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 Fin du monopole de collation des grades par l'Etat ?

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MessageSujet: Fin du monopole de collation des grades par l'Etat ?   Lun 4 Mai - 15:06

Fin du monopole de collation des grades par l'État ?


Le CRÉAL-76 a dénoncé dans ses bulletins l'accord signé par Kouchner le 18 décembre 2008, sur la reconnaissance les diplômes de l'enseignement supérieur délivrés par les établissements catholiques.
- Le Comité 1905 Draguignan Var a rédigé une pétition.
- Caroline FOUREST a également réagi dans une chronique parue dans "le Monde" du 30/04/2009.
Vous pouvez prendre connaissance des deux textes ci-dessous, ou
cliquer sur les liens en fin de message.
*****************************
Le Comité 1905 Draguignan Var avec le soutien du Grand Orient de France, du Comité Valmy, de l'ADLPF Association des Libres Penseurs de France, et du Parti de Gauche demande l'ANNULATION DE L'ACCORD VATICAN - KOUCHNER

Les citoyennes et citoyens de la République françaises soussignés

- constatent que l'accord signé le 18 décembre entre le gouvernement français et le Vatican
. met fin au monopole de l'Etat sur l'attribution des grades universitaires

. reconnaît la validité des diplômes, aussi bien « canoniques » que « profanes », délivrés par les établissements catholiques d'enseignement supérieur
. englobe de fait le baccalauréat en tant que premier grade universitaire.

- considèrent cet accord comme totalement anti-laïque
. parce qu'il ne respecte ni l'indépendance de l'Etat par rapport aux religions, ni l'indépendance des religions, en l'occurrence la religion catholique, par rapport à l'Etat

. parce que les diplômes et titres universitaires attribués par les universités françaises n'ont pas à être reconnus par les instances hiérarchiques catholiques de France ou du Vatican !

. parce que l'Etat n'a pas à reconnaître des diplômes attribués par une religion quelconque

- dénoncent le caractère anti-républicain de cet accord :

. exit la loi de 1880 qui a instauré le monopole de l'Etat sur la collation des grades universitaires

. exit la loi de 1905 et son article premier

. exit l'avis du Conseil d'Etat de 1984 confirmant le principe du monopole

- rappellent que les instances européennes n'ont en aucune façon le droit de remettre en cause les institutions de la République fondées sur le principe intangible de laïcité.

