Discussions dans la niche

Pour les amis, fidèles à mon site
 
AccueilPortailFAQRechercherS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 « Casse-toi pov' con » : la France invente l'outrage à dictateur

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Clode
Révolutionnaire
Révolutionnaire


Nombre de messages : 4621
Age : 60
Date d'inscription : 22/07/2007

MessageSujet: « Casse-toi pov' con » : la France invente l'outrage à dictateur   Sam 19 Fév - 7:53

« Casse-toi pov' con » : la France invente l'outrage à dictateur







Un professeur du lycée français du Caire a été convoqué à l'ambassade
puis rapatrié « pour sa sécurité » parce qu'il avait manifesté contre Hosni Moubarak, place Tahrir, avec une pancarte « Casse-toi pauvre con ». C'est une curieuse histoire que révèle Telerama.fr.
Car deux semaines plus tôt à Tunis, la famille d'un autre professeur,
entourée par des pillards, s'était vu, elle, refuser un rapatriement. Deux conceptions de la sécurité.

Le professeur, marié à une Egyptienne et père de deux enfants, est
convoqué trois jours après avoir manifesté avec sa pancarte « Casse-toi
pauvre con ». Cette phrase devenue slogan est associée à Nicolas
Sarkozy, parce que le Président l'a prononcée, et parce que le parquet a poursuivi un Français pour « outrage » car ce dernier voulait l'arborer sur un T-shirt au passage du convoi présidentiel.

Lorsque l'enseignant manifeste au Caire, le 1er février, Moubarak
n'est pas encore tombé. Il quittera le pouvoir le 11 février. En
attendant, la France est officiellement un pays ami du régime égyptien.

« Il s'en sort avec un blâme »



Télérama écrit que le Français a été identifié sur des clichés pris
par le photographe de l'ambassade, ce que le Quai d'Orsay dément
vigoureusement, assurant qu'il a été repéré sur des images diffusées par
BFM-TV.

« Mieux vaut être ministre des Affaires étrangères et proposer de l'aide à un
dictateur qu'être un simple prof et en conspuer un autre », note l'hebdomadaire.

Fonctionnaire français, l'homme est tenu au devoir de réserve, comme
d'ailleurs les chercheurs du Centre d'études et de documentation
économique, juridique et sociale (Cedej), basé en Egypte, eux aussi rappelés au silence par le ministère des Affaires étrangères.

Le fonctionnaire est rapatrié dès le lendemain, « pour sa sécurité »,
explique le ministère. Administrativement, selon l'hebdomadaire, il
risque, en France, la rétrogradation :

<blockquote> « Il s'en sort avec un blâme. Le Quai d'Orsay lui a
d'abord fait comprendre qu'il pourrait rentrer en Egypte et retrouver sa
famille l'été prochain, après son départ à la retraite. Moubarak ayant
quitté le pouvoir, il pourrait rentrer plus tôt. »

</blockquote>
Selon BFM-TV, il sera finalement réintégré le 28 février.
En Tunisie, l'ambassade moins prompte à assurer la sécurité



A Rue89, cette mésaventure a immédiatement fait écho à un message
reçu de Tunisie deux semaines avant l'épisode du professeur français au
Caire. Il s'agissait aussi d'une question de « sécurité », et encore
d'un professeur au lycée français. Mais à Tunis, cette fois.

Très inquiet, un membre de la famille de ce professeur résidant en
France nous écrivait le soir du 15 janvier, lendemain de la chute de Ben
Ali, que le quartier de Tunis où vivent ses proches est « en proie au
pillage » :

<blockquote>« Les dernières nouvelles sont qu'un attroupement se fait
devant la maison et que tous les occupants sont descendus à la cave.
Depuis nous n'avons plus de nouvelles car les mobiles ne passent pas. »

</blockquote>
Une heure plus tard, nouveau mail de la même personne :
<blockquote>« Nous venons d'avoir des nouvelles. [Un de mes proches] a
eu le consul de France au téléphone. [Ce proche] lui a demandé ce que
le gouvernement français envisage pour ses fonctionnaires alors que les
entreprises privées rapatrient leurs salariés.

Il lui a rappelé [que ce proche] était fonctionnaire et [qu'il] n'a
pas le droit de quitter la Tunisie. Lorsque [ce proche] lui a rappelé
qu'il y avait des enfants, le consul lui a calmement répondu [qu'il]
pouvait les mettre dans un bateau ou dans un avion.

Et c'est à eux de se débrouiller pour se rendre à l'aéroport ou au port lorsque ça tire dans tous les coins ? »
</blockquote>
« Des différences entre les deux cas », selon le Quai d'Orsay



Interrogé sur les cas de ces deux fonctionnaires dont l'un a été
rapatrié pour raisons de « sécurité » et pas l'autre, un diplomate
parlant au nom du Quai d'Orsay répond :

<blockquote>« Il y a quand même des différences entre les deux cas,
puisqu'en Egypte le risque venait du comportement du fonctionnaire en
question.

Ce comportement, qui serait parfaitement normal en France, et
heureusement, aurait pu le mettre en danger dans un pays comme l'Egypte,
dont les services de sécurité connaissent parfaitement les
fonctionnaires français. De plus, à l'époque, le pouvoir égyptien
utilisait l'argument d'une révolution organisée par l'étranger.

Il a été rapatrié pour ne pas les mettre en péril, lui et ses
collègues. Il l'aurait été aussi s'il avait manifesté avec un panneau
“Dégage Moubarak”.

Il a d'ailleurs été suspendu, pas sanctionné. »
</blockquote>
Le diplomate, qui reconnaît que d'autres Français ont manifesté place
Tahrir (mais sans savoir s'il s'agit de fonctionnaires ou non), n'a pas
eu connaissance d'autres rapatriements.

Concernant l'épisode tunisien, le même diplomate demande des
précisions sur l'identité de la personne, que nous refusons évidemment
de lui donner. Il lui est donc « difficile de commenter », mais :

<blockquote>« Le fait qu'on lui ait interdit de rentrer en France
parce qu'il est fonctionnaire me paraît impossible. Il est possible
qu'on lui ait dit qu'il n'y avait pas de dispositif pour rapatrier les
Français, il y en avait 20 000 en Tunisie et nous n'avons effectivement
pas organisé de dispositif de rapatriement. »

</blockquote>
Mis à jour le 17/2 à 18h42 : BFM-TV annonce que le professeur du Caire sera réintégré.
Illustration : un professeur français défile contre Hosni
Moubarak le 1er février au Caire (capture d'écran d'un reportage de
BFM-TV par Telerama.fr).
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.e-monsite.com/et51claude
 
« Casse-toi pov' con » : la France invente l'outrage à dictateur
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» casse tete 4 sieges autos.
» Casse-tête
» La prime à la casse: le gaspillage à fond la caisse
» ça me fout les glandes, casse toi tu pu, et marche à l'ombre
» siege auto le casse tete

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Discussions dans la niche :: Aboiements :: Vos coups de gueule-
Sauter vers: