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 nouveau suicide en prison

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MessageSujet: nouveau suicide en prison   Mer 22 Oct - 16:03

Nouveau suicide en prison: un détenu se pend à la maison d'arrêt de Loos



Un détenu âgé de 52 ans s'est pendu dans la nuit de mardi à mercredi à la maison d'arrêt de Loos (Nord), près de Lille, un drame qui s'ajoute à la série de suicides dans les prisons en France, a-t-on appris mercredi auprès des pompiers.

Les secours sont intervenus dans la nuit, peu avant 02h00 du matin, mais "malgré les soins prodigués par le Smur et les sapeurs-pompiers, la personne est décédée", a précisé le Codis (Centre opérationnel départemental d'incendie et de secours), confirmant une information de France Bleu Nord.

Cette nouvelle affaire porte à 91 le nombre de suicides dans les prisons françaises depuis le début de l'année 2008.

Les dirigeants des trois principaux syndicats pénitentiaires, qui ont lancé lundi un appel au blocage des prisons à partir du 13 novembre, étaient reçus mercredi matin par la ministre de la Justice Rachida Dati, a-t-on appris auprès de l'entente syndicale.

L'Ufap, FO-pénitentiaire et la CGT-pénitentiaire avaient ressenti comme une marque de "mépris" l'absence de la ministre à une réunion lundi matin au ministère, sur fond de pénurie de personnel, de taux de surpopulation rarement atteint (63.185 détenus au 1er octobre pour moins de 51.000 places) et de suicides de détenus.


Prévenus mardi après 23h00, les dirigeants de ces trois syndicats, réunis en entente syndicale, avaient rendez-vous mercredi à 08h30 à la Chancellerie avec la garde des Sceaux.

"C'est un premier pas. Mme Dati a enfin pris conscience de l'urgence de la situation", a déclaré à l'AFP Céline Verzeletti, de la CGT.

Les syndicats avaient décidé dans l'après-midi d'appeler à un "blocage total" des prisons à compter du 13 novembre pour dénoncer "le mépris" de la ministre.

Lundi soir, Mme Dati leur avait écrit pour leur proposer de les recevoir le 7 novembre.
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MessageSujet: Re: nouveau suicide en prison   Ven 24 Oct - 17:39

Suicide d'un détenu à la prison de Bapaume, dans le Pas-de-Calais

Photo de surveillants du centre pénitentiaire de Bapaume (Nord), le 20 septembre 2004
© 2008 AFP (Philippe Huguen)
Photo de surveillants du centre pénitentiaire de Bapaume (Nord), le 20 septembre 2004

Un détenu âgé de 39 ans ans a été retrouvé pendu jeudi dans sa cellule du centre de détention de Bapaume (Pas-de-Calais), a-t-on appris vendredi de source syndicale.

L'homme, condamné pour meurtre, a été retrouvé vers 19H30 pendu avec des lacets à un radiateur, dans sa cellule qu'il occupait seul, a précisé à l'AFP l'Union fédérale autonome pénitentiaire du Nord/Pas-de-Calais/Picardie, confirmant une information de France Bleu Nord.

"Il n'y avait pas consignes particulières concernant ce détenu qui ne posait pas de problèmes" aux surveillants, a-t-on ajouté de même source.

Interrogée par l'AFP, la direction interrégionale de l'administration pénitentiaire (AP) à Lille n'a pas voulu confirmer ce suicide.

L'AP à Lille a simplement indiqué que "la surexposition médiatique est à l'origine de la +sursuicidité+ actuelle dans les établissements pénitentiaires" et que "l'administration ne fera plus de commentaires sur les suicides".

"Il s'agit d'une consigne reçue au niveau central" de l'AP, a-t-on ajouté.

La mort du détenu de Bapaume porte à 93 le nombre de suicides dans les prisons françaises depuis le début de l'année, selon l'UFAP.
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muldertony
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MessageSujet: maquillage   Dim 26 Oct - 0:18

Bizarre ces suicides, ce n'est pas plutôt la peine de mort déguisée en suicide ?

Réfléchissez, analysez, avec tous les éléments de la politique du gouvernement sarkozy
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Chien Guevara
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MessageSujet: Re: nouveau suicide en prison   Dim 26 Oct - 1:16

Oui, on peut pousser au suicide, par harcèlement ... Rolling Eyes
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shiva
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MessageSujet: Re: nouveau suicide en prison   Lun 27 Oct - 23:34

Ah non pour sur ça n'affole pas les gardiens, qui savent nous dire, vous savez pour réclamer quelque chose les détenus font semblant de se mettre la corde au cou pour avoir ce qu'ils veulent ... n'y a t'il pas un problème quelque part ?
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MessageSujet: Re: nouveau suicide en prison   Ven 31 Oct - 18:23

LA PRISON TUE !
IDIR, victime du « Tout Carcéral »
Nous n’oublions pas !

