son efficacité. En effet, les complicités anciennes entretenues par les ex-banquiers centraux chevronnés mobilisés pour tirer les ficelles se révèlent moins utiles face à des politiciens sensibles à l'impopularité des professionnels de la finance tenus pour responsables de la crise. Là où Goldman Sachs pouvait facilement exercer ses talents, une série d'affaires – la Grèce, la spéculation contre l'euro, le scandale Abacus auquel a été mêlé le goldmanien français Fabrice Tourre – lui ont mis à dos la puissance publique.

Le carnet d'adresses est utile mais ne suffit plus à lui tout seul sur une planète financière complexe et technique et face à une nouvelle génération d'industriels moins pétris de respect pour l'establishment. Les patrons européens partis à la conquête du monde se sont émancipés des croisés de la haute finance style Goldman Sachs. La quête de valorisation de l'actionnaire, les exigences de transparence des comptes et les impératifs de l'expansion à l'étranger émoussent l'"effet réseau". Enfin, devenus plus exigeants sur la qualité et l'indépendance du métier de conseil, les clients européens, mais pas seulement, exigent le respect d'un minimum d'éthique.

Et c'est là que le bât blesse à propos de Goldman Sachs. Car la banque aime placer ses hommes sans jamais laisser tomber le masque. C'est pourquoi ses hommes liges cachent cette filiation quand ils donnent une interview ou mènent une mission officielle (comme ce fut le cas de Monti qui s'est vu confier en 2010 une étude sur le marché unique européen par le président de la Commission, José Manuel Barroso).

Mario Draghi affirme qu'étant entré en fonction en 2002, il n'a rien eu à voir avec le maquillage des comptes grecs orchestré deux ans plus tôt par la banque. Et il a démissionné en 2005, soit un an avant que Goldman Sachs ne revendre une partie du "swap" en question à la National Bank of Greece, la première banque commerciale du pays, dirigée par un ancien Goldmanien, Petros Christodoulos, aujourd'hui responsable de l'organisme gérant la dette grecque.

Marc Roche

http://www.lemonde.fr/europe/article/2011/11/14/goldman-sachs-le-trait-d-union-entre-mario-draghi-mario-monti-et-lucas-papademos_1603675_3214.html

PS: A titre d'information, j'ajoute ces éléments issus du livre "The nazi roots of the Brussel's EU" (Les racines nazis de l'Europe de Bruxelles) que j'ai synthétisés dans L'UE de Bruxelles": une construction au service de qui ?" (Bulletin OGM n°31)
http://www.monde-solidaire.org/spip/IMG/pdf/Bulletin_OGM_no_31_Dec_2010-_Janv-Fev_2011.pdf :

Peter Sutherland - En 1985, il a été Commissaire pour la Politique de Compétitivité de l’UE. A la fin de son mandat, il a rejoint le bureau de direction de la Cie pétrochimique British Petroleum (BP) dont il devient le président en 1997. En 1992, alors qu’il était en poste à BP, il devient le président d’un comité qui rapporte à la Commission Européenne le fonctionnement du « Marché Interne » de l’UE. En 1995, il devient le directeur-général de l’OMC. En sus d’être président de BP, il est en même temps président de Goldman Sachs International. En 2007, alors qu’il est toujours président de BP, il est aussi conseiller sur les problèmes d’énergie et de changement climatique à la Commission Européenne. Il est également membre du Groupe Bilderberg et de la Commission Trilatérale financée par Rockefeller."
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