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 Retraites

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Gui



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MessageSujet: Re: Retraites    Mar 26 Oct - 15:26

la CFDT collabore encore et toujours.... Je ne suis même pas étonné ! A nous de montrer a ce syndicat qu'on a pas besoin de lui !
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Clode
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MessageSujet: Re: Retraites    Mar 26 Oct - 18:40

"Arrêt sur images" à mis un lien vers le site de ChienG !!!!!!!!!!!!


"des flics en civil, ça ne fait aucun doute"Les réactions hostiles n'ont pas tardé. Dans les commentaires de Youtube, d'abord, où des internautes pointent par exemple "les rangers, le bâton, les gestes militaires pour écarter les gens, les coups au vieux faussement donnés pour impressionner, l'escouade de flic en civil qui intervient immédiatement pour exfiltrer les deux types... Ca ne fait presque aucun doute qu'il s'agit de flics en civil." Et dès le dimanche matin, un très court article posté sur BellaCiao.org, site proche de l'extrême-gauche, s'interroge : "Une personne casse une vitrine de banque. Une autre personne essaye de l’arrêter mais se prend un coup de pied d’un troisième qui tient apparemment une matraque dans la main. Ensuite la personne qui cassait la vitrine est entouré de ce qui est présenté comme un "anarchiste" (mais qui pourrait tout à fait être bien autre chose...) et se fait exfiltrer pendant que les manifestants leurs lancent des objets dessus. Aurions-nous là une preuve flagrante de manipulation , d’infiltration afin de stigmatiser le mouvement social ?" L'article essaime sur le net, par exemple sur La banlieue s'exprime, News of tomorrow, ou encore ici, là ou là.(c'est ce lien)
Des blogueurs du Post s'interrogent également, après que la vidéo a été relayée par le Zapping du web du site, lundi 18.
http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=3473
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MessageSujet: Re: Retraites    Mar 26 Oct - 18:53

Gui a écrit:
la CFDT collabore encore et toujours.... Je ne suis même pas étonné ! A nous de montrer a ce syndicat qu'on a pas besoin de lui !

Il faut que la rue dépasse les syndicats ! on n'en est pas loin ... bounce

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Clode
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MessageSujet: Re: Retraites    Mar 26 Oct - 19:01

La France devient une dictature

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MessageSujet: Re: Retraites    Mar 26 Oct - 19:05

Garde à vue des six lycéens de Fontainebleau : un couple pris dans les violences policières

24 Octobre 2010 Par drapher
L'un des six lycéens mis en examen pour rébellion et agressioncontre les forces de l'ordre, le 12 octobre à Fontainebleau, amaintenu devant le juge pour enfants avoir repoussé une grenadelacrymogène pour protéger un bébé dans une poussette. Les parents dubébé, Emmanuel et Myléna, racontent ce qu'ils ont vu et vécu lors de ladispersion de la manifestation lycéenne.
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MessageSujet: Re: Retraites    Mar 26 Oct - 19:08

Trop manipuler des symboles peut être dangereux

21 Octobre 2010 Par drapher
Le mouvement social actuel n'est pas simplement dû à un rejet de la réforme des retraites. Il est l'expression d'une exaspération populaire face à l'utilisation massive et sans nuances des symboles par le "président de la rupture". La communication a ses limites surtout lorsqu'on touche aux fondements de la société, dans ce qui la constitue, la soude. Encore plus en période de crise alors que le plus grand nombre n'arrive pas à joindre correctement les deux bouts.

Une communication explosive basée sur la manipulation de symboles forts
peut mener à une confusion générale. Le chef de l'état Français a joué avec le feu durant ces trois dernières années en donnant en pâture au peuple des discours basés sur des symboliques fortes qui touchent l'inconscient collectif, les valeurs fondamentales de la société. Manipuler des symboles en permanence est un système de communication politique que le chef de l'état semble avoir fait sien depuis la campagne électorale de 2007, mais cette manipulation comporte des risques. Chacun se rappelle les slogans porteurs de symboles forts qui propulsaient vers le haut la côte de popularité de Nicolas Sarkozy à l'époque de la campagne électorale : "La France qui se lève tôt", "Travailler plus pour gagner plus", "Le modèle de Jean Jaurès"…


Une fois au pouvoir, ce furent les vacances présidentielles qui renvoyèrent un autre symbole,
puissant et troublant : un acte symbolique de dix jours de vacances (sic) sur le yacht de l'ami milliardaire Bolloré, lunettes Ray-Ban sur le nez en guise d'image représentant la nouvelle présidence. Chacun put alors mesurer le nouveau style, la "rupture" promise par le premier des Français, le symbole de l'argent comme signifiant d'une réussite personnelle, fut-elle aux frais des contribuables. Le président prit en effet une première mesure, toute symbolique, celle d'augmenter son propre salaire de 170%. Suivirent les lois "TEPA", dont le bouclier fiscal fut la mesure clef : la symbolique, encore une fois, était au cœur de la démarche présidentielle. On ne peut pas prélever par l'impôt, en France, plus de la moitié du revenu d'un contribuable. Quand les chèques de remboursements aux montants astronomiques commencèrent à être délivrés par le trésor public aux plus grandes fortunes, le symbole prit une tournure plus précise : les plus riches devaient être privilégiés, même si son coût en était indécent aux vue des gains économiques présumés, même s'ils étaient une poignée à en bénéficier. On allait empêcher les investisseurs de fuir à l'étranger et les exilés fiscaux seraient incités à revenir. La réalité fut toute autre et le symbole celui d'une injustice flagrante qui fut amplifié par la crise financière de 2008 alors qu'on demandait déjà aux citoyens de se préparer à "faire des sacrifices".


Le symbole est au cœur de la communication présidentielle :
"l'Homme Africain qui n'est pas rentré dans l'Histoire", "La moralisation du capitalisme", "Les patrons voyous", "Nous sommes en guerre" (discours de Grenoble), et bien entendu la lettre de Guy Môquet devant être lue chaque début d'année dans les établissements scolaires alliée au recueillement présidentiel annuel sur le plateau des Glières en hommage à la résistance. La liste de ces symboles est longue, très longue, épuisante. La dernière en date est la volonté présidentielle d'une loi de déchéance de la nationalité pour les Français d'origine étrangères. Le symbole de l'égalité des citoyens devant la république une et indivisible, balayé d'un revers de manche par le "président de la rupture".



Les actes présidentiels sont opposés aux discours.
Au point qu'un sentiment général s'est installé, de résignation, puis d'indignation. Comment autant de symboles peuvent-ils êtres brassés et jetés à la face des citoyens sans que cela ne puisse à un moment créer, sinon de la confusion, des questions lancinantes, de la perturbation ? Le symbole, en politique, a sa place, mais il doit être mesuré à l'aune des actes qui doivent se conformer à celui-ci. Sinon il devient une arme de propagande, un outil de communication qui vide de leur sens les idées les plus nobles. S'il est pratiqué à des seules fin bassement électorales, puis doublé d'une pratique du pouvoir basée sur le principe de l'Homme providentiel, sans projet précis, il y a là une somme de phénomènes perturbants. Particulièrement pour la jeunesse. Que dire du symbole du mérite au travail par les études, pour cette même jeunesse, utilisé par le président alors qu'il tentait de faire élire son fils à la tête du plus gros établissement d'aménagement du territoire, fils n'ayant aucun autre diplôme que le bac et ramant péniblement en deuxième année de droit ?


Pourtant, la jeunesse a besoin de repères forts, de symboles à défendre
.
La valeur de l'exemple la tire en avant. Le contre-exemple peut la faire enrager. Comment peut-elle réagir face à un homme qui se présente comme seul arbitre face aux difficultés sociales graves qui agitent le pays, pratiquant la contradiction permanente, affichant un mépris assumé pour le dialogue, l'écoute ? Comment cette jeunesse peut-elle accepter que ce président utilise des symboles qu'il condamne en réalité dans les actes ? Faire l'apologie d'un résistant de dix sept ans arrêté par la police Française puis fusillé, pour déclarer ensuite "la guerre aux jeunes" en interdisant les "bandes", en abaissant l'âge légal de responsabilité pénale à 13 ans, c'est à dire en balayant les acquis des ordonnances du 2 février 1945 de sauvegarde de l'enfance délinquante ? Cette ordonnance de 1945 créait la primauté de l'éducatif sur le répressif, et instaurait les tribunaux pour enfants. Tout un symbole. Détourné. Piétiné.