Les Faits :

Idir (la Vie, en Kabyle) 26 ans, habitant de St Etienne du Rouvray, incarcéré le 4 juin pour une simple conduite en état d’ivresse est assassiné le 10 septembre par son co-détenu âgé de 20ans, lui-même en détention provisoire pour un précédent meurtre. Par ailleurs, cet été, celui-ci s’était déjà fait remarquer par un acte très violent à l’encontre d’un autre détenu.

Pour qu’Idir ne soit pas mort pour rien et pour, comme le souhaite sa famille, qu’un pareil drame ne puisse jamais se reproduire et endeuiller d’autres familles, nous nous devons tous ensemble d’analyser et de dénoncer les conditions qui ont rendu possible ce drame.

La famille d’Idir, ses ami(e)s et le Collectif pour la Défense des Libertés Fondamentales appellent tous les citoyen(ne)s épris de justice et de liberté à participer à la :

MARCHE SILENCIEUSE en MEMOIRE d’IDIR
le Samedi 8 novembre

Nous nous rassemblerons à 14H30 devant la prison « Bonne Nouvelle ». Nous invitons tous les participant(e)s qui le souhaitent, à se munir d’une fleur que nous déposerons devant le portrait d’Idir.
Après une prise de parole, nous nous rendrons au Palais de Justice, en passant par l’Hôtel de police, ou nous marquerons un bref temps d’arrêt, pour une nouvelle prise de parole de la famille.
Une dernière prise de parole du CDLF et de la famille, aura lieu devant le Palais de Justice.

La Prison, pour qui ? Et pour quoi faire ?

Au nom d’une notion aussi simpliste qu’inaccessible de « tolérance zéro » de l’insécurité, ce gouvernement avec démagogie et populisme « profite » de chaque fait divers dramatique pour légiférer dans la « tyrannie de l’émotion ». Ceci conduit la ministre de la justice à durcir et accumuler toujours plus de lois répressives et à exiger des magistrats toujours plus d’enfermement, pour des durées de plus en plus longues.
Cette politique effrénée du tout répressif et du « chiffre » (peines planchers) conduit à une surpopulation carcérale de 228%, en ce qui concerne la prison de Rouen, avec la promiscuité et la violence que cela engendre fatalement.

C’est ce que dénonce sa tante, le 17 septembre, dans une lettre ouverte à Rachida Dati : « Déjà dans ses lettres, il me faisait part de sa souffrance en prison due à une grande promiscuité entre les petits délinquants et les criminels ». Le drame qui nous rassemble aujourd’hui, en est bien la triste illustration. Sans compter l’état des cellules qui place le détenu dans des conditions de vie humiliantes et dégradantes, au point qu’un commissaire du gouvernement proposait récemment la fermeture de cette prison !

Nous affirmons avec force qu’Idir, comme beaucoup d’autres hommes et femmes en France, n’auraient jamais du être emprisonné pour ce type de délit. La prison n’est pas la solution, elle ne résoud rien et au contraire, elle déconnecte l’individu de sa chance de retrouver une place dans la société en ne préparant pas à sa réinsertion. Nous ne comptons plus les rapports qui montrent que la prison est aussi criminogène que dangereuse. La route d’Idir n’aurait jamais du croiser celle de son meurtrier dans cette prison.
…/…

Une administration judiciaire qui n’assume pas ses responsabilités :

Dans cette même lettre ouverte, Hanifa s’étonne, à juste titre, de la déclaration du Procureur Général pour le moins cynique, au lendemain de l’assassinat de son neveu : « Toutes les précautions et toutes les diligences ont été prises par l’administration pénitentiaire. L’administration a fait ce qu’elle devait faire…La prison de Rouen n’est pas un cul de basse-fosse du XIX ème siècle ».

Les déclarations de la ministre de la justice ne sont pas plus brillantes : « Ce qui est arrivé à Rouen, c’est une tragédie pour la victime, la famille de la victime, mais c’est aussi une tragédie pour l’institution judiciaire et en particulier l’administration pénitentiaire. Dans ce cas précis, dans ce drame, il ne s’agit pas de surpopulation carcérale. Il s’agit d’un détenu qui avait des tendances suicidaires notamment dans le quartier d’isolement et le médecin a prescrit qu’il ne soit pas seul ou isolé en cellule. Comme cela se passe assez régulièrement l’administration essaie de trouver un co-détenu et le co-détenu tout à fait volontairement est arrivé avec cette personne et le drame est survenu.»

