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 La grogne prend de l'ampleur, Besancenot aussi ...

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Chien Guevara
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MessageSujet: La grogne prend de l'ampleur, Besancenot aussi ...   Jeu 22 Nov - 0:36

De la LCR au parti... (3) La grogne prend de l'ampleur, Besancenot aussi

A la veille d'une journée de manifestation qui fait le plein, le leader de la LCR a fait mouche sur France Inter et I-Télé. Même auprès des ségolistes.



Au fur et à mesure que la grogne sociale augmente et que le mouvement social se durcit, le discours d'Olivier Besancenot se fait plus audible. Invité du « Franc parler » (France Inter-I-télé) lundi 19 novembre, à la veille de la journée de grève dans la fonction publique, le leader de la LCR a réussi une belle performance médiatique, en tapant juste, là où ça fait mal. Les trois journalistes du Monde, de I-TV et de France Inter qui l'interrogeaient - Raphaelle Bacqué, Thomas Hugues et Stéphane Paoli - ont regardé, médusés, le jeune facteur dérouler son programme radical, d'autant plus percutant en cette période de grogne sociale.

Connaître ses dossiers
Premier argument : « les régimes spéciaux, c'est l'apéritif. Le menu principal sera rédigé en février et mars : le gouvernement, si par malheur il arrivait à battre les cheminots, s'attaquera à tous les salariés de ce pays. » Et Olivier Besancenot d'interpeller les usagers : vaut-il mieux « galérer quelques jours » maintenant ou « galérer méchamment » pendant plusieurs années lorsque l'heure de la retraite à 41, 42 ou même 45 annuités aura sonné ? Accusé d'être utopiste en réclamant 37,5 annuités pour tous, l'orateur met en avant les faibles économies réalisées par la réforme des régimes spéciaux (200 à 500 millions) et sort de son chapeau un rapport du Conseil d'orientation des retraites, qui ne préconise nullement l'allongement de la durée de cotisation, bien au contraire ! Motif ? La moyenne d'âge de sortie de la vie active est, en France, de 58 ans. Et comme le rappelle le Conseil : « le taux d'emploi des 55-64 était en 2005 de 37,8%» et ne tend qu'à baisser. Dans ces conditions, comment croire que les salariés pourront travailler jusqu'à 60 ans et plus et bénéficier de leur retraite à taux plein ? Cela paraît peu réaliste... En trois phrases, l'utopie a changé de camp.

Tacler la concurrence
Histoire de clore le débat, Olivier Besancenot rappelle enfin le régime « très spécial » dont bénéficient les députés : une retraite à taux plein à 22 annuités. C'est clair, c'est net, c'est précis. Le résultat est immédiat. Dès ce matin, sur les forums de Désirs d'avenir, on pouvait lire les post de ségolistes touchés par les arguments du facteur… Tandis qu'un dénommé le négaret s'agaçait, en ce jour de grève, de ne pas voir le PS dans la manif, kertrognek, un autre ségonaute, suppliait Ségolène de faire un pas vers Besancenot. Le leader de la LCR avait d'ailleur gardé, lundi, quelques piques bien senties à l'adresse du PS : « Le Parti socialiste est tombé dans le panneau de critiquer le gouvernement sur la forme. On attendait plutôt la gauche pour nous expliquer en quoi c'était des mauvaises réformes et surtout comment on pouvait les combattre (...). La vraie force de la droite, ce n'est pas qu'elle est partout, c'est qu'une partie de la gauche est nulle part.» Quand les mardi après-midi ont des allures de grand soir, la LCR boit du petit lait.
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MessageSujet: Re: La grogne prend de l'ampleur, Besancenot aussi ...   Sam 24 Nov - 2:12

Je crains que les ségolistes pleurent encore longtemps. Le PS n’est plus à gauche depuis longtemps, il tente en permanence de nous faire adapter au système capitaliste, coûte que coûte.
Le discours ambiant des politiques est normalisé à la pensée unique. La mondialisation est inéluctable. Et voilà, tout est dit. Après ça, au café du commerce, ça va bon train, les idées de Besencenot sont de l’ordre de la croyance. Il ne croient pas qu’on peut prendre l’argent là où il est… Comme les gouvernants font lorsqu’ils en ont besoin : augmenter leur salaire, faire des cadeaux fiscaux aux plus riches, conserver leurs privilèges (retraite et chômage qu’ils se sont grassement augmenter). Les gogos préfèrent croire à la fuite des capitaux plutôt qu’aux solutions de Besencenot.
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Chien Guevara
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MessageSujet: Re: La grogne prend de l'ampleur, Besancenot aussi ...   Mer 16 Jan - 0:27

