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 Immigration, derrière les statistiques, les drames humains

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Chien Guevara
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MessageSujet: Immigration, derrière les statistiques, les drames humains   Ven 27 Juin - 0:26


Immigration, derrière les statistiques, les drames humains
SIGNEZ LA PETITION
Alors que le ministre
de l'Immigration vient de se féliciter de l'augmentation significative
du nombre d'étrangers en situation irrégulière expulsés ces derniers
mois, les « Amoureux au ban public » dénoncent les drames humains et
familiaux qui se cachent derrière cette politique aveugle.
[/size]

Vendredi
20 juin, M. Oufkir, ressortissant marocain, compagnon d'une
ressortissante française et futur parent d'enfant français est en
attente d'une reconduite imminente vers le Maroc.

Le
jeune couple habite Angoulême et était en train de compléter un dossier
de mariage. Mme T. sa compagne est enceinte de 5 mois et sa grossesse
fait l'objet d'une surveillance médicale particulière.
> Les parents ont fait une reconnaissance prénatale de cet enfant à venir.

Pourtant,
sur décision du Préfet, Monsieur Oufkir a été placé au centre de
rétention de Bordeaux. Alors qu'aucun recours n'a permis, ni
l'annulation de la procédure de reconduite, ni l'assignation à
résidence de M. Oufkir à son domicile, il peut maintenant être
reconduit vers le Maroc à tout moment.

Cette
mesure de reconduite paraît totalement inutile puisque M. Oufkir a
vocation à vivre en France avec sa compagne et future épouse. Cette
décision est particulièrement inhumaine tant pour lui que pour Mme T
qui devra affronter seule une grossesse difficile sans pouvoir
bénéficier du soutien et de l'accompagnement du père.

Nous
demandons au Préfet de permettre au plus vite à M. Oufki de quitter le
centre de rétention de Bordeaux pour rejoindre sa compagne à Angoulême
et de rester auprès d'elle, dans le cadre d'une assignation à résidence
en l'attente d'une régularisation.
>
> En signant cette pétition, nous nous associons aux « Amoureux au ban public » pour exprimer notre refus que Adnan soit arraché à la famille qu'il a fondée en France.
>
> Nous n'acceptons pas
qu'on lui interdise le droit de se maintenir auprès de sa femme, dont
la grossesse est difficile, et d'être présent pour la naissance de leur
enfant français.
>
> Nous demandons
l'abrogation immédiate de l'arrêté de reconduite à la frontière
prononcé contre Adnan et la régularisation de sa situation
administrative au nom du droit au respect de la vie familiale.

Urgent!!
>
[b]Ecrivez au Préfet de Charente
pour demander la libération et la régularisation d'Adnan et pour exprimer votre indignation!!!
Pour signer la pétition et envoyer un courrier au préfet
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hirondelle
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MessageSujet: Re: Immigration, derrière les statistiques, les drames humains   Dim 29 Juin - 10:46

le gouvernement donne un côta par département et les prefectures font n'importe quoi ...No
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Clode
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MessageSujet: Re: Immigration, derrière les statistiques, les drames humains   Dim 29 Juin - 11:12

Pétition signée !
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Chien Guevara
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MessageSujet: Re: Immigration, derrière les statistiques, les drames humains   Lun 30 Juin - 1:25

Bon, vu qu'elle s'est inscrite ici, je vous dévoile que cette pétition m'a été initiée par Nawa !!
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MessageSujet: Re: Immigration, derrière les statistiques, les drames humains   Lun 13 Oct - 6:04

Les droits des étrangers ne peuvent
se réduire à un marché

Pétition pour le retrait de la réforme ministérielle
qui modifie les conditions d'intervention de la société civile
dans les centres de rétention administrative

Pour Signer la Pétition

Nous, signataires, à la suite de nombreuses associations, exprimons notre préoccupation concernant le contenu du décret du 22 août 2008 et de l’appel d’offres consécutif qui modifient les conditions d’intervention dans les centres de rétention administrative (CRA) quant à l’aide à l'exercice des droits des étrangers.

La mission telle qu’exercée jusqu’à ce jour par la Cimade auprès des étrangers retenus dans les CRA afin « de les informer et de les aider à exercer leurs droits » sera remise en cause par ces nouvelles dispositions :

> la réforme dénature la mission car l’assistance à l’exercice effectif des droits des personnes retenues est désormais réduite à une seule mission d’information;

> l’émiettement de cette mission contrarie toute observation, analyse et réaction d’ensemble sur la situation prévalant dans les centres de rétention. Il entrainerait, outre une inégalité de traitement, une réduction de la qualité de l'aide apportée aux étrangers;

> l’ouverture de cette mission par voie d’appel d’offres de marchés publics à des opérateurs autres que les associations spécialisées menace l’exercice des droits fondamentaux des personnes retenues;

> l’exigence de neutralité, de discrétion et de confidentialité revient à entraver toute parole publique de témoignage et d’alerte sur certaines situations contraires au respect des droits fondamentaux.

Cette volonté d’entraver l’action de la société civile est d’autant plus inquiétante qu’elle intervient dans le contexte de la politique du chiffre en matière d'expulsion des étrangers et dans le cadre de l'adoption, le 18 juin, par le Parlement européen, de la «directive de la honte».

Nous, signataires, considérons que, telle qu’elle est envisagée, la réforme des conditions d’intervention en rétention n’est pas acceptable.

Nous exigeons du gouvernement qu'il renonce à sa réforme.

Nous demandons au gouvernement d'engager une concertation avec l’ensemble des organisations qui dans notre pays sont attachées au respect des droits des étrangers.

Pour Signer la Pétition
http://ase.emv3.com/I?a=A9X7CkAqYF7ssL2DReHKgbPiyQ
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MessageSujet: Re: Immigration, derrière les statistiques, les drames humains   Lun 13 Oct - 14:55

Un clandestin et l'homme qui lui portait secours se noient


Ils voulaient embarquer pour l'Angleterre. Un migrant d'origine
érythréenne a trouvé la mort, dans la nuit de samedi à dimanche, en se
noyant dans le canal de Saint-Omer
<http://maps.google.fr/maps?f=q&hl=fr&geocode=&q=Saint-Omer&ie=UTF8&ll=50.750359,2.263184&spn=2.373782,4.42749&t=h&z=8&iwloc=addr>
(Pas-de-Calais). Un homme qui tentait de le secourir s'est également noyé.

Avec deux proches, le migrant tentait d'embarquer dans un camion garé à
l'aplomb du canal quand il est tombé à l'eau. Ce sont les cris de ses
comparses qui ont alerté le consommateur d'un bar voisin. L'homme a
plongé pour lui porter secours mais il s'est également noyé.

Sur place, les policiers ont arrêté un clandestin. Le dernier est, en
revanche, parvenu à s'enfuir. Sur réquisition de la police, des
plongeurs ont sondé le canal ce dimanche matin pour s'assurer qu'il n'y
avait pas d'autre victime.
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MessageSujet: Re: Immigration, derrière les statistiques, les drames humains   Lun 13 Oct - 14:59

Mobilisons-nous contre la conférence de vichy et sa politique


Ils sont à Vichy, soyons pirates!
Leur politique s'étend à tout le territoire, nous saurons protester
partout où nous serons.

En l'état de la campagne sur Vichy et de ses forces contestataires, le
Csdasp (Tours, 37) juge inopportun de se rendre tous pour une
"grand-messe" spectaculaire en banlieue de Vichy les 3 et 4 novembre
prochains.
C'est pourquoi nous ne nous y rendrons pas.
Par contre, nous appelons lors de ces deux jours, à ce que les
organisations qui combattent la politique de chasse aux migrants, se
mobilisent à leur manière, aux multiples endroits où l'État "gère" et
réprime les étrangers.
Avant cette date, nous appelons à persévérer dans la propagation de la
campagne, notamment là où les groupes ont un ancrage local.
La répression est omniprésente, notre contestation sera multipolaire.

À Tours, dans le cadre de sa campagne locale contre la conférence de Vichy
le Csdasp37 appelle :
- à une manifestation unitaire et bloquante les 3 et 4 novembre, départs
place J Jaurès à 18h .
- à la participation à la manifestation contre la venue de Sarkozy le 29
octobre, départ 18h devant le palais des Sports
- à se rassembler en soutien à Romain Dunand (militant RESF Jura et de la CNT,
poursuivi pour des propos jugés injurieux. Ce militant constatait que Pétain a
oublié ses chiens) passant en procès, le 22
octobre dès 14h devant le palais de Justice (place J Jaurès)


Les ministres d'Europe concernés se réunissent à Vichy pour poursuivre
l'élaboration de leur politique anti-migrants. Devant cette provocation,
notre mot d'ordre est «à l'abordage»! Il faut dire non et nous mobiliser
contre cette conception du monde qui conduit à faire mourir des milliers
de gens lorsqu'ils tentent de rentrer dans l'espace Schengen et à en
traquer les rescapés.
Mobilisons-nous devant les ministères, les préfectures, les camps de
rétention, les ports et aéroports, les commissariats, les
administrations...
Rendons visible la provocation vichyste et la politique élaborée
Grippons la machine à expulser

Pour dire non à la xénophobie d'État!
Pour la fermeture et la destruction des camps de rétention !
Pour la liberté d'installation et de circulation !
Pour l'ouverture des frontières !
Pour des papiers pour tous et toutes !

