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 les harkis : ni rapatriés comme les autres, ni français comme les autres

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MessageSujet: les harkis : ni rapatriés comme les autres, ni français comme les autres   Sam 29 Oct - 18:24

les harkis : ni rapatriés comme les autres, ni français comme les autres
Laure Pitti | ldh-toulon.net | lundi 24 octobre 2011

lundi 24 octobre 2011





Le terme harki est utilisé de nos jours pour désigner l’ensemble des « Français musulmans d’Algérie » qui ont été engagés dans ou au côté de l’armée française. La terminologie utilisée par l’administration pour les désigner a varié dans le temps : Français musulmans rapatriés (FMR) à partir de 1962, puis Français rapatriés de confession islamique (FRCI) en 1970 et enfin Rapatriés d’origine nord africaine (RONA) dans les années 1980. Pour les autorités françaises, ce n’étaient ni des rapatriés comme les autres, ni des Français comme les autres.

Cette logique de « catégorisation » traduisait une gestion discriminatoire de leur prise en charge : à leur arrivée en France ils ont été d’abord logés dans des camps de transit, puis relogés par la SONACOTRA qui était pourtant chargée des travailleurs migrants étrangers. Pour les HLM, ils n’étaient pas prioritaires, une directive (circulaire Missoffe de 1964) ayant précisé qu’ils ne pouvaient y accéder qu’après les « Rapatriés français de souche européenne ».

Dans l’intervention que nous reprenons ci-dessous, Laure Pitti [*]. revient sur les modes d’administration discriminants qu’ont rencontrés les harkis en France.




De l’histoire coloniale à l’immigration post-coloniale : le cas des harkis
par Laure Pitti


Longtemps oubliée, l’histoire des harkis reste encore aujourd’hui un parent pauvre de l’historiographie de la guerre d’Algérie. Elle est, a fortiori, rarement appréhendée dans l’historiographie de l’immigration. Ce dernier constat appelle plusieurs explications. L’historiographie de l’immigration, un temps été centrée sur l’étranger « envers du national [1] », a tardé à s’intéresser aux migrants originaires des ex-colonies d’Afrique du Nord, qu’ils aient migré durant la période coloniale ou après [2]. Certes, les harkis ne sont pas des migrants coloniaux, émigrant vers l’ex-métropole coloniale alors que les accords d’Évian puis l’indépendance de l’Algérie ont mis fin au rapport de domination coloniale instauré par étapes, depuis la conquête de l’Algérie à compter de 1830 et plus encore la mise en place de ce que certains ont appelé le « système colonial [3] » à partir des années 1860-1880. Chronologiquement, la migration des harkis est donc contemporaine de la phase immédiatement postcoloniale de l’émigration algérienne ; numériquement, elle est sans commune mesure avec cette dernière. Le recensement de 1968 fait état de la présence en France de 140 000 « Français musulmans rapatriés » (85 000 supplétifs et leurs familles, auxquels s’ajoutent 55 000 notables, fonctionnaires ou militaires de carrière) – comparativement, la même année, on recense 474 000 Algériens sur le territoire national. Cette historicité différente, croisée au caractère toujours passionnel des débats liés à l’histoire de la colonisation française en Algérie, a longtemps tenu les harkis hors du champ des sciences sociales de l’immigration.

Pourtant, leur exil contraint et le traitement dont ils ont fait l’objet sur le sol français ne peuvent pleinement se comprendre sans référence à l’histoire coloniale et au contexte postcolonial dans lequel cette migration s’insère. Les logiques de catégorisation – en premier lieu la catégorie administrative de « Français musulmans rapatriés » –, les modes d’administration et de gestion qui leur sont appliqués – notamment le Service d’accueil et de reclassement des Français d’Indochine et Musulmans (SFIM), devenu Service des Français Musulmans (SFM) au milieu des années 1960 –, les processus de relégation dont ils sont victimes, en particulier dans l’habitat, portent la marque de pratiques et de représentations héritées de la colonisation. Prédomine en leur sein une approche ethnicisée des populations, qui s’est appliquée aux « indigènes musulmans » puis aux « Français musulmans d’Algérie » avant 1962 et, dans une certaine mesure, a continué de s’appliquer aux migrants algériens après l’Indépendance.

Des « harkis » aux « Français musulmans rapatriés », ou les enjeux d’une catégorisation

Le terme « harkis », au sens strict, désigne les membres d’une harka, l’une des formes d’unités supplétives que l’armée française s’est adjointe dans les départements français d’Algérie, « formations temporaires dont la mission est de participer aux opérations de maintien de l’ordre » selon les termes de Robert Lacoste, ministre résidant en Algérie, en avril 1956 [4]. Les harkis ont donc un statut civil et des fonctions militaires, à la différence des « Français de souche nord-africaine », selon la dénomination de l’époque, enrôlés dans les forces régulières ; progressivement cependant, le terme « harkis » s’est étendu à l’ensemble des « Français musulmans d’Algérie » engagés dans ou au côté de l’armée française. Au total, fin 1960, on comptait 60 000 « Français de souche nord-africaine » dans les forces régulières et supplétives, dont 20 000 harkis.