- demandent en conséquences l'annulation pure et simple de l'accord Vatican / Kouchner, et soutiennent le recours déposé dans ce but devant le Conseil d'Etat.
**********************************
Chronique Quand le prêtre formera l'instituteur, par Caroline Fourest LE MONDE | 30.04.09 | 12h54 • Mis à jour le 30.04.09 | 12h54
On assiste à un assaut sans précédent pour tenter d'affaiblir l'enseignement républicain et laïque au profit de l'enseignement privé et confessionnel. En principe, la République "ne reconnaît, ne salarie, ni ne subventionne aucun culte". En coulisse, tout est fait pour torpiller l'esprit de cette loi dès qu'il s'agit d'éducation nationale. Dans la plus grande discrétion, tout un pan du discours prononcé par Nicolas Sarkozy à Saint-Jean-de-Latran vient d'entrer en vigueur. On se souvient de cette phrase dans laquelle le président plaçait le prêtre au-dessus de l'instituteur "dans la transmission
>> des valeurs". Depuis, il a tenté de minimiser. Ces mots traduisent pourtant une vision de la transmission et de l'enseignement que son gouvernement applique à la lettre.Dans une autre partie de son discours, moins célèbre, le président regrettait que la République ne reconnaisse pas la "valeur des diplômes délivrés par les établissements d'enseignement supérieur catholique". On pensait à la reconnaissance de diplôme de théologie... Ils n'ont pas à être validés par la République puisqu'elle ne "reconnaît aucun culte".
Mais le président s'obstine. Notamment avec l'arrière-pensée de pouvoir estampiller la formation des imams rêvée par le ministère de l'intérieur mais dispensée par la Catho. Un bricolage qui ne fait que renforcer l'impression d'une gestion postcoloniale de l'islam, donc la propagande islamiste. Tout en tuant à coup sûr l'esprit de 1905.L'affaire est plus grave qu'il n'y paraît. Les décrets de cet accord - signé en catimini entre la France et le Vatican le 18 décembre 2008 - viennent de tomber. Ils prévoient la "reconnaissance mutuelle des diplômes de l'enseignement supérieur délivré sous
>> l'autorité compétente de l'une des parties". Or cette "reconnaissance" ne vaut pas seulement pour les matières théologiques mais aussi profanes. Autrement dit, le baccalauréat ou d'éventuels masters.L'accord feint d'appliquer une directive européenne (le processus de Bologne), pensée pour reconnaître les diplômes étrangers, mais il change de nature à partir du moment où il est signé avec le Vatican, pour "reconnaître" des diplômes délivrés sur le sol français par des établissements de l'Eglise. Ce qui revient non seulement à casser le monopole des diplômes qu'avait l'Etat
depuis 1880, mais aussi l'esprit de l'article 2 de la loi de 1905.Jusqu'ici, les établissements catholiques privés pouvaient parfaitement préparer des élèves au bac, mais ceux-ci devaient passer leur diplôme avec tous les autres. Petite astuce connue des professeurs : de nombreux établissements privés choisissent de ne présenter que les meilleurs élèves sous leurs couleurs et d'envoyer les autres en candidats libres pour améliorer leur score de réussite au bac. Appâtés par des pourcentages tournant autour de 100 %, de plus en plus de parents se tournent vers ces établissements au détriment de l'école publique.Le gouvernement fait tout pour encourager ce choix : démantèlement de la carte scolaire, baisse du nombre de professeurs dans le public... Le plan banlieue est à sec, mais on racle les fonds de tiroirs pour financer - sur fonds publics - l'ouverture de 50 classes privées catholiques dans les quartiers populaires.

Un grand lycée Jean-Paul-II est sur les rails. Un collège tenu par l'Opus Dei est déjà sous contrat.Il ne manquait plus que ça : la fin du diplôme d'Etat... Justement au moment où l'Etat annonce vouloir supprimer les IUFM, brader les concours, et remplacer leur formation par un master que pourrait préparer n'importe quel
établissement privé. Comme ça, en plus de délivrer le baccalauréat, le Vatican pourra ouvrir des masters destinés directement aux futurs enseignants.Un comité 1905 vient de porter plainte devant le Conseil d'Etat. S'il n'obtient pas gain de cause, le prêtre aura le champ libre pour reprendre la main sur l'instituteur.Caroline Fourest
http://comite1905.over-blog.com/
http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/04/30/quand-le-pretre-
formera-l-instituteur-par-caroline-fourest_1187425_3232.html
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pierrot
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MessageSujet: Re: Fin du monopole de collation des grades par l'Etat ?   Lun 4 Mai - 16:43


Tu as raison de parler de ça, Bye !
Il n'y a pas que la récession, il y a régression de tout côté.
On va retomber au XIXe siècle...

Ci-après un article similaire...
study

RIPOSTE LAIQUE
KOUCHNER BIENTOT CONSUL HONORAIRE AU VATICAN ?


lundi 19 janvier 2009, par Joëlle Losson

Un an après le mémorable discours de Latran prononcé par Sarkozy, Chanoine honoraire et néanmoins Président de la République française, Kouchner a signé le 18 décembre dernier avec Mamberti, son homologue du Vatican, un accord de reconnaissance des diplômes de l’enseignement supérieur catholique, mettant ainsi fin à la mythique et séculaire collation des grades par la seule puissance publique. Ce petit forfait contre ce qu’il peut rester de laïcité dans la Ve République, a été perpétré au quai d’Orsay.
Il s’agit d’un accord concordataire, qui se situe dans le cadre de la Convention de Lisbonne du 11 avril 1997 et du processus de Bologne, auquel le Vatican est associé.
Nous sommes dans un régime bonapartiste, il n’a donc pas été indispensable de débattre de la chose au Parlement. Peut-être une « ratification » sera-t-elle requise, le ministère, qui compte des fonctionnaires parmi les plus diplômés, les mieux formés, la fine fleur de la République, celle qui nous représente dans le monde... ce ministère là, ne sait pas, n’est pas en mesure de dire ce qu’il en est.


Quelques organisations syndicales, principalement de l’UNSA, des responsables de feu l’empire du CNAL ont émis des protestations, se sont fendu d’un communiqué mais l’audace n’est guère allée au-delà.
Il faut reconnaître que la mesure ne va pas révolutionner l’existant : l’Etat finance déjà largement les établissements privés confessionnels, le statut d’Alsace-Moselle n’est plus remis en cause que sporadiquement, on peut dire pour la forme, à l’occasion de congrès où il faut donner un peu de grain à moudre aux derniers anticléricaux avérés. Les ECTS (1) et la réforme du LMD (2) portaient en germe la menace.
Mais peut-être que dans quelques mois, quelques années, quand forts du succès obtenu par les papistes, d’autres, musulmans, scientologues, créationnistes... demanderont, au non de l’égalité de traitement, les mêmes habilitations, alors là, oui, peut-être entendrons-nous crier plus fort que, franchement, ces atteintes à la laïcité sont insupportables...

Joëlle Losson

(1) ECTS (European Credits Transfer System)Chaque « unité d’enseignement » a une valeur définie en « crédits européens , au niveau d’études concerné »
(2) LMD (Licence-Master-Doctorat) désigne l’application au système français d’enseignement supérieur de la construction de l’Espace européen de l’enseignement supérieur dit "processus de Bologne".
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MessageSujet: Re: Fin du monopole de collation des grades par l'Etat ?   Mar 5 Mai - 23:21

La séparation de l'église et de l'état ... on en revient !! Twisted Evil
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MessageSujet: Re: Fin du monopole de collation des grades par l'Etat ?   Sam 9 Mai - 11:34




C'est plus qu'un retour au XIXème siècle No



Les Dragons sont de retour dans la cavalerie lourde


Le 4ème régiment de dragons va être recréé dans les prochains mois, par changement de nom de l'actuel 1er/11ème régiment du cuirassiers. Equipé de Leclerc, de format RC 52, il restera à Carpiagne (13) et sera rattaché à la 7ème brigade blindée. Le 4 ème dragons avait participé à la guerre du Golfe (90-91) avec ses AMX-30.
Il existe deux autres régiments de dragons : le 2 ème à Fontevraud, spécialisé dans la défense NRBC et le 13 ème RDP, regiment de renseignement des forces spéciales qui est, de tradition, un régiment de cavalerie.
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MessageSujet: Re: Fin du monopole de collation des grades par l'Etat ?   Sam 9 Mai - 15:02

On évolue dans les technologies mais pas dans les mentalités !! Shocked
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MessageSujet: Re: Fin du monopole de collation des grades par l'Etat ?   Sam 9 Mai - 17:16

c'est normal pour un empereur d'avoir des dragons scratch
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MessageSujet: Re: Fin du monopole de collation des grades par l'Etat ?   Mer 3 Juin - 17:48

Diplômes du Vatican homologués en France : la riposte s'organise

Par Catherine Kintzler | Philosophe | 02/06/2009 | 18H58






Catherine Kintzler, philosophe et professeur émérite à l'Université de Lille 3 nous a envoyé cette tribune au titre du Collectif pour la promotion de la laïcité. Celui-ci, inquiet de l'accord entre la France et le Vatican sur la reconnaissance des diplômes, organise ce mercredi avec quinze parlementaires une conférence de presse pour demander l'annulation du décret. Par ailleurs, une pétition sur ce sujet a déjà recueilli 12 000 signatures.

Dans la lignée des discours sur la « laïcité positive » prononcés par Nicolas Sarkozy à Latran et à Riyad, la France a signé le 18 décembre avec le Saint-Siège un accord ayant pour objet « la reconnaissance mutuelle des grades et des diplômes de l'enseignement supérieur délivrés sous l'autorité de l'une des parties ».

