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 L'hopital et notre président

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Chien Guevara
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MessageSujet: L'hopital et notre président   Ven 9 Jan - 22:04

A l'hôpital, "y a plus d'argent, donc on joue à McGyver"

Nicolas Sarkozy doit présenter ce matin ses vœux aux personnels de
santé. Il le fera depuis le nouvel hôpital civil (NHC) de
Strasbourg, devant une assemblée conviée sur invitations personnelles.
Le bâtiment, mis en service en avril 2008, a été conçu par l'architecte
Claude Vasconi. Implanté à proximité de l'ancien hôpital civil, il
regroupe sur huit niveaux une dizaine de pôles médicaux pour 715 lits.
Sur les 300 millions d'euros de coût total du projet, 10 % ont été
consacrés aux équipements médicaux (quinze salles d'opération, un
système d'IRM, un scanner...) et de mobilier (chambres majoritairement
individuelles, Wifi)
.

Cet environnement ultramoderne n'est toutefois pas la panacée pour
les 2 700 personnels qui y travaillent. "Y a plus d'argent, donc on
joue à McGyver toute l'année", se plaint une infirmière. Mercredi,
l'unité de soins intensifs cardiologiques était touchée par une grève
lancée contre la suppression d'un poste d'infirmière de nuit. "Une
aberration, une décision qui correspond à une logique comptable
absolument contraire à l'intérêt des patients", proteste Jean-Claude
Matry, président de la CFTC des hôpitaux universitaires de Strasbourg
(HUS). Dans la même unité, "étendue sur 100 mètres avec des couloirs en
T et en L", l'une des infirmières dénonce "une infrastructure mal
pensée" qui complique la surveillance des patients et oblige à des
déplacements incessants : "En plus, si l'on doit emmener un patient en
coronarographie, à l'autre bout du bâtiment, cela nous prend vingt
minutes. On parcourt sept kilomètres par jour !" Les brancardiers, dont
le nombre est jugé insuffisant, "font facilement 15 kilomètres par
jour", selon Claudine Giorgi, de la CGT. Les agents se plaignent aussi
de la lourdeur des chariots repas, des "pannes répétées" du système de
valisettes qui assurent le transit des documents légers.

Pour saluer la visite du chef de l'Etat, l'intersyndicale des HUS a
lancé un mouvement de grève de vingt-quatre heures. CFDT, CFTC, CGT,
FO, Sud et Unsa dénoncent le sous-effectif et s'alarment des
conséquences du "déficit de 30 millions d'euros" des HUS, alors que la
loi contraint les hôpitaux à l'équilibre financier. "La direction nous
a clairement annoncé qu'il y aurait des mesures sanglantes au niveau
des ressources humaines", prévient Michel Lacher, de la CGT, qui a
lancé une grève reconductible : "Aujourd'hui, le personnel est pourtant
constamment sur le fil du rasoir et nous réclame des moyens
supplémentaires pour les services."
Aux urgences du NHC, touchées par plusieurs mouvements de
grogne ces derniers mois, "les médecins urgentistes sont mobilisés
depuis le printemps sur la pénibilité du travail et le manque de
personnel", raconte ainsi le docteur Syamak Agha Babaei, membre de
l'Amuf (Association des médecins urgentistes de France) - et par
ailleurs élu PS de la ville de Strasbourg - : "Dans une période de
grand froid comme actuellement, c'est un enfer pour nous et pour les
patients. Ces derniers jours, il fallait en moyenne quatre heures
d'attente pour voir un médecin et quatre autres heures pour qu'une
infirmière prodigue des soins. Faute de place dans les services en
aval, on garde les gens dans l'unité d'hospitalisation de courte durée,
qui compte 18 lits aux urgences du NHC. On est parfois contraints de
les renvoyer chez eux, à nos risques et périls. Mardi, les 18 lits
étaient occupés, mais il y avait un dix-neuvième patient qui a passé la
nuit dans les douches..." "Dimanche, quand j'ai quitté mon service, il
y avait 40 patients pour nos 15 boxes de consultation et on en
attendait cinq autres amenés par le Samu, relate Hélène Duriez,
infirmière et déléguée Sud aux urgences. Pour les prendre en charge, il
n'y avait que cinq médecins et six infirmières. Malheureusement, il
faut qu'il y ait des décès dans les hôpitaux pour qu'on parle de nos
conditions de travail."


Sarkozy : l'hôpital ne souffre pas d'un manque de moyens

"Comme toujours en France, on ne regarde pas à l'intérieur du moteur ce qui se passe, on dit 'il faut plus'", a déploré le chef de l'Etat.

Nicolas Sarkozy a estimé vendredi 9 janvier à Strasbourg que l'hôpital
ne souffrait pas d'un problème de moyens, comme l'affirment de nombreux
syndicats, et rappelé que le budget de l'assurance maladie consacré à
l'hôpital avait augmenté de 50% entre 1998 et 2008.
"Comme toujours en France, on ne regarde pas à l'intérieur du moteur ce
qui se passe, on dit 'il faut plus'", a déploré le chef de l'Etat en
présentant ses vœux aux personnels de santé, et alors que
200 manifestants l'avaient accueilli sur place.
"Entre 1998 et 2008, j'ai pris cette période parce qu'il y a eu des
gouvernements de droite et de gauche, la France, au travers des
dépenses de l'assurance maladie au profit des hôpitaux, a augmenté le
budget de 50%. C'est 23 milliards d'euros de plus pour l'hôpital au
cours des dix derniers années (...) je livre ce chiffre à votre
réflexion", a-t-il poursuivi.
"Le défi de l'hôpital d'aujourd'hui, c'est que cet argent qui est
nécessaire soit plus efficace parce que l'hôpital doit être mieux
organisé", a ajouté Nicolas Sarkozy, se prononçant pour "une meilleure
coopération entre les établissements entre eux et la médecine de ville".

