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 Après les banques, faut-il sauver l'industrie automobile ?

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Chien Guevara
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MessageSujet: Après les banques, faut-il sauver l'industrie automobile ?   Ven 14 Nov - 1:29


Après les banques, faut-il sauver l'industrie automobile en crise ?


Avec France Inter, la chronique de Bernard Maris, journaliste et
écrivain. L’industrie automobile va très mal dans le monde entier. Les
grands groupes historiques sont en difficulté. General Motors (GM)
réclame l'aide de Bush. Quelle marge de manœuvre pour Obama qui a
promis une économie verte ?


Après tout, l’industrie automobile représente beaucoup plus d’emplois
que la finance dans le monde... Et une automobile, pour beaucoup de
personnes, est un outil de vie indispensable. Pourquoi ne pas mettre la
main à la poche pour sauver les producteurs ? D’autant qu’ils vont mal
: Renault va interrompre sa production à l’usine Dacia en Roumanie
pendant dix sept jours et prévoit 4000 suppressions d’emplois en
France; Toyota a vu ses profits diminuer de moitié; Ford va supprimer
10 % de ses emplois; General Motors est au bord du dépôt de bilan,
renonce à racheter Chrysler et connaît des pertes qui se comptent en
milliards de dollars : 2,5 pour le dernier trimestre. Le groupe avoue
même ne plus avoir de liquidités en caisse. Or, GM, c’est 250 000
salariés !

General Motors demande de l'argent au président Bush...
...tout en sachant que le futur président Obama a promis de les aider. Mais
celui-ci, c’est de bonne guerre, laisse faire Bush et Paulson. Ce
dernier a promis 25 milliards de dollars de prêts. Les big three
(GM, Ford et Chrysler) en voudraient 50 milliards de plus. 25 en
trésorerie, 25 pour payer la sécurité sociale des salariés. Où les
trouver ? Dans la fameuse enveloppe des 700 milliards, tiens ! Il
paraît que Paulson est à peu près convaincu.

L’industrie auto va mal et pourtant le pétrole est au plus bas. On aurait pu penser que la baisse du baril de brut aurait incité les consommateurs à
reprendre leurs belles voitures. Il n’en est rien. Pire : les pays
émergents - sur lesquels on comptait tant pour écouler les machines à
CO², maintenant que le Nord est saturé - achètent moins. Les ventes
ralentissent en Chine, en Inde et en Russie. En Russie, les ventes
progressaient de 25 % au premier trimestre... au dernier,
on en est à 5 %. Même pourcentage en Chine (à peine). Ce qui fait 6
millions d’engins pollueurs tout de même.

Premières contradictions d'Obama ?
Ainsi, est-ce que le soutien promis par Barack Obama à l’industrie automobile ne serait pas en contradiction avec son projet d’économie verte ? Il serait déjà pris dans les rets des contradictions politiques ! Mais on
a envie de répondre non pour trois raisons :

  1. Il aide les constructeurs s’ils font des voitures hybrides;
  2. Même si le prix du pétrole baisse, il ne favorisera pas cette industrie, au contraire. Il envisage une taxe sur les profits pétroliers;
  3. Il est décidé à créer un marché du CO² aux Etats-Unis, ce qui fait pousser des cris d’orfraie aux industriels. On pourrait ajouter une quatrième raison : la revitalisation du réseau ferroviaire... Le retour du Far West !
La phrase du jour : « Nous
parions sur le désastre en attendant la suite, quand la Terre sera
devenue invivable et qu’il n’y aura qu’une issue : la fuite en fusée. »
Sébastien Lapaque (Sermon de Saint François d’Assises aux oiseaux et aux fusées - éd. Stock)

Mercredi 12 Novembre 2008 - 07:00

Bernard Maris
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MessageSujet: Re: Après les banques, faut-il sauver l'industrie automobile ?   Ven 14 Nov - 7:33

C'est toujours la problématique; favoriser une économie verte et songer simultanément aux emplois.
Il y a urgence sociale, mais qui n'empêche pas d'aider de manière massive à la mise en place de construction de véhicules hybrides, ou de favoriser la recherche de solutions alternatives, non-polluantes ou très peu.