Comme s’interroge Hanifa : « L’enquête va peut-être déterminer l’aspect volontaire de mon neveu Idir d’avoir pour co-détenu ce tueur qu’il semblait craindre. Etait-ce à Idir de juger de l’état de réelle dangerosité de son compagnon de cellule ? »

Nous rajouterons : « Est-il normal de faire porter à un détenu la lourde responsabilité d’éviter qu’une personne suicidaire passe à l’acte ? »

Après cette marche du souvenir, qui nous l’espérons amènera un peu de chaleur, de réconfort et de solidarité à une famille durement éprouvée, nous vous invitons à poursuivre notre réflexion sur la prison, le sens de la peine, pour une justice humaine, en venant participer à une ;

Réunion-débat le MARDI 25 novembre à 20H30
à la Halle aux toiles à Rouen





Collectif pour la Défense des Libertés Fondamentales (CDLF) : Alternative Libertaire, les Alternatifs, ASTI de Petit Quevilly, ATTAC Rouen agglo, CFDT-Sgen, Collectif 76 des salariés du secteur social et médico-social, Emancipation,FA, FSU 76, LCR, LDH, MRAP, PCF 76, Ras l’Front Rouen, Syndicat des Avocats de France (section de Rouen), U.L-CGT, Union Syndicale Solidaires, les Verts,
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MessageSujet: Re: nouveau suicide en prison   Ven 14 Nov - 0:27

bye a écrit:
LA PRISON TUE !
IDIR, victime du « Tout Carcéral »
Nous n’oublions pas !

Les Faits :

Idir (la Vie, en Kabyle) 26 ans, habitant de St Etienne du Rouvray, incarcéré le 4 juin pour une simple conduite en état d’ivresse est assassiné le 10 septembre par son co-détenu âgé de 20ans, lui-même en détention provisoire pour un précédent meurtre. Par ailleurs, cet été, celui-ci s’était déjà fait remarquer par un acte très violent à l’encontre d’un autre détenu.

Pour qu’Idir ne soit pas mort pour rien et pour, comme le souhaite sa famille, qu’un pareil drame ne puisse jamais se reproduire et endeuiller d’autres familles, nous nous devons tous ensemble d’analyser et de dénoncer les conditions qui ont rendu possible ce drame.

La famille d’Idir, ses ami(e)s et le Collectif pour la Défense des Libertés Fondamentales appellent tous les citoyen(ne)s épris de justice et de liberté à participer à la :

MARCHE SILENCIEUSE en MEMOIRE d’IDIR
le Samedi 8 novembre

Nous nous rassemblerons à 14H30 devant la prison « Bonne Nouvelle ». Nous invitons tous les participant(e)s qui le souhaitent, à se munir d’une fleur que nous déposerons devant le portrait d’Idir.
Après une prise de parole, nous nous rendrons au Palais de Justice, en passant par l’Hôtel de police, ou nous marquerons un bref temps d’arrêt, pour une nouvelle prise de parole de la famille.
Une dernière prise de parole du CDLF et de la famille, aura lieu devant le Palais de Justice.

La Prison, pour qui ? Et pour quoi faire ?

Au nom d’une notion aussi simpliste qu’inaccessible de « tolérance zéro » de l’insécurité, ce gouvernement avec démagogie et populisme « profite » de chaque fait divers dramatique pour légiférer dans la « tyrannie de l’émotion ». Ceci conduit la ministre de la justice à durcir et accumuler toujours plus de lois répressives et à exiger des magistrats toujours plus d’enfermement, pour des durées de plus en plus longues.
Cette politique effrénée du tout répressif et du « chiffre » (peines planchers) conduit à une surpopulation carcérale de 228%, en ce qui concerne la prison de Rouen, avec la promiscuité et la violence que cela engendre fatalement.

C’est ce que dénonce sa tante, le 17 septembre, dans une lettre ouverte à Rachida Dati : « Déjà dans ses lettres, il me faisait part de sa souffrance en prison due à une grande promiscuité entre les petits délinquants et les criminels ». Le drame qui nous rassemble aujourd’hui, en est bien la triste illustration. Sans compter l’état des cellules qui place le détenu dans des conditions de vie humiliantes et dégradantes, au point qu’un commissaire du gouvernement proposait récemment la fermeture de cette prison !