Collectif de Soutien aux Demandeurs d'Asile et Sans-Papier 37
csdasp37@no-log.org 06.34.19.64.98
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MessageSujet: Re: Immigration, derrière les statistiques, les drames humains   Lun 13 Oct - 15:27

L'Anafé dénonce des dérives dans le traitement de
l'asile aux frontières
L'Anafé dénonce des dérives dans le traitement de l'asile aux frontières
http://www.ash.tm.fr/front/flash.php?id=13166

Je fais suivre ce courrier de l'Anafe, ils illustre , s'il le fallait les
décisions encore plus restrictive du sommet de Vichy.
Le Csdasp (Tours, 37) le "le Csdasp juge inopportun de se rendre à Vichy,à
un contre sommet
> 'grand-messe' spectaculaire en banlieue de Vichy les 3 et 4 novembre
> prochains. C'est pourquoi nous ne nous y rendrons pas."

Effectivement, pourquoi se déplacer et dénoncer haut et fort ce sommet de
Vichy des 27 ministres de l'Intérieur de l'Europe brune qui vont, entre
autre, "harmoniser" la fin du droit d'asile, et d'autres décisions
communes criminelles pour les migrants.

Alors oser parler de "GRAND -MESSE SPECTACULAIRE A VICHY" la réunion des
ministres de l'Intérieur, carrément étrange.

Le Csdasp 37 écrit:
"Les ministres d'Europe concernés se réunissent à Vichy pour poursuivre
> l'élaboration de leur politique anti-migrants. Devant cette provocation,
> notre mot d'ordre est «à l'abordage»! Il faut dire non et nous mobiliser
> contre cette conception du monde ."


À "l'abordage ", mais de quoi? ?
pendant ce sommet crapuleux de Vichy,ce sera "tous aux abris" plutot,
autant nommer les choses.

"La répression est omniprésente, notre contestation sera multipolaire" ;
c'est quoi une "contestation multipolaire"? Le mouvement social est mort de
sa belle mort , sans multipolarités.

Il est fait mention : "nous mobiliser contre... la "CONCEPTION" du monde!!!
C'est quoi ce mot "conception" ? , c'est conceptuel sans doute
l'harmonisation de l'Europe brune en matière de politique d'immigration et
de répression ,de chantage et main mise sur les pays du sud : là c'est plus
de la conception mais bien l'application de leur politique.

Les camps aux portes de l'Europe , l'externalisation des camps à la charge
des pays pauvres, barrages filtrants, pour l'Europe qui peut ainsi choisir
ses esclaves selon "le marché du jour" .
Les 27 ministres de l'Intérieur signent à Vichy "une harmonisation "de
l'horreur :
plus de réfugiés politiques, traités au même titre que leur politique
utilitariste des migrants , qu'ils crèvent ds leurs pays où nous soutenons
et installons dictatures, guerres et génocides ..

simple "grand- messe" ?

LA FAIM EST LA SEULE ARME DE DOMINATION , c'est de cela dont il s'agit au
sommet de Vichy!

Donc TOURS a décidé... CELA SUFFIT POUR TOUS , ON SUIT....

"circulez , il n'y a rien à voir": "on harmonise" aux nouvelles couleurs de
l'Europe, et on signe.
Dure à avaler la pastille.
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MessageSujet: Re: Immigration, derrière les statistiques, les drames humains   Mar 14 Oct - 17:45

pour info
depuis 11 h 15 , des sans papiers occupent le ministère de l'immigration
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MessageSujet: Re: Immigration, derrière les statistiques, les drames humains   Mar 14 Oct - 19:55

Hortefeux débouté

par CATHERINE COROLLER

Première victoire pour la Cimade, association d'aide aux étrangers. Le
ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale voulait réduire son
pouvoir dans les centres de rétention. Raté.


Et toc pour Brice Hortefeux. Le ministre de l’Immigration voulait faire
taire la Cimade (service oecuménique d’entraide) en la chassant des
centres de rétention administrative (CRA) où elle est la seule
association autorisée à entrer pour assister les étrangers en instance
d’expulsion. Or, le tribunal administratif lui a infligé ce mardi matin
un sacré camouflet.

Selon nos informations, les juges ont suspendu l’appel d’offres lancé
par Hortefeux le 22 août, et qui modifiait les conditions d’intervention
des associations dans les CRA. Lundi, deux avocats, Serge Slama et
Sandra Glay-Caille – cette dernière étant spécialisée en droit des
marchés publics – ont déposé au nom de plusieurs associations (1) un
référé contre cet appel d’offres. «Il est plein d’irrégularités très
techniques en droit des marchés publics», explique Serge Slama.

Principale irrégularité: l’interdiction des groupements d’associations.
Jusque-là, cette tâche d’assistance juridique des étrangers était
confiée à un seul intervenant, la Cimade, sur l’ensemble du territoire.
Afin de briser toute contestation, le ministère de l’Immigration a
décidé que cette mission serait confiée à l’avenir à une multitude
d’intervenants. D’où une division de la France en huit lots, et
l’interdiction, pour deux associations, d’intervenir dans le même centre
de rétention. Problème: «l’appel d’offres l’interdit, alors que la loi
l’autorise», affirme Serge Slama.

Autre irrégularité: la contradiction entre le texte du décret «portant
modification du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit
d’asile en matière de rétention administrative» et celui de l’appel
d’offres consécutif. Le premier prévoit un accompagnement juridique des
étrangers afin de leur permettre un accès effectif au droit, le second
prévoit une simple permanence d’information.

Les associations plaignantes et leurs avocats étaient sûrs de leurs
arguments. Mais il ne s’attendaient pas à une réaction aussi rapide de
la justice. La magistrate a rendu sa décision dès ce mardi matin.
«L’ordonnance constate qu’il y a lieu à suspendre le marché en attendant
le jugement au fond», explique Serge Slama. Ce jugement devrait
intervenir d’ici une dizaine de jours après une audience publique.
L’avocat des associations a bon espoir que la justice lui donne raison.
«On est optimistes, on a des arguments très sérieux», explique-t-il.
Lesquels ? Il ne veut pas en dire plus. «Si le ministère connaissait nos
arguments, il pourrait publier un avis modificatif pour changer les
conditions du marché.»


http://www.liberation.fr/societe/0101124285-hortefeux-deboute
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MessageSujet: Re: Immigration, derrière les statistiques, les drames humains   Mar 14 Oct - 21:30

La SONACOTRA 1956-2006* /. Editions Du
Croquant, Collection TERRA, oct 2008, 352 p.*

Paru le : 10 octobre 2008 - Éditeur : Du Croquant - Reliure : Broché -
Description : 352 pages ( 14 X 20,5 cm) - ISBN : 978-2-9149-6844-7 -
Prix : 22 EUR

*A lire sur TERRA :* le résumé, la table des matières et l'introduction
en texte intégral <http://terra.rezo.net/article831.html> :
http://terra.rezo.net/article831.html


*L'auteur* : *Marc Bernardot* est professeur à l'université du Havre.
Spécialiste de sociologie historique de l'État, des migrations et du
racisme, il a publié Camps d'étrangers aux éditions du Croquant (2008).
Il travaille actuellement sur les transformations postcoloniales de la
souveraineté.

Pour inviter l'auteur à présenter cet ouvrage en conférences publiques,
rencontres en librairie ou autres formes de présentation : Email :
cyberns@wanadoo.fr <mailto:cyberns@wanadoo.fr> - Adresse postale :
U.F.R. Lettres et sciences humaines, Université du Havre, 25, rue
Philippe Lebon, 76086 Le Havre.

.

*PRESENTATION :*

Qui ne connaît les foyers Sonacotra ? Ils sont en effet devenus
emblématiques de l'immigration de travail en France. Mais que sait-on
vraiment de ces foyers présentés comme lieux de toutes les différences ?
Cet ouvrage propose, à partir d'entre-tiens, d'enquêtes de terrains et
d'archives, une sociologie historique de la Société nationale de
construction pour les travailleurs jusqu'à nos jours où la Sonacotra est
devenue Adoma.