Comme le souligne Tom Charbit, « le choix de termes issus de l’arabe plutôt que du français [harkis, moghaznis et autres goumiers], malgré la panoplie pourtant large des dénominations militaires, est en réalité caractéristique d’un phénomène beaucoup plus général qui a consisté durant toute la colonisation à rappeler, par le vocabulaire, l’extranéité de ces ‘‘musulmans’’ pourtant français [5] ». Une différence radicale de statut sépare en effet les « Français de souche nord-africaine », dont font partie les harkis, des « Français de souche européenne » ; celle-ci s’appuie notamment sur une distinction entre nationalité et citoyenneté. Les premiers sont certes Français ; mais à la différence des seconds, ils sont dotés d’une « nationalité amputée », en l’occurrence des droits politiques et sociaux liés au statut de citoyen français – depuis que le sénatus-consulte du 14 juillet 1865 eut confirmé la qualité de Français des indigènes (musulmans et alors également juifs), mais leur eut dénié la citoyenneté. Comme l’a analysé Laure Blévis, « cette exclusion de la citoyenneté découle du maintien de leur statut personnel fondé sur des prescriptions religieuses (droit musulman ou droit mosaïque) en vigueur depuis le traité de 1830 [6] ». Cet état de fait perdure jusqu’en 1870 pour les Juifs d’Algérie, qui ont accédé à la citoyenneté en vertu du décret Crémieux du 24 octobre 1870 ; jusqu’à l’abolition du Code de l’indigénat en 1944 et la promulgation du statut de l’Algérie en 1947 pour les sujets musulmans, date à laquelle ces derniers accèdent en partie à la citoyenneté. En partie seulement car en Algérie, comme dans certains territoires de l’Union française, l’accès à la citoyenneté est limité par le système dit du double collège qui maintient une discrimination dans l’exercice des droits politiques pour les colonisés [7].

L’extranéité postulée des harkis perdure dans la période post-coloniale. Fuyant l’Algérie pour la France métropolitaine, dès mars mais a fortiori juillet 1962, les harkis et leurs familles vont être successivement catégorisés comme « Français musulmans rapatriés » à partir de juin 1962 – moment où sont lancés les rapatriements officiels –, puis comme « Français rapatriés de confession islamique », enfin comme « Rapatrié d’origine nord-africaine » dans les années 1980. Ce prisme de l’origine, omniprésent et durable, et qui n’est pas sans rappeler un des ressorts de la discrimination coloniale, marginalise doublement les harkis – ni rapatriés comme les autres, ni Français comme les autres.

Ni pleinement rapatriés ni totalement français : doublement marginalisés ?

Les dispositifs d’administration des populations « françaises musulmanes rapatriées » traduisent, en pratiques, la différenciation inhérente aux catégorisations administratives forgées pour désigner les harkis. Ainsi, dans les politiques publiques mises en oeuvre pour le rapatriement, en particulier par l’intermédiaire du ministère des Rapatriés à compter de décembre 1962 — lequel prend la suite du secrétariat d’État aux rapatriés, créé en août 1961 —, les exemples du logement et de l’emploi sont particulièrement significatifs de la différenciation opérée par l’administration, au sein des rapatriés, entre populations « européennes » et « musulmanes ».

En matière de logement, une note relative à « l’attribution des logements HLM aux anciens harkis », en date du 31 janvier 1964, émanant de François Missoffe, ministre des Rapatriés, à l’attention des préfets et des délégués régionaux du ministère, rend clairement compte de cette logique. Elle rappelle certes que « les anciens harkis sont considérés comme rapatriés et bénéficiaires, à ce titre, de la loi du 26 décembre 1961 [loi n°61-1439 relative à l’accueil et à la réinstallation des Français d’outre-mer] ». Mais elle donne aux préfets la directive suivante : « Vous ne devrez reloger les anciens harkis qu’après avoir relogé tous les rapatriés demandeurs de logement et particulièrement mal logés. Par conséquent, une priorité absolue doit être donnée aux rapatriés par rapport aux anciens harkis pour l’attribution de logements HLM destinés aux rapatriés. Toutefois, si, après relogement de tous les rapatriés particulièrement mal logés, des logements HLM restent disponibles, ils pourront être attribués aux anciens harkis demandeurs de logement [8]. » Dans les faits, les harkis et leurs familles sont majoritairement logés en camps de transit puis en « cités d’accueil », lesquels perdurent jusqu’au milieu des années 1970, tandis que le programme lancé par la Sonacotra, qui leur est spécialement dédié, tarde à aboutir à des relogements. Que la Sonacotra soit mobilisée pour prendre en charge le logement des « Français musulmans rapatriés » est, là encore, significatif de l’extranéité prêtée à ces derniers. L’ex-Sonacotral (Société nationale de construction pour les travailleurs originaires d’Algérie, créée en 1956), devenue Sonacotra en 1963, a vu alors sa mission étendue au logement des étrangers dans leur ensemble – ce que ne sont pas statutairement les harkis –, avec des formes de gestion et d’encadrement héritées de la période coloniale [9], qui seront dénoncées à compter des années 1970 par les mobilisations contre les « foyers prisons [10] ».