Evidemment, Obama se trouve confronté à des contradictions, mais la politique est souvent l'art de les gérer, sans trop de casse.
Même dans une société complètement différente, sa réalisation beaucoup plus juste n'empêcherait pas le heurt avec des écueils solides et réels: comment faire glisser des pans entiers de la société capitaliste et reposant sur une consommation effrénée ( pas pour tous ), sans trop de bobos, vers une société auto-gérée, en plein respect de l'environnement et des hommes et femmes qui y vivent ? En France, des milliers d'emplois sont voués à l'industrie d'armement: comment pense-t-on à ce "recyclage", parmi les progressistes et les révolutionnaires ? Etc..
La rupture, la vraie ou comment faire pénétrer dans la société, de manière plus profonde les concepts visant à adopter d'autres façons de vivre, et même de vivre ensemble ? Les CC ( culturels créatifs ) apportent des éléments de réponse intéressants, je crois.
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Chien Guevara
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MessageSujet: Re: Après les banques, faut-il sauver l'industrie automobile ?   Sam 15 Nov - 1:41

bye a écrit:
comment faire glisser des pans entiers de la société capitaliste et reposant sur une consommation effrénée ( pas pour tous ), sans trop de bobos, vers une société auto-gérée

En passant par des caps intermédiaires, tout simplement . Avant de passer d'un extrème à l'autre, visionner les alternatives intermédiaires pour y parvenir.

(on va finir pas être d'accord, mon Bye, lol!)
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bye
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MessageSujet: Re: Après les banques, faut-il sauver l'industrie automobile ?   Sam 15 Nov - 8:25

oui, et je n'y avance là qu'une conception , qu'une participation. C'est dès maintenant, " décrocher " la société, ou plutôt, faire accepter l'idée de décroissance, de non-consommation ( en dehors des besoins vitaux + un chouia ) par la population.
Déjà, des groupes comme " casseurs de pub ",.. font de l'agit-prop là-dessus.
Simultanément, faire comprendre ou adhérer à la problématique du "plus difficile": une fois admis que cette société est inique, fondée notamment sur l'art et la façon de faire remplir le vide par de l'agitation, de la consommation, il faut réfléchir à la position de l'individu qui absorbe: les orientations, les injonctions, la consommation dans tous les domaines. Et celà, entre dans l'ordre ( sic ) du "facile", de la facilité.
Ce qu'il faut y opposer, c'est le concept du " plus difficile" et c'est d'ailleurs pour celà qu'il éprouve des difficultés à émerger, ou du moins à être accepté. Pour un certain nombre d'individus, je parle moins de ceux qui hélas n'ont pas trop le choix car contraints par la nécessité violente, le plus "facile" correspond à la part de l'individu, béat et appréciant ou sur-appréciant le clinquant de cette vie, sans trop chercher à la maîtriser, en exhibant sa part de souveraineté, par exemple.
Donc, et ce n'est pas une position de " confort", faire admettre que cette position de "client " perpétuel, est dégradante, souille profondément notre identité, notre dignité humaine.

Les élections, par exemple, participent, de cet avilissement, comme de toute position , plus "facile", certainement que de s'atteler à la compréhension individuelle et collective de cette société, à l'implication,
par les réunions du soir, les collages, meetings, ..
les participations aux forums notamment.Agir ou mourir ( là je deviens un peu noir, lol! )
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Chien Guevara
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MessageSujet: Re: Après les banques, faut-il sauver l'industrie automobile ?   Dim 16 Nov - 2:14

bye a écrit:
Les élections, par exemple, participent, de cet avilissement

Les élections existent, et elles sont un moyen d'exprimer notre désaccord, en votant pour un candidat "révolutionnaire", en votant blanc, ou même en s"abstenant !
Et, je ne pense pas qu'on puisse directement basculer du capitalisme à l'anarchie ; donc, je préfère d'abord renverser l'ennemi, par les moyens qui existent.
...après, on avisera...Wink
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MessageSujet: Re: Après les banques, faut-il sauver l'industrie automobile ?   Dim 16 Nov - 7:44

oui, je comprends cet argument, même s'il n'est pas mien.

Ce que j'y oppose, c'est une méfiance ( pour ne pas dire plus ) sur les états ( sic ) intermédiaires.On en a constaté le triste application dans les pays où le fameux dépérissement de l'Etat devait conduire au communisme.
Nous le constatons ici où l'Etat, sous des formes diverses bien sûr, impose sa volonté depuis Clovis, environ.
Concernant l'implication où la place concédée aux gens dans la gestion même partielle des rouages, structures de la société, c'est immuablement bloqué.
La seule "poussée " allant dans ce sens, peut être approchée dans les conseils de quartiers ( dans certaines villes ) et encore, pour y traiter des déchets d'animaux sur les trottoirs,..

A contrario, on constate ( s'il le fallait ) la capacité, la compétence d'un nombre important de syndicalistes, de miltansst politiques,.. à gérer, traiter beaucoup de dossiers dans des instances sociales, culturelles,..: mutuelles, maison de la culture,..et ces personnes sont disponibles.
Donc, le potentiel existe déjà! Pourquoi ne pas imposer, sur l'appui de ces capacités, la gestion par cercles concentriques, progressifs, de pans entiers de la société. Même Ségolène Royal, pour laquelle je n'ai aucune sympathie ( je parle uniquement de ses idées ) l'avait pointé, en avançant le concept de démocratie participative.
En Amérique du Sud, où beaucoup d'évènements sociaux peuvent nous inspirer ( il me semble que tu en es d'accord ), les initiatives, comme celle de Porto Allègre où le PT a fortement allégé les structures de mandat représentatif, les décisions sont prises avec les gens, même si les blocages dûs aux " handicaps " culturels persistent, c'est tout de même une énorme avancée, qui a inspiré d'ailleurs fortement, l'organisation des forums altermondialistes,..