Cette société d'économie mixte a été créée par le ministère de
l'Intérieur, soucieux de surveiller les Algériens présents en métropole
durant la guerre d'Algérie. L'entreprise s'est imposée dans les années
1960 comme le laboratoire de l'habitat social, incontournable pour
détruire les bidonvilles et réhabiliter les centres urbains, loger les
ouvriers étrangers de l'industrie, des grands chantiers et des villes
nouvelles. La Sonacotra est ainsi devenue un acteur central de la
politique d'immigration et a développé un modèle de contrôle social
séparé pour les immigrés des anciennes colonies. Implantée
nationalement, elle a construit et géré non seulement des foyers pour
célibataires, mais aussi des cités d'accueil, des centres d'urgence, et
des HLM pour les familles, jusqu'à devenir l'un des premiers opérateurs
de logement en France.

Dans les années 1970 ce modèle paternaliste et raciste va entrer en
crise et être remis en cause par ce qui restera la plus longue
mobilisation politique des étrangers en France au XXe siècle. Depuis les
années 1990, les foyers, stigmatisés par la presse et dans l'opinion,
ont été intégrés dans la politique de lutte contre l'exclusion et
d'accueil des demandeurs d'asile. L'archipel des foyers n'a pourtant pas
disparu et reste un lieu central de la vie des immigrés en France.


*SOMMAIRE*

Première partie
Une gestion séparée des célibataires étrangers

- *La création d'un opérateur immobilier atypique (1956-1965)*

* Croissance des bidonvilles et guerre d'Algérie : aux origines de
la Sonacotral
* Quels foyers pour quels travailleurs ?
* Conclusion : la pacification en métropole par la résorption des
bidonvilles, une opportunité foncière pour la Sonacotra

- *De l'extension des domaines d'intervention à la crise du système des
foyers (1966-1975)*

* Le développement du parc immobilier
* Les crises d'une politique spécifique face à la mobilisation des
usagers
* Conclusion : De la question algérienne à la question immigrée



Deuxième partie
Comment banaliser l'archipel des foyers ?

- *Les gestions des crises et les transformations de la Sonacotra
(1976-1986)*

* Une double gestion d'un problème devenu politique
* La fin de l'âge d'or : politisation, scission, exclusion
* Conclusion : Comment faire face à la fin de l'immigration de travail ?

- *Réhabiliter la Sonacotra ou rénover les foyers ? (1986-1992)*

* Bilan et ruptures dans la politique du logement des immigrés
* Diversification et contestations
* Conclusion : L'impossible rupture avec le foyer

- *Le retour de l'État et les nouveaux axes du développement de la
Sonacotra (1992-2006)*

* La rénovation permanente comme solution d'invisibilisation des
étrangers
* Les permanences rénovées

- *Conclusion : L'archipel des foyers peut-il disparaître ?*

* Un renouvellement profond des logiques
* Une défaite institutionnelle des Affaires sociales

_______________________
LIRE EN LIGNE :
La table des matières et l'introduction en texte intégral :
http://terra.rezo.net/article831.html
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MessageSujet: Re: Immigration, derrière les statistiques, les drames humains   Mar 14 Oct - 21:55

affraid Il y a des sujets que tient très à cœur Bye !
en voici un exemple.
ça va me faire de la lecture pour le week end !
lol!
scratch


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MessageSujet: Re: Immigration, derrière les statistiques, les drames humains   Mer 15 Oct - 19:23

LIBERTÉ POUR LES INCULPÉS DE FEU VINCENNES









Depuis fin 2007, les retenus de Vincennes, comme ceux d’autres centres de rétention, n’ont cessé d’enchaîner luttes, manifestations, grèves de la faim, refus de comptage, départs de feu…Alors que les retenus se battaient pour leur liberté, les politiques, les associatifs et les médias ne parlaient que d’amélioration de leur conditions de rétention.

Le 9 avril 2008, un retenu du centre de rétention disait déjà « Il faut penser la lutte autrement. Les gens et les flics se foutent de la grève de la faim. Ils s’en foutent des sans-papiers. Ils s’en foutent si on crève. Les gens bouffent des lames de rasoir tous les jours, et on n’entend pas parler d’eux. Les petits trucs qu’on fait ne valent pas le coup. Il faut vraiment foutre le bordel pour avoir les moyens de leur mettre une vraie pression. »

Le 21 juin 2008, un retenu tunisien mourrait dans des circonstances toujours pas éclaircies. Le lendemain une marche silencieuse organisée par les retenus était fortement réprimée. Une révolte s’en est suivie, au cours de laquelle le centre de rétention de Vincennes a entièrement brûlé.

Le soir même de la destruction du centre, les retenus sont transférés dans d’autres centres de rétention au quatre coin de la France : Rouen-Oissel, Lille-Lesquin, Nîmes-Courbessac, Palaiseau, Mesnil-Amelot et Paris-dépôt-Cité. Quelques uns seront expulsés, la plupart d’entre eux libérés et débarqués au milieu de nulle part, sans leurs affaires, c’est la solidarité qui a permis à certains de retrouver leur proches.

Vrai manque à gagner pour la machine à expulser, la disparition de 280 places de rétention a eu pour conséquences une très significative diminution des rafles et des expulsions sur Paris. D’ailleurs l’Etat, pour tenir son quotas d’expulsion, s’est d’ores et déjà empressé de reconstruire Vincennes.

Cherchant des boucs émissaires, l’Etat multiplie les arrestations parmi les anciens retenus de vincennes : 2 sont arrêtés le soir même de l’incendie. L’un, placé sous le statut de témoin assisté, l’autre est remis en liberté le lendemain sous contrôle judiciaire. Depuis il a été incarcéré à la suite d’un appel du parquet. S’en suivirent 4 autres arrestations en juillet.
Ce sont donc 5 personnes poursuivies pour « incendie volontaire et incitation à l’émeute » dont 4 sont incarcérées à Fresnes et Fleury. Il y en a peut être d’autres.

La révolte des retenus du centre de rétention de Vincennes n’est pas isolée. Il y en a eu avant, d’autres ont eu lieu cet été au Mesnil-Amelot, à Nantes, en Italie, en Belgique, il y en aura d’autres.

Les retenus de Vincennes ont fait disparaître leur prison. Etre solidaires des inculpés, c’est s’opposer aux politiques d’immigration, leurs idéologies, leurs pratiques !


LIBERTÉ ET ARRÊT DES POURSUITES POUR LES INCULPÉS DE VINCENNES
FERMETURE DES CENTRES DE RÉTENTION
LIBERTÉ DE CIRCULATION ET D’INSTALLATION
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MessageSujet: Re: Immigration, derrière les statistiques, les drames humains   Jeu 16 Oct - 0:03

Ta lecture du W.E se rallonge mon Clode !! lol!
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MessageSujet: Re: Immigration, derrière les statistiques, les drames humains   Jeu 16 Oct - 19:39

Des salariés sans-papiers de Bouygues occupent un chantier parisien

le 16/10/2008 à 09:27


Une vingtaine de salariés sans-papiers du bâtiment, intérimaires ou employés directement par le groupe français de construction Bouygues, occupent depuis jeudi 08H00 un chantier de la rue du Bac à Paris (VIIe), a annoncé la CGT, qui soutient le mouvement.


"On est avec une vingtaine de sans-papiers qui se sont mis en grève sur un chantier géré par Bouygues. Certains sont des intérimaires qui travaillent sur le chantier, et trois sont employés par Bouygues même", a déclaré à l'AFP un responsable CGT, Raymond Chauveau.

"Les salariés ont été exposés au plomb et présentent des signes d'intoxication. Ils veulent aussi savoir où en est leur situation médicale", a précisé M. Chauveau.

"Ils ont été arrêtés du 17 septembre au 2 octobre pour faire des analyses médicales et ils n'ont pas été payés", a-t-il ajouté.

La CGT, qui coordonne depuis avril un mouvement de grève de salariés sans-papiers en Ile-de-France avec l'association Droits Devant, cible depuis la rentrée le secteur de l'intérim et du bâtiment.

Depuis le 15 avril, la CGT affirme avoir obtenu plus de 1.000 régularisations.
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MessageSujet: Re: Immigration, derrière les statistiques, les drames humains   Ven 17 Oct - 18:38

rafle sur un camp de roms actuellement

Au même moment que débute le Sommet citoyen sur les migrations "des
ponts pas des murs" au Palais des Congrès Paris-Est Montreuil, la
police a lancé une rafle sur un camp de roms à Montreuil. Grand
dispositif policier au niveau de la bretelle de l'autoroute A3 (sortie
1 - Montreuil).
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MessageSujet: Re: Immigration, derrière les statistiques, les drames humains   Sam 18 Oct - 0:03

dénoncer, contrôler, réprimer les personnes précarisées (chômeurs, SDF, sans papiers...)


extraits du livre Les surveillants surveillés BIG BROTHER AWARDS qui vient de paraître aux éditions Zones :

"À défaut d’avoir gardé le « meilleur » pour la fin, mais pour finir en beauté, voici venir la préfecture de Haute-Garonne, à l’origine d’un dossier très représentatif. Nous constatons en effet une montée en puissance des appels à la délation, et de la mise en place administrative, froide et méthodique, de réseaux visant explicitement à identifier, cibler et traquer telle ou telle composante de la société. En l’occurrence, et une fois de plus, il s’agit des étrangers. La « direction des libertés publiques » (sic) de ladite préfecture a en effet constitué un réseau de « référents » dans les divers organismes sociaux et administrations (CPAM, URSSAF, CAF, Direction départementale des services fiscaux, Assedic, ANPE, CRAM, DDTEFP, DDASS et ANAEM) du département. Objectif affiché : que soit dénoncée aux services de police toute personne suspectée d’être sans papiers, les référents étant invités à prévenir les policiers dès qu’on leur présente des papiers potentiellement falsifiés. Le grand nombre d’administrations ainsi mises en réseau ne s’explique pas seulement par une volonté d’élargir le filet mais aussi de contourner l’« interdiction de la CNIL » de croiser les fichiers : l’interconnexion des données étant interdite, la préfecture a misé sur l’interconnexion des délateurs…"



http://www.editions-zones.fr/spip.php?page=lyberplayer&id_article=80#chapitre1
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MessageSujet: Re: Immigration, derrière les statistiques, les drames humains   Sam 18 Oct - 0:05

Intensifions nos efforts, contre la réforme Hortefeux!!


