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 Chavez

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Chien Guevara
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MessageSujet: Chavez   Dim 10 Mai - 17:39

Un article à lire pour ouvrir le débat : http://forget.e-monsite.com/rubrique,debat-chavez,1122882.html
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Chien Guevara
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MessageSujet: Re: Chavez   Jeu 14 Mai - 0:23

Bon, ça inspire personne ?

Allez lire l'article de Libé, alors, peut-être que ça vous déscotchera les mandibules :

  • L'article de Libération, « Chavez se verrait bien président à vie », du 14 février
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pierrot
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MessageSujet: Re: Chavez   Jeu 14 Mai - 16:34


Il y a déjà des sujets que j'évite.
J'ai quand même suivi ta proposition d'aller voir sur Libé et j'ai aussi regardé les commentaires.
Ce n'est pas ce que je viens d'y voir qui va me déscotcher les mandibules.
Au contraire ! lol!

Mais il peut y avoir des amateurs...
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Chien Guevara
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MessageSujet: Re: Chavez   Jeu 14 Mai - 23:49

OK ! Botus et mouche cousue !! Crying or Very sad
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KwiDam
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MessageSujet: Re: Chavez   Mar 19 Mai - 15:23

Au sujet de la discussion sur le meilleur système économique et politique je crois que l’on s’engage trop souvent dans le vieux débat « communisme dictatorial versus capitalisme affameur ».
Concernant le collectivisme, cette option n'a pas marché dans certains pays tout simplement parce que plutôt que de collectivisme il s'agissait d'un système de fermes d'état qui n'étaient pas gérées démocratiquement. Le plan était établi par et pour une élite bureaucratique. Dans le cas du capitalisme, l'économie est planifiée plus ou moins indirectement par une autre élite mais encore une fois pas démocratiquement.
Ainsi, dans un pays comme l'Argentine, anciennement dénommé "le grenier du monde", la production de nourriture actuelle est suffisante pour alimenter trois fois sa population. Cependant 50 personnes PAR JOUR y meurent de faim. C'est parce que la nourriture, dans un système capitaliste, on ne la produit pas pour la donner à celui qui a faim, ce qui serait tout à fait juste, mais pour la vendre à celui qui peut l'acheter. Dans le cas de l'Argentine et des autres pays producteurs du tiers monde, la production alimentaire est pour la plupart destinée à l'exportation.
A Cuba, par exemple, les sociétés de production agricole sont gérées collectivement par les producteurs mais elles ne sont pas contrôlées par la population qui doit se nourrir de leurs produits, ce qui serait la seule option raisonnable, mais par des bureaucrates qui n'en ont rien à foutre. Bien qu'à Cuba il n'y ait pas de famine il n'y a pas d'abondance non plus.
Le sens commun et les expériences de certaines universités en Amérique Latine nous démontrent que l'entreprise la plus performante est celle qui est gérée conjointement par les producteurs (travailleurs) et les usagers(consommateurs). Cette expérience a déjà commencé à être mise en œuvre au Vénézuela (entreprises communales) avec succès et sera bientôt généralisée partiellement, bien sûr sans utilisation de la force, erreur commise par le communisme non démocratique.
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pierrot
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MessageSujet: Re: Chavez   Mar 19 Mai - 22:49


Tiens, ça me déscotche les mandibules !
Voilà une explication qui éclaircit les idées du béotien que je suis ! ( je n'ironise pas, il y a des domaines dans lesquels mes limites sont vite atteintes )

Je remarque :
« l'entreprise la plus performante est celle qui est gérée conjointement par les producteurs (travailleurs) et les usagers (consommateurs). »

Ça ressemblerait bien aux AMAP (Associations pour le Maintien d'une Agriculture Paysanne) qui se développent en France et qui paraissent une bonne chose.

