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 La fin du régime de Mohammar Kadhafi

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Yann Durst
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MessageSujet: La fin du régime de Mohammar Kadhafi   Sam 3 Sep - 11:45

Salut a tous
A defaut de débattre chez moi je viens chez toi CG (lol)
J'aimerais vos avais sur la fin de régime de Kadhafi
Perso je trouve que c une bonne nouvelle mais que vas t'il se passer maintenant? le fin d'un dictateur na pas toujours fait naitre la democratie !
Maintenant que la place est libra la France vas avoir droit a 35% du petrole libyen...(on vas serembourser des millions que nous avons depenser pour cette guerre interventionniste (on as plus rien a envier au ricains dans le genre)
Au fait Notre amis Chavez est certe malade mais quand même ...tous les anti imperialiste sont mes amis et je les soutiens du coup il soutient tout les dictateur que le peuple essai de déloger c pas du grand n'importe quoi?
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Chien Guevara
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MessageSujet: Re: La fin du régime de Mohammar Kadhafi   Lun 5 Sep - 1:52

Pour ce qui est de la Libye, je ne sais pas comment ça va se passer politiquement ; sans doute que le schéma des dictateurs trop "voyants" d'Afrique noire, mis en place par les occidentaux, ne sera pas reproduit.
Par contre, économiquement parlant, tu as déjà répondu : les occidentaux se sont déjà partagé les ressources naturelles du pays, avec 35 % à Total , entre autres !
A savoir que l'argent du pétrole, du gaz, de l'azote et de l'helium était redistribué au peuple sous le régime de Kadhafi, avec l'éducation et la santé gratuite, par exemple, et bien d'autres choses, assez proches du Marxisme.

Et c'est là que j'en viens à Chavez, qui défendrait les dictateurs, selon tes dires !! Mais qui a décrété que Kadhafi était un dictateur ? Et Castro, c'en est un ? Moi je me méfie des nations dominantes qui fabriquent des réputations à ceux qui se refusent à penser comme elles.

Sur la Libye et Kadhafi : http://www.enquete-debat.fr/archives/pourquoi-les-libyens-aiment-le-colonel-kadhafi

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Yann Durst
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MessageSujet: Re: La fin du régime de Mohammar Kadhafi   Lun 12 Sep - 23:42

Chien Guevara a écrit:
Pour ce qui est de la Libye, je ne sais pas comment ça va se passer politiquement ; sans doute que le schéma des dictateurs trop "voyants" d'Afrique noire, mis en place par les occidentaux, ne sera pas reproduit.
Par contre, économiquement parlant, tu as déjà répondu : les occidentaux se sont déjà partagé les ressources naturelles du pays, avec 35 % à Total , entre autres !
A savoir que l'argent du pétrole, du gaz, de l'azote et de l'helium était redistribué au peuple sous le régime de Kadhafi, avec l'éducation et la santé gratuite, par exemple, et bien d'autres choses, assez proches du Marxisme.

Et c'est là que j'en viens à Chavez, qui défendrait les dictateurs, selon tes dires !! Mais qui a décrété que Kadhafi était un dictateur ? Et Castro, c'en est un ? Moi je me méfie des nations dominantes qui fabriquent des réputations à ceux qui se refusent à penser comme elles.

Sur la Libye et Kadhafi : http://www.enquete-debat.fr/archives/pourquoi-les-libyens-aiment-le-colonel-kadhafi

Salut CG
Oui pour moi Khadafi est un dictateur qui se faisait passer pour un mec proche du peuple et qui vivait comme un prince !
J'ai une sensibilité de libertaire donc je ne fait pas de compromis au chef d'eta sous pretexte qu'il sois de gauche et anti imperialise donc pour moi castro et aussi un dictateur désolé !
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Chien Guevara
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MessageSujet: Re: La fin du régime de Mohammar Kadhafi   Mar 13 Sep - 0:33

Yann Durst a écrit:

Oui pour moi Khadafi est un dictateur qui se faisait passer pour un mec proche du peuple et qui vivait comme un prince !

"Qui se faisait passer pour un mec proche du peuple" Mais auprès de qui le faisait-il ? Et par quels moyens ? Tous les médias étaient contre lui ! Comment sa "propagande", si elle existait a t'elle pu parvenir à nos oreilles ou nos yeux ? Il n'a pas pu se faire passer pour quoi que ce soit de bien, vu qu'on ne lui a jamais donné la parole, et qu'on le jugeait juste pour sa prise de position anti-impérialiste. Perso, je n'ai jamais lu un truc comme quoi il se faisait passer pour l'ami du peuple, avant qu'on ne le mette à mort, et que des alternatifs fouinent et trouvent cette version, cachée depuis des décennies. Alors qui ment ?

Bien sur qu'il n'est pas tout blanc ( mais Che Guevara ne l'était pas non plus, d'ailleurs ), bien sur qu'il vivait comme un prince (mais on en connait d'autres dans des démocraties reconnues) , mais qui nous a toujours raconté des choses sur la Libye ? Où as-tu lu que le peuple souffrait ? Dans des médias occidentaux, non ? Permet-moi donc de douter de la véracité de tout celà, donc.

Je ne défend pas Kadhafi, je ne l'aime pas ; mais je pense que la vérité est ailleurs que là où on nous l'impose. Je persiste à penser, que Kadhafi aura été meilleur pour son peuple que ce qui va lui succéder ; tout comme on a pu vérifier que le peuple Cubain a mieux vécu sous Castro, qu'avant, sous l'impérialisme !

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Yann Durst
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MessageSujet: Re: La fin du régime de Mohammar Kadhafi   Mer 14 Sep - 23:28

Chien Guevara a écrit:
Yann Durst a écrit:

Oui pour moi Khadafi est un dictateur qui se faisait passer pour un mec proche du peuple et qui vivait comme un prince !

"Qui se faisait passer pour un mec proche du peuple" Mais auprès de qui le faisait-il ? Et par quels moyens ? Tous les médias étaient contre lui ! Comment sa "propagande", si elle existait a t'elle pu parvenir à nos oreilles ou nos yeux ? Il n'a pas pu se faire passer pour quoi que ce soit de bien, vu qu'on ne lui a jamais donné la parole, et qu'on le jugeait juste pour sa prise de position anti-impérialiste. Perso, je n'ai jamais lu un truc comme quoi il se faisait passer pour l'ami du peuple, avant qu'on ne le mette à mort, et que des alternatifs fouinent et trouvent cette version, cachée depuis des décennies. Alors qui ment ?

Bien sur qu'il n'est pas tout blanc ( mais Che Guevara ne l'était pas non plus, d'ailleurs ), bien sur qu'il vivait comme un prince (mais on en connait d'autres dans des démocraties reconnues) , mais qui nous a toujours raconté des choses sur la Libye ? Où as-tu lu que le peuple souffrait ? Dans des médias occidentaux, non ? Permet-moi donc de douter de la véracité de tout celà, donc.

