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 De l'importance du CV ...

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AuteurMessage
Chien Guevara
Admin


Nombre de messages : 9406
Date d'inscription : 10/06/2007

MessageSujet: De l'importance du CV ...   Mer 24 Fév - 2:57

Quand les candidats font leur festival

Vouloir trop en faire c'est le piège dans lequel il ne faut pas tomber quand on écrit à un recruteur... Exemples tordants commentés par des professionnels.

Lettre 1 : Le candidat Brut de pomme
Un peu de moi Very Happy'origine bretonne, j'aime les voyages, à l'image de mes aïeux, sans être pour autant envahissant. J'apprécie les pays du Sud, surtout l'Italie. La philatélie, le parachutisme, le karaté et l'équitation
figurent parmi mes activités préférées, ainsi que la lecture de revues
dont la thématique est internationale, géologique ou historique
(antiquité et généalogie en particulier). Je suis titulaire du brevet
de secouriste.Je manie l'anglais et maintiens mon niveau de par mon emploi ainsi que par la lecture de livres et revues. Je parle, lis et écris espagnol avec davantage de difficultés. Entreprise A, Entreprise B, ainsi que Entreprise C m'ont offert de participer à certains programmes sur les méthodes et le métier du conseil ainsi que d'optimiser mes
connaissances management, marketing et audit.Entreprise D m'a formé aux diverses problématiques techno et systèmes
d'information ainsi qu'aux processus industriels dont notamment les
achats.

L'avis du recruteur : De l'humour ? Pourquoi pas......
à condition que ça ne tombe pas à plat. « Faire de l'esprit, oui.
Vouloir se faire remarquer à tout prix, non », estime Émilie Trappler,
manager de la division Hays Ressources humaines. En plus, en matière
d'humour, on ne peut jamais savoir comment la chose va être prise. Dans le cas présent, comment interpréter « sans être pour autant envahissant » ? Sans parler du fait que le mot « envahissant » a une résonnance négative. Idem pour « Un peu de moi » : si le candidat a voulu donner une tonalité sympa à sa lettre, pour certains la formule s'avèrera trop familière.Mais que les candidats au sens de l'humour très développé se rassurent, ce peut être un point fort : « tout dépend du poste et de l'entreprise, estime Émilie Trappler. Pour certains, ce sera déplacé, tandis que pour d'autres, l'humour, voire le culot, peuvent susciter la curiosité ».Dans tous les cas, restez positif, ne cherchez pas à choquer et évitez les interprétations multiples. L'idéal : faites-vous relire et voyez les réactions.
Des hobbies pour convaincre ? Pas l'idéal...
« Le candidat reste très flou quant à son expérience professionnelle », note Émilie Trappler. Il semble en effet vouloir miser sur ses activités extra-professionnelles pour convaincre, puisqu'il les mentionne en premier. Des activités qui, soit dit en passant, se font toutes en solo, bien que les voyages mentionnés laissent supposer une certaine ouverture d'esprit. Quant au Brevet de secouriste, il se pose là comme un cheveu sur la soupe. Quel intérêt par rapport au poste ?L'expérience professionnelle en revanche, est brièvement évoquée dans les deux derniers paragraphes. Et de façon maladroite : mentionner des difficultés quelles qu'elles soient (ici en espagnol) est à éviter absolument. De plus, on apprend qu'on lui a offert de participer à des formations. Mais les a-t-il suivies ? Sur quoi portaient-elles exactement ? Qu'en a-t-il retiré ? C'est ce qu'on voudrait bien savoir !Pour Émilie Trappler, mieux vaut mentionner les loisirs à la fin de la lettre car ce n'est pas le plus important : « ce qui compte pour le recruteur, ce sont les compétences, les missions accomplies, les challenges relevés avec succès, les ambitions... Rien de tout cela ne figure dans cette lettre », relève-t-elle.
Pas très poli !

L'absence de formule de politesse est une grave erreur. Il n'y a pas
non plus d'invite pour une rencontre physique, ce qui laisse le lecteur
sur une impression de passivité.
Bilan :
Certes, le style « brut » de cette lettre n'est pas commun. Elle retient l'attention, mais est-ce dans le bon sens ? « Ça dessert peut-être le candidat plus qu'autre chose, conclut Émilie Trappler. On se demande s'il cherche à attirer la sympathie pour masquer des faiblesses, ou s'il s'agit d'une personnalité
extravagante... et donc qui peut inquiéter ».