Si le Vénézuela a commencé la mise en œuvre de ce type d'entreprises, c'est un " bon point " en faveur de Chavez.
Et si Chavez s'occupe de la population, c'est mieux qu'en France où, malgré la crise, il n'y en a que pour Sarko et ses amis.
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Chien Guevara
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MessageSujet: Re: Chavez   Dim 24 Mai - 1:36

lol! Il aura donc fallu un quidam ...

Ceci dit Pierrot, je n'ai pas le temps, là, mais j'ai des cartouches "chavistes" que je vais te balancer jusqu'à rédemption de ta part !! Laughing

J'étais resté neutre sur le sujet pour que le débat s'ouvre.......
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pierrot
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MessageSujet: Re: Chavez   Dim 24 Mai - 20:28

Chien Guevara a écrit:
lol! Il aura donc fallu un quidam ...

Ceci dit Pierrot, je n'ai pas le temps, là, mais j'ai des cartouches "chavistes" que je vais te balancer jusqu'à rédemption de ta part !! Laughing

J'étais resté neutre sur le sujet pour que le débat s'ouvre.......

Tire pas, Chien Guevara !
Il n' y a déjà que moi qui ai ramené ma science ( absente lol! ) !
J'ai l'impression que KwiDam a donné une explication constructive, non ?
Quand il dit, par exemple :

Citation :
" la nourriture, dans un système capitaliste, on ne la produit pas pour la donner à celui qui a faim, ce qui serait tout à fait juste, mais pour la vendre à celui qui peut l'acheter "

c'est un propos qui se vérifie trop souvent , pas vrai ?
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Chien Guevara
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MessageSujet: Re: Chavez   Lun 25 Mai - 1:19

Venezuela: respecter l'Etat de droit


Écrit par Michel Guilbert

Jeudi, 26 Mars 2009 06:18

Il y a quatre ans, Michel Guilbert décidait de se
rendre au Venezuela pour se faire sa propre opinion sur la politique de
Chavez. Ne tenant pas compte des conseils qu'on lui avait donné, cet
ancien journaliste se rend dans les quartiers populaires prétendument
dangereux. Il découvre alors les progrès sociaux accomplis sous
l'impulsion du pseudo-dictateur et se rend compte à quel point la
réalité des médias est tronquée. Quatre ans plus tard, le président
Chavez n'a toujours pas meilleure presse et l'analyse de Michel
Guilbert garde toute sa pertinence.


Du côté de Manicomio, d’où l’on domine Caracas, le
quartier est à la fois animé et tranquille. Les patients se succèdent
au petit centre médical qui leur offre soins et médicaments gratuits.
En fin de journée, les enfants laissent leur place aux adultes à
l’Ecole Juan Bautista Alberdi, école abandonnée par la municipalité
(opposition) et reprise en main par la communauté du quartier. Les
étudiants de tous âges qui ont autrefois décroché ou n’ont pu, faute de
moyens, poursuivre leurs études, ont retrouvé le goût et le chemin de
l’école et viennent y suivre des cours de mise à niveau du Bac, avant
d’envisager des études supérieures.

Il y a huit mois, le
président Chavez a distribué aux habitants du quartier leurs titres de
propriété. C’est qu’ici, dans ces barrios, ces quartiers populaires qui
encerclent la capitale, les habitants ont construit leurs habitations,
de bric et de broc, sans rien demander à personne. La brique n’est
venue que récemment remplacer la tôle ondulée. Ces titres de propriété
représentent, pour ces gens, l’accession à un statut de citoyen à part
entière, une identité sociale et juridique : ils sont chez eux
désormais, on ne pourra pas les chasser, ils ont à présent une adresse
postale, l¹accès à l’eau, à l’électricité.

Basés entre l’école
et le terrain de sport, les policiers nettoient leurs motos bleues. «
C’est tout qu’ils ont à faire, me confie un habitant du quartier, ici
on s’organise nous-mêmes : celui qui dérape est vite remis à sa place.
» Manicomio fait partie de ces quartiers où les guides touristiques
déconseillent de se rendre. Il est peuplé de gens de toutes couleurs de
peau. La mixité est ici totale et reflète l’histoire d’un pays qui a vu
se mêler Amérindiens, Africains et Européens. Ces gens-là, quand ils
descendent manifester leur soutien au gouvernement Chavez, les télés
privées les qualifient de « hordes de singes ».