Je ne défend pas Kadhafi, je ne l'aime pas ; mais je pense que la vérité est ailleurs que là où on nous l'impose. Je persiste à penser, que Kadhafi aura été meilleur pour son peuple que ce qui va lui succéder ; tout comme on a pu vérifier que le peuple Cubain a mieux vécu sous Castro, qu'avant, sous l'impérialisme !

Justement il suffisait de voir sa propagante et sa politique umprunt d'ideo faussement socialiste et d'entendre ses discours megalomanique,regarde les reportages les fausses communes les prisons infame, les temoignages de ceux qui l'ont connu, je veux bien que les medias en rajoute ou nous manipule mais pour l'exemple ce n'est pas parceque je n'ai pas vu de goulag en Corée du Nord quie cela n'existe pas
Je sais bien que tout n'est pas blanc ou noir mais j'ai envie de chercher des excuses a ce mec !
Le ou je te rejoint c ce qui vas venir apres ce sera surement des fondalmentalistes et ce sera pire (ca commence a arrivé en egypte ou en Tuniise)
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bye
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MessageSujet: Re: La fin du régime de Mohammar Kadhafi   Jeu 15 Sep - 4:57

A mon sens, le progrès social, politique, économique n'est véritable que lorsqu'il est distribué équitablement pour tous, et avec l'accord et surtout la participation ( donc la décision ) de tous, ou d'une part importante des populations concernées.
Que ce progrès social: éducation, culture, santé,..soit mesurable, est un fait !Mais si, simultanément, sont constatés dse manquements graves à l'expession politique, associative, syndicale ( emprisonnement des opposants, pouvoir unique, atteinte au droit de grève,..) ce pouvoir est dictatorial.
Ce n'est pas une question de perfection, mais c'est un minimum vital!

Le choix des moyens est très important: pour moi ( et quelques autres ), la fin est importante, mais les moyens pour y arriver aussi!
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Clode
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MessageSujet: Re: La fin du régime de Mohammar Kadhafi   Jeu 15 Sep - 17:12

L'après kadhafi risque d'être difficile pour le peuple libyien mais surtout pour les immigrés.
http://www.maliweb.net/category.php?NID=80438
Le CNT Complice de l'impérialisme. Pour pouvooir piller ce que les USA et l'Erope leurs laisseront.

Tentative de pillage des investissements libyens au Mali:
Des «escrocs» du CNT aux arrêts
http://www.maliweb.net/category.php?NID=80489
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Yann Durst
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MessageSujet: Re: La fin du régime de Mohammar Kadhafi   Ven 16 Sep - 19:15

bye a écrit:
A mon sens, le progrès social, politique, économique n'est véritable que lorsqu'il est distribué équitablement pour tous, et avec l'accord et surtout la participation ( donc la décision ) de tous, ou d'une part importante des populations concernées.
Que ce progrès social: éducation, culture, santé,..soit mesurable, est un fait !Mais si, simultanément, sont constatés dse manquements graves à l'expession politique, associative, syndicale ( emprisonnement des opposants, pouvoir unique, atteinte au droit de grève,..) ce pouvoir est dictatorial.
Ce n'est pas une question de perfection, mais c'est un minimum vital!

Le choix des moyens est très important: pour moi ( et quelques autres ), la fin est importante, mais les moyens pour y arriver aussi!

Absolument d'accord c tout a fait mon point de vue aussi !
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Chien Guevara
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MessageSujet: Re: La fin du régime de Mohammar Kadhafi   Sam 17 Sep - 1:26

Ok, d'accord avec vous aussi ; mais revenons au message initial :


Yann Durst a écrit:

J'aimerais vos avais sur la fin de régime de Kadhafi
Perso je trouve que c une bonne nouvelle mais que vas t'il se passer maintenant? le fin d'un dictateur na pas toujours fait naitre la democratie !
Maintenant que la place est libra la France vas avoir droit a 35% du petrole libyen...(on vas serembourser des millions que nous avons depenser pour cette guerre interventionniste (on as plus rien a envier au ricains dans le genre)
Au fait Notre amis Chavez est certe malade mais quand même ...tous les anti imperialiste sont mes amis et je les soutiens du coup il soutient tout les dictateur que le peuple essai de déloger c pas du grand n'importe quoi?

Donc Dictateur ou pas , à mon avis, ce n'est pas une bonne nouvelle, pour le peuple : ça risque fort d'être pire ...

Intervention pour la démocratie? Mon cul ! Tu as toi-même trouvé les buts de l'intervention occidentale (les ressources naturelles)...

Je ne défendais pas Kadhafi, je condamnais plutôt l'ingérence occidentale.

Mais de toutes façons, je pense que ce simulacre de provocation (libérer un peuple qui n'est pas opprimé), fait partie d'un scénario calculé, réfléchi ; ... à suivre !

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MessageSujet: Re: La fin du régime de Mohammar Kadhafi   Sam 17 Sep - 8:17

Libye : Après les bombes les réformes du FMI
Manlio DINUCCI | legrandsoir.info | mardi 13 septembre 2011

vendredi 16 septembre 2011



Au terme du G8 de Marseille, la néo-directrice du FMI, la française Christine Lagarde, a fait une annonce solennelle : « Le Fonds Monétaire International reconnaît le Conseil de transition comme gouvernement de la Libye et est prêt, en envoyant au plus tôt son staff sur le terrain, à lui fournir assistance technique, conseil politique et soutien financier pour reconstruire l’économie et commencer les réformes ».

Aucun doute, sur la base de l’expérience consolidée du Fmi, que les réformes signifieront ouvrir grand les portes aux multinationales, privatiser les propriétés publiques et endetter l’économie. A commencer par le secteur pétrolier, dans lequel le FMI aidera le nouveau gouvernement à « rétablir la production pour générer un revenu et re-stabiliser un système de paiements ». Les réserves pétrolières libyennes - les plus grandes de l’Afrique, précieuses pour leur qualité élevée et leur bas coût d’extraction - et celles du gaz naturel sont déjà au centre d’une âpre compétition entre les « amis de la Libye ». L’Eni a signé le 29 août un mémorandum avec le Cnt de Benghazi, dans le but de rester le premier opérateur international d’hydrocarbures en Libye. Mais son primat est l’objet de quelques embûches dressées par la France : le Cnt s’est engagé le 3 avril à lui concéder 35% du pétrole libyen. Et sont aussi dans la compétition les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, l’Allemagne et quelques autres. Leurs multinationales obtiendront les licences d’exploitation à des conditions beaucoup plus favorables que celles pratiquées jusqu’à maintenant, qui laissaient jusqu’à 90% du brut extrait à la compagnie nationale libyenne. Et il n’est pas exclu que celle-ci aussi ne finisse entre leurs mains, à travers une privatisation imposée par le FMI.

