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 François Chérèque s'estime '"trompé"

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Chien Guevara
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MessageSujet: François Chérèque s'estime '"trompé"   Jeu 12 Juin - 0:32

35 HEURES

François Chérèque s'estime '"trompé" par Xavier Bertrand

"Le Premier ministre et le ministre du Travail nous ont tendu un espèce de
piège", dénonce le secrétaire général de la CFDT, "ils profitent de
cette négociation pour faire autre chose".

François Chérèque (AP)
Le secrétaire général de la CFDT François Chérèque a affirmé mardi 10 juin
qu'il avait "le sentiment d'avoir été trompé" par le ministre du
Travail Xavier Bertrand au sujet du projet de réforme des 35 heures.
"On a le sentiment d'avoir été trompé par le ministre du Travail", a
déclaré François Chérèque en réponse à une question de la presse, après
une audition devant le groupe UMP à l'Assemblée nationale. "En quelque
sorte, le Premier ministre et le ministre du Travail nous ont tendu un
espèce de piège, c'est-à-dire négocier sur le temps de travail ce qu'on
a fait, et après, ils profitent de cette négociation pour faire autre
chose. C'est une démarche qui n'est pas acceptable", a ajouté François
Chérèque.
Le gouvernement a dévoilé vendredi son projet de réforme de la
représentativité syndicale et du temps de travail, ouvrant de nouvelles
possibilités de déroger aux 35 heures, contestées par tous les
syndicats.
La CFDT est signataire avec la CGT et le patronat de la position
commune dont s'est inspirée le gouvernement pour réformer la
représentativité syndicale.

Manifestation le 17 juin

Le ministre du Travail Xavier Bertrand présentera officiellement
mercredi aux partenaires sociaux l'avant-projet de loi sur la
"démocratie sociale", dont la deuxième partie permet aux entreprises de
négocier en interne la durée du temps de travail au-delà du contingent
d'heures supplémentaires.
Tous les syndicats ont vivement protesté contre ce qu'ils considèrent
comme "un passage en force" et une "remise en cause des 35 heures". La
CGT, la CFDT, la FSU et Sud-Solidaires appellent à une journée
interprofessionnelle d'action le 17 juin pour dénoncer cette remise en
cause, et également contester le nouveau volet de la réforme des
retraites.
Le texte, déjà rendu public il y a plus d'une semaine, sera
officiellement présenté aux partenaires sociaux mercredi à partir de
16h lors d'une réunion de la Commission nationale de la négociation
collective (CNNC) qui n'a qu'un statut consultatif. Il a d'ailleurs été
adressé aux membres de la CNNC (organisations patronales et syndicales)
le week-end dernier.
L'avant-projet de loi se présente sous la forme d'un document de 23
pages divisé en deux parties. La première reprend fidèlement la
"position commune" sur la représentativité syndicale signée en avril
entre la CGT la CFDT, le MEDEF et la CGPME.
La seconde partie a provoqué un tollé parmi les syndicats et concerne la durée du temps de travail.

Avant-projet de loi


Dans la "position commune", un article de quelques lignes ouvrait la
porte à une négociation sur le contingent d'heures supplémentaires à
l'intérieur des entreprises, "à titre expérimental" et à condition que
les accords conclus le soient avec "des organisations syndicales
représentatives et ayant recueilli la majorité absolue des voix aux
élections des représentants du personnel".
Dans l'avant-projet de loi, cet article est devenu un ensemble de
mesures sur sept pages, modifiant plusieurs dispositions du Code du
Travail, et permettant aux entreprises de négocier le temps de travail
au-delà du contingent annuel d'heures supplémentaires ou encore
l'annualisation du temps de travail.
"Les Français ne sont pas surpris", par cette réforme des 35 heures,
s'est défendu Xavier Bertrand mardi sur France Inter. Et de rappeler
que Nicolas Sarkozy pendant sa campagne avait "joué cartes sur table en
indiquant que nous voulions garder la durée légale à 35 heures (...)
mais (...) aussi sortir du carcan des 35 heures. Comment? Par la
négociation. Où? Dans les entreprises".
Quant aux syndicats réunis mercredi à l'occasion du CNNC, "j'écouterai leurs remarques", a lancé le ministre. (avec AP)
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MessageSujet: Re: François Chérèque s'estime '"trompé"   Jeu 12 Juin - 20:01

Le mensonge de Xavier Bertrand
Le ministre du Travail et de la Solidarité, Xavier Bertrand, était interrogé sur France Inter le 10 juin. Interpellé sur les projets du gouvernement concernant les handicapés, il s'est lancé dans une tirade sur la protection nécessaire que l'État doit leur donner. Il a insisté sur le droit au travail des handicapés en déclarant : « Il ne faut pas que les handicapés qui sont titulaires d'une pension soient pénalisés s'ils reprennent un travail .»

Seulement voilà, en 2006, le ministre de la Solidarité en fonction, un certain Xavier Bertrand, a édicté un décret qui venait annihiler les garanties que la loi donnait alors aux titulaires de l'allocation adulte handicapé reprenant un travail. Dans le cadre des « contrats d'avenir », la loi stipulait en effet que le handicapé qui prenait un travail de 26 heures par semaine payé au smic cumulait sa pension et son salaire. Le décret de Xavier Bertrand de 2006 déclarait que le montant des aides que l'employeur recevrait de l'État pour employer un salarié dans le cadre de ces « contrats d'avenir » devrait être prélevé sur l'allocation d'adulte handicapé perçue par le titulaire du contrat.