Si vous cherchez
la sécurité et la tranquillité, rendez-vous à Altamira conseillent les
guides touristiques. Ce samedi soir, le carrefour entre l’avenida San
Juan Bosco et l’avenida Luis Roche est bouclé par l’opposition qui y
fait brûler branchages et poubelles. De l’autre côté de la place, les
automobilistes manifestent en klaxonnant leur soutien aux opposants.
Une voiture sur deux est un 4x4. Les manifestants, à 80 ou 90 %, ont le
teint clair. Si les WASP (White Anglo-Saxon Protestants) tiennent les
rênes du pouvoir socio-économique et politique aux Etats-Unis, ici ce
sont les BEC (Blancos Europeos Catolicos) qui s’opposent au pouvoir en
place, n’acceptant visiblement pas qu’un gouvernement dont ils ne sont
plus - mène une politique qui privilégie la lutte contre la dette
sociale héritée de l’ancien régime corrompu - dont ils étaient.

La télé, outil de propagande de l’opposition

«
Le problème de ce pays, c’est qu’y vivent deux mondes qui ne se
connaissent pas », me dit un enseignant-poète croisé dans le métro. «
Si l’on veut à la fois une justice sociale et un pays économiquement
concurrentiel, il faut aussi un Etat fort, régulateur. Et cela,
l’opposition n’en veut pas, elle se bat uniquement pour conserver ses
privilèges via un système ultra-libéral qu’elle veut rétablir. »

Et
pour rencontrer cet objectif, tous les moyens sont bons. Les plus
performants des outils de l’opposition sont sans conteste les télés
privées. Entre une série à l’eau de rose et un film ultra-violent,
elles diffusent d’incessants appels à manifester contre le gouvernement
(où l’on cherchera en vain le moindre argument politique), des
bulletins d’information où défilent tous les ex (ex-ministres,
ex-ambassadeurs, ex-directeurs généraux) ou encore de pseudo-débats où
des psychiatres s’interrogent, par exemple, sur la question de savoir
si les dernières déclarations du président de la république traduisent
un déséquilibre émotionnel. Et le téléspectateur d’être invité à voter
par téléphone. Quand une opposition utilise de tels arguments, c’est
qu’elle n’en a aucun. On pourrait en rire si ces médias qui n’ont aucun
respect du pluralisme, n’accordent aucune place à ceux qui soutiennent
le gouvernement ni aux réalisations de celui-ci - ne parvenaient à
faire croire à l’étranger qu’ils diffusent une information objective. A
faire croire qu’une majorité de Vénézuéliens réclament le départ du
président.

La fierté retrouvée

Ce président,
quiconque passe quelques jours à Caracas s’en rend vite compte (à moins
de ne pas quitter Altamira !), a le soutien d’une majeure partie de la
population qui par lui a enfin trouvé une fierté. Une fierté d’exister,
tout simplement. C’est le cas des pauvres, des indigènes (qui pour la
première fois de leur longue histoire obtiennent des droits), des
femmes. Ce président, c’est le fils de toutes les femmes du peuple
vénézuélien, très actives dans le projet bolivarien. « Chavez est la
meilleure chose qui soit arrivée au peuple du Venezuela, aux pauvres.
C’est pour cela que les puissants enragent. Pour la première fois dans
l’histoire du Venezuela, nous les pauvres, nous avons accès au
président », déclare la veuve d’un militant chaviste mort sous les
balles lors de la tentative de coup d’Etat d’avril 2002. [1]