En plus de l’or noir, les multinationales européennes et étasuniennes visent l’or blanc libyen : l’immense réserve d’eau fossile de la nappe nubienne (estimée à 150 mille km3), qui s’étend sous la Libye, l’Egypte, le Soudan et le Tchad. Les possibilités de développement qu’elle offre ont été démontrées par la Libye, qui a construit un réseau d’aqueducs de 4 mille Kms de long (qui a coûté 25 milliards de dollars) pour transporter l’eau, extraite en profondeur par 1.300 puits dans le désert, jusqu’aux villes côtières (Benghazi ayant été une des premières servies) et à l’oasis de Khufrah, en fertilisant les terres désertiques. Ce n’est pas un hasard si, en juillet, l’OTAN a bombardé l’aqueduc et détruit la fabrique, près de Brega, qui produisait les conduites nécessaires aux réparations. C’est sur ces réserves hydriques, en perspective plus précieuses encore que les pétrolifères, que veulent mettre la main -à travers les privatisations promues par le FMI- les multinationales de l’eau, surtout françaises (Suez, Veolia et autres) qui contrôlent presque la moitié du marché mondial de l’eau privatisée. Et pour réparer l’aqueduc et les infrastructures, les multinationales étasuniennes comme Kellogg Brown & Root, spécialisées dans la reconstruction de ce que les bombes USA/OTAN détruisent, sont prêtes à s’en occuper : en Irak et Afghanistan elles ont reçu en deux années des contrats d’un montant d’environ 10 milliards de dollars.

Pour les approvisionnements des nouvelles forces armées libyennes en armements, après que l’OTAN ait détruit la plus grande partie de ceux qui existaient, ce sont surtout les industries guerrières étasuniennes, britanniques, françaises et italiennes qui s’en occuperont. Les affaires ont le vent en poupe : les exportations britanniques d’armes en Afrique du Nord et Moyen-Orient ont augmenté de 30% dans les premiers mois de l’année, à cause de la demande accrue de la part de régimes comme ceux du Bahrein et de l’Arabie saoudite, engagés à réprimer leurs mouvements populaires.

L’entière « reconstruction », sous la régie du FMI, sera payée avec les fonds souverains libyens (environ 70 milliards de dollars plus d’autres investissements extérieurs pour un total de 150), une fois « décongelés », et avec les nouveaux revenus de l’export pétrolier (environ 30 milliards annuels avant la guerre). Ils seront gérés par la nouvelle « Central Bank of Libya », qui avec l’aide du FMI sera transformée en une filiale de HSBC (Londres), de Goldman Sachs (NEW York) et d’autres banques multinationales d’investissement. Elles pourront de cette façon pénétrer encore plus en Afrique, où ces fonds sont investis dans plus de 25 pays, et miner les organismes financiers indépendants de l’Union africaine - la Banque centrale, la Banque d’investissement et le Fonds monétaire - nés surtout grâce aux investissements libyens. La « saine gestion financière publique », que le FMI s’engage à réaliser, sera garantie par le nouveau ministre des finances et du pétrole Ali Tarhouni, ancien enseignant de la Business School de l’Université de Washington, autrement dit nommé par la Maison Blanche.

Manlio Dinucci

Edition de mardi 13 septembre de il manifesto

http://www.ilmanifesto.it/area-abbonati/in-edicola/manip2n1/...

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

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Yann Durst
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MessageSujet: Re: La fin du régime de Mohammar Kadhafi   Sam 17 Sep - 10:56

Chien Guevara a écrit:
Ok, d'accord avec vous aussi ; mais revenons au message initial :

Mais de toutes façons, je pense que ce simulacre de provocation (libérer un peuple qui n'est pas opprimé), fait partie d'un scénario calculé, réfléchi ; ... à suivre !
C la ou je suis pas d'accord le peuple libyen etait un peuple opprimé !
Dans l'histoire qu'elle est la condition sinequanone pour que naisse une revolution?
Réponse : Une dictature ou un régime ulta autoritaire
L'Otan n'aurais pas du bombardé et car de ce fait cele dénature la revolution du peuple....fournir des armes et de la logistique aurait etais plus intélligent par contre le régime aurait peux etre mis plusieurs années a tomber !
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MessageSujet: Re: La fin du régime de Mohammar Kadhafi   Dim 18 Sep - 1:39

Yann Durst a écrit:

C la ou je suis pas d'accord le peuple libyen etait un peuple opprimé !
Dans l'histoire qu'elle est la condition sinequanone pour que naisse une revolution?
Réponse : Une dictature ou un régime ulta autoritaire

Yann, toi, grand admirateur d'Allende, as-tu oublié comment il a été renversé ? Un coup d'état, avec une partie de l'armée, mais aussi une partie du peuple ! Etait-il un dictateur ? ou un empêcheur de tourner en rond pour les USA, et le monde capitaliste de droite ?
En Libye, il n'y a pas eu plus de révolution qu'au Chili.
Et je te garantis que le peuple Libyen n'était pas opprimé (je le pensais en secret, j'ai, le week-end dernier, eu l'agréable surprise, sans que j'introduise le sujet, d'en avoir confirmation, de quelqu'un qui a travaillé là-bas juste avant la soi-disant révolte du peuple).
D'après ce qu'il a vu, les Libyens étaient tous des cadres qui commandaient des éxécutants originaires de Chine, du Pakistan, et surtout du Bengladesh.
Non, Yann, le peuple n'était pas opprimé ! C'est un putsh occidental !

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MessageSujet: Re: La fin du régime de Mohammar Kadhafi   Dim 25 Sep - 2:09

Chien Guevara a écrit:


Yann, toi, grand admirateur d'Allende, as-tu oublié comment il a été renversé ? Un coup d'état, avec une partie de l'armée, mais aussi une partie du peuple ! Etait-il un dictateur ? ou un empêcheur de tourner en rond pour les USA, et le monde capitaliste de droite ?
En Libye, il n'y a pas eu plus de révolution qu'au Chili.
Et je te garantis que le peuple Libyen n'était pas opprimé (je le pensais en secret, j'ai, le week-end dernier, eu l'agréable surprise, sans que j'introduise le sujet, d'en avoir confirmation, de quelqu'un qui a travaillé là-bas juste avant la soi-disant révolte du peuple).
D'après ce qu'il a vu, les Libyens étaient tous des cadres qui commandaient des éxécutants originaires de Chine, du Pakistan, et surtout du Bengladesh.
Non, Yann, le peuple n'était pas opprimé ! C'est un putsh occidental !