Les tenants de ce système ne l'accepteront jamais, autant le dire tout de suite: ils ont un mépris profond pour le peuple et ses capacités d'émancipation. J'en ai des preuves, au kilomètre.( par exemple, tout récemment, j'ai demandé aux élus de la LCR de la commune où je vis, d'organiser régulièrement des réunions publiques avec CR des sessions municipales, préparation des prochaines,..dans un mouvement d'aller-retour.Il m'a été répondu que c'était compliqué à organiser; location de salles. je leur ai dit que pour leur campagne municipale, ou même pour la propagation du nouveau NPA, ces locations semblaient assez faciles...)
Mais nous essayons de faire accepter l'idée ( certes difficile ) que nous pouvons gérer nous-mêmes, sur la base du mandat impératif ( les mandatés exécutent la volonté des mandants, et non pas le contraire ), et sur notre fonds minimum: égalité totale des individus, sociale et économique, dans la surface comprise par les prérogatives de la commune,..certains l'ont fait ( expérience de la commune libre de Merlieux, ou de Grigny,..) avec anars ou pas, d'ailleurs.

J'en termine là-dessus ( on m'attend pour partir en rando ), lorsque l'on considère que la moitié des communes ne compte pas plus de 5 000 habitants, que beaucoup d'entre elles d'une centaine d'hab sont gérées par un conseil d'une dizaine de personnes,
pourquoi ne pas créer des communes " ouvertes" avec l'implication réelle des gens, en fonction bien sûr de la dispo,..
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Clode
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MessageSujet: Re: Après les banques, faut-il sauver l'industrie automobile ?   Mer 19 Nov - 20:51

Après les banques, faut-il sauver l'industrie automobile ?




Sauver avec quoi?

Si c'est avec les fortunes personnelles de ceux qui ont spéculés.
De ceux qui se sont versés des salaires et parachutes dorés, indécents.
De ceux qui sont les responsables de la crise. pourquoi pas ?
A la condition de confisquer à ses capitalistes nos usines et banques !

Il faut les dépouiller!

Aujourd'hui, au lieu qu'ils soient dépouillés. On leurs donne l'argent du contribuable. Pour qu'ils puissent se donner des primes de fin d'année pour compenser leurs mauvais chiffres.
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bye
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MessageSujet: Re: Après les banques, faut-il sauver l'industrie automobile ?   Mer 19 Nov - 21:44

D'où vient l'argent ?

http://www.lepost.fr/article/2008/07/26/1230615_maastricht-article-104.html

Petite explication de l'article 104 du traité de maastricht ... c'est à cause de cet article que notre pays est endètté jusqu'au cou et ne pourra JAMAIS rembourser sa dette ...
il n'a plus le droit d'emprunter à sa banque centrale (qu'il rembourse sans intérêts) mais doit désormais emprunter à des banques privées et rembourser les forts taux d'intérêts .

Cet article 104 possède sa source, c'est-à-dire, la volonté émise par décret en 1973, de ne plus permettre d'avance de la Banque Centrale au trésor, pour soi-disant limiter l'inflation.
Ce décret avait comme but premier, de protéger les rentiers ( au cas où l'inflation ferait chuter la valeur de leur placement ) au détriment des contribuables.
De plus, la possibilité que l'Etat fasse tourner la planche à billets, présentait l'avantage de stimuler le commerce extérieur, en jouant sur la baisse du franc, par exemple.
Enfin, depuis cette date, l'Etat souscrit des emprunts par l'intermédiaire des banques privées, donc favorisant les classes aisées qui répondent à ces souscriptions et que l'Etat fait payer aux contribuables.

Aujourd'hui, le discours de l'impécuniosité du pays, discours décliniste très en vogue et tenu notamment par Pébereau ( qui officiait en 81 à la tête d'une banque fraîchement nationalisée, la BNP et qui n'a jamais rien dit à l'époque), lors de son rapport de circonstance sur la dette publique est une magnifique prophétie auto-réalisatrice.
Elle permet de vendre les actifs de l'Etat ( entreprises publiques, participations, immeubles,...), qui ne sont du reste jamais pris en compte pour établir la dette nette, passif moins actif, comme le fait toute entreprise.
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MessageSujet: Re: Après les banques, faut-il sauver l'industrie automobile ?   Aujourd'hui à 2:59

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