Les jeunes renvoient un signal fort et peut-être sont ils dans la rue

pour signifier qu'ils refusent que les symboles qui constituent leur nation soient détournés, manipulés, tronqués, bafoués.

La jeunesse est le symbole de l'avenir
et les trois valeurs symboliques de la France que le président de la république Française ne devrait pas oublier sont Liberté, Egalité, Fraternité.
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MessageSujet: Re: Retraites    Jeu 28 Oct - 13:59

Vidéo d'une agression lors d'une manif' à Paris : l'agresseur identifié ?




L'affaire a encore rebondi mercredi matin. Un syndicaliste policier affirme en effet que l'individu que l'on voit frapper le manifestant sur la vidéo "a été identifié." "On sait qui c'est. C'est un militant d'extrême-gauche extrêmement violent et extrêmement connu" assure à RTL Patrice Ribeiro, secrétaire général de Synergie-Officiers.
Contacté par Le Post, Patrice Ribeiro nous confirme "qu'il s'agit d'un militant d'extrême-gauche violent et connu pour violences". Mais comment être sûr que l'agresseur est effectivement "d'extrême-gauche" ? "Il est classé ainsi", nous répond le policier.
Egalement contacté par Le Post mercredi après-midi, Nicolas Comte, secrétaire général d'Unité police SGP-FO, confirme également que "cet individu, bien connu de la police, a en effet été identifié, et n'est pas policier."
Selon nos informations
, les enquêteurs tentent actuellement d'interpeller l'individu, qu'ils auraient identifié il y a déjà plusieurs jours.

"Nous n'informons ni confirmons cette information et poursuivons les enquêtes sur les identifications" nous confie par ailleurs la préfecture de police de Paris mercredi après-midi.




En réponse, cette fois, aux propos de Bernard Thibault sur "des policiers en exercice camouflés sous des badges syndicaux à Lyon", Patrice Ribeiro a aussi répondu à RTL : "Effectivement, à Lyon, des policiers étaient infiltrés dans les manifestations. Certains, effectivement, peuvent avoir des badges syndicaux, puisque le travail des policiers en civils est de se faire passer pour des manifestants et de pouvoir interpeller des casseurs rapidement sans que ceux-ci s'en aperçoivent. On fait ça dans toutes les manifestations, c'est le principe des policiers en civils."Mardi, Le Post révélait que le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux ne porterait pas plainte contre Jean-LucMélenchon après ses propos contre les policiers pour éviter toute publicité ou victimisation.

Une décision dont le principal intéressé s'est réjoui, mardi, sur Le Post, ajoutant que "cesont les journalistes qui ont abordé le sujet des policierscasseurs".
Patrice Ribeiro estime que Jean-Luc Mélenchon "a sali" les policiers français. Il dit attendre à présent "des excuses officielles et publiques de l'intéressé."
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MessageSujet: Re: Retraites    Jeu 28 Oct - 20:48

Une police républicaine dans les manifestations, c'est possible

Par Jean-François Herdhuin | Inspecteur général honoraire de la ...

Jean-François Herdhuin - Wikipédia




Ex-commissaire de police, Jean-François Herdhuin ne croit pas aux « policiers-casseurs ». Maintien de l'ordre, mode d'emploi.


« La police infiltre les cortèges de manifestants », « des policiers déguisés en manifestants commettent des exactions », « les forces de l'ordre laissent faire les casseurs », « des arrestations musclées sont effectuées en queue de manifestations »… Alors que les cortèges se succèdent dans les rues, beaucoup de choses sont dites sur le maintien de l'ordre. Je voudrai apporter mon témoignage d'ancien commissaire de police pour dire comment cela se passe en réalité.Avant la manifestation

Dans la préparation d'un service d'ordre, la première règle, c'est de contacter les organisateurs. A Paris, c'est rôdé, la préfecture de police dispose d'un état-major très important, dans lequel des commissaires de police spécialisés s'occupent de gérer les manifestations -environ 2 000 chaque année, de nature et d'importance très variables. Les organisateurs des grandes confédérations syndicales sont connus, il existe même une estime réciproque entre les hommes dont le souci est que tout se passe sans troubles. La « déclaration préalable » est faite à la préfecture de police, les modalités et l'itinéraire sont négociés. Une liaison suivie est établie entre les uns et les autres.Un travail de préparation plus compliqué en province


En province, c'est plus difficile, la police ne dispose pas des mêmes moyens, même si les services d'information générale (ex-RG) sont implantés partout. Le plus souvent, la déclaration préalable n'est pas faite, les itinéraires peuvent varier en cours de manifestation. Au mieux, on reçoit un courrier courtois des organisateurs, qui ne sont pas toujours aussi bien « formés » qu'à Paris. D'une manière générale, lorsque l'organisateur est insaisissable ou indéterminé, il y a un réel danger : notre histoire

  • soit l'organisateur ne souhaite pas rencontrer la police pour éviter d'être identifié (il a raison !)

  • soit il y a un réel manque d'organisation, comme dans les manifestations de lycéens et même d'étudiants
Dans les deux cas on peut craindre d'éventuels débordements.On oublie qu'une des missions principale de la police, c'est la protection des libertés publiques, telles que le droit de manifester ou le droit de se réunir.( ) A la suite de nombreux débordements qui ont marqué l'histoire de notre pays, il a été établi une législation qui garantit cette liberté… quand elle est respectée.



La taille du service d'ordre



Vraiment une gueule patibulaire !


Une des règles de base c'est de mettre en place un service parfaitement adapté aux risques encourus. Le rôle du renseignement est important à cet égard, et l'on a tort de regarder parfois encore ces policiers du renseignement comme des agents politiques.(et mon cul, c'est du poulet? )
Sur cette question, j'ai remarqué que les services d'ordre étaient souvent disproportionnés, très souvent par précaution, sur ordre supérieur. C'est vrai que l'on peut risquer sa carrière sur un événement d'ordre public mal géré. Le préfet et le directeur départemental de la sécurité publique sont particulièrement exposés, surtout aujourd'hui.C'est inévitable lors de grands rassemblements, ou lorsque la nature de ces derniers l'exige. Il est cependant anormal d'aligner constamment des compagnies de CRS et de gendarmes mobiles pour le moindre rassemblement, notamment à Paris.(On appelle ça de la provoc!...Eet ils le savent!)
Le manifestant déteste qu'on essaie de l'impressionner


Même si l'endroit est sensible, une trop grande visibilité du dispositif donne le sentiment aux manifestants que les forces de l'ordre sont des adversaires. La police n'apparaît plus dans son rôle de protection des libertés publiques mais au contraire pour les entraver.(c'est ce qui arrive en ce moment)
Le manifestant a une sensibilité à fleur de peau sur ce sujet. Il pense qu'on veut l'impressionner et le dissuader de manifester. Il me semble que ce rôle trop prégnant donné habituellement à la police dans les conflits sociaux donne le ton quant à la volonté de négocier. Les partenaires ont donc compris que devant une démonstration de force il fallait établir un rapport de force qui leur soit favorable. Heureusement, la quasi-totalité des manifestations ont un caractère pacifique, (Il y a des limites) ce que l'on serait fondé à oublier depuis quelques jours.(du coté des CRS) Un suivi centré sur les problèmes de circulation, des forces en réserve « dynamique » pour une éventuelle intervention suffisent amplement. La police peut ainsi poursuivre ses missions de lutte contre la délinquance et d'aide au public. (Mais pour eux. Tout manifestant est un délinquant, voir une racaille !)
La composition du service d'ordre


Le noyau dur d'un service d'ordre est constitué de forces mobiles, CRS ou escadrons de gendarmerie. Environ 80 hommes pour chacune des unités qui peuvent être étoffées selon les besoins. Il y a aussi des compagnies d'intervention qui dépendent du département ou de l'agglomération comme à Paris après la réforme de septembre 2009. Ces compagnies sont plus facilement sécables. Elles travaillent sur un terrain qu'elles connaissent, et manœuvrent plus facilement. C'est elles que l'on emploie le plus souvent en premier lieu lorsqu'un événement imprévu se produit dans l'environnement de la manifestation.Les brigades anti-criminalités, en province notamment, sont les fameux civils que l'on prend pour des « policiers casseurs ». Ils ont un rôle essentiel. Ils font un travail d'observation. Autant que possible, ils surveillent de préférence l'arrière et les flancs des manifestations. Ils sont extrêmement rapides et sûrs. (Quand Sarko est débordé et veut pourrir un mouvement. Il donne le feu vert, pour jouer les casseurs, à ses flics formatés.)
Contraints de porter un brassard de police en cas d'intervention (en ce moment c'est adhésif CGT !)


