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 Enseignement supérieur. Un archarnement aveugle et coupable

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Chien Guevara
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Nombre de messages : 9406
Date d'inscription : 10/06/2007

MessageSujet: Enseignement supérieur. Un archarnement aveugle et coupable   Ven 6 Fév - 1:27

Enseignement supérieur. Un archarnement aveugle et coupable

Par Jean Fabbri, secrétaire général du SNESUP
La ministre de l’Enseignement supérieur doit retirer son projet.


La ministre Valérie Pécresse se refuse encore aujourd’hui à prendre en
compte l’exceptionnelle mobilisation des universitaires et dans le
monde scientifique, contre les textes, les dispositions budgétaires,
avec lesquels elle entend remodeler, contre leurs personnels et contre
les étudiants, l’enseignement supérieur et la recherche.

Refusant de retirer des textes très contestés et d’ouvrirde sérieuses négociations avec les organisations représentatives, comme au sein des instances de l’enseignement supérieur et de la recherche, Valérie Pécresse s’est adressée, à grand bruit, à la veille de la phase de grève reconductible qui a débuté le 2 février, à chaque universitaire… en limitant son propos à un seul des enjeux. La formulation de la prose ministérielle témoigne de l’embarras certain de la ministre mais ne change pas la logique
du projet de décret (sur le statut des enseignants-chercheurs) dont le
SNESUP combat les principes.

Ce texte organise la toute-puissance des présidents d’université
dans une gestion devenant locale des carrières des personnels,
dévalorise l’évaluation scientifique nationale dans les sections élues
(aux deux tiers) du Conseil national des universités et méprise les
enjeux et les libertés scientifiques. Ce texte relève d’une vision managériale de l’enseignement supérieur et substitue la concurrence à la collégialité.

Ces logiques, répétées jusqu’à l’écoeurement par le président de la République dans un discours sur « l’innovation »
le 22 janvier dernier, vont jusqu’à la liquidation du CNRS et des
organismes de recherche qui font pourtant l’admiration du monde entier.
Objectif visé : un étroit contrôle des choix scientifiques !

La ministre, désavouée par des dizaines de votes dans les instances
universitaires, par plus de vingt mille collègues en grève et dans les
manifestations du 29 janvier, s’entête aussi pour faire passer en force
le brutal reformatage de la formation des enseignants du premier et du
second degré et des concours qui ouvrent la voie aux recrutement de ces
personnels. Ce dispositif a soulevé contre lui 72 des 83 universités !
Il doit être retiré.

Si Valérie Pécresse envisage de s’allier les étudiants, elle risque
fort d’être déçue : eux aussi ont à souffrir d’une politique plus
orientée vers la « com » et l’autosatisfaction que vers la résolution
des difficultés qu’ils rencontrent : pouvoir d’achat des bourses,
absence d’aides à la mobilité, lisibilité réduite des formations.
L’exigence immédiate de l’annulation des 1 030 suppressions d’emplois
prévues au budget 2009 répond à la double fonction des universités :
permettre de former mieux les nouvelles générations et d’élaborer de
nouvelles avancées scientifiques.

Cette revendication fait converger étudiants, personnels techniques, chercheurs enseignants et parents.

Plus que jamais, l’intensification de la grève spectaculairement
suivie, depuis lundi dernier, des universités les plus vastes
(Strasbourg, Paris-VI, aux plus petites (Nîmes, Troyes, Albi…) et qui
gagne les écoles d’ingénieurs, les IEP, les IUT, les IUFM, est à
l’ordre du jour. Environ 40 % des enseignements non assurés, la
quasi-totalité des jurys du premier semestre reportés : l’engagement
des universitaires est massif et confiant.

Les revendications unitaires sont claires :

- retrait du décret statutaire et maintien du CNU dans son rôle de gestion nationale des carrières ;

- retrait des lourdes dégradations voulues par Xavier Darcos et
Valérie Pécresse dans la formation et le recrutement des enseignants du
premier et du second degré, maintien des concours actuels en 2010,
ouverture d’un vaste débat national public pour améliorer la formation ;

- suspension immédiate des 1 030 suppressions d’emplois prévues au
budget 2009 dans les universités et la recherche, lancement d’un plan
pluriannuel de recrutement au coeur d’un vrai « plan de relance » ;

- arrêt du démantèlement du CNRS et des organismes de recherche.

La ministre a tenté une ultime manoeuvre en présentant sa démarche
et son texte statutaire, peu modifié sur le fond, comme la condition
d’une revalorisation des carrières. Il n’en est rien. Dominique de
Villepin avait cherché de la sorte à alléger le contenu idéologique du
CPE… avant d’être contraint par la puissance des manifestations à faire
abroger cette disposition législative !

L’heure est au renforcement de l’action unie de toute la communauté
universitaire et du monde de la recherche et aux visibles soutiens
citoyens dans les manifestations prévues les 5 et 10 février.
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