Non je n'ai rien oublié comme le chante aznavour et je ne considére pas Allendé comme un dictateur justement parceque ce fut le seul dirigent socialiste qui fiut elu mais le putsh qui l'a renversé n'a rien a voir mais alors rien a voir avec la Lybie
Je te rappel que l'armée (qui a tirer sur le peuple) etait du coté de Kadhafi (jusqu'au moment ou la situation fut desespéré pour le pouvoir)
Bon mais je pense que sur ce sujet nous ne serons pas d'accord lol
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MessageSujet: Re: La fin du régime de Mohammar Kadhafi   Dim 25 Sep - 21:07

Amnesty accuse le régime Kadhafi et les rebelles libyens de crimes de guerre

Amnesty International a accusé mardi 13 septembre le régime de Mouammar Kadhafi de crimes contre l'humanité en Libye, mais pointe aussi du doigt les rebelles proches du CNT pour avoir commis des abus qui, dans certains cas, constituent des crimes de guerre.

http://www.lemonde.fr/libye/article/2011/09/12/amnesty-accuse-le-regime-kadhafi-et-les-rebelles-libyens-de-crimes-de-guerre_1571314_1496980.html
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MessageSujet: Re: La fin du régime de Mohammar Kadhafi   Dim 25 Sep - 22:23

...et un charnier de 1700 corps découvert près de la prison de Tripoli...

http://www.20minutes.fr/monde/libye/793982-libye-charnier-1700-corps-decouverts-pres-prison-tripoli
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MessageSujet: Re: La fin du régime de Mohammar Kadhafi   Jeu 29 Sep - 1:40

Contre la banalisation et la normalisation de l’ingérence




Pierre LEVY









En avril dernier, Ignacio Ramonet proposait dans (les colonnes de Mémoire des Luttes) un texte intitulé « Libye, le juste et l’injuste ».
La guerre avait été lancée quelques semaines plus tôt, inaugurée par
des appareils français qui, les premiers, eurent l’honneur de déverser
leurs bombes sur Tripoli. Ce 19 mars, « une onde de fierté parcourt l’Elysée » rapportait alors Le Monde [1].
A ce moment, les experts et commentateurs n’en doutaient pas : en
quelques jours, quelques semaines au plus, le pays serait débarrassé du
« tyran » grâce à au soulèvement populaire attendu, facilité par le coup
de pouce aérien de la coalition, tout cela illuminé par la sage aura de
Bernard-Henri Lévy.


Dans son texte, Ignacio Ramonet prenait certes ses distances avec
l’OTAN. Il n’en estimait pas moins, dès sa première phrase : « Les insurgés libyens méritent l’aide de tous les démocrates ».
Dieu soit loué, certains démocrates n’ont pas lésiné sur l’aide : en
cinq mois, plus de 15 000 sorties aériennes ont permis d’offrir quelques
milliers de tonnes de bombes, sans parler des missiles dernière
génération, des forces spéciales terrestres sous forme d’instructeurs –
un cadeau en principe prohibé, mais quand on aime, on ne compte pas.
Seule comptait l’issue : victoire Total.


Le jeu de mots est certes facile ; il est cependant inévitable, notamment depuis que Libération [2]
a révélé la lettre aux termes de laquelle le Conseil national de
transition (CNT) s’était engagé à accorder 35% des concessions du pays
au groupe pétrolier « en échange » (c’est le terme employé) de
l’engagement militaire français (un document qui a naturellement fait
l’objet d’un démenti précipité du Quai d’Orsay). Noble cause que celle
du combat pour la liberté des peuples. Au demeurant, cela n’a pas
échappé à l’auteur, qui note, à la fin de son article : « L’odeur de pétrole de toute cette affaire empeste ».


Certes. Mais pour autant, il reprend à son compte l’approche
d’ensemble des dirigeants occidentaux et des médias qui leur sont liés.
En particulier le schéma qui analyse le soulèvement libyen comme partie
prenante du « printemps arabe ». Or une telle approche globalisante fait
fi de chaque réalité nationale. En l’espèce, elle induit même un
contresens.


En Tunisie puis en Egypte, les mouvements populaires, qui n’étaient
certes pas réductibles l’un à l’autre, ont cependant revêtu d’importants
points communs. Sur le plan intérieur, la mobilisation a vu converger
les classes populaires et ce qu’il est convenu d’appeler les « classes
moyennes », dans un mouvement dont les exigences sociales étaient
inséparables des objectifs démocratiques ; dans chacun de ces deux pays,
les luttes et grèves ouvrières des dernières années – durement
réprimées – ont constitué un terreau essentiel au développement du
mouvement, le tout sur fond d’une pauvreté massive.


Sur le plan extérieur, Zine el-Abidine Ben Ali comme Hosni Moubarak
étaient sans conteste des marionnettes du camp occidental, dont ils ont
toujours été partie intégrante, tant géopolitiquement, économiquement,
qu’idéologiquement.


Fort différente était la situation libyenne. Sur le plan social,
tout d’abord : le pays était, de très loin, le plus avancé d’Afrique
selon le critère de l’Indice de développement humain (IDH). Il est à cet
égard saisissant de compulser les statistiques fournies par le PNUD [3],
que cela concerne l’espérance de vie (74,5 ans – avant la guerre,
s’entend), l’éradication de l’analphabétisme, la place des femmes,
l’accès à la santé, à l’éducation. Les subventions au niveau de vie et à
la protection sociale étaient très substantielles. Point n’est besoin
de faire partie du fan-club de Mouammar Kadhafi pour rappeler cela.


Par ailleurs, de par son histoire, ce dernier peut difficilement
être assimilé à ses deux anciens voisins. Certes, Ignacio Ramonet note
avec raison que, depuis le tournant des années 2000, il impulsa un
rapprochement progressif avec les Occidentaux. Dans la dernière période,
ceux-ci lui déroulèrent le tapis rouge, business oblige. Ils ne l’ont
cependant jamais considéré comme « faisant partie de la famille » : trop
imprévisible, et surtout n’ayant pas abandonné un discours de tonalité
« tiers-mondiste », en particulier au sein de l’Union africaine au sein
de laquelle il jouait un rôle tout particulier.


Pour autant, les privatisations et libéralisations mises en route
ces dernières années n’ont pas été sans conséquences en termes de
classe : une certaine catégorie de la population s’est enrichie, parfois
considérablement, en même temps qu’elle intégrait l’idéologie libérale.
Une partie de ceux-là même à qui le « Guide » avait confié la
« modernisation » du pays, et les contacts privilégiés avec la haute
finance mondiale (et son arrière-plan universitaire, notamment aux
Etats-Unis) en sont venus à estimer que, dans ce contexte, le dirigeant
historique était plus un obstacle qu’un atout pour l’achèvement du
processus. Une partie des classes moyennes et de la jeunesse aisée,
particulièrement à Benghazi pour des raisons historiques, a donc
constitué une base sociale à la rébellion – une rébellion qui fut, dès
le début, armée, et non pas constituée de foules pacifiques.


Les innombrables reportages et entretiens avec la jeunesse « anti-Kadhafi » étaient à cet égard édifiants. Le Monde [4] citait ainsi ces jeunes femmes aisées qui criaient « pas de lait pour nos enfants, mais des armes pour nos frères ».
Un slogan qui eût probablement stupéfié les manifestants égyptiens. Et
qui illustre en tout cas l’absurdité d’une analyse globalisante.