Ils sont habituellement consacrés à la lutte contre la délinquance et les violences urbaines,( et bien formés anti-grèves) ils sont très aguerris et souvent critiqués, parce que particulièrement exposés aux confrontations violentes. Si à l'occasion de leurs observations ils détectent la commission d'infractions, ils le signalent à la hiérarchie et procèdent à l'interpellation des auteurs sur ordre et lorsque le contexte général le permet.(si tu leurs jettes un œuf c'est considéré comme arme. LOL.Iils sont en carton pâte ? pour prendre un œuf comme une arme. Voir ici)
Ils sont toujours soutenus par une unité d'intervention qui progresse en même temps qu'eux. Ils sont contraints de porter un brassard de police lorsqu'ils interviennent. (C'est loin d'être le cas! ils préfèrent les badges CGT. Ces poules mouillées !)
Je pense qu'il n'est pas nécessaire d'expliquer pourquoi ils cherchent à se fondre dans la foule ( ben oui. T'es emmerdé, là! )
et qu'à ce moment ils ne portent pas de signes distinctifs. Ils sont à l'origine d'un grand nombre d'arrestations.(LES Résultats! Même pour un œuf ça rentre dans les stats flagrant délit =primes)
Les « brigades du chef » observent le cortège sans intervenir


Les commissariats sont aussi dotés de brigades d'information et de voie publique qu'on appelle aussi familièrement « brigades du chef ». Ce sont des fonctionnaires en civil (barbouzes) habituellement consacrés à la police administrative comme la surveillance des débits de boissons par exemple. Ils observent le déroulement de la manifestation sans intervenir. En province, le plus souvent, ce sont eux qui ont le contact avec les organisateurs, ils viennent ainsi en appui du service de l'information générale.On ne doit pas négliger non plus l'importance du service de circulation qui a un rôle difficile, exposé et déterminant pour la réussite du maintien de l'ordre.Le « policier-casseur », scénario improbable (Et mon cul, c'est du poulet? ! Les témoignages et vidéos ne manquent pas )


Des accusations graves sont formulées contre la police qui, au mieux, laisserait faire les casseurs et, au pire, commettrait des violences pour discréditer les mouvements de protestation. (Eh oui p'tit gars c'est ce qui se passe en ce moment ! Venant d'un flic qui a employé longtemps, ces méthodes que j'ai connu en 68. Ce ne peut être crédible ce qu'il dit!)
Pour ma part, je ne supporte pas ces accusations mensongères. (susceptible ! la chochotte ! Devant une vérité qui gène beaucoup) Je connais pratiquement tous les directeurs départementaux de la sécurité publique et de nombreux commissaires de police notamment ceux qui travaillent dans les banlieues difficiles, aucun n'accepterait de participer à de telles manipulations. Aucun syndicat de police dans lesquels la gauche est largement représentée (MDRPT ) ne laisserait passer des instructions de cette nature. Lors de briefing avant les manifestations, je réunissais une trentaine de personnes, les civils de la BAC étaient présents, ils étaient présentés aux forces mobiles. Parmi tous ces fonctionnaires, il y avait plusieurs délégués syndicaux( de droite... voir d'extrem). Par ailleurs, dans un dispositif policier, tous les fonctionnaires locaux se connaissent, un ou des policiers « casseurs » seraient rapidement neutralisés par leurs collègues et dénoncés. ( jamais eu à ma connaissance ce genre de situation! Un fait si rare ça saurait ! MDR)
De plus, parmi toutes les vidéos et les photos d'amateurs et de journalistes, on trouverait sans aucun doute à un moment ou un autre le visage d'un policier qui serait indiscutablement identifié en tant que casseur. Le pouvoir politique ne pourrait se remettre d'un tel scandale.
Les actions d'officines liées à la police appartiennent au passé


Dans les années 60, la police était plus fermée et idéologiquement liée au pouvoir. Les actions d'officines entretenant des relations troubles avec la police pouvaient peut-être se développer, mais pour connaître la police de l'intérieur, j'affirme que cela est impossible aujourd'hui.Pour être objectif, il faut d'abord admettre qu'une vidéo ou une photo ne rend pas compte de l'intégralité d'une scène et du contexte qui l'entoure. Pour ma part, sur les vidéos que j'ai vu, je ne comprends pas vraiment ce qui se passe.( Nous. Nous comprenons ! )
Prenons le cas de la vidéo où un homme tente de retenir un casseur en train de briser une vitrine, à Paris. S'agit-il de policiers qui couvriraient un casseur, ou de policiers maladroits ( C'est C'là ! Rolling Eyes )qui ne savent pas vraiment ce qui se passe ? Les gestes ne sont pas « techniques », je crois voir un bâton ou une matraque longue, alors que les policiers en civils portent des matraques télescopiques ou des « tonfas » [bâton de défense à poignée latérale, ndlr]. Et cet énergumène qui s'agite dans tous les sens, on dirait même qu'il panique un peu. Une autre vidéo à Lyon montre des policiers en civil portant des autocollants de la CGT. Pas de doute, il s'agit bien de policiers. Ils ont cru habile de les porter, afin de mieux se fondre dans la foule et surprendre des manifestants violents. C'est une bêtise.(extrêment courant) J'ai vu cela avec des fonctionnaires en civil sous mes ordres : je leur ai fait ôter des macarons de la CGT pour éviter toute confusion. Je suis persuadé que mon collègue directeur départemental de la sécurité publique à Lyon ignorait cette malheureuse initiative.( mais bien sûr! on va te croire ! ) C'est un excellent professionnel dont l'intégrité ne fait aucun doute..( mais bien sûr! on va te croire ! )Les policiers votent aussi à gauche (MDR !)

à gauche de l'extrême droite.

Dans les accusations mensongères les arrière-pensées sont les suivantes : pour certains, il s'agit de dissuader la police de procéder à une surveillance étroite du cortège et de laisser faire les vrais casseurs.

Pour d'autres, c'est afin de mettre en cause le gouvernement qui utiliserait des méthodes totalement anti-démocratiques dans le but de jeter le discrédit sur un mouvement de protestation qui entraverait la réforme des retraites.( C'est bien celà!)
C'est oublier que le corps policier n'est plus celui des années 60 et qu'il est composé de citoyens qui votent autant à droite qu'à gauche, comme en témoignent les résultats des élections professionnelles. Cette police est le reflet de notre société, toutes les opinions sont représentées, toutefois l'extrême droite est plutôt moins importante qu'à l'extérieur( Putaing! Comme menteur ! C'est vraiment à l'image de sont chef Sarko; Ce formaté grave ! ). Le policier n'a pas pour premier rôle de réprimer des manifestations, on oublie que sa fonction est avant tout sociale et qu'il œuvre au quotidien pour contenir les effets de la misère sociale et morale avec les moyens dont il dispose( matraques; Flash-ball; Lacrimo; balles plast; canon à eau; 10 sur 1.)
L'idée selon laquelle les policiers sont tous de droite a la vie dure


Des policiers pervers et manipulateurs ne pourraient pas tenir dans un environnement aussi contraire à des idéaux fascisants.Toute ma carrière, j'ai été confronté à cette idée toute faite qu'en exerçant la fonction de policier je devais avoir des opinions de droite. Cette idée est d'ailleurs aussi répandue à gauche qu'à droite…Les valeurs de la République sont parfaitement ancrées dans la police nationale, et l'exercice quotidien de ce métier n'incite pas à les bafouer, mais plutôt à les enrichir.( Il ne se rend pas compte ou il à qu'un neurone?
C'est grave qu'il ait fait une carrière sans s'apercevoir qu'il était le pantin au service du capital.)