Nous affirmons avec force qu’Idir, comme beaucoup d’autres hommes et femmes en France, n’auraient jamais du être emprisonné pour ce type de délit. La prison n’est pas la solution, elle ne résoud rien et au contraire, elle déconnecte l’individu de sa chance de retrouver une place dans la société en ne préparant pas à sa réinsertion. Nous ne comptons plus les rapports qui montrent que la prison est aussi criminogène que dangereuse. La route d’Idir n’aurait jamais du croiser celle de son meurtrier dans cette prison.
…/…

Une administration judiciaire qui n’assume pas ses responsabilités :

Dans cette même lettre ouverte, Hanifa s’étonne, à juste titre, de la déclaration du Procureur Général pour le moins cynique, au lendemain de l’assassinat de son neveu : « Toutes les précautions et toutes les diligences ont été prises par l’administration pénitentiaire. L’administration a fait ce qu’elle devait faire…La prison de Rouen n’est pas un cul de basse-fosse du XIX ème siècle ».

Les déclarations de la ministre de la justice ne sont pas plus brillantes : « Ce qui est arrivé à Rouen, c’est une tragédie pour la victime, la famille de la victime, mais c’est aussi une tragédie pour l’institution judiciaire et en particulier l’administration pénitentiaire. Dans ce cas précis, dans ce drame, il ne s’agit pas de surpopulation carcérale. Il s’agit d’un détenu qui avait des tendances suicidaires notamment dans le quartier d’isolement et le médecin a prescrit qu’il ne soit pas seul ou isolé en cellule. Comme cela se passe assez régulièrement l’administration essaie de trouver un co-détenu et le co-détenu tout à fait volontairement est arrivé avec cette personne et le drame est survenu.»

Comme s’interroge Hanifa : « L’enquête va peut-être déterminer l’aspect volontaire de mon neveu Idir d’avoir pour co-détenu ce tueur qu’il semblait craindre. Etait-ce à Idir de juger de l’état de réelle dangerosité de son compagnon de cellule ? »

Nous rajouterons : « Est-il normal de faire porter à un détenu la lourde responsabilité d’éviter qu’une personne suicidaire passe à l’acte ? »

Après cette marche du souvenir, qui nous l’espérons amènera un peu de chaleur, de réconfort et de solidarité à une famille durement éprouvée, nous vous invitons à poursuivre notre réflexion sur la prison, le sens de la peine, pour une justice humaine, en venant participer à une ;

Réunion-débat le MARDI 25 novembre à 20H30
à la Halle aux toiles à Rouen





Collectif pour la Défense des Libertés Fondamentales (CDLF) : Alternative Libertaire, les Alternatifs, ASTI de Petit Quevilly, ATTAC Rouen agglo, CFDT-Sgen, Collectif 76 des salariés du secteur social et médico-social, Emancipation,FA, FSU 76, LCR, LDH, MRAP, PCF 76, Ras l’Front Rouen, Syndicat des Avocats de France (section de Rouen), U.L-CGT, Union Syndicale Solidaires, les Verts,


ANI-1379-07/11/2008-Société
Marche du souvenir en soutien à la famille d’Idir, assassiné à la prison de Rouen

Une marche silencieuse en mémoire du jeune Idir assassiné par son co-détenu le 10 septembre dernier à la prison “Bonne nouvelle“ de Rouen devrait réunir samedi à partir de 14h30 devant la Maison d’arrêt la famille et les amis de la victime et « tous les citoyens épris de justice et de liberté ». Organisée à l’initiative du Collectif pour la défense des libertés fondamentales (CDLF) de l’agglomération rouennaise pour qu’Idir « ne soit pas mort pour rien », la marche veut dénoncer les conditions qui ont rendu possible ce drame, notamment « la politique du tout répressif, surpopulation carcérale, conditions de vies des détenus dégradantes ». « Nous affirmons qu’Idir n’aurait jamais du être emprisonné pour sa conduite en état d’ivresse. Nous dénonçons une administration judiciaire qui n’assume pas ses responsabilités », martèle l’un des porte-parole du collectif, Yvon Miossec.
En marge de cette marche du souvenir, Me Etienne Noël (Rouen) a indiqué vendredi qu’il venait de formaliser un recours hiérarchique contre l’administration pénitentiaire dans l’affaire Cocaign. Dans la nuit du 2 au 3 janvier 2007, dans une cellule de la même maison d'arrêt de Rouen, Nicolas Cocaigne, 35 ans, avait asphyxié son co-détenu avant de manger un morceau de son poumon. Des traces de sang comportant l'ADN de sa victime avaient été retrouvées dans son assiette, sur une spatule de cuisine et une paire de ciseau. C'est un surveillant qui à l'ouverture de la porte de la cellule le lendemain matin avait découvert le corps de Thierry Baudry, 31 ans, avec une plaie importante au thorax. « Là encore, intervient Me Noël, il y eu erreur de placement et très certainement erreur de surveillance ».