Lettre 2 : Le candidat qui en fait trop
Monsieur,M'autorisez-vous à vous faire connaître les titres qui mériteraient quelques moments d'examen de votre part et vous annoncer mes motivations afin de vous démontrer ma capacité au poste que je brigue.Ayant acquis un attirail théorique assez consistant en termes de marketing des entreprises après noviciat au niveau de l'Institut A ; ou j'ai eu M1 en marketing stratégique, option : études quantitatives et statistiques. Et de M2 en gestion et communication des entreprises à l'École B. Le travail au sein de votre organisme est pour moi une opportunité incomparable pour optimiser mes connaissances sur le sujet.
Ainsi cette fonction de travail serait pour moi, je l'espère, une
nouvelle marche dans l'échelle dont le sommet et une belle carrière, et
qui me permettrait potentiellement d'atteindre mon souhait qui est
d'être partie intégrante d'une grande équipe comme la votre.A ce dossier se joint mon curriculum vitae précisant mes diplômes et
autres références dont les attestations demeurent à votre disposition.Dans l'espérance que vous accueillerez avec faveur ma candidature pressente ; permettez-moi de vous adresser madame, l'hommage de mon profond respect.

L'avis du recruteur :
Un peu trop sûr de lui !
Les phrases sont longues, les termes pompeux (« titres », « vous annoncer mes motivations », « l'hommage de mon profond respect »...).
De plus, le candidat fait étalage de ses diplômes, se voit déjà « au
sommet » et parle de la « belle carrière » à laquelle il peut
prétendre. Dès le début, on se demande s'il n'est pas quelque peu
présomptueux. « Mieux vaut opter pour des termes plus simples, ainsi
que des formulations plus courtes et plus directes. Et ne pas répéter
ce que dit le CV, comme les diplômes par exemple », conseille Émilie
Trappler.
Mais aussi très maladroit
Une façon de présenter les choses en contradiction avec la suite,
puisque le candidat, dont on est en droit d'attendre certaines qualités
d'expression, alterne avec le registre familier en évoquant son «
attirail théorique ». Sans parler des fautes d'orthographe (« dont le
sommet et une belle carrière », « la votre », « candidature pressente
»), et des tournures tarabiscotées.Résultat : on a un effet d'annonce (je m'exprime bien, j'utilise des mots compliqués), puis ça retombe comme un soufflet (je fais des fautes et mes phrases sont limite incompréhensibles). Inévitablement, le recruteur pensera que ces étourderies sont le résultat d'un copier-coller, et donc que la candidature n'a pas été suffisamment travaillée. « Si je comprends bien, son objectif de carrière est de faire partie d'une grande équipe. Point. Il n'évoque pas les responsabilités qu'il souhaite, ni la société elle-même ou ses projets... Des grandes équipes il y en a partout », insiste Émilie Trappler.
Bilan : Cette lettre est paradoxale. Le candidat a l'air très sûr de lui, mais en même temps sa lettre dénote un manque de recul : l'opportunité est « incomparable », c'est tout juste s'il n'est pas en train de jouer sa vie... L'impression laissée n'est vraiment pas bonne.

Lettre 3 : La candidate nature-confiture
Cette candidate postule à un emploi polyvalent d'assistante comptable
et service client pour une start-up spécialisée dans les sex toys... À
secteur d'activité peu ordinaire, lettre peu ordinaire !Madame, Monsieur,Suite à une annonce vue sur votre site Internet, je postule. Vous rechercher une assistante comptable et service client et c'est ce que je fais depuis maintenant 15 ans. J'ai dabord travaillé comme comptable généraliste pendant 5 ans dans une entreprise de bâtiment puis pendant 10 ans pour une toute petite entreprise de 6 personnes qui vendait des vêtements en textiles. C'est pour cela que je pense pouvoir répondre à vos demandes.J'avoue que je ne connais pas les plaisirs intimes, mais je ne demande que ça. Je suis quelqu'un qui apprend vite, et avant d'intégrer l'entreprise de bâtiment et de vêtements en textiles, je ne connaissais pas non plus, et pourtant, j'ai réussi !Je suis sérieuse, dynamique et motivée, et je ne suis pas timide (ça me semble important vu les produits que vous vendez).Je suis disponible rapidement et très enthousiaste à l'idée de
travailler dans un tel secteur d'activité. Vous pouvez m'appeler sur
mon numéro de téléphone mobile ou sur mon fixe, comme vous préférez, pour qu'on prenne rendez-vous.Veuillez agréer, Madame, Mademoiselle ou Monsieur, mes salutations distinguées.

