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 Sarkozy dans un fauteuil en 2012. Comme Balladur en 1995

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Chien Guevara
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MessageSujet: Sarkozy dans un fauteuil en 2012. Comme Balladur en 1995   Mar 14 Juil - 1:56


Sarkozy dans un fauteuil en 2012. Comme Balladur en 1995
Philippe Cohen - Marianne

Sarkozy le dit à l'UMP et tout Paris le murmure: on ne voit pas bien
qui, en 2012 est susceptible de défier sérieusement Nicolas Sarkozy.
Les apparences ne donnent en effet aucune chance à ses challengers
quelle que soit leur appartenance politique. C'est comme si Sarkozy
était déjà élu. Ça ne vous rappelle rien?

Jean-François
Kahn n’a pas tort sur ce point : les électeurs votent contre Sarkozy à
60% au moins mais l’opposition n’existe pas. Cette occurrence inédite
nous offre une scène politique de plus en plus pusillanime. L'ensemble
de l’establishment et des hommes et femmes dits d'influence se
persuadent chaque jour un peu plus que personne ne sera en mesure de
battre Nicolas Sarkozy en 2012. Aucun ne l’avouerait, même sous la
torture, mais la plupart des chefs de l’opposition le croient aussi.
Bref, si opposition il y a, il faudrait directement songer à 2017 pour
espérer la voir conquérir le pouvoir.

Le spectacle
démocratique revet du cop un visage assurément sinistre. Un à un,
chacun des opposants putatifs s’effondre comme dans une baraque à foire
livrée à un sniper serbe. Souvent, dans une compétition présidentielle,
le danger vient d'abord dans son propre camp. Or, ici, c'est le désert
des Tartares, et le seul Bédoin capable de le traverser, Dominique de
Villepin, peut tout juste espérer devenir un ministre d'ouverture de la
gauche ou du Modem si l'une ou l'autre arrivait au pouvoir.
François
Bayrou ? Au jeu de l’oie présidentielle, il a reculé de beaucoup plus
que de trois cases. Le voilà presque rendu à celle du départ.
Devant
les élus UMP mardi soir, le Président a affiché une immense confiance
en lui. Il a annoncé son intention de se représenter et sa certitude de
gagner en 2012, en exposant de façon crue son« excellent bilan » :
« On a bouffé la crédibilité de la gauche sur l'écologie, sur la culture, sur l'ouverture », a-t-il déclaré.

Revue de troupes présidentiables

Cohn
Bendit ? L’Elysée ne l’intéresse pas et sa seule ambition semble être
de choisir le challenger de Sarkozy. Martine Aubry ? Elle doit se
pincer jusqu'au sang pour croire qu'elle peut devenir autre chose que
le syndic de la rue Solférino. Et puis, comment prétendre gouverner la
France lorsqu’on ne parvient pas à gouverner le PS ? Manuel Vals ? Il a tout juste en sécurité, tout faux en économie.
Et combien de divisions ? Laurent Fabius ? Il a de l'allure à
l'Assemblée mais il reste déprimé par les sondages. François Hollande ?
Dans le paysage, il est encore l'un des plus drôles, donc des plus
crédibles. Mais qui le soutiendra ? Sûrement pas ceux qui ont poussé un
soupir de soulagement à son départ de la rue Solférino. Bertrand
Delanöe ? Il pourrait s'estimer heureux de ne pas devoir confier les
clefs de sa Mairie aux écolos en 2014. Moscovici ? Transparent.
Reste
Dominique Strauss-Kahn et Ségolène Royal. Le premier est plombé par le
règlement du FMI qui lui interdit de trop montrer sa fiole à la
télévision ... Et le Résident de l'Elysée dit partout qu'il le veut à
Matignon, ce qui ne risque pas d'être populaire dans l'opposition. La
seconde a toutes les chances de se faire réélire en Poitou-Charente et
de s’en servir comme tremplin pour les primaires du PS, qui, en l'état,
se présentent pour elle comme une promenade de santé. Qu’elle arrive au
second tour arrangerait beaucoup de monde, y compris Nicolas Sarkozy
qui ne la craint pas.

Un sondage Jaffré pour 2012 ? Improbable...
Mais
le plus dramatique pour la gauche et toute l'opposition est ailleurs.
Au delà des hommes et des femmes, l’opposition, toutes tendances
confondues, n’a pas été capable de faire surgir une idée, une
proposition susceptible de donner l’impression de pouvoir mieux faire
que le gouvernement. Les socialistes ont demandé plus de relance,
François Bayrou plus de République, les plus à gauche ont exigé le
maintien des acquis sociaux... Bref, rien qui ne donne l'idée aux
électeurs qu'il existe une alternative, une façon nouvelle pour le pays
d'affronter la mondialisation malheureuse et sa triste déconfiture.
Bref,
dans les dîners où l’on refait la France, le Président a déjà gagné et
chacun va organiser sa petite carrière et gérer ses petites ambitions
en fonction de cette idée qui va devenir l’horizon politique de la
caste dirigeante. Les quadras socialistes, comme Montebourg, Hamon ou
Moscovici, pensent déjà tous les matins à 2017. Aucun d'entre eux ne
semble accorder d'énergie à l'élaboration d'un plan d'action afin
d'inventer un autre capitalisme, alternatif à celui qui continue de
s'écrouler sous nos yeux.

Un seul bémol : on trouvera
difficilement, cette fois-ci, un patron d’institut de sondage pour
écrire que Nicolas Sarkozy a déjà gagné l’élection présidentielle. Pour
une raison simple : on a déjà vu ce film-là. SI vous ne vous en
rappelez pas, lui s'en souvient sûrement. C'était en 1995. Le web en
était encore à ses balbutiements en France. Mais où que vous alliez
dans les lieux de pouvoir, la photo d'Edouard Balladur en habit
présidentiel flottait dans l'atmosphère. Un jeune politicien ministre
du budget (vous voyez qui je veux dire ?) déjeunait avec tous les
journalistes pour leur décrire avec délectation et enthousiasme le
sacre présidentiel de son patron. Avec Bazire, ils étaient jeunes,
conquérants et terriblement convaincants : les éditorialistes
politiques annoncèrent tous la bonne nouvelle (et agirent en
conséquence). Il y avait - déjà - des balladuriens de gauche, comme
l'ineffable Gearges-Marc Bénamou ou Jean-Luc Mano.
Dans la
désespérante torpeur politique qui flotte dans notre pays, le souvenir
du triomphe présidentiel d'Edouard Balladur dans les médias en 1994
peut nous donner du courage : l'histoire, dit-on, ne se répète pas,
elle bégaie.
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MessageSujet: Re: Sarkozy dans un fauteuil en 2012. Comme Balladur en 1995   Mar 14 Juil - 11:30

On prépare ta campagne pour 2012, Chieng ?


Tu as ta chance à gauche !
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Chien Guevara
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MessageSujet: Re: Sarkozy dans un fauteuil en 2012. Comme Balladur en 1995   Mer 15 Juil - 1:39

Oui, j'ai déjà une petite idée pour le nom du parti ... juste à la gauche d'Arlette, tout près des anars...
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MessageSujet: Re: Sarkozy dans un fauteuil en 2012. Comme Balladur en 1995   Mer 15 Juil - 9:43

Chien Guevara a écrit:
Oui, j'ai déjà une petite idée pour le nom du parti ... juste à la gauche d'Arlette, tout près des anars...



cheers
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MessageSujet: Re: Sarkozy dans un fauteuil en 2012. Comme Balladur en 1995   Aujourd'hui à 7:32

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