Photo : un gendarme face à un manifestant lycéen à Paris le 19 octobre (Gonzalo Fuentes/Reuters) ; Jean-François Herdhuin (DR). (le lâche est carapacé et porte une "arme" (Tonfa) Ce qui n'est pas un œuf! et le jeune à nue sans arme. Sans même un œuf!
http://www.rue89.com/2010/10/28/une-police-republicaine-dans-les-manifestations-cest-possible-173525
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MessageSujet: Re: Retraites    Ven 29 Oct - 4:45

Photos manif Nantes, 28/10/10 (Album: 231)








http://www.flickr.com/photos/objectif_up/page1/






Mes affichettes : http://www.flickr.com/photos/objectif_up/5123538181/

Nantes, manifestation du 28/10/2010



http://www.flickr.com/photos/objectif_up/5124142592/


Nantes, manifestation du 28/10/2010


Nantes, manifestation du 28/10/2010



Nantes, manifestation du 28/10/2010



Nantes, manifestation du 28/10/2010
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MessageSujet: Re: Retraites    Ven 29 Oct - 19:27

Manif: des policiers infiltrés.... démasqués


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MessageSujet: is les français ont la mémoire d'un poisson rouge   Sam 30 Oct - 0:41

Clode a écrit:
Vidéo d'une agression lors d'une manif' à Paris : l'agresseur identifié ?




L'affaire a encore rebondi mercredi matin. Un syndicaliste policier affirme en effet que l'individu que l'on voit frapper le manifestant sur la vidéo "a été identifié." "On sait qui c'est. C'est un militant d'extrême-gauche extrêmement violent et extrêmement connu" assure à RTL Patrice Ribeiro, secrétaire général de Synergie-Officiers.
Contacté par Le Post, Patrice Ribeiro nous confirme "qu'il s'agit d'un militant d'extrême-gauche violent et connu pour violences". Mais comment être sûr que l'agresseur est effectivement "d'extrême-gauche" ? "Il est classé ainsi", nous répond le policier.
Egalement contacté par Le Post mercredi après-midi, Nicolas Comte, secrétaire général d'Unité police SGP-FO, confirme également que "cet individu, bien connu de la police, a en effet été identifié, et n'est pas policier."
Selon nos informations
, les enquêteurs tentent actuellement d'interpeller l'individu, qu'ils auraient identifié il y a déjà plusieurs jours.

"Nous n'informons ni confirmons cette information et poursuivons les enquêtes sur les identifications" nous confie par ailleurs la préfecture de police de Paris mercredi après-midi.



En réponse, cette fois, aux propos de Bernard Thibault sur "des policiers en exercice camouflés sous des badges syndicaux à Lyon", Patrice Ribeiro a aussi répondu à RTL : "Effectivement, à Lyon, des policiers étaient infiltrés dans les manifestations. Certains, effectivement, peuvent avoir des badges syndicaux, puisque le travail des policiers en civils est de se faire passer pour des manifestants et de pouvoir interpeller des casseurs rapidement sans que ceux-ci s'en aperçoivent. On fait ça dans toutes les manifestations, c'est le principe des policiers en civils."Mardi, Le Post révélait que le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux ne porterait pas plainte contre Jean-LucMélenchon après ses propos contre les policiers pour éviter toute publicité ou victimisation.

Une décision dont le principal intéressé s'est réjoui, mardi, sur Le Post, ajoutant que "cesont les journalistes qui ont abordé le sujet des policierscasseurs".
Patrice Ribeiro estime que Jean-Luc Mélenchon "a sali" les policiers français. Il dit attendre à présent "des excuses officielles et publiques de l'intéressé."

Si c'est un militant de d'extrème gauche extrèmement violent et extrèmement connu , comment se fait-il qu'il soit en liberté sous ce régime totalitaire ? Idea
J'en connais un à Tarnac, qui sans fondement a été emprisonné presque 6 mois ...

Mais les français ont la mémoire d'un poisson rouge, donc ils ont oublié, sans doute.

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MessageSujet: Re: Retraites    Sam 30 Oct - 0:44

Clode a écrit:
Photos manif Nantes, 28/10/10 (Album: 231)



Nantes, manifestation du 28/10/2010

Je sais pas pourquoi, mais j'aime bien celle-là !

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MessageSujet: Re: Retraites    Dim 31 Oct - 8:28

Le LOL est dans la rue, Gavroche devant le juge






Le nouvel ennemi intérieur, c’est la génération LOL. Les réactionnaires ne comprendront jamais qu’à quinze ans les premières émotions politiques poussent dans la rue.


Au fait, il avait quel âge Gavroche

sur le tableau de Delacroix, « La liberté guidant le peuple », celui qui ornait les billets de cents francs et incarne le génie révolutionnaire du peuple français ? Une apparence de môme de treize ou quatorze ans. Il n’a pas existé, mais toutes les chroniques de la révolution de juillet 1830, représentée sur ce tableau, attestent de la présence massive de la « gaminerie parisienne » dans cette insurrection, comme la nommait


Victor Hugo

qui s’inspira de cet enfant tenant un pistolet dans chaque main pour son personnage de Gavroche dans Les misérables.
En juillet 1830, il s’agissait de faire tomber Charles X pour ses « lois liberticides ». Des problèmes d’adultes. Mais la République fit tout de même de ce tableau, où un enfant occupe la place la plus avancée dans le mouvement de révolte, un symbole de la liberté et de la France. Un enfant armé, rendez-vous compte ! Aujourd’hui nous entendons les vielles barbes réactionnaires, éditorialistes germanopratins et élus de la majorité en tête, nous expliquer que les lycéens « sont déjà vieux », -et ils s’en inquiètent !- car ils sont remontés comme des coucous contre une réforme qui ne regarderait que les adultes. Hum hum.


S’ils ne sentaient pas l’avenir se dérober devant eux, peut-être iraient-ils en cours au lieu de construire des pyramides de poubelles devant leurs lycées, ces ados qui voient dans la retraite un vrai sujet de jeunes… Le nouvel ennemi intérieur dans la France de Sarkozy décidément pleine de ressources, c’est elle, la génération LOL, qui a trouvé son combat. Les Roms n’ont pas tenu longtemps au hit parade de la France qui a peur.
Le visage de l’ennemi a un tube de Biactol dans la salle de bain, un iPod dans sa poche et oublie de rendre ses DS de maths à l’heure…




C’est l’ado à mèche et jean’s Diesel de Fontainebleau, dont six représentants firent une garde à vue bien musclée le 12 octobre. Pourtant, Fontainebleau, c’est pas des jeunes issus du béton. Pas grave, la police a eu la main lourde en dispersant violemment une manif’ qui s’était déroulée dans une ambiance bon enfant. Résultat, sac de toile sur le tête pour nos six terroristes chérubins, torgnoles, mis en caleçon à l’arrivée au poste… Une après-midi et une nuit entière au trou et petite visite chez le juge le lendemain, quelques heures au dépôt… un procès aura lieu plus tard pour « injures et rébellion ». 15 et 16 ans, certain que ça ne laissera aucune trace, c’est solide à cet âge là. Un comité de soutien est monté, les parents ne veulent pas laisser passer ça.

A Saint-Nazaire,
trois jeunes majeurs découvraient lundi à 16h les charmes de la comparution immédiate, après avoir goûté aux délices de la garde à vue… 40h, un traitement de criminel, pour des jets de pierres qui n’ont touché personne. 2 mois fermes pour les deux premiers et 3 mois dont deux avec sursis pour le dernier. Florent, Gaëtan, Jérome ont même eu droit au mandat de dépôt. Un bon départ dans la vie. On en est là. Notre valeureux réformateur en chef doit montrer ses petits muscles, la conséquence directe est un parcours judiciaire bien prématuré dans la vie et forcément traumatisant pour des centaines de jeunes. Pourquoi ? Une poubelle brulée, un jet de canette, souvent le fait d’être au mauvais endroit au mauvais moment. Du dérisoire.


Au Lycée Michelet dans l’académie de Versailles, où s’égayent les rejetons de la bourgeoisie moyenne et grande, une immense banderole rouge barre les grilles d’entrée : « Insurrection ! ». Rien que ça. « Ouais, c’est la première étape avant la révolution », me dit Sarah, qui sait de quoi elle parle. Les bourgeois ont une bonne éducation. Sa mère est directrice de communication d’une grande marque de haute couture.




Même les gosses de riches en ont leur claque de ce pouvoir.