Bref, une absence de revendications sociales, voire une exigence de
« plus de liberté économique » ; des appels – pas systématiques, mais
fréquents cependant, et qui se confirment aujourd’hui – à une
application plus stricte de la « loi islamique » ; des chefs du CNT
étroitement liés au monde des affaires occidental, voire formés par
lui ; et un mouvement qui n’a pu l’emporter que par la grâce des
bombardements otaniens – tout cela ne s’appelle pas précisément une
révolution. Symboliquement, le « nouveau » drapeau libyen est l’ancien
oriflamme de l’ex-roi Idris Ier, renversé en 1969. Dès lors, le terme
qui vient à l’esprit serait plutôt une contre-révolution.


Si on retient cette hypothèse – ne serait-ce qu’au titre du débat –
alors l’optique change quelque peu. Cela ne signifie certes pas que les
insurgés décidés à liquider Mouammar Kadhafi soient tous des agents
occidentaux : beaucoup sont certainement sincères. Mais nombres de
Chouans aussi l’étaient, lors des guerres de Vendée. Nombre d’entre eux
furent cependant massacrés – parfois aveuglément, mais à bon droit si
l’on voulait sauver la jeune Révolution.


En matière de « massacres », du reste, il ne semble pas que les
protégés des puissances alliées aient beaucoup à apprendre, c’est le
moins qu’on puisse dire. Cela vaut en particulier pour les véritables
pogroms qui se sont déroulés – et se déroulent peut-être toujours – à
l’encontre des civils à peau noire. Présentés comme des « bavures » par
les médias occidentaux faute d’avoir pu être totalement passés sous
silence, il semble bien que leur ampleur dépasse très largement ce qui
nous fut montré. Surtout, ils témoignent d’un racisme de classe,
puisque, Libyens ou immigrés, les Noirs formaient les gros bataillons de
ce qu’on pourrait appeler, au sens large, la classe ouvrière, peu en
odeur de sainteté parmi les insurgés, en Cyrénaïque particulièrement.


Pour autant, la « protection des civils » n’est pas seulement un
sommet d’hypocrisie de la part des dirigeants occidentaux. Elle
constitue surtout le chausse-pied de l’ingérence, en absolue
contradiction avec le principe fondateur de la Charte des Nations
unies : la souveraineté et l’égalité en droit de chaque Etat.


C’est ce principe éminemment progressiste que défendent à bon droit
les dirigeants cubains, vénézuéliens et bien d’autres latino-américains,
au grand dam de l’auteur. Ce dernier dénonce ainsi l’« énorme erreur historique »
qu’aurait constitué leur refus de prendre parti en faveur des rebelles.
En adoptant cette attitude, ils apportent au contraire la plus grande
contribution qui se puisse imaginer à l’émancipation sociale et
politique des peuples. Il est vrai qu’en matière d’ingérence,
l’historique sollicitude des Yankee à l’égard de leurs voisins du sud
les a vaccinés.


Caracas, La Havane, et d’autres sont accusés par Ramonet de
pratiquer une « Realpolitik » selon laquelle les Etats agissent en
fonction de leurs intérêts. Heureusement qu’il en est ainsi ! Car
l’intérêt d’Etat du Venezuela, de Cuba, et des pays latino-américains
(et tout particulièrement des progressistes) est bien de se défendre
contre la « légalisation » de l’ingérence qui n’a d’autre objet que de
justifier l’immixtion des puissances impériales dans les affaires des
autres.


Ignacio Ramonet loue donc la résolution onusienne 1793 autorisant
l’emploi de la force contre Tripoli. Il voit dans l’aval préalable de la
Ligue arabe un surcroît de légitimité à ce texte. Singulière approche :
cette organisation, dont l’inféodation étroite aux Occidentaux n’est
pas un secret, ne s’était pas jusqu’à présent illustrée par son
engagement concret en faveur de la liberté des peuples (et du peuple
palestinien en particulier). Dominée par des poids lourds aussi
progressistes que l’Arabie saoudite, elle est un référent incontestable
dès lors qu’il s’agit de promouvoir la démocratie…


L’auteur ajoute que « des puissances musulmanes au départ réticentes, comme la Turquie, ont fini par participer à l’opération ».
Faut-il comprendre qu’une puissance musulmane a une légitimité toute
particulière pour bénir le vol des Rafale et autres Mirage ? Voilà, en
tout cas, qui fera plaisir aux Kurdes.


Enfin, pour achever de fustiger Chavez, Castro ou Correa, Ramonet rappelle que « de nombreux dirigeants latino-américains (avaient) dénoncé,
à juste titre, la passivité ou la complicité de grandes démocraties
occidentales devant les violations commises contre la population civile,
entre 1970 et 1990, par les dictatures militaires au Chili, Brésil,
Argentine, Uruguay, Paraguay
».


Rappelons à cet égard ce que l’auteur sait mieux que quiconque : en
fait de « passivité » ou de « complicité » des « démocraties
occidentales », c’est en réalité à l’instigation directe de celles-ci,
et avec leur concours actif, que les coups d’Etat sanglants ont été
menés à bien. Pour autant, l’on ne sache pas qu’à l’époque, les
démocrates de ces pays aient sollicité des raids aériens sur Santiago,
ou l’envoi de commandos à Buenos-Aires. C’est par eux-mêmes – et jamais
de l’extérieur – que les peuples se libèrent.


Au-delà du cas libyen, c’est bien ce point, le plus essentiel, qui
mérite débat entre tous ceux qui se reconnaissent dans le droit des
peuples à disposer d’eux-mêmes – ce qu’on appelait jadis
l’anti-impérialisme. Jadis ? En fait jusqu’à ce que la chute de l’URSS
et du pacte de Varsovie ouvre la voie à la reconquête de la totalité de
la planète par le capitalisme, ses dominations et ses rivalités
impériales. Et ne laisse d’autres choix aux pays que de s’aligner sur
les canons (au sens religieux) des droits de l’homme, de l’Etat de droit
et de l’économie de marché – trois termes devenus synonymes ; ou de se
placer sous le feu des canons (au sens militaire) des gendarmes
planétaires autoproclamés toute honte bue « communauté internationale ».


A cet égard, on peut évoquer une scène qui se déroula à Bruxelles,
lors du sommet européen des 24 et 25 mars dernier. Il est près d’une
heure du matin. Le président français déboule dans la salle de presse.
Interrogé sur les bombardements engagés cinq jours plus tôt, il jubile :
« C’est un moment historique. (…) ce qui se passe en Libye crée de la jurisprudence (…) c’est un tournant majeur de la politique étrangère de la France, de l’Europe et du monde ».