Ces
trois jours ont à peine ébranlé le monde mais ont violemment secoué le
Venezuela. Avec le concours d’une partie de l’armée et l’appui très
militant des télés privées, le patronat et son syndicat croupion ont
réussi à remplacer un président démocratiquement élu (59% aux élections
de 2000) par le patron des patrons, Pedro Carmona. Deux jours plus
tard, le peuple et l’armée ramenaient Hugo Chavez au pouvoir.
Entre-temps, avec des méthodes (in)dignes de Radio Mille Collines au
Rwanda, les télés privées appelaient leurs téléspectateurs à dénoncer
leurs voisins chavistes. A aucun moment ces chaînes n’ont été
sanctionnées, jamais elles n’ont été suspendues. Mais, multipliant les
provocations à l’égard du pouvoir, elles ne cessent de hurler à la
limitation de leur liberté d¹expression.

Depuis, il y eut fin
2002 - début 2003 une grève nationale, une initiative du patronat qui
paya ses ouvriers le temps de la grève et alla jusqu’à mettre à l’arrêt
total l’industrie pétrolière. Nouvel échec pour l’opposition.

Une culture de la tricherie

Aujourd’hui
celle-ci a entamé un processus de révocation du président par
référendum : une possibilité ouverte par la constitution bolivarienne
proposée par Chavez lui-même. Le problème, c’est que tout indique que
l’opposition, retombant dans ses vieilles habitudes, a visiblement
pratiqué la fraude à grande échelle : alors que, selon les règles, il
faut 2,4 millions de signatures (20% du corps électoral concerné) pour
que le référendum soit organisé, le Conseil national électoral (CNE)
n’en a retenu comme valables qu’1,8 million, en écartant des centaines
de milliers, du fait de mineurs d’âge, d’étrangers ou de personnes
mortes. Il y a quelques jours, une délégation parlementaire
vénézuélienne en visite à Bruxelles présentait des preuves de ces
fraudes. Une membre de l’Association des Victimes de la Fraude, qui les
accompagnait, dénonçait la présence parmi les signataires du nom de sa
mère décédée il y a dix ans. 800.000 autres signatures seront soumises
à confirmation ou infirmation dans quelques jours : le CNE estime que
par paquets entiers elles ont été rédigées de la main de quelques mêmes
personnes. L’opposition qui avait approuvé la création et la
composition de cette institution indépendante qu’est le CNE critique
aujourd’hui celui-ci pour le seul motif qu’il ne lui donne pas raison.

En
Europe, aujourd’hui, certains estiment que le président Chavez devrait
accepter ce référendum, quel que soit le nombre de signatures. Quel
mépris pour la démocratie et pour le gouvernement ! Imagine-t-on un
seul gouvernement de l’Union européenne accepter d’oublier les règles
démocratiques qu’il s’est données alors que ses adversaires ont triché,
pire, qu’ils l’ont renversé de manière totalement antidémocratique ?
Imagine-t-on une pression internationale s’exercer sur le premier
ministre français pour qu¹il démissionne au prétexte que les
intermittents du spectacle, les chercheurs, les enseignants, les
chômeurs sont dans la rue ?

De nombreuses avancées sociales

Dans
ce pays qui compte 80% de pauvres, le fossé, bien réel, entre pro- et
anti-chavistes est social, et hélas, je pense qu’il faut le constater -
racial : ces gens aisés enragent d’autant plus d’avoir perdu le pouvoir
qu’il est aujourd’hui détenu non seulement par des représentants des
pauvres mais, circonstance aggravante, par des « singes ». Hugo Chavez
est ainsi appelé par des journaux de l’opposition « el mico mandante »,
une expression qui joue avec le terme comandante mais signifie
clairement « le macaque qui commande », une manière de considérer ses
origines afro-indiennes.

Cette campagne hargneuse en arrive à
faire oublier les acquis d¹un gouvernement qui, c’est clair, n’a pas
gagné sur tous les fronts mais peut se targuer d¹une série d¹avancées
sur le plan social, économique et politique.