En matière d’emploi, autre exemple, plusieurs mesures confirment à rebours le statut particulier des « Français musulmans rapatriés ». Ainsi, l’ordonnance du 11 avril 1962, organisant la « priorité d’emploi [des rapatriés], à capacité professionnelle égale, dans les établissements industriels ou commerciaux, publics ou privés, de plus de cinquante salariés », tout comme la Bourse nationale de l’emploi, instituée par un arrêté du 10 août 1962, « visant à motiver les rapatriés installés dans le Sud de la France pour partir vers d’autres régions dans lesquelles des emplois étaient disponibles », ou encore l’opération dite « Priorité d’emploi pour les rapatriés », au printemps 1963, dont l’objectif était d’organiser le reclassement des entrepreneurs et de développer un programme d’aide aux « reconvertis au salariat [11] », ne concernaient pas les « Français musulmans rapatriés ». Pour ces derniers, les politiques d’incitation en matière d’emploi se sont centrées sur l’agriculture (via notamment l’Office national des Forêts).

Si les « Français musulmans rapatriés » sont Français de plein droit en vertu des déclarations dites recognitives de la nationalité française, qui leur attribue le plein bénéfice de la citoyenneté, ils demeurent administrés par des services spéciaux, fournissant un nouvel exemple à cette différence entre le droit et les usages du droit que de nombreux sociologues de l’immigration travaillent à analyser depuis quelques années [12]. Ainsi, le Service d’accueil et de reclassement des Français d’Indochine et musulmans (SFIM), rattaché dans un premier temps (1962-1964) au ministère des Rapatriés, l’est, après la disparition de ce dernier, au ministère de l’Intérieur. L’action sociale à l’endroit des « Français musulmans rapatriés » est donc sous la tutelle de l’Intérieur durant cette période, à la différence de ce qu’il en est pour les « Rapatriés français de souche européenne », pour lesquels elle dépend du ministère du Travail et de la Sécurité sociale. Cette administration spéciale n’est pas sans faire écho aux pratiques administratives mises en place à l’époque coloniale concernant la migration « nord-africaine », pour laquelle un Service de surveillance et de protection des indigènes nord-africains (SSPINA) avait été institué dès les années 1920. Placé sous la tutelle du ministère de l’Intérieur, celui-ci assurait à la fois une mission de surveillance et d’action sociale pour les indigènes d’Afrique du Nord dans le département de la Seine – d’autres services de ce type existant également, dès l’entre-deux-guerres, à Saint-Étienne ou à Marseille [13].

À compter de janvier 1967, le SFIM passe sous la tutelle de la sous-direction des « programmes sociaux en faveur des migrants » de la Direction de la population et des migrations (DPM) du ministère des Affaires sociales. Les populations « françaises musulmanes rapatriées » ne rejoignent donc pas le lot commun des rapatriés. Leur gestion par une administration dédiée aux migrants est une nouvelle marque de l’extranéité qui continue à leur être prêtée, plusieurs années encore après leur rapatriement.

Par leurs statuts et les modes d’administration dont ils sont l’objet, l’histoire des harkis apparaît donc indéfectiblement liée à celle de la colonisation et de l’immigration postcoloniale, illustrant le continuum de « la vieille attitude raciste et coloniale » dénoncée, dès novembre 1962, par Pierre Vidal-Naquet dans les colonnes du Monde [14]. Dans les logiques discriminatoires qu’elle met au jour, l’histoire des harkis se rapproche, bien plus qu’on a longtemps eu tendance à le penser, de celle des migrants algériens – et de leurs descendants [15]. Sous ce versant, elle reste encore, pour partie, à écrire.