C’est contre Sarkozy qu’ils vivent leur première expérience politique, ils leur a offert la retraite à se mettre sous la main, ils l’ont prise au vol et se sont embarqués avec elle pour exprimer leur ras-le-bol de jeune. Les réactionnaires ne comprendront jamais ça, qu’à quinze ans les premières émotions politiques nous poussent dans la rue. CIP en 1993, réforme Allègre en 1998, Le Pen en 2002, CPE en 2006… à chaque fois ce sont des centaines de milliers de jeunes qui ont envahi les rues, à chaque fois ce sont ces centaines de milliers de citoyens en gestation qui ont commencé là leur éclosion, et c’est une excellente chose.


Et puis les casseurs,
les idiots utiles de la réaction, ces abrutis sociaux qui n’ont jamais eu vraiment de rêves, on ne leur a pas permis. On reste interdit devant ces hordes encapuchées. Mardi 19 à Lyon il ne fallait pas être un grand connaisseur des affrontements de rue pour observer avec dépit comment la police orchestrait bien le jeu pour produire les images dont le pouvoir avait besoin pour le vingt heures. Ces imbéciles sont manipulés par les flics, comme ils le furent tout au long de l’histoire de la lutte des classes. Karl Marx, le premier faisait l’analyse de ce lumpenproletariat (prolétariat en haillon) toujours utilisé et manipulé par les forces de de répression pour effrayer la population et la ramener vers le parti de l’ordre. Des haillons on est passé aux capuches et aux cagoules. La dure réalité pour cette frange-là de la jeunesse est qu’elle semble perdue. Perdu pour la réussite, la citoyenneté, même la compassion. Leurs jacqueries faites de bagnoles brûlées et d’insultes aux flics n’indique qu’une chose : ils ont abandonnés tout rêve de possible et sont au terminal de l’avenir avant même d’être majeurs. Ils n’aiment pas la société, la société ne les aime pas, le statu quo est bien parti pour durer.


Ce que le pouvoir se refuse à avouer,
c’est que du lumpen casseur des banlieues aux petits bourgeois de Versailles, une seule et même réalité englobe tous les mouvements de jeunesse de cette dernière décennie : la certitude pour cette génération de globalement moins bien vivre que celle de ses parents. Il est là le malaise, et c’est pas en envoyant tous les Gavroches du pays devant le juge ou en leur disant qu’ils ont « des problèmes de vieux » qu’on le dissipera.http://www.bakchich.info/Le-LOL-est-dans-la-rue-Gavroche,12197.html
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MessageSujet: Re: Retraites    Dim 31 Oct - 12:22

Conseil économique et social: les retraites dorées d'amis du président

http://da-esterel.over-blog.fr/article-conseil-economique-et-social-les-retraites-dorees-d-amis-du-president-59912569.html

Raymond Soubie s'est oublié. L'architecte de la réforme des retraites n'a pas touché au système des pensions du Conseil économique et Social et environnemental (CESE) où il a été nommé mercedi. Pierre Charon, la navigatrice Maud Fontenoy et tous les amis du président et du gouvernementqui l'accompagneront peuvent dormir tranquilles: non seulement ils vont rejoindre une institution connue pour être une des meilleures planques de la République. Mais leur avenir est assuré.

Car si les parlementaires ont fini par consentir à réviser leur régime de retraite, ils n'ont pas dit un mot de celui des membres du CESE, dont le régime est pourtant l'un des plus avantageux qui soit. Le fait que d'anciens ministres, députés mais aussi syndicalistes y siègent, expliquerait-il que le gouvernement les aient oubliés?

Il y a 1000 raisons de se retrouver un jour membre du CESE. On peut, comme Hervé Marseille, maire-conseiller général de Meudon, avoir laissé son siège d'administrateur de l'Epad à Jean Sarkozy. Ou alors, tel Yves Urieta, l'ancien maire socialiste de Pau, avoir rallié Nicolas Sarkozy pour faire obstacle à François Bayrou.

On peut également, comme Pierre Charon, ancien conseiller du président, être nommé au CESE au titre du titre du développement durable pour avoir pris particulièrement soin de la faune et la flore du Château de Chambord. Ou encore, telle Danièle Dussaussois, avoir accepté de laisser son siège de conseiller général à Isabelle Balkany à Levallois-Perret.

Bref. Outre leurs immenses mérites, tous ces futurs serviteurs du «dialogue entre les catégories socioprofessionnelles» au sein de de cette assemblée consultative censée «suggérer les adaptations économiques ou sociales rendues nécessaires notamment par les techniques nouvelles», ont un point commun: les 233 toucheront 3768 euros brut mensuels pendant les cinq années qui viennent. Ou dix, voire quinze, si leur mandat est renouvelé, selon l'humeur et les besoins du prochain président.

Et après? Il ne faudrait tout de même pas que la République oublie du jour au lendemain tous les sacrifices consentis: non seulement les réunions en section, une fois par semaine, mais aussi celles en Assemblée plénière (18 réunions en 2009). Parfois, le Conseil émet même des «avis» (26 en 2009), et on ne se remet pas si facilement de telles responsabilités. Sur leurs vieux jours, il se dit que certains se tournent parfois un quart d'heure dans leur lit sans parvenir à s'endormir, se remémorrant un mot qu'ils auraient pu écrire à la place d'un autre dans un rapport qui a fini au fond d'un tiroir.

D'où, en récompense, un régime spécial de retraite, dès l'âge de 60 ans. Une pension additionnelle, bien sûr, puisque les ex-membres du CESE touchent déjà une retraite dûe à leur activité principale.

Dans son rapport annuel de 2010, la Cour des comptes appelle donc à une«réforme de fond» du système de retraite du CESE. Elle juge «indispensable»que «soient reconsidérés les modalités et les paramètres de ce régime (âge de départ à la retraite et/ou montant des cotisations)» et souligne que la dépense pour 550 anciens conseillers, 228 pensions de reversion (pour les veuf(ve)s des membres), et 11 pensions d'orphelin s'élève à un près de 11 millions d'euros (avant le renouvellement de mercredi). Les dix plus fortes pensions vont de 7405 euros à 10.552 euros par trimestre.

Seul problème: leur financement n'est pas assuré. En effet, pendant leur mandat, sur les 3768 euros brut de revenus mensuels, les membres du CESE acquittent une cotisation de 7,85% (contre 10,55% pour les fonctionnaires), soit 293 euros. Le règlement prévoit, sur un modèle proche de celui des députés, que les cinq premières années, l'affilié cotise double: 15,70 % (587 euros) au lieu de 7,85 %. Au bout d'un mandat de cinq ans, il valide donc dix annuités au lieu de cinq. Et touchera, à la retraite, environ 800 euros par mois; 1200 euros s'il fait deux mandats (contre une pension moyenne de 1122 euros pour les Français).

Grand seigneur, le CESE a accepté de voir le taux de reversion chuter à 50% alors que jusqu'en juillet 2009, il était équivalent à celui des parlementaires, soit 66,6%. En dépit de cet effort intense, la Cour des Comptes n'a pas pu taire les difficultés financières qui attendent la Caisse de retraite.

Le régime est en effet financé à seulement 14,52% par les bénéficiaires, ce qui le rend structurellement déficitaire: en 2008, les dépenses de la Caisse s'élevaient à 10 millions d'euros. Mais les cotisations des bénéficiaires n'ont fourni que 1,3 millions d'euros. Les cotisation patronales versées par le CESE: 2,6 millions d'euros. 2,4 millions ont été pris de la poche du contribuable via une subvention de l'Etat. Enfin, environ 3 millions d'euros ont été prélevés sur le fond de réserve de la Caisse.

Mais ce fond s'amenuise: 29 millions d'euros en 2003, 14 millions d'euros en 2008 et... 0 euros en 2013 selon les prévisons du CESE. Le cabinet Adding, cité par la Cour des Comptes, a réalisé un rapport dans lequel il estime que le risque budgétaire pour l'Etat est de 218 millions d'euros d'ici 2040.

Comment faire alors pour sauver le système de retraite de ce Conseil dont Dominique-Jean Chertier, président du Conseil d'administration de Pôle Emploi, jugeait dans un rapport rendu en janvier 2009 à Nicolas Sarkozy qu'il travaillait «en vase clos», et à qui il reprochait d'être, «trop consensuel», de ne «pas refléter fidèlement la société contemporaine» et d'être«insuffisamment réactif»?