Besancenot, le capital chouchou
Dans les sondages, le leader de la LCR rallie bien au-delà de sa famille politique.
LAURE EQUY

Olivier Besancenot, leader, «dans la rue», des anti-Sarkozy ? Alors que les ténors socialistes se tirent dans les pattes pour une petite place sur le terrain de la gauche modérée, il occupe tout l’espace de la radicalité. Le PCF et LO, rétamés à la présidentielle, restent inaudibles : lui truste les luttes sociales, des entreprises qui ferment aux cheminots en grève. Depuis son score à la présidentielle (4,08 %), Olivier Besancenot reste haut dans les sondages, en surfant notamment sur la faiblesse de la gauche de la gauche et le flou du PS. Au point de susciter l’adhésion au-delà des frontières traditionnelles de son camp.

«Hors-système». Il se classe quatrième «meilleur leader de la gauche, au cours des années qui viennent», dans notre sondage LH2, avec 10 %, derrière DSK, Ségolène Royal et Bertrand Delanoë. Et figure même en troisième position, à 15 %, chez les sympathisants de gauche, doublant le maire de Paris. La part de l’opinion qui l’approuve n’adhère pas forcément à l’idéologie de la LCR mais «épouse tout de même, en général, sa posture contestataire», remarque François Miquet-Marty, de l’institut LH2. «Une popularité très supérieure à l’audience électorale du parti qu’il représente», comme Arlette Laguiller en son temps, explique Pierre Giacometti d’Ipsos.
Interrogé sur sa cote de popularité au beau fixe, fin décembre sur Canal +, l’intéressé joue les modestes, y voyant «une tentative de dévitaliser [son] combat qui consiste à parler plus de Besancenot que de ses idées». Pour les sondeurs, il est une figure «hors système», «tribunitienne», élevée «à l’école des AG», qui «ne s’habille pas, ne parle pas comme un homme politique» et «accroche le téléspectateur» avec des répliques percutantes.
Mais le charisme et le capital sympathie de Besancenot suffisent-ils à expliquer sa percée dans l’opinion ? Citant le baromètre BVA-Orange-L’Express, du 13 décembre , Jérôme Sainte-Marie, de BVA Opinion, observe que, parmi les 39 % de sondés qui lui sont favorables, 41 % jugent que Besancenot «défend les intérêts des gens comme moi». 23 % répondent qu’il est le mieux placé «pour résister à Nicolas Sarkozy» et seuls 8% l’approuvent parce qu’il est «sympathique».
Besancenot a pu s’imposer, pour Jérôme Sainte-Marie, comme «porte-parole de catégories sociales que la classe politique, y compris le PS, représente de moins en moins et que le déclin du PCF, notamment, avait laissées sans voix». Pas seulement les jeunes et les ouvriers, mais aussi les «classes moyennes salariées qui ont désormais un sentiment de précarisation». Du coup, non content de s’imposer face aux autres formations de la gauche radicale, il peut aussi devenir «une menace pour le PS».
Limites. Le porte-parole de la LCR joue là sur du velours. Les difficultés des socialistes à accorder leurs violons lui ouvrent un créneau à gauche. Ce que confirme François Miquet-Marty : «Une vraie dynamique socialiste après la présidentielle aurait sans doute éclipsé Olivier Besancenot.» Lui ne souffre pas d’un «manque de leadership et son positionnement n’est pas contradictoire», reproches adressés aux dirigeants socialistes, rappelle François Miquet-Marty. Résultat, le porte-parole de la LCR «incarne la gauche authentique» pour une partie de l’opinion et capte, outre un noyau dur d’extrême gauche, des sympathisants d’une «nébuleuse de la gauche antilibérale et des déçus du PS ou même des Verts».
Mais les sondeurs entrevoient là les limites d’un «phénomène Besancenot», prévoyant, pour certains un coup de frein dans les sondages, lors des municipales. Selon Stéphane Rozès (CSA), «ceux qui vont vers lui souhaitent moins la construction d’une alternative révolutionnaire que de voir la gauche proposer un véritable projet alternatif.» A tel point que«l’opinion instrumentalise Besancenot pour dire à la gauche de gouvernement qu’elle ne joue plus son rôle». Avec son projet de parti anticapitaliste dans les tuyaux, le jeune facteur ne se contentera certainement pas de passer le mot à Solferino.
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MessageSujet: Re: La grogne prend de l'ampleur, Besancenot aussi ...   Aujourd'hui à 12:47

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