Nicolas Sarkozy dévoilait là en réalité ce qui est probablement
l’objectif le moins visible, mais le plus lourd, de la guerre engagée.
Le matin même, le conseiller spécial du secrétaire général de l’ONU
qualifiait également d’« historique » la résolution mettant en
œuvre la « responsabilité de protéger », pour la première fois depuis
l’adoption de ce redoutable principe en 2005. Edward Luck poursuivait :
« Peut-être notre attaque contre Kadhafi (sic !) est-elle un avertissement à d’autres régimes » [5].


Certes, en matière d’ingérence armée contre un Etat souverain,
ladite « communauté internationale » (à géométrie variable) n’en est pas
à son coup d’essai. Mais c’est la première fois que le Conseil de
sécurité de l’ONU donne son feu vert explicite, et que le secrétaire
général de celle-ci, Ban Ki-moon, joue un rôle actif dans le
déclenchement des hostilités. Il faut bien mesurer la portée d’une telle
situation : la mise en cause brutale de la souveraineté des Etats
légalisée – à défaut d’être légitime. Les oligarchies planétaires
dominantes, qui ont pour horizon ultime une « gouvernance mondiale »
sans frontière ont ainsi marqué un point considérable :
l’interventionnisme (« préventif », précise même M. Luck) peut être désormais la règle.


Cette conception, qui contredit explicitement la Charte des Nations
unies, constitue une bombe à retardement : elle sape le fondement même
sur lequel celle-ci avait été écrite et pourrait signifier un véritable
retour à la barbarie dans l’ordre des relations internationale.


Car la défense sans compromis du principe de non-ingérence ne relève
en rien d’un culte intégriste, archaïque et obtus, mais d’abord d’une
raison de principe : c’est à chaque peuple, et à lui seul, de déterminer
les choix qui conditionnent son avenir, faute de quoi c’est la notion
même de politique qui est vidée de son sens – et ce, quels que soient
les chemins dramatiques que celle-ci doit parfois affronter.


Il en va de l’ingérence exactement comme de la torture : en
principe, les gens civilisés sont contre l’emploi de cette dernière –
mais il se trouve toujours quelqu’un pour affirmer qu’« en des cas
extrêmes », on doit pouvoir faire une exception (« pour éviter des
attentats meurtriers » disait-on lors des « événements » d’Algérie ;
pour « éviter le massacre de civils », justifie-t-on aujourd’hui à
l’Elysée et ailleurs). Or tout le prouve : dès lors qu’on admet une
exception, on en admet dix, puis cent, car on a accepté le débat sordide
qui met en balance les souffrances infligées à un supplicié et les
gains qu’on en attend, toujours présentés sous un jour humaniste. Il en
va de même avec le respect de la souveraineté : une seule exception mène
à l’éradication de la règle.


Il n’y a aucune – aucune ! – circonstance qui justifie l’ingérence.
Quand bien même Nicolas Sarkozy mènerait une politique totalement
contraire aux intérêts de son pays et de son peuple (hypothèse absurde,
bien sûr), cela ne justifierait en rien que les avions libyens – ou
bengalais, ou ghanéens – ne descendent en piqué sur les Champs-Élysées.


A cet égard, on reste perplexe devant l’affirmation selon laquelle « l’Union
européenne a une responsabilité spécifique. Pas seulement militaire.
Elle doit penser à la prochaine étape de consolidation des nouvelles
démocraties qui surgissent dans cette région si proche
». Force est
de constater que Ramonet reprend mot pour mot les ambitions affichées
par Bruxelles. Passons sur le « pas seulement militaire » qui signifie,
si les mots ont un sens, que l’UE serait fondée à intervenir aussi
militairement. Mais cette « responsabilité spécifique » dont ne cessent
de se réclamer les dirigeants européens, qui donc leur aurait confiée ?
La « bienveillance » qui échoirait naturellement au voisinage et à la
puissance ? Voilà précisément la caractérisation même d’un empire –
fût-il ici en gestation.


On ne peut s’empêcher de penser au discours que tint à Strasbourg
l’actuel président de la République – c’était en janvier 2007, il était
en campagne et entendait confirmer son engagement d’« Européen
convaincu ». Il exaltait alors « le rêve brisé de Charlemagne et
celui du Saint Empire, les Croisades, le grand schisme entre l’Orient et
l’Occident, la gloire déchue de Louis XIV et celle de Napoléon (…)
» ; dès lors, poursuivait Nicolas Sarkozy, « l’Europe est aujourd’hui la seule force capable (…) de porter un projet de civilisation ». Et de conclure : « je veux être le président d’une France qui engagera la Méditerranée sur la voie de sa réunification (sic !) après
douze siècles de division et de déchirements (…). L’Amérique et la
Chine ont déjà commencé la conquête de l’Afrique. Jusqu’à quand l’Europe
attendra-t-elle pour construire l’Afrique de demain ? Pendant que
l’Europe hésite, les autres avancent
».


Ne voulant pas être en reste, Dominique Strauss-Kahn appelait de ses vœux, à peu près à la même époque, une Europe « allant des glaces de l’Arctique au nord jusqu’aux sables du Sahara au sud (…) et
cette Europe, si elle continue d’exister, aura, je crois, reconstitué
la Méditerranée comme mer intérieure, et aura reconquis l’espace que les
Romains, ou Napoléon plus récemment, ont tenté de constituer
».
Du reste, la plus haute distinction que décerne l’UE a été baptisée
« prix Charlemagne » – indice de ce que fut l’intégration européenne dès
son origine, et n’a jamais cessé d’être : un projet nécessairement
d’essence impériale et ultralibérale.


Le débat ne porte donc pas sur le point de savoir si le colonel
Kadhafi est un enfant de chœur exclusivement préoccupé du bonheur des
peuples, mais bien sur ce qui pourrait caractériser le monde de demain :
le libre choix de chaque peuple de déterminer son avenir, ou la
banalisation et la normalisation de l’ingérence, fût-ce sous les
oripeaux des « droits de l’Homme » ?


Car il faut rappeler une évidence : l’ingérence n’a jamais été, et
ne sera jamais, que l’ingérence des forts chez les faibles. Le respect
de la souveraineté est aux relations internationales ce que l’égalité
devant le scrutin – un homme, une voix – est à la citoyenneté : certes
pas une garantie absolue, loin s’en faut, mais bien un atout substantiel
contre la loi de la jungle. Celle-là même qui pourrait bien s’instaurer
demain sur la scène mondiale.


Et si tout cela parait trop abstrait, l’on peut revenir à l’histoire
récente de la Libye. Après avoir été pendant des années soumis à
l’embargo et traité en paria, le colonel Kadhafi a opéré le
rapprochement évoqué ci-dessus avec l’Ouest, ce qui s’est notamment
concrétisé, en décembre 2003, par le renoncement officiel à tout
programme d’armement nucléaire en échange de garanties de non-agression
promises notamment par Washington. Force est de mesurer, huit ans plus
tard, ce que valait cet engagement : il a été tenu jusqu’au jour où l’on
a estimé qu’on avait des raisons de le piétiner. Du coup, aux quatre
coins du globe, chacun est à même de mesurer ce que vaut la parole des
puissants, et quel prix ils accordent au respect des engagements
souscrits.