(ANI)
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MessageSujet: Re: nouveau suicide en prison   Ven 21 Nov - 5:17

Suicide à la prison centrale de val de reuil (27) ce lundi. Un détenu de 50
ans s'est pendu dans sa celule.
Incarcéré depuis un an, il devait purger une peine de 11 ans de prison.


Maison centrale de Saint-Martin-de-Ré : un détenu,
placé au quartier disciplinaire puis à l'isolement en dépit d'une pathologie
psychiatrique, se suicide.


>
La section française de l'OIP informe des faits suivants :
>
> Placé au quartier disciplinaire puis à l'isolement, alors qu'il souffrait
> d'une pathologie psychiatrique lourde et avait déjà tenté de se suicider,
> un jeune homme s'est pendu le 5 novembre à la maison centrale de
> Saint-Martin-de-Ré (Charente- Maritime). Il est décédé le 7 novembre 2008
> au Centre hospitalier de la Rochelle.
>
> M.S., âgé de 26 ans, s'est pendu avec son drap dans une cellule du
> quartier d'isolement le 5 novembre. Évacué dans un état critique au centre
> hospitalier universitaire de La Rochelle, il est décédé deux jours plus
> tard.
>
> Selon des informations confirmées par l'Unité de consultation et de soins
> ambulatoires (UCSA), le jeune homme souffrait d'une pathologie
> psychiatrique lourde, notamment un syndrome délirant avec des bouffées
> d'agressivité, pour laquelle il prenait quotidiennement un traitement. Son
> état avait déjà nécessité des hospitalisations d'office. Selon un
> intervenant, il était fréquemment prostré, faisait l'objet de brimades de
> la part de certains co-détenus et demandait à tout prix à être de nouveau
> hospitaliser.
>
> Malgré cette pathologie, le jeune homme était placé à l'isolement depuis
> presque trois semaines. Auparavant, il avait été placé au quartier
> disciplinaire, le 11 octobre, pour avoir agressé un surveillant à l'arme
> blanche le jour même, sans lui occasionner de blessures. Le médecin
> responsable de l'UCSA et un médecin psychiatre avaient alors jugé que son
> état n'était pas incompatible avec la sanction. Ce n'est qu'au bout de six
> jours, qu'un médecin psychiatre a estimé que la sanction devait être
> levée. Il a alors été placé au quartier d'isolement.
>
> Début octobre, des faits similaires étaient déjà survenus. Muni d'un
> couteau, M.S. avait couru après un surveillant, sans l'atteindre. Il avait
> été placé au quartier disciplinaire où il avait déjà tenté de se suicider.
>
> Contacté le 19 novembre par la coordination régionale Poitou-Charentes de
> l'OIP-SF, la direction de l'établissement n'a pas voulu s'exprimer sur ce
> sujet.
>
> L'OIP rappelle :
>
> - le rapport du Commissaire européen aux droits de l'homme, rendu public
> le 20 novembre 2008, qui souligne « qu’au lieu d’être hospitalisés,
> certains malades relevant de la psychiatrie sont placés en quartier d’isolement, voire en quartier disciplinaire ou encore font l'objet de régimes de
> détention plus stricts, dans le cadre des régimes différenciés. »
>
> - L'arrêt Renolde c/ France du 16 octobre 2008 de la Cour européenne des
> droits de l'homme, qui a jugé que, « à la lumière de l’obligation positive
> de l'État de prendre préventivement des mesures d’ordre pratique pour
> protéger tout individu dont la vie est menacée, on peut s’attendre à ce
> que les autorités, qui sont en présence d’un détenu dont il est avéré qu’il
> souffre de graves problèmes mentaux et présente des risques suicidaires,
> prennent les mesures particulièrement adaptées en vue de s’assurer de la
> compatibilité de cet état avec son maintien en détention» et estimé que
> « le placement en cellule disciplinaire isole le détenu, en le privant de
> visites et de toute activité, ce qui est de nature à aggraver le risque de
> suicide lorsqu’il existe » (CEDH, Renolde c/France, 16 octobre 2008).
>
> - L'article D.398 du code de procédure pénale aux termes duquel « les
> détenus atteints des troubles mentaux [...] ne peuvent être maintenus dans un établissement pénitentiaire ».
>
> - Le rapport du Professeur Terra sur la prévention du suicide des
> personnes détenues, publié en décembre 2003, rappelant que « les détenus dont la crise suicidaire prend le masque de l'agressivité ne peuvent pas être mis au quartier disciplinaire sans risquer d'accélérer la progression
> de leur détresse ».
>
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