Les coopératives se
sont multipliées ces dernières années : Elles étaient 1900 en 2001,
10.000 en juillet 2003. Une campagne d’alphabétisation a appris à lire
et écrire à plus d’un million de personnes en 18 mois. Le gouvernement
a entamé une importante réforme agraire qui a pour ambition, en
restituant aux paysans les terres accaparées par les propriétaires
fonciers, de relancer une politique agricole et de permettre à ce pays
plein de ressources de retrouver sa souveraineté alimentaire. Citons
encore les comités de terre urbains, l’accès au crédit pour les femmes,
les pauvres, les petites entreprises ; la construction d’écoles
publiques et le développement de l’enseignement supérieur ; les
autorisations d’émettre pour les télés communautaires ; la loi sur la
pêche ; la généralisation de l’assistance médicale gratuite. Et pour se
donner les moyens de mener de telles politiques, l’augmentation du
pourcentage moyen de l’impôt sur le revenu qui passerait de 7%
actuellement à 12%, un taux qui fait hurler les riches et les classes
moyennes !

La bataille du pétrole

Dans ce pays,
quatrième producteur mondial de pétrole, on peut s’étonner d’un tel
dénuement de la majeure partie de la population et du manque de moyens
dont dispose l’Etat pour mener des politiques sociales. « L’enjeu du
pouvoir au Venezuela s’appelle PDVSA, la société nationalisée de
production de pétrole a des ressources financières plus importantes que
l’Etat lui-même », explique un expert pétrolier [2].
« Cette compagnie était devenue un état dans l’Etat, dont celui-ci
avait perdu progressivement le contrôle, me confie un membre du cabinet
Chavez. Le retour financier pour l’Etat était de plus en plus faible.
Il nous a fallu beaucoup de temps pour voir clair dans les comptes. Il
est alors apparu que 67% du chiffre d’affaires de la compagnie étaient
absorbés par les frais de fonctionnement de celle-ci, le moindre
directeur et il y en avait beaucoup ayant par exemple son jet privé. »
Depuis, le gouvernement a peu à peu repris le contrôle de sa société,
mais un des principaux enjeux si pas l’essentiel se situe bien là. Car
bien au-delà des technocrates de PDVSA se profilent les intérêts
américains. On n’est donc pas étonné d’apprendre que les Etats-Unis
financent les organisations vénézuéliennes d’opposition ni d’entendre
le président Bush déclarer qu’il veut rendre sa liberté au peuple du
Venezuela. Ajoutons-y l’outrecuidance de ce gouvernement bolivarien qui
a osé remettre en question les programmes d’ajustement structurel du
FMI et les programmes de privatisation, et on comprend clairement
pourquoi ce qui se passe aujourd’hui au Venezuela fait l’objet d’une
désinformation totale et génère contre lui de curieuses alliances
contre-nature. Le Venezuela dérange visiblement la bonne marche du
monde.
Notes :
[1] Dans le documentaire intitulé « C’est possible d’une autre façon au Venezuela », réalisé par E. Andreoli, G. Muzio et M. Pugh
[2] Ibid.
Article tiré de l'excellent blog de Michel Collon
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pierrot
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MessageSujet: Re: Chavez   Lun 25 Mai - 10:44

Hugo Chavez fait certainement beaucoup pour son pays, mais il paraît décidément difficile d’avoir une image fiable et impartiale, entre les détracteurs farouches et les admirateurs inconditionnels !

Si la situation sociale s‘est améliorée, il est à craindre que cela ne dure pas… problèmes récurrents et d’autres qui arrivent :

« La situation sur le plan de la sécurité est mauvaise en raison de la hausse de la criminalité. »

« Avec un taux d'inflation de 30,9 % en 2008, le Venezuela arrive en tête des pays latino-américains pour la troisième année consécutive. »

Sans parler de la corruption, qui existait avant Chavez et qui continue, et des problèmes alimentaires.