Les dirigeants de la RPDC (Corée du Nord) se sont ainsi félicités
publiquement de ne pas avoir cédé aux pressions visant à leur faire
abandonner leur programme nucléaire. Ils ont eu raison. Il serait
logique qu’à Téhéran, à Caracas, à Minsk et dans bien d’autres capitales
encore, on tire également les conséquences qui s’imposent. Ce serait
même parfaitement légitime.


A peine quelques mois avant la Libye, il y eut la Côte d’Ivoire –
autre fierté sarkozienne : déjà le Conseil de sécurité de l’ONU y avait
béni la politique de la canonnière, au seul prétexte de l’irrégularité
alléguée d’une élection – une première !


Et déjà les Occidentaux briquent leurs armes (militaires et
idéologiques) pour de prochaines aventures. Ainsi « Paddy » Ashdown –
qui fut notamment Haut Représentant de l’Union européenne en
Bosnie-Herzégovine pendant quatre ans… – vient-il de confier au Times [6]
qu’il convenait désormais d’adopter et de s’habituer au « modèle
libyen » d’intervention, par opposition au « modèle irakien » d’invasion
massive, qui a montré ses insuffisances.


Pour sa part, le secrétaire général de l’OTAN, plaidait, le 5
septembre, pour que les Européens intègrent mieux leurs moyens
militaires en cette période de restrictions budgétaires. Car, pour
Anders Fogh Rasmussen, « comme l’a prouvé la Libye, on ne peut pas savoir où arrivera la prochaine crise, mais elle arrivera ». Voilà qui a au moins le mérite de la clarté.


A cette lumière, est-il bien raisonnable d’analyser la crise
syrienne comme le soulèvement d’un peuple contre le « tyranneau » Bachar
El-Assad ? Il n’est pas interdit de penser au contraire que ce dernier
est en réalité « le suivant » sur la liste des chancelleries
occidentales. Dès lors, n’y a-t-il rien de plus urgent, au regard même
de la cause de l’émancipation des peuples, que de s’aligner, fut-ce
involontairement, sur ces dernières ?


Eu égard aux engagements d’Ignacio Ramonet, on ne lui fera pas
l’injure de l’assimiler à la « gauche », qui a depuis longtemps renoncé à
la mémoire des luttes. Mais force est de constater qu’il se
situe en l’espèce dans la foulée de cette dernière qui a sans hésiter
choisi son camp dans l’affaire libyenne. Ce qui illustre une nouvelle
fois ce triste paradoxe de notre époque : les forces du capital
mondialisé et de l’impérialisme revigoré trouvent désormais l’essentiel
de leurs munitions idéologiques à « gauche » – des « droits de l’Homme »
à l’immigration, de l’écologie au mondialisme (qui est l’exact
contraire de l’internationalisme). Mais cela est un autre débat.


Quoique.


Pierre Lévy


SOURCE / http://www.legrandsoir.info/contre-la-banalisation-et-la-normalisation-de-l-ingerence.html

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MessageSujet: Re: La fin du régime de Mohammar Kadhafi   Jeu 29 Sep - 5:34

Je ne me fais aucune illusion sur la politique à géomètrie variable de l'ONU, des véritables intérêts de la coalition occidentale dirigée contre Khadafi.

Ce que je déplore, notamment, dans cette intervention, c'est le bombardement des villes, des populations, les "dégats collatéraux",..

Le pouvoir de Khadafi est à abattre, et se situe, avec quelques différences, dans le même format dictatorial que celui de la Syrie, du Maroc,de l'Arabie saoudite,..

Lorsque le peuple lybien manifeste contre ce régime oppressif , spoliateur, il ne lui est adressé qu'un refus de discuter, les chars, les insultes du Guide,..

Il aurait été préférable que le peuple libyen se révolte sans appui extérieur ( et surtout pas celui des Rafales,..) mais aurait-il pu le faire?

La révolution espagnole est morte sous les coups de Franco, mais aussi d'Hitler et de Mussolini, devant les yeux passifs de Blum et consorts!
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MessageSujet: Re: La fin du régime de Mohammar Kadhafi   Mar 25 Oct - 2:25

"Jeudi 20 octobre 2011, vers 13 h 30 GMT, le Conseil national de transition libyen a annoncé la mort de Mouammar el-Kadhafi. Bien que confus, les premiers éléments laissent à penser qu’un convoi de voitures a tenté de quitter Syrte assiégée et a été bloqué et partiellement détruit par un bombardement de l’OTAN. Des survivants se seraient mis à l’abri dans des canalisations. M. Kadhafi, blessé, aurait été fait prisonnier par la brigade Tigre de la tribu des Misrata qui l’aurait lynché.

Le corps du « Guide » de la Grande Jamahiriya arabe socialiste n’a pas été conservé dans sa ville natale de Syrte, ni transporté à Tripoli, mais acheminé comme trophée par les Misrata dans la ville éponyme.

La tribu des Misrata, qui a longtemps hésité à choisir son camp et est quasi absente du CNT, aura finalement investi Tripoli après son bombardement par l’OTAN, et aura lynché Mouammar el-Kadhafi après le bombardement de son convoi par l’OTAN. Elle aura même transféré son corps dans sa ville pour marquer son triomphe. En juillet, le « Guide » aura maudit les Misrata, leur enjoignant de partir à Istanbul et Tel-Aviv, faisant allusion au fait que leur tribu est issue de juifs turcs convertis à l’islam.

Un flot de commentaires préparés à l’avance a été déversé instantanément par les médias atlantistes visant à diaboliser Mouammar el-Kadhafi et, de la sorte, à faire oublier les conditions barbares de sa mort.

Les principaux dirigeants de la Coalition ont salué la mort de leur ennemi comme marquant la fin de l’opération « Protecteur unifié ». Ce faisant, ils admettent implicitement que celle-ci ne visait pas à mettre en œuvre la Résolution 1973 du Conseil de sécurité, mais à renverser un régime politique et à en tuer le leader, alors même que l’assassinat d’un chef d’État en exercice est interdit en droit états-unien et universellement condamné.

De plus, le lynchage de Mouammar el-Kadhafi montre la volonté de l’OTAN de ne pas le déférer à la Cour pénale internationale qui n’aurait pas été plus en mesure de le condamner pour crime contre l’humanité que le Tribunal pénal pour l’ex-Yougoslavie ne put prouver la culpabilité de Slobodan Milosevic malgré deux ans de procès.

Dans le torrent de boue déversé par les médias atlantistes pour salir sa mémoire, reviennent en boucle des accusations mensongères, ce qui montre a contrario que ces médias disposent de peu d’éléments authentiques utilisables à charge.

