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 Projets de loi Hôpital - Université: même logique, même punition?

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Chien Guevara
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Date d'inscription : 10/06/2007

MessageSujet: Projets de loi Hôpital - Université: même logique, même punition?   Ven 6 Mar - 19:55

Projets de loi Hôpital - Université: même logique, même punition?

Rappels canins :
http://forget.e-monsite.com/rubrique,la-reforme-de-l-hopital,1119405.html
http://forget.e-monsite.com/rubrique,enseignants-chercheurs,1120517.html

Avant même la manifestation nationale des personnels de l’hôpital public prévue aujourd’hui 5 mars, Roselyne Bachelot a fait de nombreuses concessions sur son projet de loi. De petits reculs qui, si la mobilisation est forte, pourraient en appeler un grand.

Avec l’ouverture, Nicolas Sarkozy disait vouloir transcender les clivages politiques. Désormais, ce sont les réformes de son gouvernement qui réussissent ce tour de force. Mais contre elles ! Le projet Pécresse, qualifié récemment de « projet de merde » par Nicolas Sarkozy, a ouvert la voie : dans les rangs des opposants, au plus fort du mouvement, on pouvait retrouver côte à côte syndicats étudiants et enseignants (ce qui est somme toute assez banal) et présidents d’universités (ce qui est beaucoup plus rare). Plus improbable encore, des bastions universitaires très marqués à droite, comme Assas et Dauphine, ont été entraînés dans le mouvement de contestation.

La loi Bachelot pourrait, elle aussi, transcender les traditionnels clivages politiques. Et pour cause : elle relève de la même logique que le projet Pécresse. Une logique qui, crise aidant, ne remporte pas vraiment l’adhésion des Français. Une logique voulue par le Président lui-même : appliquer au secteur public certaines des règles du secteur privé.

Mais si la loi Bachelot est également capable de cristalliser tous les mécontentements, c’est qu’elle ressemble fort à une « usine à gaz ». Son nom à rallonge (« Loi hôpital, patients, santé et territoires ») suffit à s’en convaincre : elle n’épargne personne ! Du coup, depuis que son examen a repris à l’Assemblée, les doléances de toutes sortes se multiplient. Syndicats et opposition, bien sûr, sont de la partie. Mais pas seulement.

Les petits pas en arrière de Roselyne Bachelot

Certains députés de la majorité sont aussi montés au créneau. Leur principal grief : le texte ne prévoyait pas de mesures suffisantes pour régler le problème de la pénurie de médecins dans les zones rurales dont ils sont les élus. Mardi, ils ont fini par obtenir plus ou moins gain de cause. Ce n’est pas que Roselyne Bachelot ait lâché quoi que ce soit. Les députés ont simplement profité de son absence de l’hémicycle (pour cause d’émission de télé) pour décrocher auprès du rapporteur de la loi une modification du texte. Cette modification prévoit que les médecins des zones riches en praticiens aillent régulièrement prêter main forte à leurs collègues des «déserts médicaux». S’ils refusent, ils devront s’acquitter d’une amende. Mais cette mesure n’entrera en vigueur que dans trois ans, et seulement si le dispositif envisagé dans le texte original ne fonctionnent pas… Pas satisfaisant pour certains députés de la majorité et de l’opposition qui, mercredi, ont continué à batailler. Une persévérance payante puisque, hier soir, la ministre a fini par faire adopter un amendement qui prévoit le versement d’allocations aux étudiants en médecine qui s'engageraient à exercer dans des zones en mal de praticiens.

Syndicats, élus de gauche, élus de droite, ça fait beaucoup d’opposants pour une seule ministre. Mais Roselyne Bachelot ne s’arrête pas en si bon chemin. Grâce au grand fourre-tout que constitue sa loi, elle a réussi à se mettre temporairement à dos deux puissantes corporations : la filière viticole et les débitants de tabac. La première craignait que ce texte, en voulant interdire la pratique des « open bars », mette fin aux dégustations gratuites. Il aura suffi aux viticulteurs de faire part de leur inquiétude dans les médias pour que la ministre de la Santé accepte de clarifier le texte en leur faveur. Quant aux buralistes, ce n’est pas Roselyne Bachelot qui est directement responsable de leur malheur, mais le député Yves Bur. L’élu UMP a en effet déposé un amendement au projet de « loi hôpital, patients, santé et territoires » qui vise à interdire la vente de cigarettes aux mineurs. Les buralistes ne sont pas foncièrement contre cette idée. Ils s’inquiètent juste de savoir comment cette nouvelle mesure sera appliquée alors que l’interdiction de la vente aux moins de 16 ans qui prévaut aujourd’hui a déjà du mal à l’être…

Bref, Roselyne Bachelot semble avoir retenu la leçon du projet Pécresse et préfère évacuer chaque possible polémique par de petits reculs. Mais le gros du dossier, le malaise dans le secteur hospitalier, n’a lui pas encore été réglé. Loin de là. Et aujourd'hui 5 mars, ce malaise s’exprimera pleinement dans la rue. Pas moins de neuf syndicats de l’hôpital public appellent à une journée de grève et à une manifestation nationale. Le succès ou l’échec de cette mobilisation dira alors si la loi Bachelot est vouée à prendre le même chemin que la loi Pécresse : celui du broyeur.
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