Chavez lui-même reconnaît ces problèmes ; souhaitons qu'il en vienne à bout.
S’il réussit, ce "dictateur" aura mis en place un modèle dont on comprend qu’il inquiète les « monarques démocrates ».
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Chien Guevara
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MessageSujet: Re: Chavez   Lun 25 Mai - 22:34

Les monarques démocrates n'ont pas eu besoin de ses admirateurs pour le craindre ; pour moi, c'est un indice ...
Et puis tiens, à méditer aussi : qui as les couilles de dire "merde" aux états-unis à l'heure actuelle ? Tout le monde en rêve et personne ne le fait !
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MessageSujet: Re: Chavez   Dim 7 Juin - 18:37

+ Il a renforcé le poids de l'État sur le secteur pétrolier et finance les différentes «missions sociales» qui ont sensiblement amélioré la vie des déshérités, notamment dans les domaines de la santé (avec l'aide massive de médecins cubains), de l'éducation ou des aides alimentaires.

+ Chavez augmente l'impôt des compagnies pétrolières étrangères.

+ sa rupture avec le Fonds Monétaire International (FMI) et la Banque mondiale, et en renationalisant les champs de pétrole de la région de l'Orénoque, le dirigeant vénézuélien Chavez




- Pas question , pour Chavez, de mettre fin à la propriété privée des moyens de production. Bien au contraire, celle-ci est encouragée.

- Les «nouveaux riches» «bolibourgeois» (par allusion à Bolivar dont se réclame Chavez)

- la politique sociale de Chavez , ne remet pas en cause le système capitaliste.

- Chavez continue de fournir les États-Unis en pétrole.



Un livre à lire de l'écrivain uruguayen Eduardo Galeano," Les veines ouvertes de l'Amérique latine".
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MessageSujet: Re: Chavez   Lun 8 Juin - 0:29

L'amérique latine, en pleine crise mondiale continue à se construire ...

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MessageSujet: Re: Chavez   Dim 30 Aoû - 1:33

Hugo Chavez est fou !

par Greg Palast
Article publié le 13 juillet 2003

Au mois de juin dernier, sur la première page du journal San Francisco Chronicle, une photo d’Associated Press
d’un groupe de manifestants était accompagnée de la légende suivante :
« DES DIZAINES DE MILLIERS DE VENEZUELIENS OPPOSES AU PRESIDENT CHAVEZ ».

La légende nous apprenait que l’homme fort
sud-américain était un tueur, un autocrate, et que le peuple voulait
s’en débarasser. La légende poursuivait : « [Des
Vénézuéliens] ont marché samedi pour exiger sa démission et la punition
pour les responsables des 17 morts au cours du coup d’Etat
d’avril. »Chavez, pars maintenant !« pouvait-on lire sur une énorme
banderole. »



Il n’y avait pas à proprement parler d’article dans le journal -
l’Amérique du Sud n’en vaut pas vraiment la peine - juste une photo et
une légende. Mais le Chronicle
savait qu’il n’y avait pas besoin d’article. Les Vénézuéliens
détestaient leur terrible président, et la photo en était la preuve.

Je pourrais confirmer l’existence de ces grandes
manifestations. J’étais au Vénézuéla il y a encore peu et j’ai vu
100.000 personnes manifester contre le Président Chavez. Je les ai
filmés pour BBC Television London.

Mais j’ai aussi filmé ceci : une manifestation plus
grande encore, largement plus de 200.000, de Vénézuéliens en soutien à leur président, Chavez.

Aucun journal états-unien n’a publié les images de la manifestation pro-Chavez, pourtant plus nombreuse.

Le mois suivant, lorsque le New York Times publia une photo de manifestants anti-Chavez, ces derniers s’étaient démultipliés. Le Times parlait de 600.000 personnes qui avaient manifesté contre Chavez.

Une fois de plus, les manifestants pro-Chavez, plus
nombreux, avaient « disparu » comme on dit en Amérique latine. Je
suppose qu’ils ne méritaient pas d’être mentionnés.