Ainsi revient l’affaire de l’attentat contre la discothèque La Belle à Berlin (5 avril 1986, 3 morts), jadis utilisée comme prétexte par l’administration Reagan pour bombarder son palais et tuer sa fille (14 avril 1986, au moins 50 morts). À l’époque, le procureur allemand Detlev Mehlis (celui qui truquera deux décennies plus tard l’enquête sur l’assassinat de Rafik el-Hariri) s’appuya sur le témoignage de Mushad Eter pour accuser un diplomate libyen et son complice Mohammed Amairi. Cependant, la télévision allemande ZDF découvrira plus tard que Mushad Eter est un faux témoin et un vrai agent de la CIA, tandis que le poseur de bombe Mahammed Aamiri est un agent du Mossad [1].

Ou encore, l’affaire de l’attentat de Lockerbie (21 décembre 1988, 270 morts) : les enquêteurs identifièrent le propriétaire de la valise contenant la bombe et son retardateur sur la foi du témoignage d’un commerçant maltais qui avait vendu un pantalon se trouvant également dans la valise piégée. La justice écossaise mit alors en accusation deux agents libyens Abdelbaset Ali Mohmed Al Megrahi et Al Amin Khalifa Fhimah et le Conseil de sécurité prit des sanctions contre la Libye. En définitive, pour obtenir la levée des sanctions, la Libye accepta d’extrader ses deux agents (le premier fut condamné à la prison à vie, le second fut innocenté) et de payer 2,7 milliards de dollars d’indemnités, tout en persistant à proclamer sa complète innocence. En définitive, en août 2005, un des chefs d’enquête écossais déclara que la pièce à conviction principale, le retardateur, avait été déposé sur les lieux par un agent de la CIA. Puis l’expert qui avait analysé le retardateur pour le tribunal admit l’avoir lui-même fabriqué avant que la CIA ne le dépose sur les lieux. Enfin, le commerçant maltais reconnu avoir été payé 2 millions de dollars pour porter un faux témoignage. Les autorités écossaises décidèrent de réviser le procès, mais l’état de santé d’Abdelbaset Ali Mohmed Al Megrahi ne le permit pas.

L’actuelle campagne de désinformation comprend aussi un volet sur le train de vie décrit comme somptueux du défunt et sur le montant pharaonique de sa fortune cachée. Or, tous ceux qui ont approché Mouammar el-Kadhafi, ou simplement ceux qui ont visité sa maison familiale et sa résidence après leur bombardement peuvent attester qu’il vivait dans un environnement comparable à celui de la bourgeoisie de son pays, bien loin du bling bling de son ministre du Plan, Mahmoud Jibril. De même, aucun des États qui traquent la fortune cachée des Kadhafi depuis des mois n’a été en mesure de la trouver. Toutes les sommes significatives saisies appartenaient à l’État libyen et non à son « Guide ».

À l’inverse, les médias atlantistes n’évoquent pas le seul mandat d’arrêt international émis par Interpol contre Mouammar el-Kadhafi avant l’offensive de l’OTAN. Il était accusé par la Justice libanaise d’avoir fait disparaître l’imam Moussa Sadr et de ses accompagnateurs (1978). Cet oubli s’explique par le fait que l’enlèvement aurait été commandité par les États-Unis qui voulaient éliminer l’imam chiite avant de laisser l’ayatollah Rouhollah Khomeiny rentrer en Iran, de peur que Sadr n’étende au Liban l’influence du révolutionnaire iranien.

Les médias atlantistes n’évoquent pas non plus les critiques que des organisations de la Résistance anti-impérialiste et nous-mêmes avions formulées contre Mouammar el-Kadhafi : ses compromis récurrents avec Israël.

Pour ma part, je peux attester que, jusqu’à la bataille de Tripoli, le « Guide » a négocié avec des émissaires israéliens, espérant parvenir à acheter la protection de Tel-Aviv. Je dois aussi attester que, malgré mes critiques sur sa politique internationale, et le dossier complet à ce sujet que la DCRI française lui a aimablement communiqué à mon sujet en juillet dans l’espoir de me faire arrêter, Mouammar el-Kadhafi m’a accordé sa confiance et m’a demandé d’aider son pays à faire valoir ses droits aux Nations Unies [2] ; un comportement bien éloigné de celui d’un tyran.

Les médias atlantistes n’ont pas non plus cité les ingérences que j’ai condamné de la Libye dans la vie politique française, notamment le financement illégal des campagnes électorales présidentielles de Nicolas Sarkozy et de Ségolène Royal. Le « Guide » avait en effet autorisé son beau-frère Abdallah Senoussi à corrompre les deux principaux candidats en échange de la promesse de l’amnistier ou de faire pression sur la Justice française pour clore son dossier pénal [3].

Surtout, les médias atlantistes n’évoquent pas l’œuvre principale du « Guide » : le renversement de la monarchie fantoche imposée par les anglo-saxons, le renvoi des troupes étrangères, la nationalisation des hydrocarbures, la construction de la Man Made River (les plus importants travaux d’irrigation au monde), la redistribution de la rente pétrolière (il fit d’une des populations les plus pauvres du monde, la plus riche d’Afrique), l’asile généreux aux réfugiés Palestiniens et l’aide sans équivalent au développement du Tiers-monde (l’aide libyenne au développement était plus importante que celle de tous les États du G20 réunis).

La mort de Mouammar el-Kadhafi ne changera rien au plan international. L’événement important était la chute de Tripoli, bombardée et conquise par l’OTAN —certainement le pire crime de guerre de ce siècle—, suivie de l’entrée de la tribu des Misrata pour contrôler la capitale. Dans les semaines précédant la bataille de Tripoli, l’écrasante majorité des Libyens ont participé, vendredi après vendredi, à des manifestations anti-OTAN, anti-CNT et pro-Kadhafi. Désormais, leur pays est détruit et ils sont gouvernés par l’OTAN et ses fantoches du CNT.

La mort du Guide aura par contre un effet traumatique durable sur la société tribale libyenne. En faisant tuer le leader, l’OTAN a détruit l’incarnation du principe d’autorité. Il faudra des années et beaucoup de violences avant qu’un nouveau leader soit reconnu par l’ensemble des tribus, ou que le système tribal soit remplacé par un autre mode d’organisation sociale. En ce sens, la mort de Mouammar el-Kadhafi ouvre une période d’irakisation ou de somalisation de la Libye.

Thierry Meyssan


[1] Enquête du magazine Frontal, diffusée par la ZDF le 28 août 1998.

[2] Ce que j’ai fait à titre militant, sans rémunération aucune. Ndla

[3] Abdallah Senoussi avait été condamné par contumace en France pour l’attentat contre le DC-10 d’UTA (19 septembre 1989, 170 morts) durant la guerre du Tchad."

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MessageSujet: Re: La fin du régime de Mohammar Kadhafi   Jeu 27 Oct - 1:07



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MessageSujet: Re: La fin du régime de Mohammar Kadhafi   Aujourd'hui à 22:44

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