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 1026 euros par mois, le seuil de pauvreté selon les Français

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Chien Guevara
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Date d'inscription : 10/06/2007

MessageSujet: 1026 euros par mois, le seuil de pauvreté selon les Français   Ven 25 Sep - 21:08

1026 euros par mois, le seuil de pauvreté selon les Français

Une étude Ipsos pour le Secours Populaire montre que pour les Français, un salaire approchant le SMIC (1050 €) s’apparente à la pauvreté. Un décryptage à lire dans l’Humanité, vendredi.

Réalisée par Ipsos pour le Secours Populaire auprès de 1 009 Français âgés de 15 et plus, cette troisième vague du baromètre de la pauvreté montre qu’avec la crise, la crainte de connaître une situation de pauvreté est devenue majoritaire.

Les Français sont désormais majoritaires à avoir fait l’expérience de l’imminence de la pauvreté…

En 2007, 45% des Français déclaraient qu’il leur était déjà arrivé,
à un moment de leur vie, de penser qu’ils étaient sur le point de
connaître une situation de pauvreté. En 2009, ils sont désormais 53%.
Cette hausse de 8 points en 2 ans traduit les effets fortement
anxiogènes de la crise et une multiplication des situations précaires
notamment liée à la hausse du chômage. La proportion des Français qui
dit avoir déjà connu « réellement » une situation de pauvreté reste
quant à elle stable (30%). Elle est plus importante chez les femmes
(32%) que chez les hommes (27%).

C’est donc avant tout la proportion de Français qui ont déjà eu le
sentiment d’être sur le point de connaître une situation de pauvreté
sans toutefois en avoir fait l’expérience qui augmente (23% contre 15%
en 2007). Cette hausse des craintes (non matérialisées) est
généralisée : elle touche tous les Français, quel que soit leur âge,
leur catégorie socioprofessionnelle ou leur niveau de revenus. Elle est
plus forte chez les catégories traditionnellement moins menacées par la
pauvreté (+9 points pour les cadres et professions intermédiaires
contre +6 points pour les employés et ouvriers). De la même manière,
les craintes des plus hauts revenus croissent plus rapidement que celle
des plus bas (+5 points pour les personnes dont le revenu mensuel net
du ménage est de moins de 2000€ contre +11 points pour ceux qui gagnent plus de 2000€).

Cependant, si la crise marque la contagion d’un sentiment de
vulnérabilité aux catégories plus favorisées et qui ne se sentent
désormais plus à l’abris d’un revers de fortune, la réalité de
l’expérience de la pauvreté reste fortement liée au niveau d’études
(37% des Français ayant un niveau inférieur au bac en on fait
l’expérience contre 20% de ceux ayant un niveau supérieur au bac) et à
la catégorie socioprofessionnelle (34% des employés et ouvriers contre
27% des cadres et professions intermédiaires).

… et toujours aussi inquiets pour l’avenir de leurs enfants.


Les Français sont toujours aussi nombreux que l’année dernière (85%)
à considérer que les risques que leurs enfants connaissent un jour une
situation de pauvreté sont plus élevés que pour leur génération. Plus
d’un Français sur deux (54%) considèrent même que ces risques sont
« beaucoup plus » importants. Cette crainte reste particulièrement
forte chez les employés et ouvriers (62% qualifient ces risques de
« beaucoup plus élevés »).

En réalité, si 2008 montrait une augmentation et un niveau de
craintes beaucoup plus fort chez les catégories les moins favorisées
(en termes de diplômes, de catégorie socioprofessionnelle et de niveau
de revenus) et a fortiori les plus susceptibles d’être fragilisées par
la crise naissante, 2009 est marquée par la généralisation des
craintes. L’installation de la crise dans le temps s’accompagne en
effet d’un certain nivellement des craintes : en baisse chez les moins
favorisés, et en hausse chez les plus favorisés, signe que les
certitudes sont ébranlées. Les cadres et professions intermédiaires
sont désormais 49% à juger les risques que leurs enfants connaissent un jour une situation de pauvreté « beaucoup plus élevés » (+4 points). Ce sont les 45-69 ans qui jugent cette éventualité la plus élevée : 64%
des 45-59 ans et 68% des 60-69 ans contre 47% des moins de 35 ans,
peut-être car leurs enfants, déjà actifs, sont en âge de subir de plein
fouet les effets de la crise.

Moins de 1026 euros, c’est être pauvre

Les Français situent le seuil de pauvreté monétaire entre le seuil officiel et le SMIC mensuel net.

Les Français considèrent en moyenne qu’une personne seule peut être
considérée pauvre en France lorsque son revenu net par mois est
inférieur à 1026€, soit 20 euros de plus que l’an dernier. Ce montant
est sensiblement supérieur au seuil de pauvreté officiel (norme
eurostat) calculé sur la base de 60% du revenu médian national (908€ en 2007 selon l’INSEE) et qui sert de base au calcul par la CAF du plafond de revenus jusqu’auquel un individu peut prétendre au Revenu de Solidarité Active (RSA).

Le seuil de pauvreté établi par les Français est plus proche du SMIC
mensuel net (1050,63€ au 1er juillet 2009) qui reste pour beaucoup le
seuil en dessous duquel une personne peut-être considérée comme pauvre. Il le dépasse pour les Franciliens qui situent ce seuil à 1 085€.

On remarque comme en 2008 que ce seuil augmente avec l’élévation des revenus, et même que les écarts se creusent entre les plus et les moins aisés : 848 € pour les personnes dont le revenu mensuel net du foyer est inférieur à 1200€ contre 1097€ pour ceux gagnant 3000€ et plus. Ce seuil reste particulièrement bas chez les plus jeunes (953€ pour les moins de 35 ans), au même niveau, chose nouvelle, que les plus de 70 ans qui ont revu leur évaluation à la baisse par rapport à 2008 (953€).

Une conception de la pauvreté plus qualitative

Parce que le seuil de pauvreté officiel est un indicateur de
pauvreté monétaire relative et donc « n’est une condition ni nécessaire
ni suffisante pour être en situation de pauvreté » , il gagne à être
complété par d’autres éléments qui peuvent être considérés comme des
indicateurs de privation, et a fortiori d’exclusion sociale.

C’est pourquoi Ipsos et le Secours Populaire ont décidé de tester
plusieurs postes de dépense des ménages (alimentation, vacances,
culture et loisirs) afin de déterminer si ces indicateurs permettent de
définir plus qualitativement ce qui définit une situation de pauvreté
pour les Français.

L’enquête révèle ainsi que pour 90% des Français, éprouver
régulièrement des difficultés financières importantes pour se procurer
une alimentation saine et équilibrée est un signe de pauvreté (65% le
pensent « tout à fait » et 27% « plutôt »).

Eprouver de telles difficultés pour envoyer ses enfants en vacances
au moins une fois par an ou accéder à des biens ou des activités
culturelles (pour soi ou sa famille) est également considéré comme un
marqueur de pauvreté par près de 3 Français sur 4 (respectivement 71% et 70%), même si l’on constate un léger recul par rapport à 2008 (-3 et -5 points). Ce léger repli peut peut-être s’expliquer par le fait
qu’avec la crise, comme beaucoup de Français éprouvent des difficultés, ils recentrent vraisemblablement leur conception de la pauvreté sur les fondamentaux : l’accès à des biens considérés comme essentiels comme l’alimentation ou encore l’habitat.

Ces indicateurs semblent en effet considérés comme plus relatifs que
celui de l’alimentation (35% « plutôt » contre 36% « tout à fait » pour
les vacances et respectivement 35% et 36% pour la culture et les
loisirs). Ils n’en restent pas moins des indicateurs significatifs,
dans la mesure où, même s’ils sont des marqueurs moins durs que des
instruments de mesure des privations matérielles, ils demeurent des
indicateurs forts d’inégalités et susceptibles de se reproduire
puisqu’il est question ici de privation subies par les enfants dans
leur accès à la culture, aux loisirs et aux vacances. Etre pauvre, dans
un pays développé comme la France, ne signifie pas « simplement » avoir des difficultés pour satisfaire ses besoins fondamentaux. Au-delà de cela, c’est ne pas pouvoir offrir à ses enfants l’accès à des normes de consommation et la maîtrise des codes nécessaires à leur réussite.

Ce sont d’ailleurs les moins diplômés qui sont les plus nombreux à
considérer qu’éprouver des difficultés d’accès à la culture (pour soi
ou sa famille) ou pour envoyer ses enfants au moins une fois par an en
vacances sont « tout à fait » des signes de pauvreté (respectivement à
39% et 35% pour les personnes au niveau d’études inférieur au bac,
contre 31% et 29% supérieur au bac).
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pierrot
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MessageSujet: Re: 1026 euros par mois, le seuil de pauvreté selon les Français   Sam 26 Sep - 14:38


La pauvreté, quel que soit le critère, augmente en Sarkozye.
6 millions de pauvres ( méthode de calcul française )
7 millions ( méthode de calcul européenne )
Tiens, on n'en parle pas de cette méthode. L'Europe n'intéresse pas dans ce cas. Toujours faire les comparaisons qui détruisent le social et seulement celles là !

880 € : c'est le seuil de pauvreté en France selon Eurostat.
En dessous de 1026 €, ça doit faire encore beaucoup plus de monde...



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Chien Guevara
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MessageSujet: Re: 1026 euros par mois, le seuil de pauvreté selon les Français   Lun 28 Sep - 1:43

A croire que les prix à la consommation sont moins chers en France qu'ailleurs en Europe ...
alors, prenons, à tout hasard, la Roumanie ...

Allez, pour parler juste de trucs que je connais personnellement : en Belgique, les écoles de kiné sont gratuites et recrutent sans concours...
Science-po en France, c'est combien ? L'équivalent belge coutent le prix d'une inscription en fac, ect ...
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MessageSujet: Re: 1026 euros par mois, le seuil de pauvreté selon les Français   Aujourd'hui à 22:46

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