C'est près de 500 euros par mois qui ont été volés au handicapé se retrouvant ainsi à payer son employeur pour avoir le droit de travailler pour lui, ne gardant que 170 euros d'allocation. Ces employeurs étaient l'Éducation nationale, les collectivités, les associations, etc. Sans états d'âme, instruction a été donnée fin 2007 par les sommets de l'administration aux caisses d'allocations familiales, qui avaient pu se montrer réticentes à appliquer cette mesure inique, de procéder aux prélèvements. Et c'est ainsi que des titulaires de l'allocation adulte handicapé se sont vu réclamer jusqu'à 6 000 euros de rappel pour « remboursement de sommes indûment touchées ».

Et c'est l'auteur de cette véritable crasse qui, avec le dernier culot, ose faire des déclarations indécentes sur la protection que son gouvernement devrait apporter aux handicapés faisant l'effort de retrouver un travail.

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Chien Guevara
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MessageSujet: Re: François Chérèque s'estime '"trompé"   Jeu 12 Juin - 23:04

Xavier Bertrand, derrière son air "bonne famille" est un faux-cul grave !!

Au sujet des handicapés, mon dernier article : http://forget.e-monsite.com/blog,sarkozy-promet-de-reformer-l-allocation-adulte-handicape,66260.html
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MessageSujet: Re: François Chérèque s'estime '"trompé"   Mar 17 Juin - 8:22

Les tractations sur le temps de travail : d'un accord honteux à une attaque massive... jusqu'à la riposte nécessaire
Le projet de loi sur les nouvelles règles en matière de durée du travail est incontestablement une attaque d'ampleur. Le monde du travail aurait tout intérêt à manifester sa colère et son refus en se servant de la journée du 17 juin à laquelle appellent les principales confédérations syndicales.

Mais il faut bien dire que le comportement des dirigeants syndicaux a eu de quoi déboussoler bien des militants et bien des travailleurs.

La partie s'est ouverte le 10 avril dernier, quand les deux syndicats patronaux, le Medef et la CGPME, et les deux premières centrales syndicales du pays, la CGT et la CFDT, ont mis le point final à un texte d'accord appelé « position commune ». Pour l'essentiel, ce texte définissait de nouvelles règles concernant la vie syndicale et la signature des accords, censées favoriser les syndicats les plus puissants.

Mais surtout, à la fin de ce texte d'accord, a été introduit un article 17 qui ouvrait un large champ à la remise en cause des droits existants pour les travailleurs en matière de durée du travail : « Des accords d'entreprise conclus avec des organisations syndicales représentatives et ayant recueilli la majorité absolue des voix aux élections des représentants du personnel peuvent dès à présent, à titre expérimental, préciser l'ensemble des conditions qui seront mises en œuvre pour dépasser le contingent conventionnel d'heures supplémentaires prévu par un accord de branche... en fonction des conditions économiques dans l'entreprise. »

La CGT et la CFDT donnaient ainsi leur aval pour que des accords d'entreprise soient inférieurs aux conventions collectives et permettent d'augmenter le contingent d'heures supplémentaires jusqu'au maximum fixé par la loi, soit 220 heures par an. La « position commune » pouvait aboutir à laisser les travailleurs de chaque entreprise en position de faiblesse face à leurs patrons respectifs et face au chantage à l'emploi dont ceux-ci usent et abusent. Même si, pour se justifier, la CFDT dit que les autres confédérations avaient fait pire il y a quelque temps.

Mais cette attitude, en particulier venant de la CGT, le syndicat le plus puissant et le plus apte à mobiliser, a été pour le gouvernement une opportunité à saisir pour approfondir le recul en enfonçant encore plus franchement le clou. Du coup, le ministre du Travail, Xavier Bertrand, a présenté un projet de loi faisant sauter toutes les conditions limitatives à la modification du temps et de l'organisation du travail. La loi remet en cause une bonne part des compensations en temps et en argent accompagnant les heures supplémentaires. Et enfin, elle donnerait la possibilité d'étendre à tous les salariés, à l'image de ce qui existe pour les cadres, les contrats de travail basés sur un forfait mensuel ou annuel. Ce qui rendrait le travailleur dépendant quotidiennement du patron, 7, 8, 9 ou 10 heures par jour sans délai de prévenance et sans que ce dernier ait à payer la moindre heure supplémentaire.

Bernard Thibault et François Chérèque ont crié à la trahison, déclarant que le gouvernement aurait dû se contenter des reculs qu'ils avaient eux-mêmes avalisés. Mais ce n'est pas en mettant d'emblée un genou à terre qu'on se trouve en bonne position pour se défendre et surtout défendre les travailleurs. D'autant que, malgré ce coup de force, les deux confédérations ont tenu à confirmer « solennellement », encore le 2 juin dernier, aux côtés du Medef, la signature de leur accord du 10 avril.

C'est dire qu'une forte réaction des travailleurs serait nécessaire pour mettre en échec ces projets. Le gouvernement, quant à lui, veut évidemment éviter une telle réaction et c'est pourquoi, en tenant des propos rassurants, il a fait savoir qu'il ne présenterait sa copie finale qu'à la fin du mois, disant que tout n'est pas encore figé. Mais l'expérience montre qu'on ne peut lui faire aucune confiance et que c'est seulement sous la contrainte que patrons et gouvernement peuvent devenir « raisonnables ».

Paul SOREL

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MessageSujet: Re: François Chérèque s'estime '"trompé"   Aujourd'hui à 3:06

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