En quelques jours, nous avons été plus de 50000 à nous être mobilisés contre la réforme ministérielle du 22 août dernier, qui modifie les conditions d'intervention de la société civile dans les centres de rétention et, de fait, réduit considérablement les droits des migrants.


Pour accentuer le rapport de force avec le ministre de l’Immigration, nous devons être encore plus nombreux à lui exprimer notre désaccord et à lui demander de renoncer à cette réforme et d'engager une concertation avec les associations concernées,


C’est pourquoi nous vous sollicitons aujourd'’hui, pour relayer la pétition dans votre entourage. Beaucoup de vos ami(e)s peuvent encore signer…

Pour appuyer la pétition, regardez et diffusez largement la vidéo réalisée pour cette occasion.


La vidéo : http://www.cetaitpiredemain.org


L'appel : http://www.placeauxdroits.net/petition2/index.php?petition=5
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MessageSujet: Re: Immigration, derrière les statistiques, les drames humains   Dim 19 Oct - 9:00

Une femme s'immole pour empêcher l'expulsion d'un sans-papier

NOUVELOBS.COM | 18.10.2008 | 18:23


Une femme est grièvement blessée, après avoir tenté de s'immoler devant
les portes de la prison du Mans, en signe de protestation contre
l'incarcération et la menace d'expulsion qui pèse sur son compagnon
arménien en situation irrégulière.
Une femme, dont le compagnon d'origine arménienne est menacé
d'expulsion, s'est immolée devant la maison d'arrêt du Mans (Sarthe),
samedi matin 18 octobre vers 08h50, selon une source policière. Elle est
grièvement blessée. Elle avait donné rendez-vous à des journalistes
locaux et, devant eux, s'est inondée d'essence avant de s'enflammer.
Très gravement brûlée, elle été transférée à l'hôpital du Mans, ainsi
que deux journalistes très choqués par la scène. L'un d'eux est
également brûlé à une main. La vie de la victime n'est cependant pas en
danger.

Situation désespérée

L'ami de la jeune femme est emprisonné pour une durée de deux ans à la
maison d'arrêt du Mans. Il a en effet refusé 18 fois de monter à bord
d'un avion le reconduisant en Arménie. Il devait être transféré au CRA
(Centre de Rétention Administrative) de Rennes lundi, avant une
prochaine expulsion. D'après les commentaires d'un des journalistes
présents, elle voulait attirer l'attention de l'opinion sur le sort de
son ami, sans préciser ses réelles intentions. Les journalistes se sont
immédiatement portés au secours de la victime sans toutefois pouvoir
empêcher son geste désespéré. "Elle a sorti la bouteille d'alcool, quand
on s'est approché d'elle, c'était trop tard", a rapporté la même source.


http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/societe/20081018.OBS6551/une_femme_simmole_pour_empecher_lexpulsion_dun_sanspapi.html
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MessageSujet: Re: Immigration, derrière les statistiques, les drames humains   Dim 19 Oct - 9:02

Mobilisons-nous pour que les immigrés présents sur le sol européen bénéficient de toutes les conditions pour s’insérer dignement dans notre société (accès au logement, à l’emploi, à la santé, à l’éducation.) Citoyens d’Europe, luttons pour ne pas nous retrouver, nous aussi, dépossédés de droits fondamentaux, car l’histoire nous apprend que, des crises, émergent des régimes autoritaires ! Tous ensemble battons-nous pour une autre Europe fondée sur les Droits de l’Homme et la démocratie.

Dimanche 2 novembre 2008 : Contre sommet- débats

- 14h30 : Information en ville à VICHY
- 16h30 : Table ronde : Quels droits pour les étrangers ? avec Edgar KIKANGA (avocat), Alain TURRI (médecin) Jo BRIANT (sociologue)
- 18h-20h : apéro-chansons-musique avec Michel SARDON et « Les Gaperons rouges »
- 21h-22h : films et débats

Lundi 3 novembre 2008 Avec la présence de responsables

associatifs et politiques nationaux et régionaux : Catherine GUY-QUINT(PS), Annick COUPE (SUD), Cécile DUFLOT et Noël MAMERE (Les Verts), Anne LECLERC (LCR/NPA), Gilles LEMAIRE (ATTAC), Francis WURTZ (PCF), Florimond GUIMARD(RESF), de la CGT,de la FSU...

- à 18h manifestation à VICHY Rassemblement et point de presse à 17h devant le lycée Albert Londres
- 20h meeting à l’espace CHAMBON à CUSSET

Contacts :

D. Rondepierre daniel.rondepierre pUk cegetel.net

M.Beau beaum3 pUk orange.fr

M.Pasquel Mireille.pasquel pUk wanadoo.fr

J.P Mavel lesmavel pUk infonie.fr

H. Millet helene_millet pUk yahoo.fr

Jean Louis Denfert Jean-louis.denfert pUk orange.fr
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MessageSujet: Re: Immigration, derrière les statistiques, les drames humains   Lun 20 Oct - 4:04

bye a écrit:
Une femme s'immole pour empêcher l'expulsion d'un sans-papier

NOUVELOBS.COM | 18.10.2008 | 18:23


Une femme est grièvement blessée, après avoir tenté de s'immoler devant
les portes de la prison du Mans, en signe de protestation contre
l'incarcération et la menace d'expulsion qui pèse sur son compagnon
arménien en situation irrégulière.
Une femme, dont le compagnon d'origine arménienne est menacé
d'expulsion, s'est immolée devant la maison d'arrêt du Mans (Sarthe),
samedi matin 18 octobre vers 08h50, selon une source policière. Elle est
grièvement blessée. Elle avait donné rendez-vous à des journalistes
locaux et, devant eux, s'est inondée d'essence avant de s'enflammer.
Très gravement brûlée, elle été transférée à l'hôpital du Mans, ainsi
que deux journalistes très choqués par la scène. L'un d'eux est
également brûlé à une main. La vie de la victime n'est cependant pas en
danger.

Situation désespérée

L'ami de la jeune femme est emprisonné pour une durée de deux ans à la
maison d'arrêt du Mans. Il a en effet refusé 18 fois de monter à bord
d'un avion le reconduisant en Arménie. Il devait être transféré au CRA
(Centre de Rétention Administrative) de Rennes lundi, avant une
prochaine expulsion. D'après les commentaires d'un des journalistes
présents, elle voulait attirer l'attention de l'opinion sur le sort de
son ami, sans préciser ses réelles intentions. Les journalistes se sont
immédiatement portés au secours de la victime sans toutefois pouvoir
empêcher son geste désespéré. "Elle a sorti la bouteille d'alcool, quand
on s'est approché d'elle, c'était trop tard", a rapporté la même source.


http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/societe/20081018.OBS6551/une_femme_simmole_pour_empecher_lexpulsion_dun_sanspapi.html

Décès de la compagne d'un sans-papiers qui s'est immolée par le feu

AFP


La femme qui s'est immolée samedi devant la maison d'arrêt du Mans pour protester contre l'expulsion de son compagnon sans-papiers est décédée dimanche matin au centre hospitalier de Tours, a-t-on appris auprès de l'hôpital. Lire la suite l'article
Photos/Vidéos liées
le président du MRAP, Mouloud Aounit, lors d'une manifestation, le 06 juin 2006 à Paris …Plus Agrandir la photo
Articles liés

* Une femme meurt après s'être immolée pour protester contre l'expulsion de son compagnon
* Mort de la compagne du sans-papiers qui s'est immolée par le feu
* Immigration: manifestation à Paris pour demander "des ponts, pas des murs"
* Plus d'articles sur : Immigration

Discussion: Immigration

Josiane Nardi, 60 ans, a été grièvement blessée après s'être immolée devant la maison d'arrêt du Mans (Sarthe) en présence de journalistes pour protester contre l'expulsion de son compagnon sans-papiers menacé d'expulsion vers l'Arménie.