Observez la photo d’AP publiée par le Chronicle des manifestants anti-Chavez au Venezuela. Remarquez leur couleur. Blancs.

Et pas n’importe quel blanc. Un joli blanc riche et crémeux.

J’en ai interviewé et enregistré dans l’ordre : un
banquier en talons aiguilles, un cadre de l’industrie pétrolière (même
tenue), et un propriétaire de plantation qui était arrivé à Caracas au
volant d’une Jaguar argentée.

Et quelle était la couleur des manifestants
pro-Chavez ? Brun foncé. Bruns et ronds comme des noix de cola - tout
comme leur héro, leur président Chavez. Ils portaient tous des jeans et
des T-shirts.

Que je vous explique.

Pendant 500 ans, le Venezuela a été dirigé par une minorité de gens très blancs, descendants pure-sang des conquistadors
espagnols. Pour les plus de 80% de Vénézuéliens qui sont bronzés, Hugo
Chavez est leur Nelson Mandela, l’homme qui a démoli l’apartheid
économique et social qui a maintenu les millions de peaux-colorées
entassées dans des maisons en carton sur les collines au-dessus de
Caracas tandis que les blancs profitaient de leur splendeur dans le
centre de la ville. Chavez, comme me l’a dit avec mépris un journaliste
blanc de Caracas, leur donne des briques et du lait et ils votent pour
lui.

Pourquoi est-ce que je vous explique tout ceci ? Si vous avez regardé BBC TV ou Canadian Broadcasting, vous le sauriez déjà. Mais si vous lisez le New York Times,
tout ce que vous savez c’est que Chavez est un « autocrate », un
« démagogue dispendieux », un « dictateur » en puissance, qui a
démissioné lorsqu’il a reconnu son impopularité.

Drôles de mots - « dictateur » et « autocrate » - pour
parler de Chavez, qui a été élu par une écrasante majorité des voix
(56%). Contrairement à notre président à nous (George W.Bush).

Le 12 avril 2002, Chavez démissiona de la présidence.
C’était marqué là, dans le journal. Dans chaque journal des Etats-Unis,
tous. Apparemment, pour citer le New York Times, Chavez avait admis son impopularité, et avait décidé de partir : « avec
la démission hier du Président Hugo Chavez, la démocratie vénézuélienne
n’est plus menacée par un dictateur en puissance »
.

Le problème est que l’histoire de la « démission » fut
inventée, une pure fantaisie. En fait, le Président du Venezuela avait
été enlevé par la force des armes et emmené en hélicoptère. Il n’avait
pas démissioné. Il n’a jamais démissioné. Et un de ses geoliers (qui
était secrètement un partisan de Chavez) lui tendit un téléphone
portable. Chavez appela ses amis et sa famille pour confirmer qu’il
était toujours en vie - et toujours le président.

Travaillant pour le Guardian et la BBC,
j’ai pu, quelques heures seulement après l’enlèvement, entrer en
contact avec de hauts responsables du gouvernement du Venezuela et leur annoncer que cette « démission » était une pure invention.

Mais il s’agissait d’une invention importante pour le
Département d’Etat des Etats-Unis. La fausse démission apporta une
pseudo-légitimité aux nouveaux dirigeants du Venezuela soutenus par le
gouvernement des Etats-Unis - Chavez avait démissioné ; le changement de gouvernement était légal, pas un coup d’état. (L’Organisation des États Américains ne reconnait pas les gouvernements qui prennent le pouvoir par la force.) Si les meneurs du coup d’État ne s’étaient pas emmêlés les pinceaux - le coup d’État échoua au bout de 48 heures - ou s’ils avaient assassiné Chavez, nous n’aurions jamais connu la vérité.

Les journaux états-uniens se sont largement plantés -
mais comment ? Qui était à l’origine du mensonge sur la « démission » ?
J’ai demandé à un journaliste états-unien pourquoi les médias US
avaient diffusé cette absurdité comme un fait avéré sans vérifier
l’information. Il me répondit que l’information émanait d’une source
sure : « C’est le Département d’Etat qui nous a donné cette information ».