Le président du CESE, Jacques Dermagne, qui sera très prochainement remplacé, a répondu à la Cour des Comptes que «nombre de conseillers ont fait de réels sacrifices de leurs revenus professionnels durant et après leur mandat au CESE, en particulier les agriculteurs et les artisans». Dès 2008 selon lui, le CESE avait proposé une «solution»: que l'Etat rajoute un million d'euros pendant quatre ans au fond de réserve, histoire de préserver le régime jusqu'en 2020. Tout simplement.
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MessageSujet: Re: Retraites    Dim 31 Oct - 19:44

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MessageSujet: Re: Retraites    Lun 1 Nov - 20:18


Génération Sarközy














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MessageSujet: Re: Retraites    Mar 2 Nov - 12:11

Les Français ont raison : la retraite à 60 ans peut être sauvée




Les manifestations qui secouent la France depuis quelques semaines mettent en lumière certaines différences avec la situation aux Etats-Unis. Les Français ont décidé, outre les grèves de grande envergure et les arrêts de travail qui se multiplient, de descendre par millions dans la rue pour défendre des acquis durement gagnés en matière de retraite.
Il faut souligner que les protestations se font de manière pacifique et que seulement un très faible pourcentage de manifestants est responsable de dommages matériels et d'actes de violence, ce que les médias omettent parfois de distinguer. La colère populaire des Français est orientée de façon positive, à la différence des Etats-Unis où elle va se traduire par l'élection prochaine de représentants politiques qui feront leur possible pour accentuer les souffrances des travailleurs et de la classe moyenne.Pendant sa campagne, il avait promis de ne pas relever l'âge de départ à la retraite. En le faisant, il a déclenché une indignation générale. Une nouvelle fois, la plupart des médias pense que les Français sont irréalistes et qu'ils devraient accepter ce programme comme les autres peuples. L'espérance de vie augmente, nous devons donc travailler plus longtemps argumentent-ils.

C'est comme si on ne donnait que la moitié d'un résultat de foot

Ce point de vue est partiel. C'est un peu comme si l'on ne donnait que la moitié d'un résultat de baseball (ou de football, si vous préférez). Il est important de comprendre que la productivité et le PIB auront eux aussi augmenté en même temps et qu'il est donc en effet possible pour les Français de choisir de passer plus de temps à la retraite et de financer ce choix de société.L'âge de départ à la retraite a été modifié pour la dernière fois en 1983. Depuis lors, le PIB par habitant a augmenté de 45%. L'allongement de l'espérance de vie est très limité en comparaison. Le nombre d'actifs par retraité est passé de 4.4 en 1983 à 3.5 en 2010, mais la croissance du revenu national était largement suffisante pour compenser ces évolutions démographiques, incluant celle de l'espérance de vie.Allons chercher plus loin : la croissance du revenu national lors des trente ou quarante prochaines années sera bien suffisante pour payer l'augmentation des coûts des retraites liés aux changements démographiques. Elle laissera même aux futures générations la possibilité de profiter de meilleures conditions de vie comparées à celles des gens aujourd'hui. Il s'agit d'abord d'un choix de société qui concerne la question de savoir comment les gens veulent vivre leur retraite et se doter des moyens de la financer.

Il est possible de financer le maintien de la retraite à 60 ans

Si les Français veulent conserver l'âge de départ à la retraite tel quel, il existe de nombreuses façons de financer ce projet dans le futur sans pour autant augmenter l'âge de départ. Une d'entre elles, proposée par la gauche française (et que Sarkozy dit appuyer au niveau international), serait de taxer les transactions financières. Un impôt sur la spéculation pourrait générer des millions de dollars de revenus -un tel instrument existe au Royaume-Uni-, tandis qu'il découragerait simultanément les transactions spéculatives sur les actifs et ses dérivés. Les syndicats français et les manifestants demandent au gouvernement de prendre en compte ces approches.Il est donc parfaitement raisonnable de considérer que l'allongement de l'espérance de vie puisse se traduire pour les travailleurs par un temps de retraite plus long. Et c'est ce qu'espère la plupart des citoyens français. Il est possible que tous n'aient pas fait de l'arithmétique mais ils se rendent compte intuitivement qu'étant donné que les richesses du pays augmentent année après année, ils ne devraient pas passer plus de temps de vie à travailler.

La France était le pays qui réduisait le plus les inégalités

L'allongement de l'âge de départ à la retraite est une mesure hautement régressive qui frappera durement les travailleurs. Les actifs les plus pauvres, qui ont une espérance de vie plus courte, sont ceux qui perdront la plus grande proportion d'années de retraite. Les travailleurs qui devront se retirer tôt à cause du chômage ou d'autres difficultés penseront que la baisse de leur pension est une conséquence de ce changement. Et bien sûr, cette baisse n'aura pas d'impact sur les plus riches de la société, qui pour la plupart ne dépendent pas vraiment du système public de retraites, mais de leurs revenus accumulés.La France a un niveau d'inégalités plus réduit que la plupart des pays de l'OCDE. Elle est, en outre, un des cinq pays -sur les trente que comprend cet organisme- qui a vu ses inégalités baisser entre le milieu des années 80 et le milieu des années 2000.C'est aussi le pays au sein de ce groupe à avoir connu la plus forte réduction des inégalités, bien que celle-ci se soit concentrée entre le milieu des années 80 et le milieu des années 90.La France a jusqu'ici résisté à de nombreux changements qui ont provoqué une régression sociale pour les travailleurs et, plus spécifiquement, pour les actifs à faibles revenus des pays riches.

En se battant, les Français montrent l'exemple au reste de l'Europe

Les autorités européennes (dont la Commission européenne et la Banque centrale européenne) et le Fonds monétaire international sont en train d'accélérer actuellement ces processus de régression dans les économies affaiblies de la zone Euro (tels que la Grèce, l'Espagne ou l'Irlande). Toutes ces institutions, ainsi que de nombreux responsables politiques, essaient d'utiliser comme prétexte les problèmes économiques actuels en Europe pour promouvoir des réformes de droite.Les sondages montrent que plus de 70% des Français soutiennent les manifestations, en dépit des inconvénients et des perturbations que cela engendre. Les Français en ont assez de leur gouvernement de droite, et c'est en partie ce qui fait naître les protestations. Malgré la faiblesse des récents résultats électoraux du Parti socialiste, la France a une gauche plus forte que dans la plupart des autres pays. Une de ses grandes forces est sa capacité et son habileté à organiser des manifestations de masse, des blocages et des campagnes de sensibilisation. Les Français sont en train de se battre pour l'avenir de l'Europe et donnent un bon exemple aux autres pays. Nous pouvons seulement espérer qu'ici, aux Etats-Unis, alors que des attaques contre les acquis se préparent, nous serons capables de repousser les coupes budgétaires prévues contre un système de sécurité sociale déjà mis à mal.


egalement a lire, lire et relire, le texte Frederic Lordon:
http://blog.mondediplo.net/2010-10-23-Le-point-de-fusion-des-retraites


Dernière édition par Clode le Mar 2 Nov - 12:34, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Retraites    Mar 2 Nov - 12:21

La réforme ne cache même plus son jeu
http://www.politis.fr/La-reforme-ne-cache-meme-plus-son,11975.html

Il apparaît de plus en plus que la réforme des retraites vise surtout à favoriser un système fondé sur l’assurance. Le mouvement de protestation s’intensifie tant chez les jeunes que dans les raffineries. Un Front populaire de transformation sociale est-il en train de se dessiner ?