La victime, brûlée au troisième degré sur la quasi-totalité du corps, a été emmenée à l'hôpital du Mans puis transférée dans un état "très grave" à l'unité "grands brûlés" de l'hôpital de Tours, selon la préfecture.

Elle avait donné rendez-vous en début de matinée à des journalistes de la presse locale pour attirer l'attention sur le sort de son compagnon avant de s'asperger le corps d'essence et d'y mettre le feu.

Le président du Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP), Mouloud Aounit, a fait part dimanche de son "effroi" et appelé "à un urgent sursaut des consciences". "Ce geste de désespoir absolu, qui malheureusement en appellera d'autres, est un insoutenable révélateur des ravages de cette brutale, cruelle et inefficace politique du chiffre" en matière d'immigration, a estimé M. Aounit dans un communiqué. "Ce drame doit non seulement nous interpeller mais appeler à un urgent sursaut des consciences devant cette politique de criminalisation de l'immigration", a-t-il ajouté, rendant "coupable et comptable l'ensemble du gouvernement des dégâts de cette politique".

Julien Dray, porte-parole du Parti socialiste, a jugé dimanche que "l'inhumanité commence à se banaliser", après l'immolation samedi d'une femme, devant la maison d'arrêt du Mans où son compagnon immigré sans papiers était incarcéré. "Avec la politique actuellement menée par le gouvernement à ce sujet, les drames n'empêchent pas que d'autres drames se produisent", a écrit M. Dray dans un communiqué reçu dimanche. "L'inhumanité commence à se banaliser et à s'installer comme quelque chose de régulier. Cela suffit : on ne peut plus continuer comme ça", ajoute le député socialiste.

http://fr.news.yahoo.com/2/20081019/tts-deces-de-la-compagne-d-un-sans-papie-c1b2fc3.html
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MessageSujet: Re: Immigration, derrière les statistiques, les drames humains   Lun 20 Oct - 16:50

COMMUNIQUE DE PRESSE

LA POLITIQUE DE SARKOFEUX CONDUIT ENCORE UNE FOIS A LA MORT !
Nous apprenons aujourd'hui avec tristesse et colère la mort de Josiane Nardi,
âgée de 60 ans, à l'hôpital de Tours où elle avait été transférée. Elle s'était
immolée hier devant la prison du Mans. Pourquoi ce geste de détresse ? Son
compagnon, Henrik Orujiyan, 31 ans, y était enfermé avant d'être transféré au
camp de rétention de Rennes en vue de son expulsion en Arménie. Cet homme a déjà
refusé au moins 6 fois d'être expulsé en s'opposant à son embarquement de force
dans des avions. A la suite de cet évènement dramatique, Monsieur Orujiyan a pu
sortir du camp de rétention de Rennes. La préfecture de la Sarthe demande que
les associations soutenant les sans papiers lui trouvent une résidence !
La politique répressive et xénophobe du gouvernement Sarkofeux a encore poussé
un être humain à la mort. Malheureusement, ce n'est pas la première fois que des
personnes sont victimes de cette politique. Il y a quelques temps, c'est une
femme de nationalité chinoise qui se jetait pas une fenêtre lorsque les
policiers étaient venus l'arrêter. D'autres ont perdu la vie ou risqué de la
perdre dans des conditions similaires. C'est aussi des milliers de personnes qui
mettent leur vie en jeu tous les jours pour tenter de rentrer dans l'Europe
forteresse. Le détroit de Gibraltar est un immense cimetière. Il faut en finir !
On ne peut plus accepter que des êtres humains mettent leur vie en danger ou
portent atteinte à celle-ci uniquement parce qu'ils n'ont pas de papiers.
L'Europe est capable, en un week end, de trouver 1500 milliards d'Euros pour
renflouer le système bancaire et elle ne serait pas capable d'accueillir
dignement des êtres humains qui ont envie de vivre en son sein !
NOUS DEMANDONS LA FERMETURE ET LA DESTRUCTION DES CAMPS DE RETENTION
REGULARISATION DE TOUS LES SANS PAPIERS
LIBERTE DE CIRCULATION ET D'INSTALLATION
Tours, le 19/10/08
Collectif de Soutien aux Demandeurs d'Asile et aux Sans Papiers
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MessageSujet: Re: Immigration, derrière les statistiques, les drames humains   Lun 20 Oct - 21:45

Le Beurre et l’Argent du Beurre N°1

lundi 20 octobre 2008 par collectif rto

PRECAIRES EN SOUS FRANCE

- Un homme « en situation irrégulière », la bouche scotchée sur un siège
d’avion. Quinze ans en France, des années de boulot au black, et puis le
refus de régularisation, l’arrestation et l’expulsion
- Un ouvrier bien de chez nous, trente ans de boite avant d’être viré,
effondré devant un courrier de l’anpe : radiation de deux mois, motif
refus d’une offre d’emploi valable, en l’occurrence un CDD de trois mois.
- Un jeune qui sue à porter des parpaings sur un chantier. Il n’est pas
en train de mériter sa première paye, il ne pourra ni quitter le
domicile familial, ni même payer son permis. Il est en Civis, la mission
locale lui paye quelques centaines d’euros par mois pour un taf à temps
plein, mais il s’agit d’une formation et dans l’histoire, c’est
l’employeur qui est payé à coups de subvention pour faire bosser le jeune.

« Les prolétaires n’ont pas de patrie, les prolétaires n’ont pas de pays
», chantait-on autrefois en manif. Slogan toujours d’actualité pour peu
qu’on y ajoute « ils n’ont qu’un bassin d’emploi ».

- Le bassin d’emploi, c’est l’unité de lieu et de temps à partir de
laquelle le Préfet élabore la liste des métiers qui ouvriront droit à un
titre de séjour. Le vôtre n’y figure pas ou plus, alors c’est la
clandestinité, l’exploitation dans les bassins d’emploi clandestins,
l’expulsion et possiblement la mort.
- Le bassin d’emploi recèle un certain nombre d’offres d’emploi
valables. Elles ne sont pas valables parce que le boulot est intéressant
ou bien payé mais tout simplement parce qu’elles existent. Et elles
existent telles quelles parce que les employeurs en ont décidé ainsi. A
chaque précaire de s’« employabiliser », ou de se faire radier.
- Les bassins d’emploi sont des eaux troubles et changeantes. Il faut
apprendre et réapprendre à nager, et se jeter et se rejeter à l’eau pour
pas un rond. Ca s’appelle la formation tout au long de la vie, et le bon
sens des employeurs leur fait bien évidemment préférer la formation sur
le tas, c’est à dire du travail gratuit.

Le bassin d’emploi est la réalité hostile où se débattent des millions
de personnes, LA réalité qui se cache derrière l’écran de fumée de
l’identité nationale.

En Chine, le concept juridique de bassin existe depuis Mao et a toujours
été reconduit depuis : chaque prolétaire est lié à son lieu de
naissance, ne peut franchir les limites de sa zone de résidence à moins
d’en avoir l’autorisation. Sans le précieux passeport interne, aucun
moyen d’avoir un emploi légal, et encore moins un logement ou les
maigres droits sociaux qui peuvent exister. En réalité des millions de
chinois vivent en dehors de leur zone de résidence, sans papiers de
l’intérieur, à la merci d’une économie parallèle sans laquelle
l’officielle ne pourrait pas réaliser les profits du « miracle
économique ». Les critères d’attribution des fameux passeports internes
sont adaptés aux besoins des employeurs : a-t-on besoin de main d’oeuvre
dans tel ou tel secteur, on délivre des titres de séjours temporaires,
liés à la durée du contrat de travail.

Toutes mesures gardées, le système du bassin d’emploi et son corollaire
la décentralisation est une application hexagonale du système de
contrôle de la population et de gestion de la main d’œuvre du modèle
chinois. Il n’y a certes pas de « passeport interne » en France : mais
les droits de tout précaire sont désormais conditionnés à sa résidence.
Avec le RSA modulable par département et même par commune, le même
précaire n’aura ni le même calcul de complément de salaire ni les mêmes
droits connexes, ni le même contrat d’insertion unique, nouveau nom des
contrats dérogatoires au Code du Travail, ex-contrats aidés. De même la
définition de l’offre d’emploi valable sera définie bassin d’emploi par
d’emploi et la radiation encourue en cas de refus aussi.

Pas de hasard derrière la guerre que se mènent entre eux les
collectivités territoriales pour se refiler leurs pauvres : il est de
plus en plus difficile pour ceux qui n’ont pas de logement fixe d’être
reconnus comme habitants d’une ville ou d’un département et de
bénéficier des droits qui sont liés au critère de résidence stable.
Résidents des foyers, des hôtels, hébergés chez des particuliers, SDF
sont de plus en plus écartés de tout accès à leurs droits « locaux ».

