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 Loin des yeux, loin du cœur ?

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Chien Guevara
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Date d'inscription : 10/06/2007

MessageSujet: Loin des yeux, loin du cœur ?   Jeu 30 Aoû - 15:50

Loin des yeux, loin du cœur ?

Pas si sûr. Les histoires d’amour à distance se multiplient et font mentir le proverbe. Oui, il est possible de s’aimer à plusieurs centaines voire milliers de kilomètres. Nouvelles technologies de communication et tendance à la valorisation de l’autonomie personnelle en sont les principales explications. Enquête.

« Nous tenons maintenant depuis quatre ans. Il habite à Florence, moi à Paris, explique Claire 25 ans, pour que ça marche, il faut y croire et le vouloir, elle est sûrement là la différence entre les relations qui fonctionnent et celles qui ne marchent pas à distance ». Le nombre de Ldr (Relations longue distance en anglais, c’est désormais l’expression consacrée !) est en constante augmentation. Une étude les estime à plus de 14 millions aux Etats-Unis, un million en Grande-Bretagne. Rares, les travaux se multiplient en la matière vue l’ampleur du phénomène.


Comment expliquer le développement de ce type de relations amoureuses, pourtant a priori plus douloureuses ? D’abord par la mobilité professionnelle croissante. Sur les dix dernières années le nombre de personnes déplacées pour raisons professionnelles a doublé en Grande-Bretagne. Téléphones portables, textos et mails ont rendu possible une communication du couple, séparé, plus prolixe qu’au temps des lettres : voilà un deuxième facteur. La baisse des tarifs aériens, grâce au développement des compagnies low-cost y serait aussi pour quelque chose. Roberto, florentin, retrouvait Liselott, suédoise, en Belgique tous les deux mois à peu près grâce aux vols proposés par la compagnie irlandaise low cost. Une dernière raison est avancée : la mise en valeur de l’autonomisation personnelle. « Dans les couples, on vit une révolution des modes de vie depuis les années 1960 avec une hausse de l’autonomie individuelle. Le couple se fonde aujourd’hui sur une contradiction : on a de plus en plus envie de couple... et d’autonomie ! Le développement des couples éloignés en est une illustration », explique Jean-Claude Kaufmann, sociologue, auteur de « Agacements, les petites guerres du couple ». Sans aller jusqu’à dire que certains choisissent un partenaire lointain parce qu’il est loin, J.-C. Kaufmann avance l’idée que si certains couples disent subir l’éloignement, en fait il s’agit de la « rationalisation d’une option ». Autrement dit, sachant qu’une personne a du mal à supporter l’intrusion de l’autre dans son espace vital, elle « choisit » un partenaire lointain pour ne pas subir ces désagréments.

N’allez pas dire aux amoureux déchirés qu’ils ont choisi la facilité. Ils en retiennent plutôt les désavantages. « Le plus dur, c’est d’avoir toujours l’impression d’attendre », commente Julie dont le copain est en mer un mois sur deux. « Plus que l’attente, je redoute les malentendus, plus difficile à résoudre par mail ou téléphone que l’un en face de l’autre », ajoute Benjamin, qui entame une relation avec une Finlandaise. « À mon avis, la difficulté, c’est qu’à la longue, nos vies s’éloignent. En ne partageant plus le quotidien, on finit par ne plus faire partie de la vie de l’autre. On a beau essayer de se raconter notre quotidien, nos amis, on n’est que la personne qui l’appelle une demi-heure tous les jours. Physiquement, on n’est pas là », regrette Marie, désabusée. Deux stratégies s’opposent dans la gestion de la communication amoureuse à distance. Pour Benjamin, « les mails ne servent qu’à garder le contact symboliquement. Le contenu importe peu, il s’agit plutôt de savoir que l’on pense l’un à l’autre ». Stratégie opposée pour Marie et Chloé. « Quand j’appelle Paolo (il est italien) je ressens le besoin de lui expliquer mon quotidien et surtout j’essaie de ne comprendre le sien, autrement, c’est l’éloignement assuré », assure Marie. Chloé, plus sereine, adopte le même type de comportement : « grâce à nos coups de téléphone quotidiens, nous entretenons notre relation. Nous nous racontons notre journée, nos énervements, nos satisfactions, bref toutes les choses qu’échangent un couple en temps normal ».

Si globalement, être en couple, mais loin, n’est pas facile au quotidien, les interrogés admettent y trouver tout de même quelques points positifs. « L’avantage certain c’est qu’on échappe à la routine », expliquent à l’unisson tous les interrogés. Beaucoup avancent par exemple une vie sexuelle intense lors des retrouvailles, « moins routinière que pour les couples normaux j’imagine », explique Claire. Autre point positif : la possibilité de conserver une vie de célibataire. Le symbole des nouveaux couples ?
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