Discussions dans la niche

Pour les amis, fidèles à mon site
 
AccueilPortailFAQRechercherS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 Afghanistan, vous avez dit guerre ?

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
bye
Militant
Militant


Nombre de messages : 1510
Date d'inscription : 12/10/2008

MessageSujet: Afghanistan, vous avez dit guerre ?   Sam 1 Aoû - 7:26

Enfin un débat public sur l’Afghanistan…
There is a war / lundi 29 juin par Simon Piel
http://www.bakchich.info/Enfin-un-debat-public-sur-l,08153.html

Peu de monde s’est bousculé au procès de la présidente de l’association
CAPJPO-Europalestine, jugée pour injure à l’armée française. Pourtant,
l’audience constituait le premier débat public sur la présence française
en Afghanistan.

17è chambre du tribunal correctionnel de Paris, jeudi 25 juin.
L’audience n’a pas encore commencé que, déjà, Olivia Zémor, présidente
de l’association CAPJPO-Europalestine [1] s’agite. Elle comparaît ce
jeudi en tant que directrice de publication du site europalestine.com,
après que le ministère de la Défense a porté plainte pour apologie de
crime de guerre et injure à l’armée française. Une audience qui
s’annonce comme l’un des premiers débats de fond sur la pertinence de la
présence française en Afghanistan. L’hôtel de Brienne n’a que peu goûté
aux articles parus sur le site au mois d’août 2008 et a décidé de porter
l’affaire en justice. Titrés « Soldats français tués en Afghanistan :
les risques d’un sale métier » et « Afghanistan : quel cynisme », les
écrits font suite à la mort de onze soldats français, le 19 août 2008,
lors d’une embuscade tendue par des talibans.

« En fait de lutte contre le terrorisme, nos gouvernements font, tout en
semant la terreur, pour qu’elle se développe dans le monde entier et si
des attentats se produisent en France, nous saurons qui remercier (…) Et
pour quelle cause, quel est l’objectif sinon le chaos et faire marcher
le commerce des armes », est-il écrit dans l’un des deux articles
incriminés. « On ne peut de ce point de vue que souhaiter la
multiplication des embuscades bien montées si elles aident à l’éveil des
consciences et de la mobilisation ici en France contre la sale guerre »,
pouvait-on lire dans l’autre article qu’Olivia Zémor a retiré du site
après la plainte du ministère de la Défense pour ne pas que « l’ironie
de l’article soient mal interprétée. »
La cour retient son bâillement

Selon le ministère de la Défense, « les deux articles incriminés
présentent des éléments qui tentent de justifier l’attaque meurtrière
dont ont été victimes les soldats français tout en souhaitant la
multiplication d’embuscade et justifiant la commission d’attentat et
qualifiant d’invasion le déploiement des troupes françaises sous mandat
international en présentant les Afghans comme une population agressée
par l’armée française et le gouvernement français comme contribuant à
semer la terreur dans le monde entier. »


Voilà pour le dossier. Dans la salle, l’atmosphère est plutôt calme. La
presse ne s’est pas ruée, « comme d’habitude pour ce genre d’affaires »,
confie Me Comte, l’avocat de Mme Zémor. Seuls Bakchich et Clément
Weill-Reynal, journaliste à France 3, venu « parce que ça l’intéresse à
titre personnel », sont assis sur les bancs de la presse. L’huissier
dort à poings fermés.

Heureusement, Me Comte vient secouer l’assistance quand, avec sa voix de
baryton et son œil malicieux, il interpelle la cour : « C’est un peu
navrant que le premier débat public sur l’Afghanistan commence sur une
mesure répressive ! », rappelant au passage qu’un seul débat a eu lieu
au Parlement en 2008 sur l’envoi de renforts français. Olivia Zémor lui
succède. Sa défense est soigneusement préparée. « Le cynisme n’est pas
de notre côté, il est du côté de celui qui envoie des jeunes tuer et se
faire tuer dans cette guerre qui ne nous concerne pas. Personne n’a
versé la moindre larme sur la mort des civils afghans. » La greffière se
lève et lance le visionnage d’un extrait d’une émission de France 2 où
Nicolas Sarkozy, alors candidat à la présidence, assure que « la
présence à long terme de l’armée française en Afghanistan ne lui semble
pas décisive. » Edifiant. A rajouter sur la longue liste de promesses
non tenues.
De la pertinence d’une guerre