Le saisonnier qui passe parfois plusieurs mois à des centaines de
kilomètres de chez lui a peu de chances d’obtenir une aide financière
pour financer son hébergement pendant la durée de son contrat. De plus
en plus nombreux sont les exclus de la CMU parce qu’ils ne parviennent
pas à cumuler trois mois de résidence stable dans un département,
notamment en Ile de France.

Comment ne pas faire le lien entre ce mode de gestion des pauvres «
natifs » et celui qui est appliqué aux « étrangers », dont le titre de
séjour et sa durée sont désormais limités à celle du contrat de travail
? Eventuellement autorisés à se faire exploiter en toute légalité, mais
interdits de droits sociaux.

La division entre sans papiers et avec papiers n’a donc que peu de sens
au regard de la législation existante et des projets en cours. En
réalité, chacun d’entre nous bute à sa manière sur des frontières plus
ou moins visibles pour accéder à l’ensemble de ses droits fondamentaux
dont l’existence est sans cesse conditionnée au droit au séjour et à la
durée de celui-ci.

Les précaires attirés par les mirages de l’identité nationale, enclins à
répéter qu’« on ne peut pas accueillir toute la misère du monde »
feraient bien de prêter l’oreille aux déclarations politiciennes des uns
et des autres : quand les maires utilisent la loi SRU pour détruire des
logements au prétexte qu’ils « remplissent le quota », quand les
Conseils Généraux contraignent les Rmistes à aller faire des travaux
agricoles ou à participer à un chantier à plusieurs centaines de
kilomètres de chez eux, « toute la misère du monde », c’est bien nous et
pas seulement l’« étranger ».

Et le « salarié bien français » risque d’avoir la mauvaise surprise
d’être traité comme l’indésirable « qui vient manger notre pain » le
jour où après un licenciement on l’enverra bosser à moindre coût pour sa
réinsertion dans une région demandeuse de main d’oeuvre sous l’oeil
indigné des locaux.

La lutte des sans papiers, le combat pour la libre circulation nous
concerne tous. Non seulement parce que les expulsions, l’emprisonnement,
la traque massive qui ont lieu en France sont de la responsabilité de
tous ceux qui ne s’y opposent pas. Mais aussi par intérêt bien compris,
parce qu’il serait grand temps que l’ensemble des précaires suivent cet
exemple de lutte, s’ils ne veulent pas voir leur vie sombrer corps et
âme dans le bassin d’emploi.
QUAND LES PROFITEURS NE SONT PAS CEUX QU’ON CROIT : L’assurance maladie,
les sans papiers et les autres…

Un sans-papiers qu’on ne peut pas expulser, c’est comme un chômeur qu’on
ne parvient pas à forcer à accepter le premier CDD venu : à un moment,
l’administration en vient à la sanction financière. Radiation ANPE
assortie de suspension d’allocation Assedic, contrôles et trop perçus
CAF, on fait d’une pierre deux coups : des économies sur les allocations
versées, et une bonne action en remettant dans le droit chemin de
malheureux précaires qui ne connaissent pas la dignité de se faire
traiter comme un moins que rien par son employeur.

Les caisses d’assurance maladie de la Sécurité Sociale [car si on veut
être précis, la CAF en constitue la branche « Famille » ; mais l’Assedic
n’est pas la branche « chômage » car nos chers fondateurs de la Sécurité
Sociale, tout à l’euphorie de la reconstruction et à la promulgation
dans la Constitution du Droit au Travail, n’avait rien prévu pour ceux
qui n’avaient pas de boulot…] ne sont pas à la traîne. Mieux, elles sont
même à la pointe d’une tendance en pleine expansion : le droit de
cotiser sans contrepartie.

Le 11 septembre 2008, la caisse primaire d’assurance-maladie (CPAM) de
Paris assignait en correctionnelle un sans-papiers pour l’avoir « par
des manœuvres frauduleuses [une fausse carte de séjour] trompée », et
demandait le remboursement des prestations versées, soit 475,92€.
Travaillant avec une fausse carte de résident dans l’intérim depuis son
arrivée en France en 2001, Abdul a donc versé des cotisations sociales
(chômage, retraite, …). Mais il n’a droit à rien d’autre que des séjours
gratuits en centre de rétention lors de tentatives de reconduite à la
frontière qui ont toujours échoué, et la sécu, probablement informée par
les services de police lui réclame la restitution des remboursements de
soins dont il a pu bénéficier.

Ceux qui voudraient s’en désintéresser ou trouver que c’est bien fait
tendent le bâton pour se faire battre, celui qui fait de plus en plus de
médicaments ou de soins sont peu ou plus du tout remboursés, mais aussi
celui qui fait qu’il devient de plus en plus difficile de percevoir des
allocations chômage (nombre d’heures de travail dans une période donnée,
refus en cas de démission ou de refus de renouvellement de CDD dans la
fonction publique…), que les allocations logement ou les pensions de
retraite sont à peine revalorisées quand loyers, charges et dépenses
courantes explosent…

Celui-là, on ne nous l’enlèvera pas et tous les précaires le partagent :
le droit à rien !

L’idée de réduire la contrepartie liée aux cotisations sociales n’est
pas nouvelle.

Et les sans-papiers sont loin d’être les seuls à cotiser sans rien
toucher en retour (pour les employeurs, c’est l’inverse : exonération de
cotisations et aides diverses à l’embauche ou à la formation en
pagaille) Une grande partie des salariés rémunérés en chèque emploi
service universel (CESU) ont de multiples employeurs à temps partiel,
sans contrat de travail. Comment déposer une demande d’allocation
chômage quand il n’y a pas de fin de contrat clair et que la plupart des
particuliers ne remplissent pas d’attestation Assedic ? Comment se faire
indemniser par l’assurance maladie en cas d’arrêt de travail, quand il
faut produire les attestations de salaire des 3 derniers mois mais que
celles-ci arrivent au fur et à mesure que l’URSSAF de Saint Etienne
traite les documents renvoyés souvent en retard par les employeurs ?

Il était prévu au départ que pour certains contrats aidés du plan
Borloo, le CI-RMA et le contrat d’avenir, les cotisations ne
concerneraient que la part du salaire réellement versée par l’employeur
(puisque celui-ci touche l’allocation que percevait auparavant son
nouveau salarié). Un Rmiste qui percevait 380 euros se retrouvait avec
un salaire de 800 euros en contrat d’avenir à temps partiel. Son patron
touchait 450 euros (montant du RMI réservé aux SDF), et n’aurait dû
verser de cotisations que sur 350 euros. Imaginez combien de temps il
faut travailler pour valider un trimestre pour la retraite !!

Le RSA, revenu de solidarité active prôné par Martin Hirsch, est, d’une
autre manière, dans cette logique. Partant du constat, certes fort
juste, que travailler de nos jours ne sort pas de la pauvreté, le RSA
fait miroiter l’illusion d’un complément financier. Mais outre que le
versement du RSA reste moins intéressant que les dispositifs
d’intéressement actuels et supprimera d’autres prestations, le RSA
revient à occulter la responsabilité des entreprises quant au niveau des
salaires, aux conditions de travail et au déficit des caisses de
sécurité sociale (vu les milliards d’euros d’exonération), voire à
continuer à les subventionner (aide à l’employeur dans le cadre du «
contrat unique d’insertion », notamment).

La partie du RSA dépassant, le cas échéant le montant du RMI ou de l’API
sera soumis à la CRDS (contribution au remboursement de la dette
sociale). Par contre, seul le salaire versé par l’employeur ouvrira des
droits au chômage ou à la retraite.

Assurance maladie : même si t’as cotisé, vaut mieux pour ton
porte-monnaie rester en bonne santé

D’ailleurs, même en ayant cotisé toute sa vie à temps plein, vu le
niveau de remboursement (ou de déremboursement, au point où on en est),
des pans entiers de la population, par exemple les retraités modestes,
mais aussi les personnes souffrant de pathologies chroniques, se
retrouvent à payer les médicaments ou les soins nécessaires au détriment
du reste, les mutuelles privées étant inabordables pour la majorité des
gens.

Des médicaments qualifiés de confort, comme les véinotoniques pour les
problèmes circulatoires, ou de simples collutoires pour les maux de
gorge, ne sont plus remboursés. Comme par hasard, ces médicaments sont
utilisés par des millions de personnes… Dans un pays qui avait un
système de santé qui faisait rêver bien d’autres pays riches, on se
dirige tranquillement vers le système américain : dans un état
américain, un homme s’est vu refuser par sa mutuelle privée la prise en
charge d’une maladie grave parce que les chances de survie étaient trop
basses. Mais dans ce cas l’Etat lui garantit...le droit à l’euthanasie.