Notes
[*] Laure Pitti est maîtresse de conférences en sociologie, Université Pais 8, Département relations euroméditerranéennes, monde maghrébin/Département de science politique et chercheuse rattachée au CRESPPA-équipe CSU.
Le texte est extrait de Fatima Besnaci-Lancou, Benoît Falaize, Gilles Manceron (dir), Les Harkis, histoire, mémoire et transmission, éd. de l’Atelier, 2010.

[1] Pour reprendre une expression de Gérard Noiriel, Le creuset français. Histoire de l’immigration, XIXe-XXe siècle, Paris, Seuil, collection Points Histoire, 1988.

[2] Pour un bilan historiographique des travaux sur l’immigration algérienne à l’époque coloniale, cf. Laure Pitti, « Un régime d’exception ? Les immigrations coloniales en France métropolitaine » in Vincent Marie et Nicole Lucas (dir.), Les migrations dans la classe. Altérité, identité et humanité, Paris, Le Manuscrit Université, 2009, p. 331-357. Parmi les travaux consacrés à l’histoire des harkis, ceux d’Abderahmen Moumen et de Tom Charbit font une large place à l’analyse du statut et des formes d’encadrement post-coloniaux de cette population, cf. Abderahmen Moumen, Les Français musulmans en Vaucluse, 1962-1991. Installation et difficultés d’intégration d’une communauté de rapatriés d’Algérie, Paris, L’Harmattan, 2003 ; « Reçus en harkis, traités en parias » in Driss El Yazami, Yvan Gastaut, Naïma Yahi (sous la dir.), Générations : un siècle d’histoire culturelle des Maghrébins en France, Paris, Gallimard, 2008, p. 117-123 ; et Tom Charbit, Les harkis, Paris, La Découverte, collection Repères, 2006. Nous nous appuyons en large partie sur leurs conclusions pour esquisser les points de convergence possibles dans l’analyse du contexte post-colonial de la migration des Algériens et des harkis.

[3] Jean-Paul Sartre, « Le colonialisme est un système », Les Temps Modernes, n° 123, mars-avril 1956, repris in Situations V : colonialisme et néo-colonialisme, Paris, Gallimard, 1964, p. 25-42.

[4] Cf. Tom Charbit, op. cit., p. 14.

[5] Ibid., p. 19.

[6] Laure Blévis, « La citoyenneté française au miroir de la décolonisation : étude des demandes de naturalisation des ‘‘sujets français’’ en Algérie coloniale », Genèses, 53, décembre 2003, p. 25-47 et 28.

[7] Cf. notamment Alexis Spire, « Semblables et pourtant différents. La citoyenneté paradoxale des ‘‘Français musulmans d’Algérie’’ en métropole », Genèses, 53, décembre 2003, p. 48-68.

[8] Circulaire du 31 janvier 1964 du ministre des Rapatriés François Missoffe à l’attention des préfets et des délégués régionaux du ministère, citée par Abderahmen Moumen, Les Français musulmans en Vaucluse…, op. cit., p. 57.

[9] Cf. Choukri Hmed, « ‘‘Tenir ses hommes’’. La gestion des étrangers ‘‘isolés’’ dans les foyers Sonacotra après la guerre d’Algérie », Politix, n° 76, 2006, p. 11-30.

[10] Cf. Choukri Hmed, « Contester une institution dans le cas d’une mobilisation improbable : la ‘‘grève des loyers’’ dans les foyers Sonacotra dans les années 1970 », Sociétés contemporaines, 2007/01, n° 65, p. 55-81.

[11] Cf. Yann Scioldo-Zürcher, « Faire des Français d’Algérie des métropolitains », Pôle Sud, 2006/1, n° 24, p 15-28, p. 23-24.

[12] Outre les travaux précédemment cités de Laure Blévis ou d’Alexis Spire, on renverra notamment à ceux d’Abdellali Hajjat, Assimilation et naturalisation. Socio-histoire d’une injonction d’État, doctorat de sociologie, ENS / EHESS, 2009.

[13] Cf. Laure Pitti, « Un régime d’exception ? Les immigrations coloniales… », art. cité ; « Emmanuel Blanchard, « La dissolution des Brigades nord-africaines de la Préfecture de police : la fin d’une police d’exception pour les Algériens de Paris (1944-1953) ? », Bulletin de l’Institut d’histoire du temps présent, n° 83, premier semestre 2004, p. 70-82.

[14] Pierre Vidal-Naquet, « La guerre révolutionnaire et la tragédie des harkis », Le Monde, 11-12 novembre 1962, cité par Tom Charbit, op. cit., p. 56.

[15] Giulia Fabbiano, « De l’indigène colonial aux générations postalgériennes. Processus d’identification et de différenciation des descendants de harkis et d’immigrés », Migrations Société, n° 113, septembre-octobre 2007, p. 95-110.

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