Assis depuis une bonne heure dans une salle attenante, le premier témoin
cité par la défense s’avance. Michel Collon, journaliste-écrivain, comme
il se présente, auteur de nombreux ouvrages de géopolitique, décrypte
les enjeux géostratégiques de cette guerre. Au bout de 30 minutes, les
juges baillent, et ne s’en cachent pas. Vient ensuite Mariam Abou Zahab,
enseignante à l’IEP de Paris et chercheuse reconnue sur le Pakistan et
l’Afghanistan… au point d’être régulièrement consultée par les autorités
américaines, britanniques et canadiennes. « Depuis le début de la
guerre, on estime que le nombre de civils afghans tués oscille entre
7760 et 11000, explique-t-elle, avant d’ajouter que, après la mort des
onze soldats français, il y a eu des représailles dont les médias
français n’ont pas fait écho. 17 morts dont 6 femmes et 2 enfants, selon
une agence de presse afghane », précise-t-elle.

Alima Boumedienne, sénatrice verte de Paris, clôt le défilé des témoins.
« Le débat sur l’envoi des troupes n’a pas eu lieu », déplore-t-elle. «
Je ne partage pas forcément tous les propos incriminés, mais c’est la
liberté d’expression. Et la provocation permet de se poser des questions. »

Le ministère de la Défense est, lui, représenté directement par le
ministère public. Après une courte suspension de séance, la jeune
substitut du procureur prend la parole pour les réquisitions. Sans doute
charmée par le sourire enjôleur de Me Comte (qui en a vu d’autres), elle
se montre plutôt clémente. Mais estime quand même que « peut-être est-ce
maladresse, peut-être est-ce provocation, mais certains extraits ont
dépassé le cadre de la liberté d’expression. »

L’avocat d’Europalestine prend la parole une dernière fois. « Il ne
s’agit en aucun cas d’apologie mais d’une mise en garde ! Ne peut-on pas
dire : « gouvernement, votre politique nous mène à la perte ? ». Puis
d’expliquer que l’infraction d’apologie de crime de guerre ne tient pas
car il s’agit d’une guerre licite, conforme aux règles du droit
international. « Il aurait fallu, souligne Me Comte, si on suit la
logique du ministère de la Défense, viser l’apologie d’acte terroriste
». Subtil, mais l’avocat retient l’attention de la présidente de la cour
qui, après près de 4 heures d’audience, se montre très attentive.
Antoine Comte demande à la cour de reconnaître à Mme Zémor le droit de
critiquer le gouvernement. C’est elle qui aura le mot de la fin : « Je
m’indigne du vocabulaire aseptisé du substitut qui parle d’ "action", d’
"intervention", mais jamais de "guerre" ». Délibéré le 17 septembre.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Chien Guevara
Admin


Nombre de messages : 9406
Date d'inscription : 10/06/2007

MessageSujet: Re: Afghanistan, vous avez dit guerre ?   Dim 2 Aoû - 1:16

Aujourd'hui , de retour de vacances, je regarde les infos à la télé (chose hyper-rare chez moi) et BIM : un soldat français mort en Afghanistan ....
Scandaleux ? Oui et non !!
Non, parce que ce soldat était sur un front de guerre ...
Oui, parce que la guerre d'Afghanistan est une guerre des 2tats Unis et du Canada, point barre !
Après, ceux qui ont voté Sarko pourront toujours apprécier sa décision de retour dans l'OTAN...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.e-monsite.com/forget
 
Afghanistan, vous avez dit guerre ?
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» vous avez quoi comme deuxieme poussette?
» auriez vous des photos de la chambre que vous avez choisi ?
» Lorsque vous avez des invités
» Les villes où vous avez habité
» Vous avez deux choix

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Discussions dans la niche :: L'actu du jour :: Actualité, médias, scoops, ...-
Sauter vers: