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 Deezer veut convertir ses auditeurs à la pub

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Chien Guevara
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MessageSujet: Deezer veut convertir ses auditeurs à la pub   Jeu 12 Mar - 19:49

Deezer veut convertir ses auditeurs à la pub

Par François Krug | Eco89 | 11/03/2009 | 13H21




Après avoir combattu ce juke-box en ligne, l'industrie du disque y
voit une réponse au piratage et une source de revenus. Mais pour
devenir rentable, Deezer doit prendre le risque de se fâcher avec les
internautes. Par exemple en diffusant de la pub entre les morceaux.
A ce détail près, Deezer est tout ce qu'il y a de plus respectable.
En témoigne cette scène, mercredi dernier, dans un des restaurants de
l'Assemblée nationale. L'UMP Frédéric Lefebvre a réuni pour un dîner
son Club parlementaire sur l'avenir de l'audiovisuel et des médias,
un rendez-vous incontournable pour les lobbyistes du cinéma, de la
télévision et du disque. Invitée d'honneur : Christine Albanel, venue
défendre la loi Hadopi.
Après les formules d'usage, la ministre fournit la preuve de la
pertinence du texte : « Je vois que Jonathan Benassaya est parmi
nous. » Murmures de satisfaction dans la salle. Les regards se tournent
vers un jeune homme au look de businessman, qui partage la table de
Pascal Nègre. Il n'y a pas si longtemps, le patron d'Universal Music
France jurait sa perte.
Rencontré le lendemain, dans son bureau du Sentier, le président de Deezer
se sent encore « très flatté » de l'attention de « madame la ministre »
et des professionnels. A 28 ans, il a presque réussi son pari :
transformer un site pirate en acteur incontournable de l'industrie
musicale.

Respectable mais pas encore rentable

Venu de la banque et de la pub, il s'est associé à Daniel Marhely,
de quatre ans son cadet, créateur de Blogmusik. Au printemps de 2007,
ce site musical a dû fermer sous la pression de la Sacem. Quelques mois
plus tard, il renaît sous le nom de Deezer, avec l'accord de la même
Sacem. Et l'appui de « business angels » comme Xavier Niel, le patron
de Free.
Depuis, Deezer a signé des accords avec la plupart des majors et des
labels indépendants. EMI résiste encore, mais les autres ont accepté de
lui ouvrir leurs catalogues. Le site propose 3,7 millions de morceaux,
annonce 4,8 millions de visiteurs par mois et emploie une trentaine de
personnes. Mais il reste discret sur ses comptes.
Deezer est devenu respectable, mais pas encore rentable. Selon
Jonathan Benassaya, ce sera pour « cette année ». A condition que la
publicité et les abonnements payants permettent de compenser les sommes
reversées aux maisons de disque.
Deezer peut-il satisfaire l'industrie musicale sans se brouiller
avec les internautes ? Depuis peu, il faut s'inscrire pour utiliser
l'ex-site pirate. Deezer annoncera prochainement qu'il diffusera de la
pub au milieu des albums et des play-lists.
Pour Jonathan Benassaya, rien de choquant : entre Deezer et ses utilisateurs, c'est simplement du « donnant-donnant ». (Voir la vidéo)



Pour les auditeurs, donc, « le deal est fair », d'autant qu'une
nouvelle formule du site, lancée « fin avril-début mai », facilitera le
partage de ses coups de cœur avec les autres membres. Mais en période
de crise, la pub ne suffit pas.

Développer des formules payantes

Deezer, qui a construit son succès sur la gratuité, veut développer
les offres « premium » (payantes). C'est déjà le cas pour l'accès au
site depuis les téléphones mobiles. Comme l'explique Jonathan
Benassaya, les réfractaires à la pub pourraient eux aussi se voir
proposer une formule payante.
Et pour l'industrie musicale, le « deal » est-il « fair » ? Selon
Jonathan Benassaya, Deezer reverse la moitié de son chiffre d'affaires
aux ayants droit (maisons de disque, Sacem...). Pas question de rentrer
dans les détails. Les majors et les syndicats professionnels contactés
par Eco89 restent eux aussi silencieux sur ce sujet sensible.
A la Sacem, on est
un peu plus bavard. L'accord qui a permis le lancement de Deezer, en
2007, est arrivé à échéance fin 2008. La Sacem (qui perçoit des droits
non pas au nom des maisons de disque, mais des artistes eux-mêmes)
observe avec appétit le succès du site, et veut revoir le contrat à la
hausse.
Pour l'instant, Deezer reverse 8% de ses recettes à la Sacem.
L'accord prévoit aussi des « minimas » de 700 euros pour chaque million
de morceaux écoutés sur le site, soit 0,0007 euros par titre. Pas de
surprise : l'objectif est de « renégocier les minimas », explique
Catherine Kerr-Vignale, membre du directoire de la Sacem.

Orange va lancer un concurrent

Une étude interne de la Sacem confirme le potentiel de la formule du
juke-box virtuel. « Rapportées au nombre d'auditeurs, les sommes
perçues auprès des radios musicales et de Deezer sont absolument
comparables », révèle Catherine Kerr-Vignale.
Mais Deezer n'est pas le seul sur ce créneau. Parmi ses concurrents, Spotify, Jiwa, MusicMe, qui propose le téléchargement (payant) des albums disponibles en streaming, ou Fairtilizer, qui mise sur les petits labels et les jeunes artistes pour attirer un public plus pointu.
Plus inquiétant pour Deezer : Orange va débarquer sur le marché.
« Courant avril », explique une porte-parole, le groupe lancera lui
aussi une offre de musique en streaming, sous le nom de Wormee. Il
l'accompagnera d'une radio en ligne, Radiomee.
Deezer doit donc relever un triple défi : préserver son chiffre
d'affaires de l'appétit de l'industrie musicale, résister à ses
concurrents et conserver la confiance des internautes. Pas gagné. Mais
pour Jonathan Benassaya, à l'heure où les députés examinent la loi
Hadopi, l'essentiel est d'avoir fait oublier l'épisode Blogmusik :
<blockquote>« Il faut assumer l'ADN du site. Mais est-ce qu'il faut
continuer à parler du passé ? Je ne pense pas que ce soit très
constructif. »
</blockquote>
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