« À gauche, nous nous sommes tous demandé pour quelle raison le président de la République avait engagé cette réforme, lance Ronan Kerdraon, sénateur socialiste des Côtes-d’Armor, le 20 octobre, lors du débat au Sénat sur la réforme des retraites. L’UMP Jean-Claude Gaudin lui répond par un cinglant : « Il y a la crise ! » Kerdraon ne se démonte pas : « Il y a d’autres motivations : en 2006, Guillaume Sarkozy est devenu le PDG du groupe Médéric, devenu Malakoff Médéric, qui a conclu un partenariat avec la Caisse des dépôts et sa filiale CNP. Comment faire main basse sur l’épargne des Français ? En déstabilisant les retraites par répartition. Il y a un marché estimé entre 40 et 110 milliards. »Une question se pose ­désormais à gauche et dans le mouvement social contre ce projet de réforme des retraites : quelles sont les véritables intentions de la réforme du régime par répartition ? Politis s’était posé cette question il y a quelques jours – ainsi que Médiapart – dans un billet de blog intitulé « Sevriena, l’entreprise sarkozyste de démolition des retraites », qui a battu des records d’audience sur Internet et a largement contribué à mettre en évidence ce qui ressemble fort à un traitement de faveur du président de la République envers son frère, Guillaume, dirigeant du groupe Malakoff Médéric. Fâché de ces révélations, le premier groupe de protection sociale en France a publié le 21 octobre un communiqué vengeur parlant « d’un certain nombre d’assertions infondées », mais confirmant la « création d’une filiale commune » avec CNP Assurances, qui « répondra aux attentes des salariés de sécurisation de leur épargne retraite dans une optique de long terme ».Que disions-nous dans un article publié le 23 septembre et dans un billet de blog daté du samedi 16 octobre ? D’abord que la future loi contient à l’évidence des « mesures relatives à l’épargne retraite » destinées à booster la retraite par capitalisation, ce qui se fera au détriment de l’actuel système par répartition. Ensuite que le dispositif constitue du sur-mesure pour les banques et sociétés d’assurance, en particulier Malakoff Médéric. Surtout, nous avons relevé la création, avec un mastodonte public de l’assurance, la Caisse nationale de prévoyance (CNP Assurances, au chiffre d’affaires de 31,5 milliards d’euros en 2007), d’une société d’assurance du nom de Sevriena dont le destin programmé consiste à développer massivement… l’épargne-retraite, si l’on en croit un document confidentiel daté de mars 2009 que l’on peut lire sur notre blog, et que le communiqué de Malakoff Médéric n’a pas démenti.On peut donc légitimement s’interroger sur les préoccupations réelles du gouvernement et de l’Élysée, car nul doute que l’adoption définitive du projet de réforme des retraites, notamment parce que celui-ci contient un dispositif favorable à la retraite par capitalisation ayant reçu le blanc-seing de l’Élysée, vient opportunément confirmer les ambitions de Sevriena. Notons la proximité des événements : le groupe de Guillaume Sarkozy et l’imposante CNP Assurances ont lancé leur nouvelle société pendant que l’Élysée peaufinait la réforme des retraites avec les parlementaires de la majorité. Réunie à Paris le lundi 21 juin 2010, « l’association sommitale du groupe de retraite et de prévoyance Malakoff Médéric a donné son feu vert à la réalisation du “projet M”, nom de code du projet d’épargne-retraite que prépare ce groupe, dirigé par Guillaume Sarkozy, avec la CNP, filiale de la Caisse des dépôts », écrit Emmanuel Cogos, directeur adjoint du développement de l’agence de presse AEF, qui traite des questions de protection sociale et de ressources humaines. Et, selon l’Agefi, agence économique et financière, le conseil d’administration de l’assureur coté « a approuvé les modalités de création de cette coentreprise, baptisée Sevriena ». Le « démarrage opérationnel de Sevriena, qui héritera des portefeuilles de ses deux maisons mères, est prévu pour janvier 2011 ».L’autorité de la concurrence enregistre le 18 juin l’opération de concentration en cours entre le Groupe Malakoff Médéric et le groupe CNP. Le document fourni par les parties indique la création d’une société commune dont les activités seront « la création, la gestion, la distribution de produits de retraite complémentaire par capitalisation, à titre collectif ou individuel, principalement à destination des entreprises et de leurs salariés, des associations et de leurs adhérents, des travailleurs non salariés et des retraités ; la création, la gestion et la distribution de produits d’épargne salariale à destination des entreprises et des salariés des entreprises ainsi que la tenue de compte et conservation ; et, à titre accessoire, la distribution de services liés à la retraite ». Le Bulletin des annonces obligatoires (Balo) daté du 23 juin enregistre les opérations de capitalisation de Sevriena et annonce qu’elles doivent s’achever fin juillet. Enfin, l’on apprend de source syndicale que Guillaume Sarkozy tire son épingle du jeu dans cette affaire prometteuse : il devrait occuper le poste de président du conseil de surveillance.En fait, dès 2008, l’assureur public CNP, dont la Caisse des dépôts est actionnaire – elle est aussi partie prenante dans le lancement de la nouvelle société –, et le groupe de Guillaume Sarkozy veulent créer une filiale commune spécialisée « dans le financement de la retraite supplémentaire », dit le document confidentiel. Leur idée est de compenser l’érosion des taux de remplacement, c’est-à-dire le niveau des pensions versées par les régimes obligatoires, en proposant des « solutions » de retraite complémentaires aux salariés cadres et non cadres. Et le groupe de Guillaume Sarkozy compte profiter de l’expérience de la locomotive CNP, qui assure notamment la gestion des régimes Préfon (fonds de pension destiné aux agents de la Fonction publique) et Fonpel (fonds de pension destiné aux élus locaux).Le document souligne, en s’appuyant sur une étude du Conseil d’orientation des retraites, qu’à l’horizon 2020 « une baisse du taux de remplacement de l’ordre de 8 % est attendue pour une carrière complète. Cette baisse est toutefois variable selon le niveau du salaire et le profil de carrière ». Il relève aussi que, « pour les salariés qui auront subi des “trous” de carrière et pour les générations qui prendront leur retraite après 2020, la baisse du taux de remplacement sera plus forte ». On y découvre le montant potentiel de collecte d’épargne retraite « qui est nécessaire pour financer le maintien du niveau de vie des futurs retraités » en 2020, un juteux gâteau « compris entre 40 milliards d’euros et 110 milliards d’euros, suivant les hypothèses de comportement des individus ». Surtout, « la structure née d’un partenariat équilibré entre la CDC [Caisse des dépôts], CNP Assurances et le Groupe MM [Malakoff Médéric] aura une action décisive dans la prise de conscience du marché et [constituera] une contribution majeure au financement des besoins de retraite des salariés, cadres et non cadres. En dix ans, elle s’imposera comme le leader des solutions d’épargne-retraite collective et individuelle avec une part de marché de plus de 17 % en retraite collective et 4 % en retraite individuelle ».Ajoutons que le volet épargne-retraite de cette réforme répond à une demande de la Fédération française des sociétés d’assurance et du Medef, dont Guillaume Sarkozy a été un temps vice-président. Et le groupe Malakoff Médéric est actionnaire du Scor, groupe international de réassurance, présidé par un certain Denis Kessler, ex-numéro deux du Medef et penseur de la démolition de la protection sociale. Lors d’une rencontre en mai avec Éric Woerth, ministre du Travail, Laurence Parisot, présidente de l’organisation patronale, avait alors réclamé « un nouveau dispositif très incitatif, voire obligatoire, de système par capitalisation », qui ne figurait pas encore dans le projet de loi sur les retraites. Le secrétaire général de l’UMP en personne, Xavier Bertrand, Arnaud Robinet et le très libéral Yannick Paternotte, secrétaire général des réformateurs, ont répondu à cette demande et déposé les amendements qui ont servi de base au texte adopté par l’Assemblée nationale. Et obtenu, en juillet, le feu vert de la commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale. Au moment où se bouclait le dossier de Sevriena.

Ils ont dit :« Je garantirai la pérennité du régime de retraite… Je ne changerai pas le régime par répartition […] par un régime où chacun épargnerait de son côté… Il faudra que tout soit mis sur la table : l’âge de la retraite, la durée de cotisation et la pénibilité. La seule piste que je ferme tout de suite, c’est celle de la diminution des pensions… » Nicolas Sarkozy sur TF1 le 25 janvier 2010.« On est en droit de se demander si on n’est pas en train de préparer le dynamitage de la retraite par répartition. » « Je me souviens que Nicolas Sarkozy disait que GDF resterait une entreprise publique… avant de la privatiser ; on est en droit de se poser des questions ! » Martial Bourquin, sénateur PS, le 20 octobre au Sénat.« La retraite par répartition est dans le collimateur du gouvernement. »« [Quel est] le montant de la défiscalisation des plans épargne retraite ? » Jacques Muller (Verts), le 20 octobre au Sénat.
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MessageSujet: Re: Retraites    Ven 5 Nov - 20:42

Chérèque le fossoyeur …

… du mouvement social. Ce qui ne surprendra personne.