En ce qui concerne le sans papiers trainé en justice, La CPAM de Paris a
quand même bon cœur, et rappelle que ce sans-papiers pouvait très bien
demander l’Aide Médicale d’Etat (AME). Quand la Couverture Maladie
Universelle a été créée, pour ceux qui ne bénéficiaient d’aucune
couverture santé (que l’on a en général parce qu’on travaille, qu’on est
au chômage depuis pas trop longtemps ou en tant qu’ayant-droit d’une
autre personne, conjoint, parents…), elle n’était pas si universelle que
ça. Les personnes en situation irrégulière, ainsi que ceux ne pouvant
prouver 3 mois de résidence stable et continue (donc les SDF) en étaient
dès l’origine exclues. Pour ces personnes-là, les plus précaires, on a
créé l’AME. C’est avec l’AME qu’on teste la prise en compte des « aides
en nature » (hébergement à titre gratuit, aide alimentaire) dans la
prise en compte des ressources. Système que l’on retrouve aujourd’hui
dans le décret sur le contrôle du train de vie des allocataires de
minima sociaux, et qui sera également en place pour le calcul des
ressources dans le cadre du RSA…
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MessageSujet: Re: Immigration, derrière les statistiques, les drames humains   Lun 20 Oct - 21:47

Le beurre et l'argent du beurre n° 1 ( suite )

A l’origine, la CMU était accordée dès la demande (affiliation
immédiate), et permettait de se soigner sans attendre l’examen du
dossier. Cette possibilité ayant été supprimée, les précaires les plus
en galère, même en situation régulière, sont orientés vers l’AME. Cette
prestation n’est donc pas réservée aux seuls sans-papiers, comme
beaucoup cherchent à le faire croire, et sa disparition laisserait des
centaines de milliers de personnes sans aucune prise en charge médicale,
ce qui est connu pour coûter à la finale bien plus cher…
C’est la situation qui profite des sans papiers Entretien avec un
gréviste de Man BTP, fin septembre 2007

Si les luttes d’étrangers en situation irrégulière sont à peu près aussi
vieilles que l’instauration des cartes de séjour (dans les années 1970),
elles étaient devenues particulièrement arides suite aux nombreux
durcissements des lois. Elles ont repris de la vigueur avec des séries
de grèves et d’occupation des lieux où travaillent les sans-papiers en
lutte. Et si les régularisations restent précaires et ne règlent pas
tous les problèmes, en particulier d’accès aux droits sociaux (mais même
une carte d’identité française ne le garantit pas), ces luttes posent
aussi pour certaines la question des augmentations de salaire ou de
meilleures conditions de travail.

Ça fait combien de temps que cette lutte a commencé ?

On a commencé depuis le 3 juillet. On est 88 personnes devant Man BTP,
c’est l’agence d’intérim qui se trouve 5 rue Saint Vincent de Paul,
Paris 10ème, à côté de la gare du nord.

Vous luttez pour quoi exactement ?

La cause est simple, nous sommes des travailleurs d’abord. Après comme
ils disent, des travailleurs sans papiers. C’est des gens qui sont là,
dans l’intérim depuis des années, 5, 10 ans, qui travaillent comme
intérimaires dans le bâtiment, les travaux publics. Aujourd’hui nous
sommes là pour demander notre régularisation. On a vu depuis le 15
avril, avec la CGT, beaucoup de travailleurs sans papiers dans la
restauration qui ont occupé leur lieu de travail. Ça a abouti à leur
régularisation. On a vu ça. On s’est organisés avec l’union syndicale
Solidaires pour occuper Man BTP.

Comment vous avez pris cette décision ?

Tout d’abord, c’est passé par le bouche à oreilles « je te connais, on a
déjà travaillé sur des chantiers », même si on ne se disait pas
clairement qu’on n’avait pas de papiers. « Moi j’en n’ai pas, toi t’en
as pas, je veux qu’on fasse quelque chose ». On a trouvé quelques
personnes, on a vu que ça pouvait marcher. On a essayé de prendre
contact avec la CGT. A la CGT à cette époque, ils ne voulaient pas qu’on
s’engage, ils disaient « attendez, attendez ». On attend un moment, on
voit que la CGT n’a pas vraiment envie de continuer à faire la grève. On
a cherché, l’union syndicale Solidaires eux sont prêts à nous aider. On
est allés les voir, on a fait des réunions avec eux. A la première
réunion on était à peu près 10 personnes, on a continué à faire des
réunions.

Et vous avez commencé par occuper l’agence d’intérim qui est votre
employeur ?

Nous ne connaissions que l’intérim, c’est là que nous avions tous nos
papiers administratifs, que ce soit les fiches de paie, le contrat de
travail. Le salaire, on va le chercher là-bas mais d’un côté on est des
isolés. C’est le seul lieu physique où on se retrouve, sinon il y en a
un tout seul sur un chantier, deux par là, trois par là… L’intérim,
c’est l’intermédiaire entre nous et le donneur d’ordres. Je ne peux pas
occuper mon chantier si je suis tout seul. Comment ça s’est passé avec
le patron de Man BTP ?

J’avoue qu’au départ c’était pas facile. Man BTP au début nous a dit,
c’est pas nous qui pouvons vous régulariser, c’est la préfecture. On
leur a expliqué, oui, c’est pas vous qui nous régularisez, mais le
gouvernement lui, peut. On leur a montré beaucoup d’exemples de
travailleurs sans papiers qui ont fait la grève dans leur boîte et ça a
abouti à leur régularisation. Le patron de Man BTP a dit que ce n’est
pas pareil, c’est l’intérim, ça marche pas. On a mis beaucoup de temps à
le convaincre, au moins un mois, et pendant ce temps-là le patron
continuait à payer. Depuis le jour où on a commencé à occuper, comme
nous on ne voulait pas quitter les locaux, il a engagé des agents de
sécurité, 500 euros par jour. Au bout d’un moment il était fatigué de
faire ça, il a dit, ce que vous voulez je vais le faire, mais vous
laissez mon agence, que je puisse fermer la nuit. Le patron s’est engagé
à remplir le cerfa [1] pour les 88 personnes, pour demander leur
régularisation à la préfecture. Le patron a fait ce qu’il avait à faire,
maintenant le combat est avec la préfecture. Vous avez déposé les
dossiers à la Préfecture de Paris ?

C’est ça le problème. Ça fait bientôt trois mois, on n’a toujours pas eu
de rendez-vous pour déposer les dossiers, la préfecture refuse
catégoriquement. On a essayé de les appeler, le patron a essayé de les
appeler, a envoyé des emails, a envoyé des fax, rien, ils ne répondent
rien du tout. Nous on a dit que s’ils ne répondaient pas, il fallait
qu’il se rende sur place pour obtenir un rendez-vous, donc il est allé à
la préfecture avec les dossiers sous le bras. A la préfecture on lui a
répondu qu’il ne faut pas venir comme ça, qu’il faut prendre un
rendez-vous, mais ils lui ont finalement donné le numéro d’un
responsable, qui lui a donné rendez-vous mi-septembre, mais en lui
disant de venir sans les dossiers. Au rendez-vous, la préfecture a
essayé de poser des critères très durs.

Quels sont ces critères exigés par la Préfecture, pour simplement
déposer le dossier ?

La Préfecture exige que le patron demande la régularisation de ses
salariés, seulement s’ils ont 5 ans de présence ininterrompue en France.
Il faut préciser, comme nous sommes intérimaires, il faut qu’on ait un
an d’ancienneté dans une entreprise, et que cette entreprise s’engage à
donner encore un an de contrat. Donc on demande deux ans de contrat à
des sans papiers qui travaillent en intérim. Ça c’est très difficile
pour nous. Un intérimaire peut travailler un mois par là, deux mois,
trois mois, on fait le tour des chantiers, le tour des entreprises. A la
fin de l’année, on trouvera qu’on a plus travaillé que les embauchés,
les gens qui sont en CDI. Et maintenant ils disent qu’ils ne veulent pas
régulariser, qu’il faut un an sur un seul chantier. C’est rare de
trouver un chantier qui dure un an. Notre patron a répondu que ça
n’était pas possible, que les chantiers durent 7-8 mois au maximum. Donc
un an dans une entreprise, c’est plus possible. Avant, il y avait des
gens qui travaillaient avec un patron depuis 5 ans, 6 ans. Mais en
juillet 2007, la préfecture a imposé une loi, pour les patrons d’agence
d’intérim [2] : il ne faut pas embaucher quelqu’un sans envoyer son
dossier à la préfecture. Il y avait beaucoup de gens qui travaillaient
avec de faux papiers, on les a arrêtés. De juillet 2007 à aujourd’hui,
on n’a pas de moyens de prouver qu’on travaillait pour un employeur
[avec une fausse carte de séjour à son vrai nom]

Vous avez des contacts avec d’autres ?

On a des collègues en lutte à côté, Bd Magenta, Perfect interim, la même
situation que nous, sauf qu’eux ont réussi à déposer leur dossier, mais
la Préfecture a renvoyé leur dossier en disant que ce sont des
intérimaires, qu’ils ne veulent pas les regarder.