Drames "exceptionnels"

Après les récents décès survenus dans plusieurs établissements, le
président a tenu à indiquer aux personnels qu'il les soutiendrait "en
toutes circonstances", estimant que le système hospitalier français
était "l'un des meilleurs du monde".
Il a d'ailleurs qualifié d'"exceptionnels" ces décès, assurant qu'ils
"ne sauraient remettre en cause la confiance" dans le système
hospitalier.
"Les drames récents sont exceptionnels et ne sauraient remettre en
cause la confiance que la nation porte à l'hôpital et à ses
personnels", a-t-il affirmé.
"L'hôpital est une institution trop importante pour les Français, pour
qu'il soit le lieu de polémiques parfaitement déplacées", a-t-il encore
affirmé.
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hirondelle
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MessageSujet: Re: L'hopital et notre président   Sam 10 Jan - 13:36

mais non ... "tout va très bien Madame la marquise" scratch
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pierrot
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MessageSujet: Re: L'hopital et notre président   Sam 10 Jan - 23:20

hirondelle a écrit:
mais non ... "tout va très bien Madame la marquise" scratch

Hirondelle, très belle synthèse !, ( va falloir que je prenne modèle...)
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Clode
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MessageSujet: Re: L'hopital et notre président   Dim 11 Jan - 10:01

L'hôpital français est l'un des meilleurs au monde
... dans le disfonctionnement.
Twisted Evil
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hirondelle
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MessageSujet: Re: L'hopital et notre président   Dim 11 Jan - 13:00

et voici une nouvelle de plus !!! Vive les hôpitaux !!!


" Le décès mercredi de jumelles peu après leur naissance à la maternité des Hôpitaux de Saint-Maurice (Val-de-Marne) n'est lié ni à une "faute médicale", ni à une "absence de personnel", selon le chef de la maternité, le Pr Roland Jeny.



"Je comprend sans comprendre, il faut désigner un coupable", a dit à l'AFP le Pr Jeny à propos de la plainte pour homicide involontaire déposée jeudi par le père des deux petites filles au commissariat de Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).
"Ce n'était pas une question d'absence de personnel, on aurait pu être cent, ça n'aurait rien changé, et aucun expert ne trouvera de faute caractérisée", a-t-il assuré.
Les jumelles sont décédées des suites d'une infection "foudroyante" due au colibacille dit "K1", un germe "extrêmement résistant", a précisé le Pr Jeny. Le germe a été contracté in utero par les nourrissons, tandis que le sang maternel n'était pas infecté.
"C'est très douloureux pour les équipes, c'est un choc pour tout le monde car la mère, qui se trouve être la fille d'une employée du service, était archisurveillée en raison du risque d'accouchement prématuré", a poursuivi le médecin.
"Aucun signe d'alarme n'était visible à l'échographie et nous avons été très surpris", a-t-il ajouté.
Le parquet de Créteil a ordonné une autopsie afin de déterminer la cause du décès des deux petites filles.
Les jumelles sont décédés mercredi quelques heures après leur naissance. L'une est morte une heure après l'accouchement, la seconde quelques heures plus tard à l'hôpital Armand-Trousseau, à Paris, où elle avait été transportée, selon une source proche de l'enquête."
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Chien Guevara
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MessageSujet: Re: L'hopital et notre président   Lun 12 Jan - 1:23

La méningite néonatale a Escherichia coli K1 existe depuis longtemps ; elle est mortelle dans 80 % des cas ; et générallement détectable que post-mortem, car foudroyante Crying or Very sad
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pierrot
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MessageSujet: Re: L'hopital et notre président   Mar 13 Jan - 20:29

Il y a certainement des améliorations possibles dans les hôpitaux, mais les cliniques, ( hormis peut-être le " haut de gamme " ) , ne sont pas sans problème ; la différence, c'est que les cliniques informent peu les statistiques et les médias.
Nous connaissons tous des personnes devant subir une intervention chirurgicale et qui ont pris plusieurs avis.
Bien souvent, l'hôpital a donné le meilleur résultat.
Je connais un certain Pierrot à qui un chirurgien du privé voulait enlever les 2/3 de l'estomac du fait de la présence d'une rare tumeur. L'hôpital public a enlevé la tumeur et l'estomac du Pierrot va bien, merci.
Sauvons les hôpitaux, ils le méritent.
Ne nous laissons pas abuser par une série de faits, graves évidemment, mais dont la présentation est orientée dans le but de démolir un service public.
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Chien Guevara
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MessageSujet: Re: L'hopital et notre président   Mer 14 Jan - 1:11

Je cautionne ton discours à donf, Pierrot . Twisted Evil
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hirondelle
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MessageSujet: Re: L'hopital et notre président   Mer 14 Jan - 8:08

où je réside, il vaut mieux se faire soigner à l'hôpital plutôt que dans nos deux cliniques.
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MessageSujet: Re: L'hopital et notre président   Aujourd'hui à 22:44

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