Le Schtroumpf jaune, fidèle à sa réputation, a profité de son passage d’hier soir sur France 2 pour enterrer le mouvement contre la « réforme » des retraites.En proposant au patronat « une négociation sur l’emploi des jeunes et des seniors », le grand chef à plumes de la CFDT a, de fait, pris acte de l’inéluctabilité de la loi qui sera votée demain par les députés, nonobstant une mobilisation sociale toujours impressionnante et un soutien de l’opinion qui ne se dément pas.Mme Parisot, présente sur le plateau, a évidemment sauté sur l’occasion, saluant « le retour à la raison » et se félicitant « qu’on passe enfin à autre chose ».

Le troisième larron, le chevelu de la CGT, se contentant de se tortiller sur sa chaise, ravi que le compère de la centrale concurrente accepte encore une fois de se charger du sale boulot.

Et chacun, comme d’hab’, dans le cercle de la raison politico-médiatique, de saluer le réalisme et le sens des responsabilités de nos grands féodaux syndicaux, capables à la fois de donner le change à leurs troupes et de les trahir en douce, en parfaite complicité avec le gouvernement et le patronat.E finita la commedia.A moins que ?http://www.politis.fr/Chereque-le-fossoyeur,11941.html
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MessageSujet: Re: Retraites    Sam 6 Nov - 1:09

Ce soir, Shrek a remis ça sur je ne sais quelle chaîne : "ça va être renégocié en 2013, pas la peine de s'exciter", qu'il a dit ! Pauvre cloche ou vrai faux-cul ? Je plains franchement les militants CFDT ...

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MessageSujet: Re: Retraites    Sam 6 Nov - 22:02

Chien Guevara a écrit:
Ce soir, Shrek a remis ça sur je ne sais quelle chaîne : "ça va être renégocié en 2013, pas la peine de s'exciter", qu'il a dit ! Pauvre cloche ou vrai faux-cul ? Je plains franchement les militants CFDT ...
Il n'a pas l'air à l'aise derrière la banderole à coté de Thibault qui est emmerdé par une base déterminée.

Pas mal la manif chez moi !

aussi importante que la dernière d'octobre. Malgré la pluie.
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MessageSujet: Re: Retraites    Dim 7 Nov - 12:26

Retraites : manif sous la pluie... mais "on lâche rien" !


Réforme des retraites
Retraites : manif sous la pluie... mais "on lâche rien" !


07/11/2010 à 01h17 - mis à jour le 07/11/2010 à 09h06 | 1061 vues | 19 réactions


Contre la loi sur les retraites imposée par Nicolas Sarkozy, nous avons défilé ce samedi sous la pluie ininterrompue à Paris.
Et pourtant il y a avait du monde beaucoup de monde pour un jour de pluie... Beaucoup de monde. Une marée de parapluie.

Ariane Mnouchkine et le bien nommé Théâtre du Soleil étaient encore présents malgré la pluie. Et leur statue de la Justice et leurs citations ont une nouvelle fois illuminé le cortège. Bravo.

Place de la Nation, une belle surprise et une belle découverte nous attendait un concert de HK et les Saltimbanks depuis le camion du syndicat SUD.
Ils ont enflammé une foule au son de l'accordéon, de la guitare et du oud. Une foule pourtant trempée mais qui secouait bien haut les pancartes et parapluies en chantant à tue-tête "on lâche rien" !

Et voilà, nous étions donc tous "révoltés mais pas résignés !" comme le déclarait Ségolène Royal en reprenant un slogan entendu dans la manifestation de Chatellerault où elle défilait.

Voici mes images de la manifestation et une vidéo de HK et les Saltimbanks chantant live "on lâche rien" ! Ils sortent leur premier album en janvier prochain et tournent dans toute la France, ne les ratez pas !




Réforme des retraites
Retraites : manif sous la pluie... mais "on lâche rien" !


07/11/2010 à 01h17 - mis à jour le 07/11/2010 à 09h06 | 1061 vues | 19 réactions


Contre la loi sur les retraites imposée par Nicolas Sarkozy, nous avons défilé ce samedi sous la pluie ininterrompue à Paris.
Et pourtant il y a avait du monde beaucoup de monde pour un jour de pluie... Beaucoup de monde. Une marée de parapluie.

Ariane Mnouchkine et le bien nommé Théâtre du Soleil étaient encore présents malgré la pluie. Et leur statue de la Justice et leurs citations ont une nouvelle fois illuminé le cortège. Bravo.

Place de la Nation, une belle surprise et une belle découverte nous attendait un concert de HK et les Saltimbanks depuis le camion du syndicat SUD.
Ils ont enflammé une foule au son de l'accordéon, de la guitare et du oud. Une foule pourtant trempée mais qui secouait bien haut les pancartes et parapluies en chantant à tue-tête "on lâche rien" !

Et voilà, nous étions donc tous "révoltés mais pas résignés !" comme le déclarait Ségolène Royal en reprenant un slogan entendu dans la manifestation de Chatellerault où elle défilait.

Voici mes images de la manifestation et une vidéo de HK et les Saltimbanks chantant live "on lâche rien" ! Ils sortent leur premier album en janvier prochain et tournent dans toute la France, ne les ratez pas !





Et voici donc quelques images et quelques portraits saisis lors de cette manifestation humide et mais néanmoins joyeuse.






Et voici donc quelques images et quelques portraits saisis lors de cette manifestation humide et mais néanmoins joyeuse.





















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MessageSujet: Re: Retraites    Dim 7 Nov - 20:02

Retraites: Divergences syndicales sur la suite après une mobilisation en baisse

Créé le 07.11.10 à 09h36 -- Mis à jour le 07.11.10 à 10h21
Francoise Lareur et Francois Chereque (CFDT), Pascal Joly, Bernard Thibault et Nadine Prigent (CGT) place de la République le 6 novembre 2010 à Paris Miguel Medina AFPSOCIAL - Les organisations ne sont pas d'accord sur la suite à donner...


«Le mouvement est clairement en recul par rapport aux fois précédentes. Je pense que progressivement
la réforme est entrée dans l'esprit des Français», a réagi sur France 2 le porte-parole du gouvernement Luc Chatel.

http://marie-annekraftblogpolitique.20minutes-blogs.fr/archive/2010/11/06/la-grande-regression-jacques-genereux-decryptage-2ere-parti.html

En lisant ça.
ça devrait donner l'envie à ceux qui n'étaient pas à cette manif. De réfléchir pour la prochaine.
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MessageSujet: Re: Retraites    Lun 8 Nov - 2:21

Les français sont des veaux ! Et c'est pas de moi ...
Aller dans la rue pour sauver sa retraite, c'est facile et égoïste, c'est pour ça que tout le monde l'a plus ou moins fait.
La réforme est passée, tout le monde capitule et a perdu.
Demain on te nique la sécu (oups pardon, on réforme la sécu) et tu retournes dans la rue pour sauver TA couverture sociale, et après 5 jours de grève et 10 manifs, et ben tu l'auras encore dans le cul !!

Dans la rue contre le gouvernement et ... DONC SANS LES SYNDICATS !!!
La seule solution : on nous nique globalement, manifestons globalement !

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MessageSujet: Re: Retraites    Mar 9 Nov - 19:11

Chien Guevara a écrit:
Les français sont des veaux ! Et c'est pas de moi ...
Aller dans la rue pour sauver sa retraite, c'est facile et égoïste, c'est pour ça que tout le monde l'a plus ou moins fait.
La réforme est passée, tout le monde capitule et a perdu.
Demain on te nique la sécu (oups pardon, on réforme la sécu) et tu retournes dans la rue pour sauver TA couverture sociale, et après 5 jours de grève et 10 manifs, et ben tu l'auras encore dans le cul !!

Dans la rue contre le gouvernement et ... DONC SANS LES SYNDICATS !!!
La seule solution : on nous nique globalement, manifestons globalement !
De dire que c'est égoïste se défendre sa retraite. Je ne comprend pas.
Tu peux développer?
Moi je trouve normal de combattre pour défendre tous les acquis qui foutent le camp un à un. Avec pour ma part, l'espoir que ses combats virent à la révolution. Mais pour y arriver il faut un déclencheur. Et je m'en fout que ce soit les retraites, ou autre chose. Mais il faut de toute façon un déclencheur.
Nous savons (à part les veaux) que les syndicats, médias, et la grande majorité des partis politiques. qu'ils font tout pour sabrer les mouvements qui pourraient dégénérer en révolution. Ou dans le moindre. En démission du gouvernement et du président.

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