L'avis du recruteur :Gare aux malentendus...
La candidate s'est-elle relue ? Elle ne se rend visiblement pas compte
de ce qu'elle a écrit : « J'avoue que je ne connais pas les plaisirs
intimes, mais je ne demande que ça. Je suis quelqu'un qui apprend vite
». Encore les méfaits du copier-coller !« Je ne suis pas timide » : le secteur d'activité n'est pas banal, c'est une bonne démarche de dire qu'on n'a pas froid aux yeux. Sauf qu'une fois de plus la tournure est maladroite : « avec « ça me semble important vu les produits que vous vendez », elle met presque le produit à l'index », relève Louis Grümmer, directeur associé du cabinet abc For Value. La candidate aurait pu mettre l'accent sur son aisance relationnelle par exemple, acquise au fil des années d'expérience et des contacts avec des individus variés.
Une lettre « trop parlée »
« Je postule », « c'est ce que je fais », « c'est pour cela que je
pense pouvoir répondre à vos demandes », « et pourtant, j'ai réussi »,
« comme vous préférez »... Certes la tonalité de cette lettre est très
spontanée, mais trop « basique » : « le langage utilisé relève du
langage parlé, il est trop direct et trop simple, note Louis Grümmer.
La première phrase par exemple, ne devrait pas se terminer ainsi car
elle tombe à plat. Il aurait fallu continuer : je postule car je suis
très intéressée par... ».
Des points forts mal exploités

15 ans d'expérience, dont 10 au sein d'une petite entreprise, voilà de
très bons arguments puisque la candidate postule pour un emploi dans
une start-up. Problème, ils sont mal amenés. L'expression « toute
petite entreprise » notamment, possède une connotation négative. De
plus, il est très maladroit d'évoquer des domaines d'activité (bâtiment
et textile) qui n'ont rien à voir avec le secteur visé (les sex toys).
« En règle générale, autant les gommer quand ils n'ont rien à voir car
ils n'apportent rien. Mieux vaut mettre l'accent sur des compétences
techniques, qui elles rapprochent du profil recherché », conseille
Louis Grümmer.Ceci dit, vouloir démontrer sa capacité d'adaptation (« avant d'intégrer l'entreprise de bâtiment et de vêtements en textiles, je ne connaissais pas non plus, et pourtant, j'ai réussi ! ») est une très
bonne idée, à condition de trouver une autre tournure : « quelque chose comme : ayant travaillé dans des univers variés, j'ai appris à
m'adapter... passerait beaucoup mieux », illustre Louis Grümmer.Au passage, il y a de fortes chances pour que les vêtements soient en textile... De plus, attention à l'orthographe !
Ne pas se contenter de dire, mais démontrer
Affirmer qu'on est sérieuse, dynamique et motivée ne suffit pas. «
Concrètement, ça n'apporte rien. On imagine bien qu'aucun candidat n'a envie d'affirmer qu'il n'est pas sérieux et pas motivé. Ça laisse une
impression de légèreté », estime Louis Grümmer, qui recommande
d'illustrer ce qu'on affirme : vous avez, par exemple, fait preuve de
dynamisme quand votre chef vous a confié tel projet, ou telles
nouvelles responsabilités.
Bilan : On sent beaucoup de dynamisme et de spontanéité à
travers cette lettre. De plus, la candidate pense à mentionner une
disponibilité immédiate et son enthousiasme à l'idée de travailler dans
un nouveau secteur. « Elle possède des points forts indéniables, donc
c'est certainement quelqu'un qu'on va appeler, à condition que le
niveau en rédaction ne soit pas primordial pour le poste », conclut
Louis Grümmer. Il n'en demeure pas moins que l'ensemble doit être
retravaillé... surtout pour éviter les quiproquos !

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MessageSujet: Re: De l'importance du CV ...   Jeu 11 Mar - 14:58

Mais pas drôle pour ceux qui cherchent un emploi...
Il y a quand même une fois où l'humour aurait triomphé !...
Je viens de retrouver un formulaire d'un demandeur d'emploi.
Pub !
.


http://la-niche.top-forum.net/pour-rire-f12/candidature-mac-do-t3368.htm#18413

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