Mince, alors.

« Il est fou, » crie un manifestant, à propos du Président Chavez, dans un reportage. Et si vous avez vu l’interview de Chavez diffusée dans l’émission « 60 minutes », vous n’avez vu que quelques extraits d’une longue conversation - en fait quelques secondes biens choisies - qui, hors contexte, donnaient l’impression que Chavez était effectivement fou.

Dans l’ex-Union Soviétique, les dissidents étaient
emmenés dans des asiles pour être réduits au silence et discrédités.
Dans notre démocratie il y a des moyens plus subtiles - et plus
efficaces - pour réduire au silence et discréditer les dissidents. La
télévision, la radio et la presse écrite enferment les ennemis de
l’État dans les asiles des médias. C’est ainsi que la Représentante
Cynthia McKinney, critique de Bush, devint une « folle » et Chavez un
« autocrate » fou.

C’est l’asile électronique. Vous n’entendez plus ce
qu’ils ont à dire parce que le message est déjà passé à travers
l’image, la répétition, et vous ne faites pas attention à leurs
paroles... dans les rares cas où leurs paroles arrivent à franchir le
Mur de Berlin de la Télévision.

Essayez : faites une recherche internet par Google ou Lexis sur les mots Chavez et autocrate.

Qui est l’autocrate ? Aujourd’hui, il y a des centaines
de personnes détenues sans motifs dans les Etats-Unis de George Bush.
Au Venezuela, il n’y en a aucune.

Il ne s’agit plus du Venezuela, mais d’un Venezuela
virtuelle, créée pour vous par les gardiens de l’information des
Etats-Unis. Et toutes les issues sont gardées.

5 janvier 2003, New York City. J’ai acheté le Sunday Times
sur Delancey Street. Il semblerait que ce fils de pute de Chavez fait
encore des siennes : une grande photo d’une demi-douzaine de personnes couchées au sol. Le Times raconte : « Les
manifestants se protégent des gaz lacrymogènes au cours d’un
rassemblement anti-Chavez, vendredi à Caracas, Venezuela. Au cours de la 33ème journée de grève nationale, plusieurs manifestants furent tués par balles. »

C’est tout. Toute l’histoire sur le Venezuela dans le Journal de Référence.

Il se pourrait bien que la taille n’ait pas
d’importance. Mais ceci en a une : même ce tout petit bout d’article
constitue une manipulation ouverte. Oui, deux personnes furent tuées
par balles - deux manifestants pro-Chavez.

Il serait faux de dire que tous les journaux états-uniens ont imité l’attitude lamentable du Times.
Ailleurs, on pouvait voir une photo de la grande manifestation
pro-Chavez et la photo de la veuve « chavista » avec un dépêche
explicatif. Il est intéressant de noter que la version la plus complète
et sérieuse fut publiée par un journal peu amical à l’égard de Chavez :
El Diario, le plus vieux journal hispanophone de New York.

Ce qu’il faut en retenir : si vous voulez des
informations fiables aux Etats-Unis, il faut apprendre à parler une
autre langue que l’anglais.

Vendredi, 3 janvier, 2003. Le New York Times
publia une longue « analyse du Venezuela ». Pour équilibrer
l’information, quatre experts furent cités : deux qui n’aimaient pas
Chavez et deux qui le détestaient.

Le journaliste du Times écrivit que « le président dit qu’il s’accrochera au pouvoir ». « S’accrochera au pouvoir » ? Drôle de phrase pour un élu. J’ai moi-même parlé avec Chavez et ce n’est pas son style. Il a déjà déclaré qu’il « effectuerait son mandat » - pas tout à fait la même chose que « s’accrocher au pouvoir ». Mais, pour être franc, la citation du Times n’avaient pas de guillemets.

Tout simplement parce que Chavez n’a jamais prononcé ces mots.
Traduction : Cuba Solidarity Project.
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