Petite parenthèse, il y a eu hier l’occupation d’un restaurant, la Tour
d’Argent, eux ce sont des travailleurs sans papiers comme nous, ils ont
fait la grève hier, j’ai entendu aujourd’hui à la radio que leurs
dossiers sont déjà à la Préfecture, donc on ne comprend pas. On ne sait
pas où se trouve l’égalité des droits.

Comment ça se passe quand on n’a pas de travail, on qu’on est malade ?
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MessageSujet: Re: Immigration, derrière les statistiques, les drames humains   Lun 20 Oct - 21:48

Le beurre et l'argent du beurre n° 1 ( suite et fin )

Quand on est sans papiers, on ne pense même pas à ça, que ce soit avec
l’intérim ou pas. Quand t’es sans papiers, t’as intérêt à continuer à
travailler. Si tu travailles tu seras payé, si tu travailles pas tu ne
seras pas payé. Tu n’oses même pas demander un sou à l’Etat, quand bien
même tu cotises, tu payes des impôts, tu cotises à la sécurité sociale,
tu cotises à la retraite… Si tu as un accident du travail… eh bien si tu
as l’aide médicale d’Etat, tant mieux, mais c’est pas tout le monde qui
a ça, sinon il faut prendre l’argent dans ta poche pour te soigner. Tu
ne peux pas aller demander à la sécurité sociale de te rembourser. Quand
tu vas là-bas, la première chose qu’on te demande, c’est la pièce
d’identité, ou la carte de séjour. Nous on est sans papiers, donc on
sera considérés là-bas comme des criminels. Donc un sans papiers a
intérêt à fermer sa gueule et à travailler.

Donc c’est aussi pour accéder à ces droits-là que vous vous battez ?

Oui, c’est pour ça que nous interpellons tout le monde, les patrons, le
gouvernement. Un pays comme la France, qui est considéré comme un pays
donneur de leçons, où il y a des gens qui sont exploités comme ça, sans
droits, qui sont considérés aussi avec une mauvaise image. On dit que
les sans-papiers sont des profiteurs de la situation, or qu’au
contraire, c’est la situation qui profite des sans papiers. Trop c’est
trop, on veut récupérer nos droits, nos années de cotisation. Dans ceux
qui profitent des sans-papiers, il y a aussi les grosses entreprises du
bâtiment… On a essayé de contacter les donneurs d’ordre, vu que la
Préfecture nous a dit que les dossiers intérimaires ça ne passait pas.
Bouygues, Batech, Vinci. On a fait une manif à la Défense, au CNIT, on
s’est invité aux résultats semestriels de Bouygues, à leur siège, chez
Eiffage, c’était devant un restaurant aux Champs Elysées… Tous ceux-là,
ont dit « Oui, d’accord, vous êtes sans papiers, vous travaillez sur nos
chantiers, si on peut faire quelque chose, on le fera, on va se voir »,
mais jusque là, il n’y a que des paroles, on n’a pas eu de réponse
concrète. Dans la restauration, le nettoyage, s’il y a eu des
régularisations, c’est que les patrons ont soutenu publiquement leurs
salariés. Le bâtiment fait travailler les sans papiers encore plus que
la restauration. Pourquoi vous employeurs vous ne faites rien ? On sait
que Vinci, c’est un grand groupe, ils sont allés au Ministère de
l’immigration, mais on attend.

On est déterminés, on ne lâchera pas le morceau.
ASSEDIC : des contrôles aléatoires qui ciblent surtout les étrangers

Dans la confection, comme dans le bâtiment, ce n’est un secret pour
personne, les employeurs respectent d’autant moins le Code du travail
qu’ils ont affaire à des salariés souvent précaires, et fragilisée par
leur statut d’étrangers. Deux secteurs où règnent les joies de la petite
entreprise, en réalité de la sous traitance généralisée : la plupart des
PME produisent en fait pour des grosses boites, toujours les mêmes, mais
en cas de problème avec l’Inspection du Travail, l’URSSAF ou les impôts,
facile de dissoudre une entreprise pour en recréer une autre et échapper
à toute poursuite. A l’impossibilité matérielle de traîner les patrons
aux prud’hommes, puisqu’ils se sont évaporés, s’ajoute depuis quelques
années pour les salariés, l’impossibilité de percevoir des allocations
chômage du fait des négligences de l’employeur, voire le risque d’être
poursuivi pour fraude !

Le contrôle aléatoire, coupable avant même d’être jugé

L’ASSEDIC appelle « contrôle aléatoire » une forme de suspension ou de
refus de versement des indemnités dues. Concrètement, l’allocataire
n’est quasiment jamais prévenu du déclenchement de cette procédure et de
ses implications. Dans l’immense majorité des cas, la personne reçoit
simplement une liste de documents complémentaires à fournir, avant ou
pendant l’indemnisation. Le contrôle intervient souvent sur signalement
de l’Urssaf ou des Impôts concernant l’entreprise. Dans certains cas la
personne est également convoquée et interrogée minutieusement sur le
travail effectué.

Souvent les documents demandés ne sont pas évidents à obtenir : dans ces
secteurs, les salariés ont déjà du mal à obtenir les simples feuilles
jaunes obligatoires pour l’indemnisation, les fiches de paye sont
fréquemment bourrées d’erreurs. Les patrons payent rarement en une seule
fois et encore moins à dates fixes, et pas toujours en chèque et encore
moins par virement.

Et si le licenciement a finalement eu lieu, c’est dans l’immense
majorité des cas parce que la boite a disparu : impossible donc
d’obtenir de nouvelles pièces.

Pendant tout le temps du contrôle, l’indemnisation est suspendue. Et
même lorsque le dossier est complet, la procédure prend souvent de longs
mois.

Pas d’allocation chômage, mais pas de revenu minimum non plus.

Pendant toute la durée de la procédure, l’ex-salarié ne peut prétendre
au RMI ou à un autre minima social : en effet, il lui faudrait avoir une
attestation de non droits ASSEDIC, or celle-ci n’est délivrée qu’en cas
de refus d’indemnisation, pas durant le contrôle

Quand les salariés payent doublement l’exploitation patronale

La procédure intervient souvent alors que l’indemnisation a déjà débuté,
voire des années après que celle-ci ait eu lieu. Dans ce cas et si
l’ASSEDIC décide que la « fraude est avérée », c’est-à-dire si le patron
n’a pas correctement déclaré le nombre de salariés ou les salaires
versés, non seulement, l’indemnisation est interrompue, mais une
procédure de recouvrement du trop perçu est engagée, parfois doublée
d’une plainte au pénal.

Double peine pour les travailleurs immigrés

L’ASSEDIC ose parler de contrôles aléatoires, en réalité il s’agit
évidemment de s’attaquer aux salariés les plus fragiles. L’ASSEDIC
connaît bien les conditions de travail des immigrés et le chantage
actuel à l’emploi : depuis l’année dernière, la Préfecture reçoit en
direct les inscriptions au chômage des travailleurs immigrés et le
renouvellement des cartes de séjour est bien souvent conditionné à
l’emploi. Avec ou sans papiers, le travailleur est donc livré pieds et
poings liés aux employeurs de ces secteurs. Contacter un syndicat, aller
aux prud’hommes, ou tout simplement réclamer son dû, c’est s’exposer à
figurer sur les listes noires des patrons et à ne plus jamais trouver de
boulot. Et donc éventuellement à perdre son titre de séjour. Dans la
confection comme dans le bâtiment, le patronat dispose donc d’une main
d’œuvre privée de tout revenu de substitution qui puisse lui permettre
d’exiger de meilleures conditions d’embauche, avec la bénédiction de
l’ASSEDIC.

Jusqu’ici les salariés avec carte d’identité française rechignent à
bosser dans ces secteurs. Mais demain avec l’obligation d’accepter
n’importe quel emploi « valable », ils n’auront plus le choix.

Résister ensemble pied à pied Résister, c’est d’abord imposer ensemble
l’accès des salariés à l’ensemble de la procédure, et le droit à être
entendu par le service contentieux de l’ASSEDIC qui traite de ces
questions. Impossible de se défendre quand on ignore pourquoi on est
attaqué. C’est par des occupations collectives que nous avons obtenu ce
droit pour de nombreux salariés.

Mais c’est aussi se battre contre des règles de toute façon injustes et
préjudiciables au salarié.

Notre collectif vient de remporter une victoire importante pour une
salariée dont le cas n’est pas isolée : suite à des différences de
quelques dizaines d’euros entre les sommes figurant sur sa fiche de paye
et sur les chèques du patron, l’ASSEDIC réclamait à cette retraitée le
remboursement des indemnités versées pendant plus d’un an.

Avec ou sans papiers, avec ou sans emploi La solidarité est l’arme des
précaires

Venez nous rencontrer, vous informer, rencontrer d’autres précaires pour
faire valoir vos droits aux permanences de lutte du Réseau Solidaire
d’Allocataires.


http://www.collectif-rto.org/spip.php?article700
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