Cela veut dire qu'un diplôme délivré par l'enseignement supérieur catholique habilité par le Saint-Siège sera reconnu, à niveau comparable, par la République.

A première vue, pas de quoi s'alarmer : ce genre d'accord est fréquemment signé avec d'autres Etats européens… Alors pourquoi pas le Saint-Siège ? C'est un Etat comme un autre, et puis nous sommes dans un vaste mouvement de reconnaissance des diplômes au niveau européen.

Sauf que le Saint-Siège n'est pas un Etat comme un autre.

Dirigé par un monarque, il ne fait pas partie de l'Union européenne, laquelle impose des conditions démocratiques pour toute admission, conditions que le Saint-Siège ne remplit pas.
Et, comme chacun sait, ce n'est pas seulement un Etat : c'est une instance religieuse fixant une doctrine qu'elle a pour mission de répandre - une puissance religieuse prosélyte.

La République Française, supposée « laïque et sociale »
La République ne l'empêche nullement de répandre sa parole dans la société civile, mais, jusqu'à nouvel ordre, elle ne lui accorde aucune prérogative dans le champ des compétences publiques.
Démocratique, la République française n'est pas comme un autre Etat démocratique : elle est de plus « laïque et sociale ».

Elle laisse ses chercheurs et universitaires travailler librement sans leur fixer d'objectif idéologique ou religieux. Elle leur interdit toute propagande, tout prosélytisme dans le cadre de leur enseignement, a fortiori dans celui des diplômes.

Lorsqu'on lit de près le décret, on s'aperçoit qu'il reconnaît au Saint-Siège la compétence pour nommer les établissements catholiques concernés par l'accord - on comprend alors que la nouvelle ait été accueillie par nombre d'instituts catholiques avec une certaine réticence.

Il y a là un consentement donné par la République à une éventuelle reprise en main par le Vatican de l'enseignement supérieur catholique français, qui se fait ainsi court-circuiter (voir l'analyse parue dans Le Monde « Décret France-Vatican, flou et mécontentement »). Et pour faire bonne mesure, l'accord porte sur toutes les disciplines.

Double violation du principe constitutionnel de laïcité
Faisons la fiction d'un établissement habilité par le Saint-Siège qui délivrerait un doctorat en médecine comportant un module obligatoire d'éthique médicale condamnant les préservatifs, les contraceptifs et l'IVG…

Est-ce le rôle de la République française, démocratique, laïque et sociale, de reconnaître des diplômes délivrés par une puissance monarchique religieuse dont l'une des fins est la propagande et le prosélytisme ?

Réciproquement, est-ce le rôle d'un Etat laïque de s'immiscer dans les affaires religieuses en se prononçant sur le contrôle que l'enseignement catholique supérieur français devrait recevoir de telle ou telle instance religieuse ?

Faire entrer les affaires religieuses dans le champ de l'autorité publique, accorder à l'autorité publique le droit de mettre son nez dans les affaires d'une religion : il y a là une grave et double violation du principe constitutionnel de laïcité.

De plus, l'accord court-circuite le Parlement, qui est pourtant seul compétent car seule la voie législative peut prendre des dispositions en la matière.
Cela fait beaucoup.
Alors pourquoi avoir signé un tel accord, si ce n'est pour démolir une fois de plus la laïcité, et pour réduire une fois de plus l'action de la représentation nationale ?

Une saisine du Conseil d'Etat pour excès de pouvoir est en préparation.
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pierrot
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MessageSujet: Re: Fin du monopole de collation des grades par l'Etat ?   Mer 3 Juin - 19:27


"République démocratique, laïque et sociale"


Ouais...Crying or Very sad
C'est devenu une dictature cléricale et libérale.

Pour faire court.
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Chien Guevara
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MessageSujet: Re: Fin du monopole de collation des grades par l'Etat ?   Jeu 4 Juin - 0:44

Le Vatican : ça tombe bien ... je viens juste de finir le dossier du mois !! cheers
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MessageSujet: Re: Fin du monopole de collation des grades par l'Etat ?   Aujourd'hui à 16:28

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